La mère blogue

Archive de la catégorie ‘Général’

Vendredi 12 février 2016 | Mise en ligne à 14h47 | Commenter Commentaires (7)

Un cri dans la nuit

«Je sais maintenant qu’il y a un bruit encore plus inquiétant que celui du berceau qui bouge : c’est le cri silencieux de tant de mères qui souffrent sans dire un mot.»

C’est un beau témoignage, un témoignage important que publie ici le Globe and Mail.

Pour bon nombre de femmes, les premiers mois d’un bébé, c’est l’extase. Amenez-en, des couches à changer et des nuits à allaiter, elles ne demandent pas mieux. Elles sont dans cette extase perpétuelle dans laquelle on imagine que toutes les mères sont baignées.

Erreur, écrit Julie Horbal-Dooley, dont le témoignage, espère-t-elle, aidera à déculpabiliser toutes celles qui ne se trouvent pas dans cet état d’esprit.

Pour elle, ç’a été la panique. Dès que son petit bébé bougeait un peu pendant la nuit, elle l’imaginait faisant des convulsions.

«Personne ne vous prévient qu’un bébé, ça fait toutes sortes de bruits bizarres en dormant.»

Et la voilà sur Google, à taper «bébé» et «spasmes».

Cela, on l’a tous fait. Parfois, c’est «bébé» et «spasmes». D’autres fois, c’est «bébé» et «fesses rouges». Souvent, c’est «bébé» et «bouton», «bébé» et «quoi faire en cas de diarrhée» ou «bébé» et «nombre d’heures de sommeil» ou «bébé» et «quand est-ce qu’il va finir par faire ses nuits, misère?»

Mais surtout, dans le fond de nos têtes, cette crainte de la mort du nourrisson. Les barreaux du petit lit sont-ils vraiment assez serrés? Possible que la tête s’y coince?

On n’en finit pas de s’inquiéter. Parce que la fatigue, parce que les hormones, parce que tout cela est nouveau.

La plupart des mères arrivent à garder la tête hors de l’eau. D’autres, comme Julie Horbal-Dooley, plongent dans le désarroi le plus profond.

Mme Horbal-Dooley a eu de la chance. Lors d’une visite aux urgences pour son bébé qui n’avait absolument rien, la médecin a bien vu que tout allait bien avec le petit, mais pas avec sa mère, à qui elle a recommandé une travailleuse sociale.

C’est plutôt chez sa médecin de famille que Mme Horbal-Dooley a choisi de se rendre.  Elle en est ressortie avec une recommandation pour un psychologue et avec une ordonnance d’antidépresseurs.

Avec cela, la maman et le bébé se portent bien, finalement.

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Jeudi 11 février 2016 | Mise en ligne à 10h15 | Commenter Commentaires (2)

Un bon truc pour mal dormir

Plusieurs études se sont penchées sur l’impact des réseaux sociaux sur l’estime de soi et sur le moral.

Quel est le nombre de mes abonnés? Combien de personnes m’ont écrit que j’étais belle sur ma nouvelle photo de profil? Pourquoi un tel m’a-t-il bloqué? Pourquoi ma fin de semaine est-elle si ennuyeuse alors que tous mes amis Facebook passent des moments formidables et formidablement bien documentés en photos?

Une étude qui vient de paraître dans la revue scientifique Preventive Medicine démontre que les réseaux sociaux ne font pas que saper le moral de nombreux utilisateurs. Ils risquent aussi de perturber leur sommeil.

En 2014, les chercheurs ont étudié les habitudes de vie de 1788 jeunes adultes américains de 19 à 32 ans. Ils se sont penchés sur la quantité de minutes qu’ils passaient quotidiennement sur les réseaux sociaux, de même que sur le nombre de fois qu’ils s’y rendaient par semaine.

Leurs conclusions? Plus de la moitié de ceux qui fréquentent les réseaux sociaux pendant 61 minutes ou plus par jour ont rapporté avoir un sommeil difficile ou très difficile.

Les chercheurs relèvent aussi que les problèmes de sommeil étaient encore plus prononcés chez les participants qui visitent les réseaux sociaux à répétition que chez ceux qui ont l’habitude d’y aller plus longtemps, mais moins souvent. «Cela peut indiquer que les visites répétées sur les réseaux sociaux ont plus d’incidence sur le sommeil que le temps total qu’on y passe», peut-on lire.

Les réseaux sociaux peuvent nuire au sommeil de différentes façons, expliquent les auteurs de l’étude. Évidemment, si on se couche à des heures impossibles pour ajouter une autre photo Instagram à son compte, les heures de sommeil risquent d’être réduites. Possible, aussi, que de consulter les réseaux sociaux amène un stimulus émotif, cognitif ou psychologique contraire au calme qu’on devrait rechercher avant la nuit. La lumière assez intense des ordinateurs est aussi de nature à perturber nos rythmes circadiens, est-il expliqué.

Ceci étant dit, font remarquer les chercheurs, ce peut être l’inverse chez certaines personnes. Il est en effet possible que certains des participants de l’étude consultent les réseaux sociaux jusque tard le soir parce qu’ils souffrent à la base d’insomnie et y voient une façon comme une autre de passer le temps. «Une étude a d’ailleurs déjà évoqué que les adolescents se servent communément des réseaux sociaux pour s’endormir», expliquent-ils.

Peut-être y a-t-il donc cercle vicieux. «La difficulté à s’endormir peut amener des gens à fréquenter davantage les réseaux sociaux et, partant, à alimenter ainsi leurs problèmes de sommeil.»

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Mardi 9 février 2016 | Mise en ligne à 9h45 | Commenter Commentaires (11)

Et si ce bébé était le mien?

Un photographe de l’Agence France-Presse qui était en Grèce, samedi, lors du dernier gros naufrage de réfugiés syriens et qui a vu quantité de corps inanimés sur les galets, pose la grande question.

Après avoir vu quantité de cadavres sur les galets, Ozan Kös écrit : «J’ai deux enfants, une fille de 8 ans et un garçon de 5 mois. Je me demande ce que je ferais si ce bébé était à moi. Je me demande ce qui est en train d’arriver à l’humanité.»

C’est bien ce que je me demande aussi. Que ferais-je, moi, si j’étais Syrienne? Resterais-je sur place , trop consciente des risques de la traversée? Serais-je prête à tenter le tout pour le tout, sachant que la prochaine bombe pourrait tomber sur ma famille, sur ma maison?

Au lunch, cette semaine, un collègue disait à quel point il se savait chanceux de vivre dans un pays en paix.  «Tu t’imagines, à toutes les semaines, devoir annoncer à ton enfant que l’oncle Untel est mort, qu’une bombe est tombée sur la maison de l’ami de la famille et qu’Ahmed, eh bien, il est mort, lui aussi?»

Selon le décompte de l’Organisation internationale pour les migrations, au moins 200 enfants sont morts noyés en Méditerranée depuis septembre 2015.

Le soir, quand je rassure Petite dans le confort douillet de notre maison, quand je lui dis que le loup, il habite très, très loin et que de toute manière, il n’a pas la clef de la maison, quand je lui dis que les monstres, ça n’existe que dans les livres, quand je m’assure qu’il y a assez de légumes dans son assiette, je pense très souvent à tout cela.

Si j’étais une mère, en Syrie, je ne pourrais pas lui dire cela. Je ne pourrais pas la rassurer sans mentir. Je ne pourrais pas lui dire qu’elle est en sécurité. Et les quatre groupes alimentaires seraient très loin dans mon esprit.

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