La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mercredi 10 janvier 2018 | Mise en ligne à 14h20 | Commenter Commentaires (8)

    Voyez sa jolie frimousse !

    C’est là le message publicitaire du Fonds allemand pour l’enfance qui invite les parents à la prudence et à prendre des précautions minimales avant de diffuser des photos de leurs petits dans les réseaux sociaux.

    L’Allemagne prend la question au sérieux. Libération relève que le compte Twitter de services policiers près de Berlin « a relayé cette campagne, qui, en plus de donner des conseils aux parents sur le sujet, les sensibilise à la question cruciale des droits de l’enfant. Car il ne s’agit pas seulement d’interroger la dangerosité potentielle de cette pratique intensive ; il y a celle, toute bête, du droit à l’image et à la vie privée, qui s’applique aussi aux nourrissons».

    La campagne publicitaire prend la forme de photos de jeunes enfants qui se trouvent par exemple à la salle de bain. On leur attribue des réflexions fictives du genre : « Il y a des photos particulièrement gênantes et mignonnes que vous aimez partager avec vos amis. Mais internet n’est pas un album privé.»

    Dans son article, Libération évoque aussi cette publicité pour le musée de l’Espionnage de Berlin qui demandait : «Qui en sait le plus sur vous ? La Stasi, la NSA ou Facebook ?»

    Mais quels sont les vrais problèmes liés au fait de publier des photos de vos enfants dans les réseaux sociaux ?

    Il est souvent évoqué que cela peut les exposer à des prédateurs sexuels. En effet, pas impossible, mais le risque n’est-il pas nettement plus élevé dans la vraie vie ?

    Dans l’article, on évoque aussi le risque que des enfants poursuivent un jour leurs parents qui auraient violé leur droit à l’image, à l’intimité.

    Mais ne faut-il pas qu’il y ait ultimement une grosse, grosse détérioration des relations entre des parents et leur enfant pour qu’il décide de les poursuivre pour une photo en couche ?

    Non, ce que l’on risque surtout en abusant de ces photos,  c’est, dans l’immédiat, d’emmerder à fond ses « amis » Facebook, qu’ils finissent par vous supprimer (dit comme ça, ça sonne violent ) ou que vos enfants soient vraiment embarrassés par ce que vous aurez lancé dans l’univers.

    À moyen terme, l’autre vrai risque, c’est que l’image de votre enfant ou la vôtre soit récupérée à des fins publicitaires et qu’à votre insu, votre enfant devienne l’égérie d’un produit contre les poux, contre les verrues ou contre la constipation.

    Mais bon, ce sont tous des produits très utiles !


    • Ou des “memes”, comme celui avec l’image de la petite fille qu’on utilise quand on ne comprend pas le message d’une personne.

      Pour ce qui est de supprimer des amis pour abus de photos, je n’en ai jamais supprimé pour abus de photos, mais j’ai arrêté d’en “suivre” une bonne gang pour abus de posts politiques, de vidéos bizarres, ou de femmes à moitié habillées, qui défilaient un peu trop souvent à mon goût sur ma page, en plus que c’était à la vue de mes enfants.

      Mais pour ce qui est du sujet des photos d’enfants sur facebook, j’avoue que je m’y suis sensibilisée un peu plus dans la dernière année. Ma fille de 11 ans a commencé à exprimer son refus à ce que je mette des photos d’elle sur facebook. Alors, depuis, je lui demande la permission avant.

    • Pour ma part, je considère que c’est un grand manque de respect de publier des photos sur FB sans avoir d’abord demandé la permission aux personnes présentes sur la photo. Mes petits enfants seront-ils contents de voir q

    • que j’ai publié des photos d’eux dans toutes sortes de situations? Tant qu’ils ne seront pas en mesure de mon donner leur autorisation, j’éviterai de le faire.

    • J’ai arrêté de publier des photos de mes enfants sur Facebook justement pour cette raison. J’ai aussi arrêté de suivre une amie qui publiait trop souvent à mon goût des photos de ses enfants, sans la supprimer des mes amis. Elle est bien fine pis ses enfants sont ben cutes, mais c’était juste trop.

    • Et ce seront les premiers a monter aux barricades pour dénoncer l’usage qu’on fait des informations qu’ ils voudraient personnelles . En publiant sur les medias sociaux particulièrement FB, il est possible a qui veut faire un minimum de recherche, de connaître votre famille, votre adresse, votre travail, vos habitudes etc etc etc..
      Et vous avez accepté leur conditions d’utilisation en vous abonnant sans trop trop lire ce très long avertissement qui vous révélait tout ce que vous leur donniez le droit de faire avec ce que vous publiez….
      Les parents sont beaucoup plus naïfs que leurs enfants sur les médias sociaux.

    • ..Ah! Ces fameux médias dits «sociaux». Je ne suis abonné à aucun d’eux. Les membres de la famille et les vrais amis, je les rencontre en personne ou, s’ils sont loin, nous utilisons le courriel, le téléphone et Skype.
      Mon bonheur ne tiendra jamais à un hypothétique nombre de «Like» que des inconnus pourraient machinalement m’envoyer, un peu comme les motocyclistes se saluent quand ils se croisent encore que, si vous avez l’air en panne le long du chemin, les collègues sur deux roues vont s’arrêter pour offrir un coup de main ce qui n’est pas le cas sur la «toile» à moins que vous le demandiez expressément.
      Et puis étaler comme ça une vie, cela donne quoi? Un ersatz de notoriété? Et pour quoi faire? On en est même rendus au point ou le «Fisc» arpente les médias dits «sociaux» pour y débusquer les petits fraudeurs. Vrai que c’est pas mal plus facile que faire la chasse aux «gros» qui se planquent derrière leurs batteries d’avocats et de fiscalistes à l’intérieur des murs de leurs paradis fiscaux.
      Et c’est sans compter l’adage qui dit: «Si c’est gratuit pour vous, c’est vous qui êtes le produit»

    • Ayant eu mon enfant à l’époque où Facebook était moins connu, j’ai publié beaucoup de photos d’elle, ainsi que de ma grossesse, sur ce réseau. Avec les années, j’ai décidé de restreindre l’accès à certains albums photos; ils ne sont visibles que par moi et mon conjoint. Dix ans plus tard, je doute fort que mes proches retournent “spotter” les photos d’elle quand elle avait 6 mois…

      Aussi, ma fille commence déjà à s’opposer à ce que je publie certaines photos ou vidéos d’elle actuelles sur Facebook. Donc il y en a beaucoup moins, ce sont surtout des photos de nous en groupe. Je publie par contre quelques photos sur Instagram qui sont particulièrement réussies au niveau artistique, mais les portraits de ma fille sont relativement rares.

      Mes conseils aux parents sont ceux-ci:

      -Limitez l’accès aux photos de vos enfants (je sais que c’est trop tentant quand ils sont bébés…) à vos proches seulement. Il y a une fonction pour sélectionner les gens qui ont la possibilité de voir certaines photos ou certains albums;

      -Vous pouvez aussi créer un groupe secret, que seules quelques personnes sélectionnées pourront participer. Vous pourrez poster vos photos à cet endroit également. Une connaissance, qui était partie vivre à l’étranger, avait fait cela, pour que sa famille puisse suivre leur aventure;

      -Quand votre enfant vieillit, supprimez les photos de vos réseaux sociaux (FB, Instagram, Flickr, etc.) ou du moins, limitez l’accès à vous-même seulement;

      -Demandez à vos proches de ne jamais partager les photos de vos enfants, sans votre permission (peu le feront, mais il suffit d’une mamie un peu trop enthousiaste…)

      -Calmez vous sur la quantité des publications :)

      Gardez en tête qu’une fois publiée, une photo peut faire le tour du monde, même avec un accès limité.

      Voilà :)

    • @jeanfrancoiscouture

      A votre question “Et puis étaler comme ça une vie, cela donne quoi?” je répondrais: trouver un emploi: le Curriculum vitae en latin veut dire “déroulement de la vie”.

      Aujourd’hui, il n’y a pas meilleur endroit que les réseaux sociaux dans la toile (LinkedIn) pour étaler sa vie professionnel permettant individus et entreprises de trouver mutuellement leur compte.

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