La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 13 novembre 2017 | Mise en ligne à 13h47 | Commenter Commentaires (42)

    Jet-set à deux ans

    Avant la naissance du premier bébé et pendant sa petite enfance, nombreux sont les parents à se promettre de ne rien sacrifier.

    Avec quelques ajustements, ils sont convaincus qu’ils pourront continuer de travailler comme avant, de voir leurs amis comme avant, de voyager comme avant tout en étant très à jour dans la filmographie des frères Coen et d’être fin prêts pour le prochain marathon de Montréal.

    Ne rien sacrifier. C’est ce que se sont promis les deux charmants parents interviewés dans La Presse +, la semaine dernière. Ainsi, pendant ses trois premières semaines de vie, Bébé est allé partout avec ses parents, y compris à un match de l’Impact.

    Il ne faut pas le leur dire, mais bientôt, ça va se compliquer.  Bébé ne dormira plus comme un chat toute la journée. En auto, ça ira toujours, il s’endormira au premier ronron de moteur, mais à l’épicerie, au centre commercial et dans l’avion (si les parents demeurent globe-trotters comme ils se le promettent), Bébé va rechigner.

    J’ai repensé à eux en lisant les chroniques (ici et ici) de mon collègue Marc Cassivi à propos de cette mère qui, dans l’avion, s’est fait assez violemment apostropher par sa vieille voisine d’en avant qui n’en pouvait plus que le bébé joue avec la tablette du siège devant lui.

    Mon collègue a été surpris de recevoir un courrier abondant qui penchait largement en faveur de la vieille dame exaspérée.

    Que la mère le contrôle, son enfant !

    Dans le cas qui nous occupe, il s’agissait d’un vol entre Londres et Lisbonne et la mère, qui parlait les deux langues à son enfant, voyageait peut-être par nécessité familiale, pour aller faire un saut chez les grands-parents, qui sait ?

    De façon générale, il serait cependant intéressant de comparer les passeports des enfants de la classe moyenne de trois ou quatre ans avec les mêmes enfants, il y a 30 ans. Il y a trente ans, ce n’était déjà plus l’âge de pierre. Les avions, ça existait, mais il y a fort à parier que rares étaient les jeunes enfants à avoir un passeport. L’horizon de la majorité, c’était Ogunquit, les Laurentides ou Boston.

    Certes, aujourd’hui, l’Italie ou le Brésil, en avion, ça prend moins de temps que d’aller en Gaspésie. Mais en avion, impossible de diviser la route en quelques escales et quelques arrêts pipi à des endroits bucoliques.

    Et le «môman, quand est-ce qu’on arrive ?», ce n’est plus seulement la famille qui l’entend, mais quelques rangées d’avion.

    Mon collègue avait raison : l’enfant de deux ans en question n’était pas mal élevé. Il agissait simplement comme un petit enfant de 2 ans.

    Les lecteurs n’avaient pas tort non plus : comme passager adulte, il y a une limite à la patience.

    Mais ce qui n’a pas été souligné, c’est l’exaspération légitime de l’enfant qui se trouve confiné dans un endroit clos beaucoup trop longtemps à son goût.

    Et la question qui n’a pas été posée, c’est la suivante : voyage-t-on trop ?


    • Il y a 30 ans, les enfants de moins de 16 ans n’avaient pas besoin de passeport. Ils étaient inscrits sur le passeport d’un des deux parents.

    • J’ai des amis qui ont un bébé de cinq mois et qui vont bientôt passer 3 mois en Europe… Bébé hurle dès qu’il fait plus de 15 minutes en voiture…

      Je ne voudrais pas être dans cet avion !

    • De quoi on discute ?De ce qu’on veut dans le texte ? Ok la chronique de Cassivi. La dame âgée est en droit de se plaindre mais poliment à la mère et sans faire la morale. C’est comme en appartement, elle a droit à la jouissance paisible de son siège et doit aussi accepter les inconvénients normaux du voisinage. Dire ce qui nous dérange et ensuite si cela ne fait pas, se plaindre au personnel.

      C’est la compagnie d’aviation qui doit fournir un siège relativement tranquille, qu’ils transfèrent de siège une personne ou l’autre, le problème est supposé être réglé. Mais c’est injuste elle a un meilleur siège ? Il y a peut-être aussi plus de place après son départ pour les autres passagers.

      Au cinéma, je me suis déjà plaint à des spectateurs pas des bébés, des jeunes adultes dont un ne cessait pas de frapper dans le siège à côté de moi, peut-être sans faire exprès mais… ” Stop that !” À Toronto, cela. ”Sorry.”

      Dans un autocar, une femme avec son bébé, là c’était l’inverse, le bébé ne te dérange pas il te fascine. La maman va aux toilettes mais là il pleure mais elle revient assez rapidement.

      Des airs bêtes, on en rencontre de tous les âges ou des personnes âgées qui n’ont pas de patience avec les enfants et un enfant qui grouille est vu comme mal élevé par certains alors que le bébé tranquille est vu comme un bon bébé alors que ce n’est qu’une question de caractère, de personnalité si cela est dans une fourchette donnée.

      Cassivi est très bobo aussi et prend pour la gogauche. C’est vrai que la vieille est haïssable mais cela ne veut pas dire que la personne plus âgée a obtenu des privilèges toute sa vie et que les autres sont des pauvres victimes. C’est juste un incident de parcours.

      Où sont les autres témoins , les autres passagers ?

    • Le même Marc Cassivi qui accuse faussement les autres de sophisme lorsqu’il n’a plus rien à dire…
      Ça ne m’étonne pas que le bien-pensant Cassivi soit étonné de recevoir autant de courriel défavorable à son opinion. J’ai l’impression qu’il vit en vase clos…

      C’est évident que dans cette histoire il y a la maman, le bébé, et les autres passagers. Chacun a droit à sa quiétude et au calme. Pourquoi alors le calme de la vaste majorité est moins importante que celle de la mère qui a choisi d’amener son bébé en avion??
      C’est elle qui a accepté les sacrifice de mère, pas l’ensemble des passagers, alors il faudrait minimalement s’intéresser à leur opinion aussi.

      Si ça ne vous dérange pas, tant mieux pour vous, considérez-vous chanceux. C’est injuste de faire supporter aux autres ce que l’on ne supporte pas soi-même…

    • Il y a des Noirs bourgeois aussi ou haïssables mais pas dans sa chronique, c’est juste que cela peut arriver. C’est comme faire de la vieille dame un privilégiée à vie et l’autre une victime.

      D’en faire une bourgeoise aussi alors qu’elle a manqué de patience et oui fait étalage de ses préjugés sont-ils racistes ici ? Je ne le sais pas, des bébés grouillants vous en avez de toutes les cultures.

      C’est la dame âgée qui a manqué de savoir vivre pareil, non pas en se plaignant mais en le faisant de cette manière. Pour penser aux meilleurs sièges plutôt que mettre fin à la dispute, il faut être soi-même bourgeois. En autant tu as ton siège et ne subit plus la personne désagréable et incompréhensive, intolérante… Cela termine ton histoire.

    • Est-ce en lisant votre blogue que j’ai appris, il y a deux ou trois ans, qu’une compagnie aérienne offrait des vols réservés aux adultes? Je me souviens que plusieurs personnes s’étaient indignées, criant à la discrimination. Pourtant, personne n’était privé de quelque chose puisque d’autres vols avec enfants pour les mêmes destinations étaient aussi offerts par la même compagnie. Dois-je comprendre que certaines personnes tiennent absolument à imposer des “turbulences” aux gens qui espèrent avoir un peu de quiétude pendant un voyage pour lequel ils

    • Oups, envoi précoce.

      …ont payé avec l’espoir d’avoir droit à un confort relatif pour leurs vacances méritées?

    • @toutpartout: Bien vu :) Mais sur le fond, aucun doute à mon avis: le nombre de jeunes enfants voyageurs est aujourd’hui très élevé.

    • Comme beaucoup de monde, j’ai lu le premier billet de Marc Cassivi et ce sacré billet m’a rappelé, comme si j’avais vraiment besoin de «ÇA», que j’ai perdu tout plaisir à voyager en avion. J’ai aussi lu la suite, toutes ces réactions qui lui ont fait de la peine.

      Il faut dire que le début de mes amours maintenant mortes avec l’avion datent d’une cinquantaine d’années, de l’époque où les aéroports étaient agréable à fréquenter et quand, même en classe dite «économique», il y avait de la place et on y mangeait «comme du monde»; c’était il y a une éternité quoi.

      Maintenant on des aéroports pleins de paranos soupçonneux à la recherche de la moindre source, même imaginaire, de danger; des voyageurs acariâtres écœurés de se faire soupçonner; des files d’attente partout et quoi encore?

      Et que dire des avions? De moins en moins d’espace, surtout en classe dite économique plutôt devenue la classe «troupeau»; de plus en plus de voyageurs sans égard pour les autres, qui vous descendent leur dossier en pleine figure en vous écrasant les genoux, qui s’arrachent de leur siège en s’agrippant à votre dossier au lieu de prendre appui sur les accoudoirs; des parents comme la voisine de siège de Marc Cassivi, incapables de contrôler leur mouflet et des vieilles dames indignes incapables de manifester calmement leur impatience même si elle est justifiée. Et plein d’autres sources d’irritation.

      Voilà pourquoi je ne voyage plus que par obligation et quand c’est disponible, en classe économique «Plus». Me déplacer en avion est devenu le pensum obligé, le chemin de croix incontournable dont je sors en m’efforçant de ne penser qu’à la destination; mais j’avoue que des fois, c’est difficile et que je suis loin d’avoir le niveau de tolérance et de résilience dont a fait preuve votre collègue Cassivi même si je reste toujours poli quand quelque chose ne va pas.

      Et c’est vrai qu’être assis dans un siège dont le passager arrière s’amuse à «taponner» avec le plateau, à fourrager sans ménagement dans le sac aménagé dans le dossier, ça peut devenir extrêmement irritant. C’est pourquoi je manipule ces deux articles avec d’infinies précautions. Idem pour mon dossier que je n’incline jamais au maximum et mes longues jambes que je n’étends pas dans l’allée le long de laquelle je réserve toujours mon siège.

      Savoir voyager, cela devrait s’apprendre, misère!!

      Bonne fin d’automne et au plaisir. Ah! Et bons voyages tout le monde.

    • @math77 : Tout le monde doit payé pour une place en avion, même les enfants. Alors les familles ont aussi droit à des vacances. Et quand on prend l’avion, il faut s’attendre à subir de la proximité avec les autres passager.

    • La nuisance que nous faisons subir aux autres nous apparaît toujours moindre que la nuisance que les autres nous font subir. C’est le cas du bruit, des odeurs, et d’autres désagréments du «vivre ensemble» (pour utiliser une expression galvaudée, de nos jours).

      La solution se trouve dans l’empathie, soit de parvenir à se mettre dans la peau de l’autre, en particulier lorsque nous lui faisons subir notre nuisance. Or, l’empathie, une marque de savoir-vivre et de respect d’autrui, est une qualité de plus en plus rare en ce bas monde. Pis encore, notre propre empathie s’émousse au contact répété avec le manque d’empathie d’autrui.

      Le plus triste dans tout cela, c’est que la plupart de ces nuisances pourraient être amoindries avec un minimum de bonne volonté, une autre vertu en voie de disparition.

    • Il me semble que les parents qui décident de voyager en avion avec de jeunes enfants doivent penser à un plan de match élaboré… Quoi avoir en cabine pour les distraire et pas seulement un seul film, comment soulager les mal d’oreilles, etc. Et aussi penser à comment gérer les voisins de siège. J’ai lu quelque part l’histoire d’un père débordé par une crise de son enfant qui avait offert de payer un verre à tous ses voisins de siège. Ça lui avait coûté un bras mais il se sentait responsable d’avoir surestimé la capacité de son enfant à endurer le voyage.

      Je dirais qu’il n’avait pas à se sentir responsable, il n’y a pas d’algorithme totalement fiable pour prédire comment un enfant va se comporter. Mais il est vrai qu’en tant que parent, on a quand même un devoir de réduire l’impact sur les autres de ces débordements. Je me souviens d’être déjà sortie d’un resto avant le plat principal parce que mon enfant n’arrêtait pas de pleurer. J’aurais juré que ça allait bien se passer selon mes expériences antérieures mais non, ce n’a pas été le cas à cette occasion. Bien se préparer et même anticiper le pire me semble encore plus important pour un voyage en avion.

    • «Mais ce qui n’a pas été souligné, c’est l’exaspération légitime de l’enfant qui se trouve confiné dans un endroit clos beaucoup trop longtemps à son goût.» Quand on y pense, cela ne devrait-il pas être la question première que les parents devraient se poser? Il me semble que les gens qui ne laisseraient pas leur enfant passer 10 minutes devant un film d’horreur n’y pensent pas beaucoup…

    • On voyage beaucoup trop, et pas seulement avec les enfants.

      Et les enfants, c’est très souvent nous – comme l’atteste notre allergie aux enfants.

    • J’ai vécu la même chose de Marrakech à Montréal. L’enfant a hurlé pas pleuré je dis bien hurlé durant au moins 3h00 d’affilé je vous jure 3h00. Vous imaginez vous avez travaillé fort pour ce voyage c’est le voyage de votre vie c’est affreux. La mère était clairement en faute incapable de faire quoique ce soit. Le personnel de bord et des voyageurs ce sont occupés d’elle malheureusement sans succès. Pensez y 3h00 de hurlement. Je crois même que si une situation d’urgence était apparue je suis convaincu que bien des gens n’auraient rien compris des consignes.

    • @fortin63 Je n’ai jamais dit le contraire. Et si vous m’avez bien lu, vous savez que les vols sans enfant ne prive personne de quoi que ce soit, il s’agit plutôt d’une option supplémentaire pour les consommateurs qui voyagent sans enfant.

    • Train Seattle-Vancouver. Le trajet est reconnu pour ses beaux paysages. Un groupe constitué de deux ou trois familles de voyageurs ont laissés leurs enfants courir en criant dans l’allée sans arrêt (des allers-retour en cognant les bancs de tout le wagon).

      Le personnel n’a rien fait. Les familles les laissaient faire. Tout ça pour un trajet de 3h30.

      Selon moi la faute revient aux parents. Qui laisse 8 enfants sauter et gesticuler dans un petit corridor et frapper les coudes de tout le monde ? Des gens aussi mal élevés que leurs enfants. Ma mère ne m’aurait jamais laissé faire cela.

    • À tous ceux qui ont vécu “l’horreur”, achetez-vous des bouchons !

    • Mon frère dans un vol de retour des USA. L’Enfant de 3-4 ans derrière lui donne souvent des coups de pieds dans son siège. Un mandné, mon frère demande aux parents d’intervenir, et ceux-ci lui réponde: “on lui a expliqué que c’était pas bien, mais il ne veut pas arrêter. On ne peut rien faire d’autre, on ne crois pas à ça les punitions ou chicanner notre enfant”. Bref, mon frère ne cherche pas la confrontation de plus, il endure encore le temps d’arriver à Montréal, il se dit qu’anyway c’est un enfant-roi. Arrivé à destination, il se lève et dit au petit garcon “Heille, je voulais te dire quelque chose. Le Père Noël la, il existe pas! Tes parents t’ont menti toute ta vie!” Et il s’en va en entendant le petit se mettre à hurler…

    • Je n’est jamais eu de probleme avec les enfants. Non, moi ce qui me fait grincer des dents ce sont les chiens et les voitures. Y’en a partout. Mais je les tolere. Quel choix es-je?

      C’est ca vivre en société. Tolérer les autres malgré leurs ”travers”.

    • ..2lacliquedehull: “on lui a expliqué que c’était pas bien, mais il ne veut pas arrêter. On ne peut rien faire d’autre, on ne crois pas à ça les punitions ou chicanner notre enfant”

      Des parents pâte molle comme ça vont jouer les surpris quand, devenu adolescent, leur petit chéri qu’on n’a pas voulu «chicaner» va se mettre à faire le zouave et à les envoyer promener. Et vous savez quoi? Ils l’auront mérité.

      @mouettefluo: Tout jeune, je prenais le train chaque été pour un trajet de 15 heures. Je me rappelle que mes parents tenaient les «cordeaux serrés» pour ne pas que j’aille enquiquiner les gens tant dans le wagon restaurant que dans le wagon salon. Une petite ballade dans le passage, ça pouvait aller mais jamais ils n’auraient toléré un «stampede» comme celui que vous avez décrit.
      Et ce fut la même chose pour moi avec «l’héritier» et lui, il fait pareil avec le sien quoiqu’avec un peu moins de contrôle que moi. D’ailleurs, la gardienne lui fit dernièrement remarquer que «petit-fils» était plus «stylé» que d’habitude. Mon fils lui a répondu que «papy» était justement passé par chez lui quelques semaines. :-)

    • Rich2688: Est-ce que c’était un vol de nuit?

      On a vécu la même chose sur un vol de nuit Lima-NY. Un enfant de 2 ans hurlait à pleins poumons pendant au moins 5 heures du vol. On a attendu qu’il soient plus vieux (6 et 8 ans) pour se taper le trajet MTL-trou perdu dans le Pérou pour aller visiter la famille. 52 heures de vol aller et retour (26 heures x 2; 6 avions au total). Jamais, mais jamais on n’aurait fait ce trajet avec des enfants en bas de 5 ans. Question de respect pour les autres et pour éviter le trouble…

    • Nous avons récemment fait un vol de 9 heures avec notre fille de 3 ans. Cela s’est passé à merveille. Oui, il faut un plan de match. Il faut, longtemps à l’avance, préparer mentalement l’enfant au fait que ça sera long, long, long, et qu’il va falloir rester assis. Nous avons même fait des mises en scène avec les playmobils pour illustrer comment ça se passerait à l’aéroport et dans l’avion. Il faut prévoir des jeux variés, avoir de bons écouteurs, prévoir des marches régulières dans les corridors et être prêt à accorder beaucoup d’attention à l’enfant.

      Acheter des siège économie + (avec un peu plus de dégagement) ne nuit pas non plus ;)

    • La vieille dame dans l’avion ne se plaint pas assez rapidement et là cela finit par exploser car la mère n’y a pas vu. Elle croit donc qu’elle a été très patiente avant pour faire sortir tous ses jugements par la suite.

      Le petit s’est levé sur son siège ? Mais il y avait pas un article ici sur les enfants en avion et leur sécurité ? Cela ne prend pas un harnais de bébé ?

      http://blogues.lapresse.ca/mere/2017/09/12/securite-aerienne-pour-les-enfants-un-mort-na-pas-suffi/

      Bien non, l’enfant était debout sur son siège ? Ce n’est qu’un bébé ? Justement, il doit être en sécurité mais un peu trop vieux pour être sur les genoux de maman ?

    • Je suis un de ces parents qui ont continué à voyager après la naissance de bébé, avec le bébé. Je parle ici de voyages en Europe pour voir la belle-famille, mais aussi des séjours vers la Floride, Hawaii, la Californie (en road trip), le Mexique.

      C’est vrai qu’un bébé, disons en bas de 2 ans, ça se voyage bien. Ça dort beaucoup. C’est facile à distraire avec n’importe quoi. À partir de 2 ans, il devient moins patient, il veut bouger à sa guise, il sait se déplacer seul.

      Cela dit, jamais, jamais nous n’avons eu de problèmes en avion. Quand on est extrêmement bien préparés, ça se gère très bien.

      Nos trucs:

      -choisir des vols de nuit (surtout pour l’Europe)
      -préparer beaucoup de collations pour l’enfants (morceaux de fromage, petits fruits, chocolat, compotes, crudités)
      -apporter un sac de jouets avec des ”bébelles”: pâte à modeler, cahier à dessiner, autocollants, petites balles à presser, livres, etc. à distribuer tout le long du vol. Quand l’enfant commence à s’impatienter, hop! On a quelque chose pour l’occuper.

      -à partir de 2 ans, une tablette numérique avec des émissions de dessins animés, pour la partie du vol où il ne se passe rien (pas de distribution de repas ou de collations, pas de dodo).

      -pour les longs courriers, choisir un vol avec escale (Montréal-Tokyo sur un vol direct n’est peut-être pas la bonne option avec de jeunes enfants).

      Dès que l’enfant est en âge de comprendre, on est ferme sur les règles: pas de coup de pieds sur le siège avant, pas agripper le repose-tête, pas de cris inutiles et ainsi de suite. Tout ça demande de s’investir un peu plus comme parent, mais ça fonctionne. Ainsi, notre fille n’a jamais pleuré ou dérangé qui que ce soit dans l’avion.

      Évidemment, les autres voyageurs doivent avoir une part de tolérance: un bébé va souvent pleurer lors du décollage, un enfant va aussi frapper accidentellement le siège de devant à un moment donné. L’important est de limiter autant que possible ces incidents.

      Je me souviens lors d’un voyage, ma fille était assise entre moi et un homme d’affaire. Ce dernier avait l’air très préoccupé du fait d’être à côté d’un bébé de 23 mois pour quelques heures. Arrivés à destination, il nous a regardé en souriant et a dit: ”Wow! She’s been very calm during the flight. I almost didn’t notice that I was sitting next to a child! ”.

      Pour en revenir à l’article de Cassivi, je suis du même avis que lui: la mère n’avait pas à être accusée de la sorte, et il s’agissait de façon flagrante d’un manque de tolérance.

    • En ce qui a trait à l’article, je dois avouer l’avoir lu avec un petit sourire en coin, en me disant que c’est une belle naïveté qu’ils ont là, et qu’ils sauront bien la perdre éventuellement.

    • C’était un vol de nuit mais l’enfant n’a pas fermé l’oeil.

    • @kevnator,” C’est évident que dans cette histoire il y a la maman, le bébé, et les autres passagers. Chacun a droit à sa quiétude et au calme. Pourquoi alors le calme de la vaste majorité est moins importante que celle de la mère qui a choisi d’amener son bébé en avion??”
      1- tu choisis pas qui tu nais
      2- donc tu aurais pu être né en tant que cette mère ou cette vielle dame
      3- tu finis par contrôler ta vie et tes décisions vers 8 ans, mais certainement pas à l’âge de deux ans, donc c’est un bon sens adulte de trouver cela outrant de se voir penser que tu peux contrôler un enfant de 2 ans
      4- suivant le point 1 et 2, la vieille dame est excusable, mais je lui vomirais bien dessus avec connaissance de cause
      5- Je pensais la même chose avant de voir ce que ça fait d’avoir des jumeaux de 2 ans ;)

      Cheers !

    • La responsabilité incombe largement aux cies aériennes. Les avions sont devenus des enclos à bestiaux en classe économique. Les gens deviennent de plus en plus aggressifs et de moins en moins polis. Mettez-y des enfants en plus, et ça donne ce que ça donne.

      Je me rappelle d’un voyage vers l’Inde. 15 heures dans un avion, c’est long. La jeune fille (10 ans?) derrière moi taponnait avec son écran, et donc ma tête. Pas question d’endurer ça 15 heures. J’ai pris sur moi, je me suis retourné et je lui ai dit “va-y doucement, si tu appuie à peine ton doigt ça va marcher pareil, pis moi je sentirai pas quelqu’un qui me tape la tête à toutes les minutes”.

      Bon, c’est sûr que ça l’a un peu surpris, mais elle s’est exécutée de très belle manière. Elle ne réalisait tout simplement pas qu’il y avait quelqu’un en avant qui serait peut-être dérangé par son taponnage.

      Se mettre dans la peau des autres fait partie de la solution. Mais bien honnêtement, l’autre partie, c’est que les gouvernements adoptent des règlements sur la place vitale de chaque passager dans l’avion. Oui, ça va augmenter le coût du billet. Mais les ceintures et les coussins gonflables augmentent le prix des véhicules routiers, et puis pourtant on accepte parce que c’est une question de sécurité. Et là, en avion, c’est à ce point-là qu’on est rendu. Visiblement, les comapgnies aériennes ne peuvent pas être en charge de ça toutes seules, elles font une job minable de nivellement par le bas, et n’arrêteront pas jusqu’à ce que des adultes les stoppent!

    • Merci madame Leduc pour cet article, j’ai bien rigolé en le lisant… comme à chaque fois que j’entends des gens dire : “je ne changerai rien à ma vie après avoir eu mon enfant.” Si tu ne veux rien changer à ta vie, il ne faut pas avoir d’enfant!

      J’étais la première à juger les gens qui voyageaient avec leurs bébés avant d’en avoir… puis l’envie de maternité est arrivée, et l’envie de voyager n’est pas partie. Je n’ai jamais aimé passer mes vacances à la maison, et je n’aime pas plus ça maintenant. Je trouve ça important que mes enfants voient autre chose que leur région et découvrent des gens, des endroits et des cultures différents!

      J’ai voyagé souvent avec mes bébés, mais dans des destinations plus faciles pour la famille. Exit le sac à dos, les vols interminables et les activités pour adultes. Je me suis adaptée à ma nouvelle réalité, j’ai voyagé différemment, visité des trucs pour enfants qui ne m’auraient jamais tenté avant et vous savez-quoi? C’était formidable! J’ai arrêté de penser juste à moi pour penser à “nous”.

      Et le voyage en avion… c’est un mal nécessaire pour se rendre à destination, une étape stressante pour tout le monde, qui peut plus ou moins bien aller. Ça aide, la préparation! Mais ça peut aller mal aussi. Des enfants mal élevés, il y en a partout, même dans les avions. Des adultes mal élevés, il y en a partout, même dans les avions…

      À choisir, je prendrais le bébé qui hurle à côté de moi plutôt que l’adulte qui pue. Le bébé, je ne lui en veux pas d’avoir une mauvaise journée, même si c’est ben plate que ce soit justement dans l’avion. L’adulte qui pue, lui, je lui en veux de ne pas s’être lavé avant de prendre l’avion. Des heures collé-collé sur quelqu’un qui sent pas bon, c’est interminable!

    • @skidooman,15 novembre 2017,02h52: «La responsabilité incombe largement aux cies aériennes. Les avions sont devenus des enclos à bestiaux en classe économique. Les gens deviennent de plus en plus aggressifs et de moins en moins polis. Mettez-y des enfants en plus, et ça donne ce que ça donne.»

      Eh oui! Vous avez raison. Et c’est une partie de ce que je disais dans mon «post» du13 novembre à 16h43. Et en plus, il y a la victoire des «barbares» qui, à force d’attentats, ont transformé les aéroports en une sorte de «Nid de coucous» digne des années 50-60 avec toute une collection de paranos soupçonneux de tout le monde, pris dans tout un filet de règles sécuritaires avec plein d’émules de «Miss Ratched» à la recherche du moindre indice de déviance sécuritaire.

      Et j’allais oublier la collection de malpolis enfermés dans leur bulle individualiste qui n’ont rien à cirer du confort d’autrui. Leur devise: «J’ai payé donc j’ai le droit.» Comme vous disiez en paragraphe d’ouverture: «Ça donne ce que ça donne.»

      C’est à peu près ce que j’ai expliqué à Marc Cassivi en réaction à sa première chronique. Il a choisi plutôt de s’indigner des réactions plus primaires voire primitives de quelques voyageurs et de transformer sa voisine de siège en émule de Rosa Parks. Si, pour utiliser un néologisme à la mode, cette jeune voisine de siège n’avait pas été «racisée», l’empathie et la réaction du chroniqueur auraient-elles été les mêmes?

    • J’invite tout ceux qui n’ont plus de plaisir à voler à rester chez eux.

      J’ai fait Frankfurt – Cape Town il n’y a pas si longtemps et un bébé a pleuré pendant 75% du temps juste devant moi. Les hôtesses ont tout fait pour l’aider. J’ai dit à la mère de me faire signe si je pouvais l’aider, j’ai pris un sudafed, un gin-tonic, j’ai mis mes bouchons à 15$ sur Amazon et je me suis réveillé au dessus du Cape of Good Hope.

      Restez ici, c’est beau le Québec, et les prix baisseront pour les autres.
      1 à 13 heures de transport désagréable pour être dépaysés ou voir des êtres chers, c’est un mauvais ‘deal’ pour vous?

    • @p-y-au-japon

      J’approuve!

    • Perso, j’ai une grande tolérance envers un bébé qui pleure et qu’un parent cherche à consoler. La majorité du temps, ça se passe bien, bébé pleure un peu, papa, maman le console.
      Par contre, je n’ai aucune tolérance envers un enfant qui court partout sans que papa et maman ne s’en occupe. pas plus, envers un bébé qui saute sur son banc sans que papa, maman ne lui dise de rester assis. Ça m’est déjà arrivé, 4 heures d’avion avec un bébé de 2 ans qui saute sur son banc en s’agrippant au siège avant et criant, pendant que maman et papa parlent tranquillement comme si rien n’était.

      @larousse_estdouce

      La tablette semble une bénédiction pour les enfants et les parents. Il y a une quinzaine d’années, il fallait trainer un sac avec “sa vie” dedans: casse-tête, cartes, livres,… en plus des barres tendres en compagnie. Vous avez raison, il faut se préparer à toutes éventualité.

    • Moi je pense qu’il est bon que les enfants voyagent et voient le monde. En général, je n’ai pas de problèmes avec les enfants dans les avions. Ils pleurent souvent au début, puis ça se calme. Plusieurs adultes sont bien pires que les enfants.

    • “Changer sa vie après eu des enfants”

      Vous avez vu le film “We need to talk about Kevin”?

      Tilda Swinton est superbe.
      Le jeune aussi.
      L’histoire est marquante.

      C’est sur Netflix.

      Quasi traumatisant, mais obligatoire pour tout parent.

      C’est exagéré, quoique…
      Une référence afin de réfléchir et ainsi mieux nous situer en tant que parent.

      Je suis convaincu que les parents considèrent ce film en tant que drame.
      Et les non-parents en tant que film d’horreur.
      Non, non, pas le contraire.
      C’est dire à quel point l’amour est inconditionel.

      Avant d’être parent je serrais les dents lorsque j’entendais un bébé pleurer.
      Aujourd’hui je compatis – pour bébé ainsi que parent – et j’offre de l’aide.
      Si ce n’est qu’un sourire.

    • Le enfants ne devraient pas jouer la tablette et donner des coups sur les sièges. Quelques petits coups pour tester puis “hey stop on ne fait pas ca”.

      Si l’enfant n’ecoute pas, c’est parce qu’il est habitué de ne pas écouter…

      Les intolérants et impolis qui prennent le temps de te dire qu’ils sont de mauvaise humeur, et pourquoi, hum.

      Je n’aimerais pas etre assis a coté ou devant ni l’un ni l’autre!

    • chabanel

      (15 novembre 2017
      14h34

      Si l’enfant n’ecoute pas, c’est parce qu’il est habitué de ne pas écouter…)

      Je seconde……Tout le problème est là………..

    • Au risque de me faire lancer des tomates…
      Ma plus vieille a toujours eu énormément de la difficulté à tenir en place. J’image aujourd’hui qu’on appelle ça un TDAH. Lors de nos déplacements en avion, des Gravols pour enfants faisant toujours partie de ma trousse de secours. J’y ai eu recours quelquefois… le vol aurait été infernal pour les autres passagers sinon. Aujourd’hui, de tels enfants sont probablement médicamentés 24/7.

    • Je lis l’ensemble des commentaires ici, et constate que nous sommes une société tout à fait intolérante à l’enfance.

    • @athos
      De toute évidence, vous n’avez pas lu tous les commentaires.

    • Ils sont cute les parents de l’article La Presse +… mon fils était un bébé qui dort et qui mange bien. Son premier été (né en mai) on l’a amené à un mariage (6 hrs de route), a l’anniversaire de son arrière grand-mère (3 hrs de vol + 3 hrs de route), en voyage (beaucoup de route) et c’était parfait.
      Plus grand c’est plus compliqué… bon courage…
      Il a aujourd’hui 2 ans et demi et pour les vols transatlantiques, en voiture ou en train on se prépare : ipad, snacks, livres d’autocollants, jeux de mémoire, dessin et on explique par avance avec un livre comme ça va se passer et en tant que parent je considère que c’est mon job de faire tout mon possible pour qu’il se comporte bien quitte à regarder 3 heures de Peppa Pig avec lui (avec nos écouteurs hein !), à faire des allers retours dans l’allée pendant des heures ou à le bercer à côté des toilettes (oui, à 15 kg c’est un challenge !)

      Selon moi Cassivi exagère (qu’il ait 2 ans n’excuse pas un mauvais comportement), la mère de l’histoire aussi (gosser la tablette n’est pas un jeu point final), l’enfant aussi, mais possible qu’il fasse tout le temps ce qu’il veux et la grand-mère aussi.

      Je n’en voudrai jamais a une famille turbulente si les parents font leurs meilleurs efforts, par contre j’en voudrai aux paresseux, à ceux qui s’en foutent et à ceux qui laissent ça aux autres (enfants de 8 ans en eco et parents en business quelqu’un ? déjà vu : c’était le bordel)

      Par contre aux imbéciles qui fusillent du regard les parents qui font tout leur possible (un bébé avait vomi pendant un vol et des ados et des adultes hurlaient que c’était horrible, inacceptable, berk alors que les pauvres parents essayaient de calmer + laver la pauvre petite en étant eux même à moitiés recouvert de vomi) un peu de compassion, on a tous été des enfants un jour et dans toute société il y a des enfants, voilà !

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