C’est ce qui se dégage de ce très intéressant Portrait de famille, réalisé par ma collègue Sophie Allard, ce matin dans La Presse (et ne ratez pas le topo vidéo, très amusant et éclairant, d’Isabelle Audet): oui, les parents québécois en arrachent aujourd’hui, mais tous affirment aussi se sentir valorisés dans leur rôle de parent. Heureux, quoi. Qui dit mieux?
Il faut dire que s’il l’on fait certes moins d’enfants qu’avant (deux en moyenne, contre quatre dans les années 50), de nos jours, une majorité de parents travaillent. Résultat? La moitié d’entre nous (48%) trouve difficile la conciliation famille-travail. Tout particulièrement à Montréal. Plusieurs croient aussi qu’être parent est plus difficile aujourd’hui qu’avant. Mais malgré tout, les parents ici sondés trouvent la politique familiale du Québec plutôt bonne (à 65%) et presque tous (89%) trouvent valorisant d’être parent. Leur truc? Faute de temps, miser sur la qualité, plutôt que la quantité, du temps en famille, répondent-ils.
La journaliste a aussi interrogé un vaste éventail de personnalités québécoises, sur leur conception de la vie de famille, et surtout leur rôle en tant que parent. Être parent, pour Véronique Cloutier, Jacques Davidts, Helena Loureiro, Joël Legendre ou Gilles Julien, c’est ainsi rendre son enfant autonome, lui transmettre des valeurs, passer du temps significatif ensemble, accepter de ne pas être parfait, bref, aimer son enfant, tout simplement, tout en acceptant, aussi, de ne pas tout contrôler.
Ce qui ressort des témoignages? Oui, l’importance de la vie professionnelle des personnes interrogées, mais aussi, je dirais même surtout, la place centrale qu’occupent de nos jours les enfants dans nos vies. Et ça, à mon avis, c’est ce qui nous distingue clairement, des parents d’antan.
Vous reconnaissez-vous?
Lire les commentaires (17) | Commenter cet article




