La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mardi 19 septembre 2017 | Mise en ligne à 10h30 | Commenter Commentaires (39)

    L’Holocauste, par-dessus la jambe

    « La foule était si dense que chacun devait avancer rapidement. Parmi tout ce monde se trouvaient plusieurs adolescents à l’air blasé, qui, tout en marchant, gardaient un œil à leur téléphone cellulaire. D’autres mangeaient des chips ou buvaient des  boissons gazeuses pendant que le guide parlait. Certains portaient des jeans déchirés, d’autres étaient en short et en t-shirt. Je suis peut-être seul à penser comme cela, mais leur comportement et leur tenue vestimentaire me sont apparus, à moi, inappropriés et irrespectueux.»

    Où se déroulait cette scène ? À Auschwitz, dans ce camp de concentration où sont mortes 1,2 million de personnes, juives pour la plupart, pendant la Seconde guerre mondiale.

    C’est Gary Mason, envoyé du Globe dans Mail en Pologne,  qui raconte la scène, disant avoir été très bouleversé par la visite dans ce site si tristement lourd d’Histoire mais aussi fortement ébranlé de voir les gens de son groupe, «certains en prenant un regard triste », prendre un selfie devant la pancarte « arbeit macht frei » (« le travail rend libre ») à l’entrée du camp.

    Est-ce parce que pour les adolescents – ou même les adultes – la Seconde Guerre mondiale mondiale, ça commence à dater, à n’avoir plus aucune résonnance ?

    Plutôt un manque élémentaire de sensibilité, à en croire aussi ces clichés qui nous sont parvenus de l’attentat sur la Rambla, à Barcelone, cet été. En toile de fond, derrière les cadavres, on voyait sur plusieurs clichés des gens prendre des photos du carnage avec leur téléphone.

    Eille, la gang, regardez, j’étais là ! Likez-moi !

    À se demander, des cadavres ou des badauds, lesquels sont les plus morts.


    • Il faut probablement aller au dela de nos sensibilité et monter un coche plus haut jusqu’au devoir de mémoire pour l’humanité qui se doit de ne pas «oublier» ou pire pousser cet horreur sous le tapis par sensibilité ou pudibonderie ..

      Je n’ai pas eu la chance de voir ces camps mais ma fille oui , et on ne voit plus les chose du même oeil après … parlez en mal ou en bien mais continuons d’en parler, et d’y réfléchir …

    • J’ai mal à l’humanité!

    • J’ai visité Auschwitz avant l’ère numérique, avec un groupe d’adultes britanniques. Nous avons dû prononcer, en cinq heures, entre nous (nous étions une vingtaine) l’équivalent d’une dizaine de mots. Il faut visiter Auschwitz pour saisir la portée de la signification d’un lieu comme celui-là. Mais je me souviens qu’il y avait sur le site des groupes d’adolescents juifs de New York qui se prenaient en photo un peu partout et adoptaient un comportement peu respectueux. Je pense que le groupe de jeunes qui a choqué l’auteure (avec raison) a sans doute été mal préparé. Parce qu’il faut préparer les élèves à ce genre de visite. Et, de toute évidence, leur expliquer quelques trucs.

    • Dans mon temps…

      Critiquons la jeunesse, les selfies et les cellulaires, faut être de son époque !

      Plus sérieusement, ça manque de tact, de délicatesse, de classe. Les gens ne savent plus attendre… De là à avoir mal à son humanité…

    • Je relisais des Mafalda récemment et j’avais un sourire en coin devant le combat de son papa face à la télévision. Je vous laisse faire le parallèle. ;)

    • Je ne suis pas convaincu que ce soit typique de la nouvelle génération. Je n’ai pas visité Auschwitz, mais en visitant les catacombes de Paris, j’ai vu de nombreux adultes se photographier tout souriant devant des piles d’ossements humains. Ce n’est pas le même symbole, mais ça demeure le même genre de comportement, la volonté de montrer qu’on est là.

    • En vrac…

      René Lévesque a été l’un des premiers sinon le premier journaliste à découvrir le (les) charnier d’Auschwitz quand il est arrivé sur les lieux avec l’armée étatsunienne. Ça n’a pas empêché ses opposants de le traiter de nazi pendant toute sa carrière politique…

      La première épouse de Jacques Parizeau, Alice Poznanska, juive polonaise, aura été l’une des rares survivantes du ghetto de Varsovie. En 1942, une naissance pour 45 décès.(https://fr.wikipedia.org/wiki/Ghetto_de_Varsovie). Parizeau aura pourtant été traité de nazi autant pour autant lui aussi jusqu’à la fin de sa carrière publique.

      Il y a de cela quelques années, on avait présenté à Montréal une exposition sur le Titanic. On avait recréé les ponts et on imaginait facilement pour quelles classes sociales étaient aménagés les pièces et étages. Au début de l’exposition, on nous remettait une carte avec un nom. Tom Smith allait dormir dans la cale à 12 ou tout comme dans un hamac. À la fin de l’exposition, on nous invitait à retrouver le nom de notre carton dans des listes. Est-ce que Tom Smith avait survécu ou non? Ça faisait un petit coup au cœur d’apprendre qu’on s’était noyé en tentant de s’agripper à un iceberg.

      C’est sûr que les élèves qui visitent ce camp de concentration doivent être préparés pour bien «apprécier» toute la déshumanisation qu’un humain peut s’appliquer à faire subir à son voisin.

    • Mes excuses pour avoir précisé que le groupe d’étudiants étaient juifs. C’est complètement inutile.

    • @Élise: pas de problème. En fait, le détail en rajoute une couche à ce que l’on disait et confirme à quel point cela doit arriver souvent, si même de jeunes juifs ne semblent pas très intéressés…

    • @elise123

      Pourquoi des excuses ?
      La précision me semble très pertinente.

    • Il suffit de faire le tour des médias et des réseaux sociaux pour comprendre comment nous en somme arrivé là.
      Plus rien ne semble avoir de signification ni de substance. Tout est dans l’instantané, l’image et la volatilité.

      À quoi bon s’arrêter et essayer saisir la lourdeur historique des camps de concentration et de s’attarder à une réflexion qui risquerait de nous remuer l’intérieur alors qu’il est si simple de prendre un selfie devant un panneau et de le publier illico grâce à ses données celullaire avec des #hashtag à n’en plus finir pour ainsi être récompensé de ‘’Like’’ et de commentaires artificiels nous laissant croire qu’on vient de vivre quelque chose d’immense.
      Hop, c’est fait et on passe à autre chose pour épater la galerie qui se désintéresse en moins de 24h donc doit se faire nourrir régulièrement au même rythme que l’égo du voyageur.
      Le même phénomène se produit à outrance dans notre quotidien. Les gens courent des marathons, pour les médailles achetées et les photos en passant à côté de l’essentiel et de la découverte de son potentiel et du bien être intérieur que cela procure.
      Les randonneurs marchent jusqu’au sommet d’une montagne en oubliant d’y trouver une paix intérieur ou d’en profiter pour admirer la nature grandiose car on n’a qu’à faire le pitre devant un panneau au sommet et le publier sur Facebook et Instagram pour se faire admirer nous même.

      Les regards sur le passé, les introspections peuvent être douloureux et amener des réflexions et des changements dans nos convictions. Dans un monde de plus en plus aseptisé et prévisible dans lequel on essaie d’éviter de heurter les sentiments de qui que ce soit, ces comportements sont facile à expliquer mais triste à constater.

    • Je ne comprend pas ce qu’il y a d’offensant. Le sol sur lequel vous marché à probablement vu autant d’humain mourir à travers les millénaires. Autre temps, autre moeurs. Auschwitz c’est pas une église et le pape n’y habite pas.

    • Respecter les morts! lol.

      Ils sont morts justement, ils ne sont plus là. Nous respectons quoi finalement? Un packet d’os? Un laboratoire nazi? Un site de torture et de mise à mort?

    • On meurt tous mais il y une différence entre mourir de maladie dans un lit et mourir dans un camp de la mort où certains ne considérait pas d’autres humains comme des humains mais comme des insectes. Et c’était institutionnalisé, c’est ce qui est le drame.

    • Beaucoup de jeunes ne croient plus en rien. À force de mentir, les politiciens ont perdu leur crédibilité. À force de déformer l’information, les médias ont perdu leur crédibilité. Et maintenant, à force de pousser leurs idéologies politiques, c’est au tour des enseignants de perdre leur crédibilité. Alors quand quelqu’un leur parle de l’Holocauste, c’est maintenant une opinion parmi d’autres, voir carrément du fake news.

      En tout cas, si le comportement de ces adolescents vous choque, n’allez pas sur les chaînes politiques des réseaux sociaux. Parce que là, il vaut mieux avoir l’estomac solide. Le négationnisme, la diffamation et les théories de conspiration à caractère antisémite y sont omniprésents, non seulement du côté de l’extrême droite (alt-right), mais aussi de plus en plus du côté de l’extrême gauche (antifas).

      Le pire est que comme l’élite de la société a perdu sa crédibilité, la parole de “Coco2347″ a maintenant autant de valeur que n’importe quelle autre source.

    • @ 89170 Les opinions discordantes ont autant de valeur que celles venant
      du troupeau ou de “l’elite”
      C’est la reprise de la Bastille

    • La vraie tragédie avec l’holocauste c’est que d’autre ont suivi et que personne à l’international n’a levé le petit doigt (surout pas les juifs) pour l’empêcher, car ces peuples n’avaient pas de valeur économique. L’histoire et le « plus jamais » répété ad nauseam a perdu sa crédibilité dès cet instant

    • ..Au moins deux causes expliquent semblable comportement: D’abord, l’éloignement temporel. Plus quelque chose «date», moins de gens sont au courant, surtout quand l’enseignement de l’histoire fait défaut. Et il arrive même que certains disent que «ça va faire, ceci ou cela. Revenez-en. C’est de la vieille histoire. Ça s’est passé il y aura bientôt un siècle.»
      Alors, les visites de lieux, même les plus évocateurs, voire sinistres deviennent des destinations touristiques comme les autres dans un monde de plus en plus «selfisé».

      Ensuite, il y a la «désensibilisation» par une trop grande exposition au «malheur» dans un monde ultra moderne, ultra médiatisé, ultra connecté. Un peu comme on «désensibilise» un allergique, on est de moins en moins touché par les drames car les médias nous parlent maintenant en long et en large du moindre autocar de touristes qui a dérapé dans un ravin quelque part au Népal. Première réaction à cette «nouvelle»: «Y a-t-il des gens de chez-nous dans cet autocar?» Si la réponse est non, on «zappe» même si on trouve cela «bien triste». Le temps manque pour être sensible à tout.

    • Je ne crois pas que ce soient uniquement les jeunes qui manquent de respect ou qui semblent indifférents. C’est d’abord une question d’attitude, et non d’âge.

      Lorsqu’on s’arrête et qu’on observe les gens dans les lieux touristiques, on se rend très rapidement compte que nombreux sont ceux qui voient le monde à travers la lentille de leur téléphone, qui visitent à la course sans prendre le temps d’apprécier, qui trouvent plus important de pouvoir dire “j’y suis allé” que de vivre de nouvelles expériences. Cela ne compte pas que pour Auschwitz…

      Nous sommes gavés, sans interruption, d’images, de vidéos, de textes tous plus dramatiques les uns que les autres, où les bulletins de nouvelles nous parlent de crimes odieux, de guerre, de famine, de catastrophes naturelles, au point où on attend la “bonne nouvelle TVA” pour se redonner un peu d’espoir.

      Ensuite, on s’étonne de notre insensibilité dans un lieu vide, où les événements tragiques qui y ont eu lieu n’ont plus cours depuis plus de 60 ans?

      Pour saisir l’ampleur du drame d’Auschwitz, pour être touché, il faut accepter de se laisser atteindre. Et ce n’est pas chose aisée. Cela demande du temps et l’acceptation qu’on en ressortira avec une marque indélébile dans notre coeur et notre esprit. Certaines personnes ne le souhaitent tout simplement pas, d’autres ne s’arrêtent pas assez longtemps pour que cela se produise.

      Tout nous semble moins réel lorsque nous sommes derrière un écran, ou dans une foule. Car oui, il y a foule dans ce genre d’endroits. Et c’est un facteur de distraction qu’on a tendance à sous-estimer. Si vous visitez le Louvre en plein jour, au milieu des hordes de touristes qui parlent des langues différentes, à des volumes différents, qui se déplacent constamment, vous ne vivrez pas la même expérience que si vous y allez le soir, lorsque tout est tranquille, que vous pouvez vous y déplacer à votre gré et voir les oeuvres sans que rien ne vienne s’immiscer dans votre champ de vision.

      Je ne juge personne, mais vous invite à vous arrêter, lorsque vous visitez. Prenez le temps de regarder au lieu de simplement voir, d’écouter au lieu d’entendre, et de ressentir au lieu de photographier. Vous serez surpris des souvenirs que vous créerez.

    • Cette indignation est excessive comme je l’expliquais dans un commentaire censuré parce qu’il n’était pas indigné “du bon bord”. On peut traiter les jeunes de cadavres, mais dire que c’est une indignation excessive… C’est trop!! Voyez-vous un peu la contradiction!? Ce n’est pas la première fois ou je trouve que vous vous indignez excessivement, ce n’est pas différent aujourd’hui.

      Chacun vit le deuil d’un évènement historique d’une manière différente, certains plus que d’autres. Faut-il pour cela traiter de morts ceux qui ne partage pas exactement votre indignation? C’est de l’indignation excessive.

      Des milliers de soldats sont morts sur les plages de Normandie, devrait-on parcourir les plages en habit d’apparât pour se conformer au protocole inventé de toute pièce? Non, pourtant, ces deux endroits sont emblématiques des victimes causés par la guerre.

      Cherchez donc à comprendre ces jeunes plutôt que les juger uniquement avec votre vision, faites un peu abstraction de vos idées, vos expériences et votre opinion sur le sujet, quelqu’un peut-il être différent sur ce point sans être considéré comme un moins que rien?

      Les gens jugent beaucoup trop vite et refuse d’utiliser l’empathie pour mieux comprendre les autres. On a le “trigger” facile… très facile…

    • @kelvinator

      Votre point est intéressant mais inexact.
      Vous ne pouvez pas comparer la plage et le camp d’Auschwitz. (en fait vous pouvez, mais ça serait une comparaison boiteuse).

      Le camp d’Auschwitz avait comme bu premier l’extermination.

      La plage n’a pas comme but premier de faire un débarquement meurtrier.

      Donc c’est pour ça que non, on ne vas pas “parcourir les plages en habit d’apparat”, rien à avoir avec Auschwitz.

      Avec cette comparaison, vous rejoignez le très crédible 0bservateur qui metionne que le sol qu’on marche a vu mourir des milliers de gens et qu’on ne s’en formalise pas.

    • Le respect est un notion très très sugestive et dont l’application se limite parfois aux apparences :
      la preuve ( un peu hors sujet ) :

      Au milieu de l’article sur Ugo Frenette concernant le meurtre de Véronique Barbe avec en gros titre et en gros caractère gras on retrouve le texte suivant :

      «Afin de protéger l’identité de l’enfant, La Presse canadienne omet tous détails permettant de l’identifier, notamment le nom du père et celui de la mère.»

      Cherchez l’erreur!

    • @miket
      J’avoue avoir de la difficulté avec votre comparaison, et surtout votre diminution de l’importance des champs de batailles dans la commémoration.

      Si pour vous c’est inutile d’entretenir un décorum sur les champs de bataille, pourquoi devrait-on en avoir pour les prisons, surtout sachant que les nombreux morts en Normandie ont permis de mettre fin à Auschwitz justement?!? Juno, Gold, Sword, Omaha et Utah devrait être encore plus important qu’Auschwitz à mon sens, car c’est la solution au problème.

      Voyez-vous la différence d’opinion, pourquoi seul votre vision devrait être la bonne? Pouvez-vous concevoir que nous vivons différemment la commémoration de chaque lieux, et qu’en conséquence chacun la vie à sa manière? Qu’en terme subjectif de commémoration, il n’y a pas de mauvaise façon de commémorer, sinon par manque flagrant de respect, ou par déni comme les négationistes?

      Ajoutons à cela qu’une partie des fours furent reconstruites, cela fait-il une différence dans le devoir de mémoire si une partie des bâtiments sont des reconstitutions?

    • @jeanfrancoiscouture (8h40) – J’abonde dans le sens de votre commentaire, tout en ajoutant qu’avec tous les jeux de guerre qu’ils utilisent doit aussi servir à désensibiliser. Le “blood and gore” des jeux de guerre est bien plus réel pour eux qu’un mémorial à l’Holocauste. Et c’est bien malheureux…

    • “La plage n’a pas comme but premier de faire un débarquement meurtrier.”

      Je ne comprends pas comment vous pouvez en arrivé à cette conclusion.
      La plage fut désigné comme étant le lieu de débarquement, il était évident que ce lieux serait meurtrier sachant le niveau de développement du mur de l’Atlantique par les allemands.

      Quant à la citation d’observateur, pendant combien de temps doit-on commémorer les morts? 70 ans, 100 ans, 1000 ans? Un moment donné, l’impact diminue, et la commémoration suit. Auschwitz est dans le même bateau. Doit-on commémorer le génocide des arméniens au même titre qu’Auschwitz? Lequel est le plus important?

      Voyez-vous, comme l’indique mononke, tout est hautement subjectif, il n’y a pas de réponse absolue, donc imposer soin jugement moral aux autres est excessif et manque d’empathie, en dénonçant ironiquement le prétendu manque d’empathie des autres.

    • @kelvinator

      Vous me prêtez un paquet d’intention erronée.

      Quelques rectifications s’impose:
      - Je n’essais pas d’imposer mon jugement moral aux autres.
      - Je ne diminue pas l’importance des champs de bataille.

      On parle d’étiquette ici, de comment on se comporte dans un endroit X et Y.
      Se comporte t’on de la même manière à la bibliothèque que dans un bar ?

      Oui, vous pouvez juger que c’est acceptable de mâcher la bouche grande ouverte. Oui vous pouvez juger que bailler longuement sans se couvrir la bouche est parfaitement correct.
      Mon opinion est qu’on ne devrait pas, ce que vous pensez de la chose vous regarde.

      Maintenant, la différence entre Auschwitz et la plage:

      - La plage est un endroit naturel et lorsqu’elle est aménagé par l’homme, le but premier et la détente, la baignade, le pique-nique, les promenades, etc.
      - Auschwitz a été construit avec comme but premier pour être un camp de concentration.

      Vous voyez la différence intrinsèque entre les deux endroits au sujet de comment se comporter lorsqu’on est sur les lieux ?

      Je peux très bien imaginer que j’emmène mon enfant de 5 ans sur la plage de Normandie et qu’il court sur le sable et qu’il s’amuse, on est dehors, il fait beau, on est bien.
      Je m’imagine très mal laisser mon enfant de 5 ans courir dans le camp de Auschwitz en riant.
      En fait, je ne l’emmènerait pas visiter cet endroit.

      Donc oui, je fais une différence entre comment on se comporte sur la plage de Normandie et comment on se comporte au camp de Auschwitz. Vous n’en faites pas ? ha bon.

    • @atchoum
      Vous avez tout faux.
      1) René Lévesque n’est pas allé à Auschwitz mais à Dachau. Lévesque était avec les Américains qui ont libéré Dachau en banlieue de Munich. Auschwitz est en Pologne près de Cracovie et a été libéré par les Soviétiques.
      2) La femme de Parizeau était Polonaise et catholique.

      Une question comme ca: pourquoi qu’Anna Frank, l’enfant la plus célèbre de l’Holocauste, n’a pas été gazée à son arrivée à Auschwitz? Ni sa mère. Ni sa soeur. Ni son père.

    • @miket
      Si vous voulez jouer à ça.

      Vous faites abstraction des milliers de morts sur la plage, si l’on fait abstraction des milliers de morts à Auschwitz, qu’est-ce sinon un bâtiment reconstruit comme tant d’autres??

      Est-ce le lieux qui est important pour commémorer, ou un bâtiment? Avez-vous besoin d’une statue ou d’un mémorial pour commémorer des morts et porter le deuil que vous affichez à Auschwitz?

      Vous avez tout à fait le droit de ne voir aucun problème à ce que votre enfant joue sur les même galets qui ont vu le sang des soldats canadiens, de même que je juge qu’un jeune à tout à fait le droit de se prendre en photo devant un mur qui a vu défilé des milliers de juifs vers les chambres à gaz. Si comme vous le dites vous ne voulez pas imposé votre point de vue, nous sommes d’accord la-dessus. Vous devriez aussi être d’accord avec moi que cette indignation envers les jeunes est mal placé et honteuse.

    • Quant à votre seconde récrimination :
      - Je ne diminue pas l’importance des champs de bataille.

      Pouvez-vous vraiment dire ça si vous laissez votre fils jouer sur l’un des plus important champs de bataille de l’histoire moderne sans n’y voir aucun problème?

    • Sans avoir vu le lieu tel qu’il est aujourd’hui, je me demade si l’endroit a vieilli en gardans sa mission de mémoire ou s’il a été transformé peu à peu en attrait touri$tique$ pour cause de rentabilité. La question trouve sa pertinence en regard des gens qui s’ y trouve et de leur comportment. Qu’est-ce qui n’est pas exploité aujourd’hui dans notre siècle? Aussi, j’ai du mal à imaginer que la masse populaire choisi d’aller se recueillir à Auschwitz à tous les jours. Par exemple le même comportement a été mentionné au sujet des catacombes. Or ceux que je connais qui y sont allé, y sont allé car cela leur a été présenté comme une attraction touri$ tique$ lors d’un voyage de plaisance.

      Dans un autre ordre d’idées, quelle différence fonds les vêtements pour un jeune qui n’a pas été brainwasher par une religion?

    • Dans la catégorie: ” you missed the point” il y a une chaude lutte ici.

    • @kelvinator

      Vous manquez complètement mon point qui est:
      Il est évident que le comportement à adopter sera différent entre être sur une plage en plein air vs un camp de concentration.

      Je ne me suis même pas exprimé sur si le comportement des jeunes est adéquats ou non. Cessez de me prêter des fausses intentions.

      J’en ai contre votre argument initial qui était: Si on doit se comporter de telle façon à Auschwitz alors il faut se comporter de la même façon à plage de Normandie puisqu’il y au aussi des milliers de morts.

      Moi je dis que non, pour les raisons évidentes que j’ai déjà énuméré.
      Vous n’êtes pas d’accord ? “Lets agree to disagree” et passons à autre chose.

    • @sim01
      Quel est voter point au fait?
      Quel point fut manqué?

      Appliquez les préceptes que vous vanter et détaillez votre pensée plutôt que vous restreindre à l’instantanéité du “M’as-tu vu, j’ai fait un commentaire”?

      Assez ironique au fond!!

    • “Il est évident que le comportement à adopter sera différent entre être sur une plage en plein air vs un camp de concentration.”
      Pour vous, parce que c’est votre opinion personnel. Comme je l’ai écrit, d’autres peuvent avoir un comportement complètement différent, et ne sont pas plus dans le tort que vous.

      “Je ne me suis même pas exprimé sur si le comportement des jeunes est adéquats ou non. Cessez de me prêter des fausses intentions.”
      Encore les fausses accusations de fausses intentions… (évidemment sans le moindre argument, que du ad hominem)

      En quoi vous ai-je prêté de fausses intentions au juste, alors que j’ai clairement écrit dans mon dernier message : “Si comme vous le dites vous ne voulez pas imposé votre point de vue, nous sommes d’accord la-dessus.”? Sommes-nous d’accord ou non alors pour ne pas imposer notre indignation subjective aux autres?

      Bien que je ne soutienne pas que vous puissiez gambader joyeusement sur les galets de Sword, je ne vous empecherai pas de le faire, encore moins vous traiter de mort comme le fait l’article. Vous répétez que vous ne voulez pas imposer votre jugement, moi non plaus, alors nous sommes d’accord sur ce point, oui ou non?

    • Un documentaire sur le sujet est passé en 2016 aux RIDM et démontre que déjà le principe de transformer ce lieu en attraction touristique amène son lot de reflexions

      http://ridm.ca/en/films/austerlitz

    • @Kelvinator

      En résumé, le point de MIKET est qu’il irait avec s’étendre joyeusement au soleil et jouer avec ses enfants (s’il en a) sur une plage qui aurait servis de charnier à quelques millions de personnes parce qu’à la base une plage c’est fait et aménagé par l’Homme pour avoir du plaisir et se détendre. À l’opposé il prendrait un air solennel et s’habillerait en circonstance dans un bâtiment qui aurait été bâti avec l’intention d’y torturer et faire mourir des hommes, même si cela ne s’était pas produit et qu’il aurait été reconverti en cafétéria.

      Si Miket ne trolle pas, il projette textuellement une rigidité et compartimentation d’esprit qui survient normalement à un âge avancé et/ou dénote certains troubles de la personnalité.

    • Ma conjointe et moi avons visité Auschwitz-Birkenau en juin dernier. Malgré la présence de centaines de personnes, jeunes et moins jeunes, nous n’avons pas été témoins de comportements inappropriés ou irrespectueux. Les gens n’élevaient pas la voix et semblaient se concentrer à saisir le sens historique de ces lieux. C’est plutôt la jeune femme, avec un “Info” inscrit au dos de sa chemise, qui a été irrespectueuse envers moi lorsque je me suis approché d’elle pour lui demander une information. Elle n’en avait rien à foutre du visiteur que j’étais.

    • @kelvinator
      “Vous répétez que vous ne voulez pas imposer votre jugement, moi non plus, alors nous sommes d’accord sur ce point, oui ou non?”

      Mais j’ai déjà répondu:
      “lets agree to disagree”.

      Pour être plus clair, oui je suis d’accord avec votre affirmation.

      et merci d’avoir gardé cette conversation respectueuse.

    • C’est quoi l’idée d’amener des ados à Auschwitz? On veut qu’ils se mettent à brailler? Qu’ils pètent une crise de nerfs?

      Ceux qui ont le plus contribué, et de loin, à galvauder la mémoire de l’Holocaust sont les sionistes par l’utilisation qu’ils en ont fait pour justifier le comportement criminel d’Israël et faire taire les critiques. Mais ce ne sont pas les journalistes qui vont dénoncer cette situation. (je ne blâme pas Mme Leduc ici)

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