La mère blogue

Archive de la catégorie ‘Général’

Mardi 28 mars 2017 | Mise en ligne à 13h08 | Commenter Commentaires (18)

La confession

Au Canada anglais – dans le monde médiatique et sur Twitter, surtout -, l’anecdote a déchaîné les passions.

Leah McLaren, chroniqueuse « bobo » du Globe and Mail racontait ces derniers jours un étrange épisode. Il y a plus de 10 ans, alors qu’elle assistait à une fête dans une maison, elle est montée à l’étage, cherchant à se refaire une beauté à la salle de bains.

Dans une chambre, elle aperçoit un bébé tout petit, tout mignon.

Elle n’a à l’époque ni conjoint, ni bébé, ni lait.

Elle le prend dans ses bras,  juste pour voir ce que cela lui ferait comme sensation de lui donner le sein.

Alors qu’elle entreprend de déboutonner son chemisier, le père de l’enfant (qui s’adonne à être aujourd’hui un député conservateur) entre dans la chambre et s’interpose.

Plus de 10 ans plus tard, voilà que Leah McLaren ressort cette histoire du placard, en donnant le nom du père en toutes lettres et en admettant que ce n’est clairement pas son moment le plus glorieux.

Mais pourquoi revenir là-dessus des années plus tard dans une chronique sortie de nulle part et qui ne va nulle part, ce qui ne lui ressemble pas ?

En quelques minutes, pressentant le caractère explosif de la chronique, le Globe and Mail la retirait de son site.

Hier, au bureau, j’étais d’humeur badine, pendant que des collègues masculins cherchaient à voir à quoi le geste de Leah McLaren équivaudrait pour un homme et à quel point on lâcherait les hauts cris s’il faisait ceci ou cela…

La conversation dérivait sur la place du sein dans la symbolique sexuelle quand, par une question, j’ai ramené tout cela au ras des pâquerettes.

N’a-t-on pas tous, autant que l’on soit, une erreur de jeunesse que, contrairement à Leah McLaren, on garde très, très enfouie au fond de soi?

Sur-le-champ, j’avais l’attention de tous.

«Vas-y, on t’écoute», m’ont dit mes interlocuteurs, mon patron m’assurant pour sa part que tout billet de blogue dans lequel j’écrirais une énormité sur mon passé serait retiré illico (c’est quand même gentil, ça, un patron qui promet de vous protéger contre vous-même).

Mais eh eh ! Je suis la Mère blogue, moi. Plus straight que cela, tu meurs. Tout au plus ai-je songé à cette fois où, à l’école, on a essayé de fumer du sapin – « il paraît que ça fait un buzz terrible», a dit une copine, mais la cloche a sonné.

Mais bon, revenons au péché de Leah. Son équivalente québécoise, Josée Blanchette, a raconté sur Twitter qu’une copine à elle lui avait fait le coup en pire et avait réellement allaité son propre fils, ce qu’elle avait trouvé bizarre, dit-elle.

Si quelqu’un d’autre que moi avait vraiment allaité ma fille sans mon consentement, alors oui, j’avoue, j’aurais grimpé dans les rideaux.

Mais s’il n’y avait que ce sein tendu dans un moment d’égarement, je pense que j’écrirais à peu de choses près la même chose que le député Michael Chong. «Cet incident étrange est survenu il y a plus de 10 ans et a été sans conséquence. Occupons-nous des importants défis d’aujourd’hui.»

Tout compte fait, je me ravise. Je ne crois pas que j’aurais écrit cela. Les «défis d’aujourd’hui», ça fait cliché, non ?

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Jeudi 23 mars 2017 | Mise en ligne à 13h08 | Commenter Commentaires (25)

Le secret de la longévité

Les hommes de 60 ans qui sont pères peuvent espérer vivre presque deux ans de plus que ceux qui n’ont pas d’enfant. Les mères, elles, gagnent 1,5 an.

C’est ce qui ressort d’une étude publiée récemment dans le Journal of Epidemiology and Community Health.

Ainsi, à 60 ans, les pères peuvent espérer vivre encore 20,2 ans, comparativement à 18,4 ans de plus pour les hommes qui n’ont pas d’enfant.

L’étude a été réalisé en Suède où, à quelques mois près, l’espérance de vie des hommes est presque identique à celle des Canadiens. Tous les Suédois nés entre 1911 et 1925 ont été pris en considération.

Les chercheurs expliquent ces quelques années bonis par le fait que les enfants devenus grands s’assurent que leurs parents âgés reçoivent de bons soins et qu’ils sont bien entourés.

Si les hommes bénéficieraient davantage de leur statut de parent (du moins en termes de longévité), ce serait peut-être, selon les chercheurs, qu’ils ont souvent un moins gros réseau social.

Et pour vivre vieux, vaut-il mieux avoir une fille ou un garçon ?

Les auteurs notent que si de nombreuses études ont démontré que les femmes ont des contacts plus étroits et s’occupent davantage de leurs parents vieillissants, le sexe des enfants, dans le cas présent, n’a pas influé sur la longévité des sujets.

Les auteurs avancent l’hypothèse que cela n’a pas joué dans leur cas parce que pour cette partie précise de leur étude, seuls les parents ayant un enfant unique ont été pris en considération.

Or, écrivent les auteurs, ce type de famille n’est peut-être pas représentatif. Pas impossible non plus que les belles-filles s’occupent beaucoup de leur beau-père ou leur belle-mère, reproduisant par la bande le schéma habituel.

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Mardi 21 mars 2017 | Mise en ligne à 13h06 | Commenter Commentaires (58)

Nos filles en 2017

«Presque partout dans le monde, les participants attribuent une plus grande intelligence à leur père qu’à leur mère. Les parents trouvent leurs fils plus intelligents que leurs filles. Et les hommes invités à estimer leur propre intelligence se prêtent un quotient intellectuel nettement plus élevé que les femmes ne le font.»

Voilà ce qu’écrivaient les collèges Marie-Claude Malboeuf et Mathieu Perreault dans un dossier publié dimanche dans La Presse + et qui traitait de ce complexe d’infériorité qu’entretiennent toujours les filles face aux garçons.

Même en 2017, peut-on lire, «les fillettes de 6 ou 7 ans croient secrètement que les garçons sont plus brillants qu’elles», à en croire notamment une étude publiée dans le journal Science.

Cela les amènerait à penser que certains jeux ne sont «pas pour elles», trop compliqués pour leurs petits cerveaux, à leur avis.

J’ai failli m’étouffer en lisant cela. Heureusement, les stéréotypes semblent un peu moins prononcés au Québec où, selon une chercheuse, les filles «perçoivent les mathématiques comme une discipline féminine, et les garçons, comme une discipline neutre».

N’empêche, j’aimerais bien que des chercheurs vérifient si nos filles font vraiment figure d’exceptions et si elles ont véritablement plus confiance en elles que les autres fillettes ailleurs dans le monde.

Je me le demande d’autant plus quand je repense à cette dépêche publiée par l’Associated Press il y a quelques mois.

Dans cet article, le journaliste écrivait qu’en Suède – pays évolué s’il en est ! – une direction d’école a décidé de revenir aux classes séparées, la directrice se désolant que certaines filles n’osent pas trop s’exprimer quand il y a des garçons autour d’elles.

Quand j’étais à l’école, les garçons étaient ravis de se faire entendre et les filles – pas toutes, mais en général – restaient en retrait, surtout quand il était question d’exprimer une opinion.

Dans mon temps, c’était exactement comme le décrivait une enseignante, Sarah Valiquette, dans La Presse de dimanche.  «Les filles sont sûres de leurs connaissances, alors elles sont à l’aise dans tout ce qui est académique. Mais quand il faut un peu plus oser, s’exprimer sur un sujet, les garçons sont plus campés dans leurs idées et les enterrent un peu.»

Si des enseignants lisent ceci, je serais particulièrement contente de savoir si ça se passe aussi comme cela dans leurs classes.

En conférence de presse, en tout cas, j’ai souvent l’impression que les hommes sont beaucoup plus prompts à poser les premières questions…

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