La mère blogue

Archive de la catégorie ‘Général’

Lundi 27 avril 2015 | Mise en ligne à 11h45 | Commenter Aucun commentaire

Le droit constitutionnel de crever?

Va pour la médecine traditionnelle autochtone, mais le bien-être de l’enfant doit passer avant tout le reste, a statué la semaine dernière un juge ontarien dans une décision qui pourrait sauver la vie de nombreux gamins.

Ce jugement vient en corriger un autre dont je vous avais parlé il y a quelques mois. En novembre 2014, un tribunal ontarien donnait raison à une jeune fille (et à ses parents…) et décrétait qu’elle avait tout à fait le droit de refuser ses traitements de chimiothérapie pour s’en remettre à la médecine traditionnelle. Une question de droit constitutionnel des autochtones, tranchait le juge.

Grâce (à cause…) de ce jugement, la jeune fille était partie se faire traiter dans un centre, en Floride, qui n’avait pourtant pas grand-chose à voir avec la médecine traditionnelle autochtone.

La nouvelle décision des tribunaux ontariens survient alors que la jeune fille est de retour au Canada, assez mal en point. Elle n’est plus en rémission et elle a fini par accepter de reprendre sa chimiothérapie. À moins que la valse-hésitation ait joué contre elle et donné une trop grande longueur d’avance à sa leucémie, tout indique qu’elle pourra s’en remettre.

Cette histoire fait écho à celle de la petite Cassandra qui, elle, souffrait de la maladie de Hodgkin et dont la mère (non autochtone) refusait aussi la chimiothérapie en son nom.

Les tribunaux du Connecticut en ont décidé autrement. Ils l’ont retirée de sa famille et ils l’ont obligée à suivre le traitement.

Résultat : elle est maintenant en rémission, nous apprenait l’Associated Press la semaine dernière. «Je sors de l’hôpital dans 48 heures et je suis au comble du bonheur!», a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

La petite Makayla, une autochtone canadienne, a eu moins de chance. Neuf mois après avoir cessé la chimiothérapie qu’elle suivait pour s’en remettre à la médecine traditionnelle, elle rendait son dernier souffle. Les  médecins qui l’avaient d’abord soignée lui avaient pourtant 75 % de chances de guérison. Ce décès n’a pas manqué de faire très mal paraître les services ontariens de protection de l’enfance.

Peut-être n’est-elle pas morte en vain. Qui sait si son décès n’a pas pesé lourd dans la balance quand la cour ontarienne est venue clarifier – petit détail – que le bien-être de l’enfant devait prévaloir sur tout le reste…

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Jeudi 23 avril 2015 | Mise en ligne à 13h36 | Commenter Commentaires (18)

«Je ne peux pas. Je suis le parent.»

«Je ne peux pas. Je suis la mère.»

Ce titre, qui coiffait l’article de ma collègue Catherine Handfield sur ces femmes qui refusaient des promotions pour se consacrer davantage à leur famille, m’a frappée.

«Je suis la mère», s’était donc exclamée Geneviève, qui expliquait que l’offre d’emploi qu’elle avait déclinée supposait trop de voyages d’affaires et qu’elle se serait sentie coupable d’être si souvent absente.

C’est là un cas très particulier. Mais je me souviens que quand Petite a attrapé ses premiers virus, moi aussi, je me suis aussi dit : «Je suis la mère.»

Comme si c’était une évidence, c’est moi qui suis restée avec elle à la maison, les premières fois. Une enfant malade n’a-t-elle pas surtout besoin de sa mère?

Eh bien non, ai-je constaté depuis. Papa fait tout aussi bien l’ouvrage. Le nez est aussi bien mouché et Petite est aussi bien câlinée, finalement. Maintenant, quand il y a gastro ou rhume, ça peut aussi bien être lui que moi qui appelle son patron et qui lui dit qu’aujourd’hui, ce ne sera pas possible.

Ce n’est donc peut-être pas surprenant de lire cette étude du Pew Center, aux États-Unis, dans laquelle la moitié des hommes qui travaillent et qui ont été sondés disent avoir du mal à concilier vie de famille et travail; 34 % des pères ont aussi dit qu’ils se sentaient débordés au quotidien.

Quand on leur a demandé s’ils estimaient passer assez de temps avec leurs enfants, 48 % des pères américains ont répondu que non (comparativement à 26 % pour les femmes).

Vous me direz peut-être que ce n’est qu’une évidence, le partage des tâches étant beaucoup moins répandu chez les Américains.

Mais que même chez nos voisins, le père sente une certaine pression et constate qu’il n’arrive pas à être assez souvent à la maison illustre bien à quel point les temps ont changé.

À ma toute petite échelle, au CPE, à voir tous ces pères si impliqués, je les imagine très bien dire à leur patron : «Patron, ça, je ne peux pas. Je suis le père.»

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Mardi 21 avril 2015 | Mise en ligne à 11h12 | Commenter Commentaires (15)

Ces yeux qui faiblissent

J’étais en reportage dans une école privée, il y a quelques semaines et ça m’a frappée : comment se fait-il qu’il y ait autant d’enfants qui portent des lunettes, dès l’école primaire?  Étudient-ils trop, ou quoi?

Aussi n’ai-je pas manqué de lire hier l’article du Globe and Mail qui parle justement de la quasi-épidémie de myopie.

D’abord, sachons que c’est encore plus répandu ailleurs. Dans certaines parties de l’Asie du Sud-est, entre 80 et 90 % des gens sont myopes. Aux États-Unis, le taux serait de 42 % chez les gens qui ont entre 12 et 54 ans, en hausse de 25 % depuis 1971. Ici, 30 % de la population serait touchée, peut-on lire.

Non seulement la myopie frappe-t-elle beaucoup, mais elle frappe aussi très tôt. Comme le dit la docteure Maria Liu, spécialiste de la myopie à l’Université Berkeley, en Californie, il y a 10 ou 20 ans, la myopie apparaissait le plus souvent vers 14 ou 15 ans. De nos jours, elle apparaît souvent aussi tôt qu’à 4 ans.

La Dre Liu, elle, croit que les tablettes et les téléphones électroniques, que les enfants utilisent de plus en plus tôt, sont à blâmer.

Des études récentes tendent cependant vers une tout autre piste. Alors que l’on a plus tendance à craindre le soleil et à redouter ses dangers pour la peau comme pour les yeux, des chercheurs croient en fait que la lumière du jour stimulerait la dopamine, qui joue un grand rôle dans la prévention de la myopie.

Plus les enfants passent de temps dehors, plus ils seraient protégés, peut-on lire. Des chercheurs australiens, en 2013, ont même conclu, au terme d’une étude, que les enfants de moins de 6 ans devraient passer au moins 10 heures par semaine dehors.

Pas sûre qu’on a atteint ces cibles, ici, l’hiver dernier!

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