La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Vendredi 16 juin 2017 | Mise en ligne à 11h17 | Commenter Commentaires (51)

    Votre père

    La fête des Pères est là, à nos portes. Oui, oui, c’est une invention commerciale, oui, oui, c’est fait pour doper la vente de cravates. Mais quand même, me disais-je, il faut marquer le coup et écrire un petit quelque chose.

    C’est là que je suis tombée sur le texte de Gérard Bouchard dans La Presse + intitulé «Mon père».

    Un texte émouvant superbement écrit, d’une humanité qui fait du bien à une époque où les mots servent plus à assassiner qu’à rendre hommage.

    À travers ce père Bouchard, c’est l’évolution du Québec qui se trouve résumée.

    Permettez-moi d’en citer un long passage. Quand c’est beau, pourquoi se priver ?

    «Au moment de son mariage, écrit-il, sa famille réalisa qu’il ne restait plus de terre à défricher. Sans métier, sans héritage et avec très peu d’instruction (à quoi aurait-elle servi aux défricheurs ?), il alla s’établir à Jonquière avec ma mère et un enfant de 2 ans (Lucien). Mais là, deuxième surprise : le chômage sévissait, la misère était grande, c’était l’époque de la « crise ». Il parvint néanmoins à s’employer comme charretier et plus tard comme camionneur.

    «Les ouvriers qui appartenaient à la génération de mon père, ce sont eux, au fond, qui ont préparé la Révolution tranquille.

    «À cause de la misère qu’ils ont vécue, ils ont reporté leur rêve sur leurs enfants ; eux, au moins, connaîtraient un meilleur sort.

    «Comment s’y prendraient-ils ? En travaillant pour les faire instruire.»

    C’est comme cela que ce père analphabète et cette mère elle aussi issue d’un milieu modeste ont donné au Québec un premier ministre,  un intellectuel et trois autres enfants dont on sait moins de choses.

    Bien sûr, on peut avoir ses réserves sur Lucien. On peut aussi avoir ses réserves sur Gérard, sur ses idées (c’est lui, le Bouchard du rapport Bouchard-Taylor) et sur son ton pontifiant, par moments. Je sais, je sais, mais on n’est pas là-dedans ici.

    Bien sûr, aussi, tout ne se passe pas non plus toujours comme dans la famille Bouchard. La plupart du temps, la pauvreté engendre la pauvreté et de génération en génération, ce que l’on se refile dans plusieurs familles, c’est la misère, la grosse misère noire. Et dans le quartier d’à côté, les fils d’avocats, eux ont tendance à devenir eux-mêmes avocats (ou notaires ou médecins ou ingénieurs) et à vivre à leur tour dans de belles grosses maisons.

    Mais dans plusieurs familles, des pères et des mères qui ont «de faibles moyens» parviennent effectivement à faire de leurs enfants des hommes et des femmes qui vont loin et, avec un peu de chance, qui n’oublient pas à qui ils le doivent.

    «Aujourd’hui, conclut Gérard Bouchard au sujet de son père, nous éprouvons à son endroit une reconnaissance infinie et une profonde affection, une sorte de culte discret, sans rituel.»

    À vous la parole. Et c’est là que vos pseudos peuvent être utiles !

    Que devez-vous à votre père ? Quel héritage vous a-t-il laissé ? Si vous avez vous-même des enfants, quel souvenir voudrez-vous qu’ils gardent de vous ?


    • J’aurais tellement à dire sur mon père…

      Je me suis souvent demandée comment un homme qui parlait peu, qui était d’une discrétion assumée pouvait faire sentir sa présence autant que lui. Sans doute parce que pour mon père, tout ce qui comptait était la portée des actions, la présence; on se doit d’être présent pour ceux qu’on aime, pour les gens qui nous tendent la main, on trouve toujours du temps pour la famille et les amis.

      La famille ‘était la pièce maîtresse de la vie de mon père. Sa femme, son amour et ses enfants, comme il disait ses petites vies. Il faut dire qu’effectivement nous étions très vivants. Mon père a appris à mes frères à chasser et pêcher, à ma soeur à jouer au golf, il m’a appris à jardiner. Il m’a appris la passion d’aimer ce que l’on fait et de bien le faire. Je le revois encore préparer son attirail de pêche méticuleusement en chantonnant: ça va être l’fun! ça va être l’fun! Je le revois encore m’expliquer calmement comment planter telle vivace pour qu’elle soit bien à cet endroit. Je le vois partir avec ma soeur au golf toujours en chantonnant.

      Mon père n’en avait rien à foutre des apparences matérielles. Il aimait son confort mais ne cherchait jamais à épater la galerie, ce qu’il aurait pu faire facilement. L’important était les gens. Avec ma mère, il organisait de joyeux rassemblements où les rires et les histoires étaient au rendez-vous. Si je ferme les yeux, je vois une maison pleine de monde, la famille et les amis, des tonnes de bouffe que ma mère avait cuisinée et mon père assis dans son lazy-boy avec un neveu ou une nièce assis sur ses genoux à parler de chasse ou de pêche, quelquefois du Canadien avec un invité. C’est un merveilleux souvenir, la vie est douce dans ces moments.

      Mon père aurait aujourd’hui 97 ans. Mais il serait probablement beaucoup plus ouvert d’esprit que bien des gens. On ne doit jamais juger les gens, qu’il disait. On ne sait pas toute leur histoire et ils ne sont pas obligés de nous la partager. Mais, on doit aider ses proches, peu importe nos croyances.

      Aimez, lisez, informez-vous, voyager, étudiez, riez et surtout soutenez-vous les uns les autres, voilà ce que mon père m’a appris. Malheureusement, j’ai perdu mon père au tout début de ma vingtaine, il m’aurait sans doute appris quelques petites choses de plus.

    • Ce que je dois à mon père? Strictement rien. Quel héritage m’a-t-il laissé? Sweet f*** all! Quel souvenir je voudrais que mes enfants gardent de moi? D’avoir été tout le contraire de mon père. En passant, les enfants ne doivent strictement rien à leur parent. Au contraire, ce sont nous qui leur devons tout. C’est à mes enfants que je dois tout le bonheur qu’ils me procurent. S’ils sont heureux, c’est parce que j’aurai accompli ma tâche.

    • Mon père a été présent. (parc, mon coach de soccer, accompagnements aux activités).
      Mon père ne m’a jamais battu (a part quelques claques occasionnelles, mais je ne considère pas cela comme battre quelqu’un).
      Mon père n’a jamais battu ma mère (ici aucune claque occasionnelle).
      Mon père n’a jamais battu ma sœur (ici aussi, aucune claque occasionnelle).
      Mon père n’était pas un alcoolo.

      Il n’était pas riche, mais il a travaillé toute sa vie, pour sa famille.

      Bref, un père comme tout les pères devraient minimalement être.
      Merci Papa.

    • Â mon père gilles. Je lui dois positivisme, joie de vivre et amour des choses bien faites…merci PA!

    • La “révolution tranquille” s’est manifestée mondialement, pas juste au Québec.

      C’est ni plus ni moins le début de la mondialisation qui la causée.

      L’avènement des communications (essentiellement la télévision) et des transports (automobile abordable, réseau d’autoroute, démocratisation du transport aérien)

      La révolution tranquille n’est pas le fruit d’une intention.

      Ceci dit, je trouve que cette génération a tendance à etre silencieuse, voire humble, laissant les gestes et resultats parler d’eux-memes.

      Cette “Greatest Generation” (né entre 1900 et 1925) aura connu un sapré parcours.

    • Papa. Il n’était pas parfait. Il fumait comme un engin et buvait un peu trop. Mais il était si intéressant! Il lisait, lisait, lisait et avait des connaissances très vastes. Il travaillait pour subvenir aux besoins de la famille. Il a payé cher ses péchés et est décédé à 54 ans. J’en avais 22. Parmi ses legs : un souci pointu de l’honnêteté, un amour de la nature sans bornes, une soif d’apprendre, et le cadeau de m’avoir demandé d’être le “bâton de vieillesse” de Maman. J’ai tenu ma promesse et ait eu le plaisir de découvrir aussi cette femme aux multiples qualités, un peu mise à l’ombre parce que Papa prenait beaucoup de place.

    • Un peu comme pizzaguy , je ne dois pas beaucoup à mon père..à part l’hérédité. Quant à la pauvreté de génération en génération, le système social , éducatif etc….actuel au Québec permet de la contrer pour ceux et celles qui veulent se prendre en main………

    • J’ai hérité d’un très bon bagage génétique au niveau de l’intelligence. On a tous été premiers de classe, parents, frères et soeurs. De mon père est venu un gout pour les sports et même si je n’étais pas parmi les meilleurs, il m’a montré à persévérer pour trouver une façon de me démarquer. De lui est également venu un gout pour la lecture. De ça découle la mémoire, la curiosité, …

    • Comme la plupart des pères des années 70, le mien nous a abandonné et ne s’est jamais souci guère de sa famille…
      Quand je regarde les pères d’aujourd’hui, ils sont encore très égoiste. Peu sont près à sacrifier leurs petits conforts pour leur enfant.

      Les pères seront toujours décevants, ne voulant pas s’impliquer et étant absent la plupart du temps.

    • @gl00001
      Vous avez hérité d’un très bon bagage génétique au niveau de l’intelligence? Quand le bon dieu a distribué la modestie, vous deviez être aux WC. ;)

    • @gl000001

      Moi j’opine comme Upsilon. Hier vous nous disiez que vous avez étudié à l’UQAM, aujourd’hui vous nous dites que vous êtes très intelligent.

      @Combre

      Où avez-vous étudié?

    • “Comme la plupart des pères des années 70, le mien nous a abandonné”

      Wut?

    • JeuneFille

      La campagne de censure de gl commence à prendre racines.

      Dommage pour la vérité et la lucidité.

      Mais super pour gl, dont les louanges pour son père sont particulièrement tristes.

    • @ Concombre Et quel age aviez-vous lors de cet abandon?

    • Mon père a été un bon pourvoyeur, mais il était égoïste (et l’est encore) et il n’était pas présent pour sa famille – un pur produit de sa génération. Élevé au séminaire, il n’a jamais su quoi faire avec ses deux filles. Alors pour compenser, il s’occupait des enfants des autres (disait ma mère) en entraînant de jeunes hockeyeurs en plus de jouer à la balle molle tous les étés. J’ai passé mon enfance dans les arénas et les estrades de terrain de balle. Ai-je besoin de dire que je déteste le sport! Je lui en ai longtemps voulu. Mais maintenant qu’il est vieux et malade, je me dis qu’il n’a pu donner ce qu’il n’a pas reçu et qu’il ne me sert à rien d’en vouloir à un homme qui a fait ce qu’il a pu avec les outils qu’il avait.

    • Tout est ici:

      https://ysengrimus.wordpress.com/2016/10/05/real-laurendeau-1923-2015/

      Paul Laurendeau

    • @JeuneFille
      Insulte … cliché … hors sujet !!!

      @Concombre
      “dont les louanges pour son père sont particulièrement tristes.”
      Je ne semble pas être le seul !

      @daigneau
      Comme Concombre a si bien expliqué (!!) d’ou prenez-vous cette info ? Généralisation grossière ?

      @Upsilon
      ;-)

    • Bonjour Jutamat

      Désolé, j’aurais du mettre des guillemets, je citais une phrase de daigneau. Je vois mes parents a peu près à toutes les semaines.

      Par ailleurs, j’exprimais ma complète surprise a l’égard de celle-ci. De 2 choses l’une: soit j’habite sur une autre planète, soit son affirmation est complètement dans le champs.

    • JeuneFille

      Pas à l’UQAM, lol.

    • @jeunefille

      il y en plusieurs pour qui Concordia est a McGill ce que l’UQAM est a l’UdeM

      chercheure à l’université, ce n’est pas chercheure au privé.
      c’est plus noble a l’université? ils disent tous ca

      je vous trouve mal placée pour baver gl00001

    • C’est un beau sujet et nos parents , nos pères vivants ou décédés méritent des hommages mais je trouve qu’on parle trop de soi ou qu’on en révèle trop sur des blogues publics avec des étrangers quand c’est une personnalité c’est différent qu’elle parle ou pas les gens seront au courant aussi bien donner sa version personnelle de l’histoire. Pour nos parents, essayons de retenir le meilleur venu d’eux.

    • @chabanel 10h32

      Moi aussi j’ai déjà entendu cette comparaison (”il y en plusieurs pour qui Concordia est a McGill ce que l’UQAM est a l’UdeM”). Malheureusement, il y manque un petit maillon à votre raisonnement si vous voulez porter un quelconque jugement sur Concordia. En effet, vous omettez de comparer l’Université de Montréal à McGill.

      Je n’ai jamais comparé ici la recherche universitaire à la recherche industrielle. En fait, dans plusieurs domaines, l’industrie a une bonne longueur d’avance, sauf qu’on ne sait pas tout ce qui s’y fait car peu de résultats sont publiés. En intelligence artificielle, il n’est pas rare que l’industrie offre des salaires d’entrée plus élevés que 200K à des gens qui viennent à peine de terminer leur doctorat. C’est un peu mieux que dans les sweat shops à guenille que vous connaissez, vous en conviendrez.

      En passant, faites attention aux pseudos des gens (ils en sont très fiers). On écrit “JeuneFille” avec deux majuscules et on écrit “gl000001″ avec cinq zéros, comme dans zéro à la puissance cinq.

    • En 1975, mon père, ma mère ont fui la guerre. Notre famille a été accueillie à bras ouverts par la province de Québec et le pays du Canada. Nous repartions de zéro. Tous les enfants ont été éduqués par le réseau publique. Mon père nous encourageait sans bousculer. 2 générations plus tard, 24 médecins et dentistes ont été produits. Merci papa, merci les Québécois, merci les Canadiens, vous nous avez rendu fier service, nous vous rendez, et rendrez, fierté et sevice ! Merci encore !

    • @gl Hommage intéressant à votre papa. Pour ce qui est de l’intelligence, la réussite dans les études et le goût pour celles-ci peut en être qu’une manifestation, l’intelligence a plusieurs facettes. Le premier de la classe n’est pas nécessairement le plus intelligent, son intelligence sociale pourrait même être moindre. C’est assez complexe.
      Non mais si on aime cela et en avoir les capacités,donc les aptitudes et l’intérêt bien tant mieux.
      Apprendre à se dépasser par les sports c’est bien cela. Et aimer la lecture oui je suis pour.

      L’ingénieur en électricité n’est pas forcément plus intelligent que l’électricien et je connais un ingénieur qui a passé son diplôme d’électricien plus tard. Les deux intelligences sont bonnes et lui avait les deux au final mais son emploi son entreprise bien fait plus en sorte qu’il a besoin d’être électricien aussi.

      C’est pareil pour la mécanique et avec des machines. Et on peut remonter loin en arrière ou des personnes auraient pu faire des études mais ne pouvaient pas financièrement. Ils ont appris sur le tas et avaient des amis ingénieurs, médecins et gens d’affaires comme eux.

      L’intelligence est souvent mesurée selon des valeurs et préférences et des aptitudes à faire ce que celui qui mesure désire même pour un animal. Le chien qui ramène la balle ou un oiseau qui trouve un outil et cela démontre son intelligence mais pour aller chercher de la nourriture. Celui qui ne se casse pas la tête a peut-être juste moins faim sans être moins fin.

      Pour l’université que la personne fréquente ? Cela ne veut rien dire et même pas le contingentement sauf que là tu as une sélection. La sélection est plus forte en médecine que dans bien des programmes ? Les médecins sont intelligents mais sont-ils vraiment toujours les plus intelligents ? Pas du tout. Cela ne leur enlève pas leur mérite.

      Oui à l’UQAM, ils sont aussi intelligents qu’ailleurs mais on peut aimer moins certains aspects, de l’université populaire et avec beaucoup d’étudiants en sciences humaines.

      Tiens une diplômée intelligente de l’UQAM, elle y a fait un baccalauréat par cumul de certificats.

      https://citadins.uqam.ca/basketball-feminin/nouvelles-basketball-feminin/1066-queteline-celestin-signe-son-premier-contrat-professionnel-en-france.html

      Bien oui, sa priorité restant le sport et c’est une élite. Un sportif d’élite outre avoir des aptitudes physiques a souvent une intelligence supérieure à la moyenne du moins pour faire son sport. Elle peut être trop spécialisée ? Parfois.

    • correction : nous vous rendrons …

    • @Upsilon
      C’est une autre chose qui vient de mon père mais à l’inverse de lui. Il était tellement “conventionnel”. “Ca ne se fait pas” qu’il répétait trop souvent. Pourtant, plus jeune, il a été le premier de sa famille à s’acheter une maison en banlieue, à vouloir monter dans les organisations ou il a travaillé. Les autres restaient locataires et gardaient la même petite job longtemps. Je ne sais pas ce qui l’a fait changer comme ça.
      Pour la modestie que vous préconisez, c’est un relent de la traditionnelle morale judéo-chrétienne. On est “né pour un p’tit pain” avec ça ? Libérez-vous de ça. Prenez votre place dans la vie.

      @JeuneFille
      Cinq zéros, c’est similaire à James Bond qui à seulement deux zéros ;-)

    • Mon père m’a obligée à retourner sur les bancs d’école alors que je venais d’abandonner. Je l’ai trouvé alors ben plate, ben directif, ben vieille garde.

      Merci papa car c’est grâce à toi que je gagne bien ma vie dans une profession que j’adore. Tu aurais été plus cool, laxiste et inconscient de ton rôle de père que, vraiment, je ne sais pas où je serais aujourd’hui.

    • Papa nous faisait écouter toutes sortes de musiques. Opéra, jazz, fanfares militaires, classique, de Félix Leclerc à Dean Martin en passant par Elvis Presley. Il nous expliquait pourquoi il trouvait la soprano italienne Renata Tebaldi supérieure à la cantatrice grecque Maria Callas. Je le trouvais plutôt ennuyant avec son opéra… Je ne savais pas alors qu’il me faisait entrer dans un vaste monde artistique -et ses personnages. J’ignorais aussi qu’il participait à la construction de ma personnalité et de mon savoir.

      Papa, je ne sais toujours pas si la Tebaldi était supérieure à la Callas mais tu m’as appris le sens critique. Devine quoi ? J’aime l’opéra… et Jimi Hendrix, et Gainsbourg, et Lisa Leblanc, et Richard Desjardins, et Zappa… et Fauré, et, et, et…. Tu m’as ouvert un monde si loin de notre quartier ouvrier. À jamais, m e r c i.

    • Intéressant gl, vous partagez aussi avec James Bond (et curieux) le fait que personne ne vous souhaitera bonne fête demain.

      Pour des raisons très, très différentes par contre.

    • @Concombre
      C’était une blague (que vous ne semblez pas avoir compris ???).
      Et vous avez aucune idée des “raisons”. “Clueless” comme d’habitude !!

    • @mngo

      Vous êtes gentil de dire merci.

      C’est un devoir de terre d’accueil, à la fin.

      Le contraire aurait été honteux.

      Quel bonheur que de créer du bon ensemble!

      Y a t il un mot qui résume mieux l’humanite que “ensemble”?

    • @gl S’acheter une maison en banlieue était et est toujours conventionnel , était dans les années ‘70. Et si tu étais pas kétaine avant tu risquais de le devenir… Sauf les snobs qui existaient mais maintenant leurs beaux quartiers sont aussi habités par les parvenus dans des grosses cabanes monster house. Les kétaines ordinaires, le monde s’en allait dans des bungalows, des gunbalow. Mais comment les blâmer ?

    • @JeuneFille

      “Sweatshop”? Haha. Parce que ça entre au pays par bateau c’est forcément produit dans une Sweatshop? Assez rigolo qu’une prétendue du savoir soit aussi peu informée.

      Il y a des usines fournissant de meilleures conditions de travail en Asie qu’ici vous saurez. Je le sais parce que je l’ai vu. Et vous, d’ou tenez vous votre information?

      Pour le reste, ça m’epatera toujours de voir à quel point les professionels ont un sentiment d’inferiorite vis à vis les gens d’affaires. Piqués au vif à un rien.

    • @gl Vouloir monter dans les organisations c’est faire preuve d’ambition mais c’est conventionnel et conformiste.

      Lancer sa propre entreprise cela le serait moins. Être dans le syndicat à l’époque peut-être moins. Devenir végétarien ou je ne sais pas trop quel truc… Devenir artiste peintre, poète ou humoriste mais dans ces années là… Là c’est non conformiste.

      Peut-être pas juste conventionnel mais aussi la mentalité de se contenter de ce qu’on a ?

      Non mais on ne le connaît pas votre père et feu le mien je ne veux pas nécessairement vous en parler mais disons certaines qualités, il était un homme accueillant, poli, curieux, respectueux des différences. Il avait aussi de l’humour comme les autres membres de sa famille. Pour les jeux de mots ce sont des experts là-dedans et un des frères lui plus fort dans l’humour pince-sans-rire. Mon allait vers les autres et encourageait aussi des artistes.

      Mais il avait les deux côtés en lui traditionnel et en même temps sachant rire de cela. Cela fait bien longtemps qu’il n’est plus de ce monde quand même.

    • gl

      Bien sûr que c’était une blague. Vous n’êtes pas assez timbré pour vous prendre pour James Bond, quand même!!!!!!!!!!

      My god.

      Bien sûr que si, j’ai une bonne idée de ce qui explique que James Bond n’a pas eu d’enfant, pour des raison très, très différentes de vous et Curieux. C’est drôle que vous puissiez en douter!!!!!!!!

    • @chabanel 20h28

      Moi je pensais surtout aux sweat shops sur Saint-Laurent et Chabanel, mais il y en a aussi en Asie, en fait bien davantage. Allez voir comment Calzedonia fait fabriquer ses soutiens-gorges au Sri Lanka. Assez pour décider de ne plus en porter.

      Bonne fête des pères!

    • @Lecteur_Curieux
      C’était anti-conformiste si on compare mon père au reste de sa famille comme je disais.

      @Concombre
      Qui vous dit que j’en doute ? Je suis certain que vous êtes “clueless”. Vous vous rappelez … “votre” vérité ;-)

    • Calze qui?

      Une chercheure qui sort une anecdote comme argument? Ouch

    • @montrealaise

      Ce n’est pas votre père qui était “vieille garde” de vous dire de retourner à l’ecole

      C’est vous qui étiez vieille garde de l’avoir écoutée

    • @montrealaise

      Je ne parlerai pas de mes parents, mais plutôt des parents que sont mon épouse et moi

      Je suis le straight, le non-negotiable. Mon épouse c’est la folle, la le fun.

      Mes enfants m’aiment beaucoup, mais penchent vers maman. Et pas seulement parce que c’est la maman.

      Je me console, ou je justifie, continuellement avec exactement ce qu’est votre 2e post.

      Ceci dit, il y a toujours un stress qu’ils ne comprendront pas un jour. Que j’etais le plate qui insistait de leur montrer du nouveau.

      Les habitués du blogue savent que mon frère d’un an plus jeune que mois s’est suicide il y a bientôt 5 ans.

      Mes parents ont été à peu près parfaits. Un peu exigeants sans avoir offert autant de structure que ce qu’esperait leur exigence mais super quand même à la fin.

      Desfois, le gâteau ne lève juste pas.

    • @gl C’est votre papa et c’est vous qui connaissez son histoire moi je connais en partie le mien qui il était. Ce que j’ai connu de lui et sa famille aussi. Mais oui mon grand-père a vécu plus longtemps que mon père. Mais bien différents un de l’autre et celui maternel ne ressemble pas à celui paternel, ah non pas du tout…

      Une des choses de l’héritage de mon père ? Il nous a abonné à la série de livres suivants de Grolier :

      https://secondemain.ca/acatalog/Secondemain_Grolier_5689.html

      Alors quoi, le papa est décédé quand nous étions enfants ? Oui.

    • @ chabanel

      Je n’avais pas trop le choix d’écouter mon père. Il était bien strict. Je suis retournée à l’école à reculons. Rendue au début de la trentaine je lui ai écrit une lettre lui disant que je l’aimais et surtout, pourquoi je l’aimais en énumérant des choses concrètes qu’il avait faites pour nous, ses enfants, et moi en particulier. J’ai su, par ma mère, qu’il avait beaucoup pleuré en lisant ma lettre. Pleuré de joie et de soulagement, je dirais.

      Il avait bien des défauts mais j’ai compris qu’il avait le droit d’être lui-même autant que moi j’en réclamais le droit. J’estime qu’on devient adulte quand on reconnaît le droit à ses parents d’être ce qu’ils sont et… imparfaits.

      Votre message à 22h16 me touche beaucoup. Vous savez sans doute que le “straight” et la “folle” apportent chacun des éléments essentiels à la formation de leurs enfants. L’important est que ces derniers sachent qu’ils sont aimés des deux parents. Mon père aussi c’était le stressé et ma mère la bonne maman tendresse. Il avait tellement peur qu’il m’arrive quelque chose avec les garçons… s’il avait pu ériger une clôture autour de moi il l’aurait fait :-) Pauvre daddy. Je comprends son zèle aujourd’hui et c’est pardonné depuis longtemps.

      Bonne fête des pères. À chabanel et à tous.

    • Heureusement, j’ai eu un beau-père qui a su jouer le rôle de père. Il était dévoué, travaillant, modeste et présent dans nos vies. J’ai eu la chance de lui écrire, peu avant son décès, pour le remercier. J’ai pu voir la gratitude dans ses yeux avant qu’il nous quitte. Depuis son départ, la fête des pères passe presque inapercue.

      Malheureusement, je partage l’expérience et les conclusions de pizzaguy en ce qui concerne mon “vrai” père. On ne devrait jamais s’acharner à réparer une relation quand l’autre s’acharne à la détruire.

      Bonne fête des pères!

    • @gl Je ne suis quand même pas d’accord avec vos définitions et pas nécessairement non plus pour ce que sont traditionnellement les Canadiens français. Mais vous savez ? Tout cela part de nos parents et toute notre ascendance familiale. Cela dépend de quelle branche ou de quelle famille dont on parle, de quelle région du Québec dont ils sont issus, l’histoire racontée tend à trop uniformiser, même dans une même famille entre frères et soeurs, parler du père ou de la mère vous aurez deux portraits différents.

      Entre un frère et une soeur la perception des autres peut ne pas être la même.

      ———————————————————

      Pour parler d’histoire et d’anecdotes reliées à des personnes ou régions données il faut être sur une page consacrée.

      Vous pouvez avoir plusieurs personnages marquants de l’histoire, d’autres un peu plus oubliés par la version officielle qui est obligée de faire des choix mais si vous parlez aux bonnes personnes eux ils savent cela. Plein de personnalités haute en couleur.

      Une place de pionniers et de bâtisseurs. Né pour un petit pain ? Certainement pas untel. Puis un autre d’une autre famille mais étant resté dans sa région d’origine. Ce n’est pas cela du tout mêmes si eux ne seront pas fortunés.

      ———————————————–

      La version officielle de l’histoire ne colle pas pour plein de gens et de situations mais pour d’autres c’est absolument vrai.

      Si tu parles des Laurentides, il peut y avoir une mentalité de conquérants comme le Curé Labelle et mêmes certains y étaient avant lui. Pionniers, bâtisseurs, défricheurs.

      Autre région ? Tel endroit ? Plus des Cow-boys quand d’autres voient leurs photos d’époque.

    • @concombre Êtes-vous avocat ou psychanalyste ? Et ni Gl ni personne ici n’est votre patient ni votre client à moins qu’on ne le sache pas.

      C’est quoi cette tactique là ? Puis Gl parle trop. Tu te confies à des amis. En public ? Bien on peut toujours mais il faudrait venir en rajouter encore et encore. Ce n’est pas un dialogue à deux, ou un groupe d’amis.

      On peut juste se faire une image des différents pseudos tout en pouvant énormément se tromper. On va faire des comparaisons avec des personnes côtoyées et on a tous nos schèmes de référence.

      Le concombremasqué c’est un personnage d’une BD mais je ne suis pas vraiment un lecteur de cela bien que j’en ai vu un peu.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Concombre_masqu%C3%A9

      Pif Gadget pas mal plus…

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pif_Gadget

    • @gl Vous ne donnez pas de définitions comme tel de l’anti-conformisme ou d’être conventionnel ou encore de la mentalité judéo-chrétienne ou du né pour un petit pain mais c’est trois choses différentes.

      Plus résignés, manquant d’audace, ou impuissants devant les pouvoirs ?

      —————————-

      On a pas les mêmes référents mais là oui vous parler de votre papa et sa famille et qui restent à loyer et en ville car ils ne pensent pas pouvoir avancer, ils sont résignés, ils n’osent pas.

      Non, mais je ne les connais pas. Et mes ancêtres ou ma famille n’a pas quitté la ville pour la banlieue. Non, pas du tout. C’est plus dans les régions mais on a plusieurs ancêtres donc il faut remonter très loin.

      Alors si je me lance je vais parler d’histoire, de généalogie, d’anecdotes et cela va aller dans tous les sens.

      On va être rendu aux États-Unis, en Bretagne en Normandie, avec et/ou contre les Amérindiens, contre les Anglais , dans les Hautes-Laurentides, en Mauricie, sur l’Île d’Orléans, en Abitibi, etc. et dans l’ordre comme dans le désordre.

      On peut même passer par le West Island de Montréal. Hey… C’est un de mes ancêtres ce type finalement. Pas seulement le mien, les descendants sont très nombreux.

    • @gl Soyez prudent avant de parler publiquement. Sommes-nous à ”Parler pour Parler” ((Janette Bertrand) ou à raconter une dramatique de l’Amour avec un Grand A, dans lequel nous aurions joué ? Si tu racontes cela à un ou une artiste et qu’il en fait des personnages pour la télévision, là les gens vont se reconnaître mais se confier trop en profondeur publiquement ? Il y a danger. Soyons tous prudents.

    • Revenons aux vraies affaires, parlons du texte de Gérard Bouchard, en effet, c’est un bon texte et un texte personnalisé et avec sa vision personnelle même s’il est aussi historien et la vision de son papa à lui c’est plus nos grands-parents à nous dont il faudrait parler mais attendez de cette génération là il n’y a pas que nos grands-parents, il y a les grands-oncles.

      Aucun de mes deux grands-pères n’étaient des ouvriers pas vraiment mais défricheur ou bâtisseur cela oui ou pionnier aussi. Mais je ne raconterai pas leur histoire. Gérard Bouchard ne donne pas le prénom à son père seulement…

      https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Bouchard

      Né à Jonquière dans une famille ouvrière. J’en ai des ouvriers dans mes familles et plusieurs des petits cousins par exemple d’une génération antérieure. Ou des grands oncles. Pas de la même région du Québec que les Bouchard.

      Le Saguenay, la famille ouvrière ce n’est pas le Québec au complet mais oui il a existé plusieurs réalités similaires, il faut juste faire attention de ne pas généraliser.

      Leur père se nommait Philippe Bouchard :

      http://www.nosorigines.qc.ca/GenealogieQuebec.aspx?pid=15919&partID=815135

      Plus âgé un peu que mes grands-parents mais de leur génération. Il faut donc le comparer aux grands-parents, aux grands-oncles et aux grandes-tantes.

      Une de mes grandes tantes dans une des branches familiales a été religieuse missionnaire.

      Un de mes grands oncles, d’une autre famille ? Il est allé à la ruée vers l’Or au Klondike. Est-ce le grand-oncle ou encore plus vieux ? Je ne me souviens plus lequel.

      Un autre était cuisinier dans des camps de bûcherons.

      http://www.nosorigines.qc.ca/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Philippe_Bouchard&pid=15917&lng=fr&partID=15918

      Cultivateur lors du mariage mais oui c’est ce que nous dit son fils Gérard aussi.

      C’est leur histoire familiale, dans notre famille, plus loin au niveau de l’arrière-grand-père ils ont fait un album de famille. Alors là vous voyez tous les cousins et petits cousins, grands oncles et tout.
      Bien pareil pour vous, allez tous les voir , vos parents et ancêtres de cette génération là ou celles antérieures.

      Puis pour les grands-parents ce peut être des familles nombreuses avec des grands écarts d’âge entre frères et soeurs.

      On peut parler de la Première Guerre Mondiale que ceux assez âgés ont connu un peu jeune enfant. Non mais dans son histoire c’est Gérard Bouchard qui parle lui-même, évidemment son père est mort en 1975.

      C’est un bel hommage à son papa et à plusieurs autres par la bande mais il y a tant de réalités différentes.

      Tu vas parler d’eux aux bonnes personnes.

    • Mes parents bien que de la génération des deux Bouchard ne leur ressemble pas, un de mes oncles par alliance lui pourrait avoir certaines ressemblances mais il n’était pas et n’est toujours pas de la même orientation politique qu’eux.

      Par contre, je peux avoir des parents plus éloignés et issus d’un ancêtre commun et une grand-mère les décrivait comme des cousins bien là c’est de cette famille politique là. De belles-familles autres avec ce grand-père là aussi.

      Vous avez de tout, des ouvriers, des patrons, des religieux, des cultivateurs…

    • La fête des pères est terminée. Maman fait le ménage.

    • Wow ! Maman fait le ménage. Pour ma part, j’ai vu mon père plombé par cette même indifférence. Miné par le manque d’amour et rabaissé par des médisances typiquement féminines. Pourtant, il ne voulait que la tendresse en retour. Un brin d’espoir et la certitude de bien faire. Malgré cela, il nous a donné de l’espace pour grandir et de la liberté pour rêver. Mais tous les jours, il a dû essuyé les remarques acerbes et les insinuations malveillantes de ma mère. Les femmes ne sont pas que vertueuses soulignait Mme. Bombardier et j’ajouterais que les enfants aussi sont parfois ingrats mais sans broncher, mon paternel a encaissé les coups. Refusant de s’apitoyer et circonspect devant une avalanche de commentaires obtus mais c’est aussi ça être père. Résister et foncer pour le bien d’autrui. Merci et bonne fête à tous les papas.

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