La mère blogue

Archive de la catégorie ‘Lu’

Jeudi 3 juin 2010 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Commentaires (52)

Pas le temps de tout concilier? Allons donc…

Isabelle Audet

Permettez que je plogue un article de ma co-mère blogue et amie Silvia. Elle écrit aujourd’hui sur la complexe question de la conciliation travail-famille.

Incapables de tout faire? Toujours à bout de souffle? Et si vous ne maximisiez tout simplement pas votre temps? C’est ce que croit Laura Vanderkam, auteure de 168 Hours, You Have More Time Than You Think. En gros: organisez-vous, qu’ils disaient!

J’écoutais récemment une chroniqueuse à la radio énumérer tout ce que nous devrions faire, dans une journée, pour avoir une vie accomplie. Elle faisait le décompte ainsi: 8 heures de sommeil, trois heures de repas assis (et idéalement en famille), une heure à cuisiner soi-même ces repas, une heure de sport, huit heures de travail (transport compris – si on habite en ville!), une heure de soins corporels, une heure de temps de qualité avec les enfants, une heure de temps de couple (et non, ça ne compte pas dans les huit heures de sommeil!), et une heure de consommation culturelle (lecture, consommation médiatique ou autre). Total? 25h.

Devons-nous rester devant ce constat d’échec? Pas du tout. Divisons plutôt la semaine en heures (et non chaque journée), suggère Mme Vanderkam.

Si l’on dort 8 heures par jour et que l’on consacre 40 heures par semaine au travail, il nous reste 72 heures. Que veut-on en faire? Permettez que ce cite un bout de l’article:

«C’est votre choix!» Allez-vous passer 20 heures devant la télé, ou à vous entraîner? Allez-vous faire toutes les tâches ménagères ou déléguer? Surtout, allez-vous maximiser le temps passé en famille ou, au contraire, perdre du temps à concocter des plats compliqués? «Oui, il est tout à fait possible d’avoir une grande carrière, une famille, être heureux, avoir des loisirs et dormir. Tout dépend de comment vous exploitez votre temps.»

À méditer.

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Vendredi 21 mai 2010 | Mise en ligne à 12h16 | Commenter Commentaires (20)

Parents à 20… et à 40 ans

Isabelle Audet

Chronique savoureuse cette semaine lue dans le Boston Globe. Une mère raconte la dynamique familiale à l’arrivée d’un premier enfant, alors qu’elle et son conjoint avaient 20 ans, et celle qui prévalait à l’arrivée du petit dernier, 20 ans plus tard. Un monde de différences.

Le papa, notamment, est passé de végétarien convaincu à un omnivore qui en a vu d’autres. Et à 6 mois, le petit lèche déjà le steak sur sa fourchette. Même papa, deux mondes, je disais.

L’auteure raconte ensuite l’histoire d’Ariel, maman d’abord à 18 ans, puis une seconde fois à 38 ans. À sa deuxième grossesse, elle s’est fait féliciter pour les «meilleures circonstances» entourant la venue de son enfant. Différentes, oui, mais meilleures? Elle n’en est pas certaine. Le défi est le même, croit-elle.

Les commentaires sous le texte sont intéressants. Un deuxième bébé, longtemps après un premier, arrive dans un univers souvent plus établi, avec des parents qui en ont vu d’autres. Mais dans un monde où tout est plus (trop?) structuré, avancent certaines mères.

Sommes-nous les mêmes parents à 20 ans et à 40 ans? Si c’était à refaire, que changerions-nous?

Je n’achèterais pas tous ces jouets à piles et je jetterais le livre sur le développement des enfants qui détaillait les avancées prévues des enfants (mois par mois!). Et je laisserais faire la vaisselle, de temps en temps.

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Dimanche 16 mai 2010 | Mise en ligne à 21h41 | Commenter Commentaires (10)

Journaux intimes relus 20 ans plus tard

Isabelle Audet

«Voici les raisons qui expliquent pourquoi je déteste ma vie.

À la maison

- Je ne peux pas utiliser le téléphone de la semaine

- Mes parents m’enchaînent presque dans ma chambre

- On a toujours des disputes

- Tout le monde me dérange tout le temps

- Pas de liberté

- Pas d’harmonie

- Tout le monde se déteste

- Je ne peux pas sortir tard

- Je ne peux pas utiliser le téléphone après 21h. (…) »

Ça vous dit quelque chose? On est presque tous passés par là. La douleur de vivre, les injustices, les querelles… le tout écrit noir sur blanc (sans tons de gris) dans un journal intime. Le Guardian a eu une idée géniale. Le journal anglais a demandé à des adultes de commenter un extrait de leur journal intime d’adolescence, question de savoir ce qu’ils en pensaient des décennies plus tard.

Alice Green avait 15 ans quand elle a écrit les mots écrits ci-dessus. Aujourd’hui, elle en a 35. «Oh, quel mélodrame!» s’exclame-t-elle. C’est aussi ce que plusieurs autres ados-devenus-grands croient en relisant des extraits savoureux.

N’empêche, l’exercice est excellent. Un regard derrière pour comprendre les ados d’aujourd’hui. La technologie change, mais les frustrations demeurent. Nécessaires, mais ô combien péniiiibles.

Dans quatre ou cinq ans, je ressortirai le mien, question de me relire que, moi non plus, je ne pouvais pas utiliser le téléphone passé 21h.

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