La mère blogue

Archive de la catégorie ‘Général’

Vendredi 20 janvier 2017 | Mise en ligne à 10h14 | Commenter Commentaires (23)

Tant qu’il restera du beûûûrre…

«Quand je pense que je t’ai fait suivre des cours de diction…»

Nous n’étions pas «de la haute». Dieu sait pourquoi ma mère a insisté pour que chacun de ses enfants suive des cours de diction.  Peut-être était-ce à la mode, à l’époque.

À répétition, ces cours de diction m’ont donc valu ce constat mi-amusé, mi-dépité de ma mère quand elle m’entendait parler trop vite et pas assez clairement.

Elle exagère, me disais-je…

Débarque un jour à Montréal un ami de Québec qui se met à se moquer de moi en m’entendant parler de la circulation sur  «Décââârie».

Il exagère, me disais-je encore.

Petite est née, Petite a grandi.  «Merde» est très tôt apparu dans son vocabulaire, toujours lancé avec le grand sourire de celle qui sait qu’il ne faut pas.

«Merde», c’est ma faute, mon entière faute. Ça sort tout seul.

Par contre, pas question que Petite porte des bas. Ce sont des chaussettes, chérie. Non, je ne vais pas t’abriller, je vais te couvrir. Et viens que je te donne le dentifrice. Ça lui fera quelques erreurs de moins dans ses rédactions plus tard, me dis-je.

Bizarrement, sans que je me l’explique, sans que je puisse d’aucune façon m’en attribuer le mérite, elle s’est mise à avoir un accent dont aurait rêvé ma mère pour moi. Ça vient d’où, ça ? De ses éducatrices ? De la télévision ?

Mais sans crier gare, au détour d’un de ses grands discours joliment prononcé, voilà que je l’entends ponctuellement me demander du «beûûûûre» ou me dire qu’elle ne veut «pââââs» manger son chili ou mettre son «pyjâââmââ» tout de suite.

«Une avion», ça ne vient pas de moi». «Bon matin» non plus, pas plus qu’«une escalier».

Mais «le beûûûûre», ça, c’est moi.

Pourquoi faut-il que nos enfants reproduisent nos travers pour qu’ils nous sautent en plein visage ?

Ponctuellement, bûcheronne je suis, donc…

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Mardi 17 janvier 2017 | Mise en ligne à 14h02 | Commenter Commentaires (20)

Sortez ce sein

Voici une petite nouvelle qui fait sourire…

La semaine dernière, l’agence de presse Reuters rapportait qu’alors qu’il s’apprêtait à baptiser 32 nouveau-nés, le pape François a invité les mères à ne surtout pas hésiter à nourrir leur bébé s’ils avaient faim «car vos enfants sont les personnes les plus importantes de cette pièce».

Le mois dernier, racontait aussi Reuters, le pape avait aussi dit textuellement que les femmes ne devaient pas être embarrassées de donner le sein en sa présence. «J’aimerais pouvoir dire la même chose à l’humanité : donnez à manger à ceux qui ont faim. »

Si le pape lui-même est favorable à l’allaitement en public, y compris dans une église, ça doit être que c’est pas mal gagné.

En même temps, le pape François prêche pas mal pour sa paroisse. Dans la vie, qui a envie d’avoir devant soi et d’entendre 32 bébés affamés et vagissants?

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Jeudi 12 janvier 2017 | Mise en ligne à 13h10 | Commenter Commentaires (15)

Parce que les pères ont eux aussi besoin d’être là

Dix ans après l’instauration du Régime québécois d’assurance parentale, 83 % des pères saisissent la chance de passer quelque temps à la maison avec leur nourrisson.

Avant la mise en place de ce programme, seuls  28 % des pères québécois utilisaient leurs prestations de paternité prévues par le régime fédéral d’assurance-emploi.

Ailleurs au Canada, à l’heure actuelle, seuls 12 % des pères prennent congé après la naissance de leur enfant.

C’est ce qui ressortait hier du bilan des dix premières années du Régime québécois d’assurance parentale.

Il y a quelques semaines, dans La Presse +, le psychologue Camil Bouchard, auteur du rapport Un Québec fou de ses enfants, rappelait combien «la période entourant et suivant la naissance est une occasion privilégiée pour le nourrisson de tisser des liens d’attachement sécuritaire avec ses parents. C’est vrai pour la mère, c’est aussi vrai pour le père».

Dans le rapport publié en 1991, rappelle-t-il, «nous exhortions les pères à ‘ s’occuper de leurs affaires ‘ (leurs enfants) et à se comporter en pères responsables, affectueux et actifs. À peine 4 % des pères prenaient congé lors de la naissance de leur enfant à cette époque».

Selon M. Bouchard, cette période bénie pendant laquelle les pères sont à temps plein avec leur nouveau-né «est un puissant prédicateur de leur engagement durant les années qui vont suivre. C’est bon pour l’enfant, mais cela contribue aussi à une responsabilité parentale mieux partagée», sans compter, ajoute-t-il, que cela favorise une plus longue période d’allaitement.

En cette période de nouvelles déprimantes, en voici une qui illustre un progrès social à tous points de vue.

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