La mère blogue

Archive de la catégorie ‘Général’

Lundi 22 janvier 2018 | Mise en ligne à 13h39 | Commenter Commentaires (4)

Grinch des neiges, sors de ce corps ?

Petit tour à la Fête des Neiges, samedi, parce que bon, qui sait si de la neige, il y en aura encore les fins de semaine prochaines ? Un redoux est si vite arrivé.

Mais la grande question, c’est celle-ci : la Fête des Neiges s’adresse-t-elle vraiment en premier lieu aux jeunes enfants ?

Petite vérification sur le site Internet. Il n’y a pas d’erreur. Oui,  est-il écrit, la Fête des neiges est bel et bien «un événement familial», comme en témoigne bien le fait que la grande majorité des activités est destinée aux jeunes enfants.

Puisque tel est le cas, pourquoi, alors, y a-t-il partout sur le site de la musique assourdissante, du type qui plaît bien aux ados, mais pas nécessairement aux enfants et à leurs parents ?

D’ailleurs, au guichet d’information, difficile d’entendre ce que nous dit l’aimable préposée: un haut parleur crachant de la musique à plein volume a été placé tout à côté de son guichet.

On n’a certes pas davantage envie de chansons de Passe-Partout ou de chansons folkloriques en boucle, mais pourrait-on au moins baisser un peu le volume ?
Ça doit être mon grand âge. Ça doit être aussi mon erreur : pourquoi, quand je planifie une sortie dans un festival familial en plein air, est-ce que je ne m’attends pas à me retrouver dans une atmosphère musicale de bar ?

Mais les gens qui ont deux ou trois enfants, qu’ils entendent souvent chigner ou se chamailler pendant la semaine,  ont-ils vraiment davantage envie de ça, en allant à une fête des neiges, un petit samedi en famille ?

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Mercredi 17 janvier 2018 | Mise en ligne à 12h21 | Commenter Commentaires (26)

T’es belle, t’es fine, t’es capable

«Avoue, maman, que j’étais bonne et belle.»

Quelques minutes plus tôt, au spectacle de Noël, Petite, d’un naturel timide, s’est levée d’un bond, fière comme un paon, sûre d’elle, sûre de réussir sa pièce qu’elle avait bien travaillée, sûre d’être très jolie dans sa robe bleu nuit.

J’ai avoué. Oui, Petite, tu as été bonne et belle.

J’ai pensé : «Mais pas trop modeste», mais je ne l’ai pas dit.

Elle aura toute l’adolescence (sinon tout le reste de sa vie, avec un peu de malchance) pour se trouver trop grosse, pour trouver que son nez, ses oreilles, ses mollets, ses bras, ses fesses, ses seins, ça ne va pas. Pour détester ses cheveux, sa peau, sa voix, ses dents, ses genoux.

Comment ne pas être ravie que là, maintenant, Petite dégage une belle confiance en elle ?

À en croire quelques lectures récentes sur le sujet, ce n’est pas si simple s’il se trouve que notre enfant est une beauté vraiment rare et qu’elle se fait sans cesse complimenter sur son joli minois.

Dans ces cas-là, écrit cette commentatrice, l’enfant grandira en intégrant l’idée qu’il n’y a que l’apparence physique qui compte (alors que non, ce n’est pas tout ce qui compte, mais mettons que ça aide, y compris à se trouver un emploi).

«Ces commentaires innocents peuvent amener une fillette à construire son estime d’elle-même autour de sa beauté, à miser davantage là-dessus» que sur son intelligence ou sur les compétences qu’elle acquerra, peut-on lire.

D’autres femmes font aussi remarquer l’immense différence dans les commentaires faits aux garçons et aux fillettes. Très rarement insistera-t-on sur les traits physiques des garçons, alors que les petites filles entendront beaucoup parler de leurs beaux yeux bleus ou de leurs longs cheveux. Pas faux.

Si votre fille est vraiment, vraiment magnifique et que les commentaires là-dessus n’arrêtent pas de fuser, une psychologue recommande aux parents de laisser dire, mais d’enchaîner rapidement sur le fait qu’elle est très douée dans un sport ou pour une matière en particulier.

«On peut aussi ajouter un commentaire sur un trait positif de sa personnalité. Comme cela, le compliment sur la beauté sera pris en compte, mais ce ne sera pas la chose principale», dit la psychologue Sandra Wheatley.

Mais sur le fond, je suis de l’école de ma collègue blogueuse à la CBC. «Oui, je vais le dire, à mes enfants, qu’ils sont beaux, qu’ils sont intelligents et qu’ils ont plein d’aptitudes, tout en leur disant dans le même souffle que le plus important, c’est quand même de savoir tisser de bons liens avec son entourage. Je vais leur dire, aussi, que je suis une super mère. Parce que la confiance en soi, ça compte.»

Yes, we can, comme disait un certain Obama.

Si l’égo de Petite devient un jour démesuré, il sera toujours temps d’ajuster un peu le tir.

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Mardi 16 janvier 2018 | Mise en ligne à 11h12 | Commenter Commentaires (8)

Pas tout de suite maintenant

Avec Bertrand Charest, l’ex-entraîneur de ski qui a agressé neuf jeunes sportives et avec tous les autres, on croyait avoir atteint une espèce de bas-fond.

Ces jours-ci, les femmes qui ont signé la lettre «Et maintenant» nous portent à croire que l’on peut maintenant envisager de tourner la page, de passer à autre chose.

Le message de la gymnaste Simone Biles, quadruple médaillée d’or aux Jeux de Rio, nous amène plutôt à penser que l’air est loin d’avoir été nettoyé.

Son message remarquable envoyé dans les réseaux sociaux devrait être lu par toutes les jeunes filles, qu’elles aient été agressées ou pas (parce que qui sait pour l’avenir, hélas ?)

Une lettre à faire lire, notamment, dans tous les cours de sexualité de la province.

«La plupart d’entre vous me perçoivent comme une jeune femme heureuse, souriante et pleine de vitalité. Mais récemment, je me suis sentie un peu brisée et plus j’essayais de faire taire la voix dans ma tête, plus elle résonnait. Je n’ai plus peur, désormais, de raconter mon histoire.»

Tout comme Aly Raisman, McKayla Maroney et Gabby Douglas, toutes médaillées d’or olympiques, elle a, elle aussi, été victime de Larry Nassar. Nassar, c’est cet ancien médecin de l’équipe de gymnastique américaine qui a déjà été accusé par 120 personnes.

Si la bête a déjà été condamnée à 60 ans de prison, le message de Biles est néanmoins d’une grande importance.

«Depuis trop longtemps, je me suis demandé si j’avais été trop naïve, si c’était de ma faute. Je sais maintenant que ce n’est pas le cas. Non, je ne vais pas et je ne devrais pas porter la culpabilité qui appartient à Larry Nassar, à la Fédération américaine et à d’autres.»

Parce que non, on ne fait pas autant de victimes sans que plusieurs personnes aient détourné le regard sur le drame vécu par tant d’enfants et d’adolescentes.

Au total, 368 jeunes gymnastes auraient été agressées sexuellement par des entraineurs ou d’autres membres de la Fédération américaine de gymnastique au cours des 20 dernières années, selon des reportages des journaux USA Today et Indianapolis Star.

Ça se passe aux États-Unis, ça se passe au Québec.

Et pendant ce temps, au Népal, écrivait hier mon collègue Marc Thibodeau, de jeunes femmes continuent de mourir parce qu’elles sont tenues à l’écart du foyer familial et forcées de dormir dans des abris de fortune normalement réservés aux animaux durant leurs règles.

Gauri Kumari Bayak a été retrouvée morte, asphyxiée, dans une petite hutte où elle avait allumé un feu pour tenter de se réchauffer durant une nuit glaciale.

Mais c’est sans doute hors sujet…

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