La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Archive, février 2017

    Mardi 28 février 2017 | Mise en ligne à 12h10 | Commenter Commentaires (12)

    Paul, Justin et le marketing

    Une semaine a passé, puis deux, puis trois. L’enfant n’avait toujours pas de prénom, même si toutes les copines se faisaient un plaisir de dresser leur propre liste de suggestions.

    Ce n’était certes pas simple. C’est qu’en plus de tous ces prénoms qu’on élimine d’emblée parce qu’ils sont déjà portés par quelqu’un de notre entourage ou par quelqu’un qui nous tape vraiment trop sur les nerfs, notre amie cherchait, elle, un prénom qui se disait dans trois langues.

    C’est comme ça que les jours passaient et qu’elle et son conjoint envisageaient sérieusement de payer l’amende imposée par le Directeur de l’état civil à tout parent qui met plus de 30 jours à déclarer la naissance de son enfant.

    D’accord, les tourtereaux auraient dû y penser avant, mais à leur décharge, le prénom, c’est plus important que jamais.

    Il suffit d’écouter la radio, particulièrement le 98,5 où, le matin et le soir, «Paul» est dit et redit par les commentateurs à tous les quatre ou cinq mots (j’exagère à peine).

    «En quelques décennies, il [le prénom] a supplanté le patronyme : tout le monde s’appelle par son prénom!», est-il écrit à juste titre dans un article publié cette semaine dans L’Express sur le sujet.

    Et en France, où le tutoiement est bien moins d’usage qu’ici et où on se donne encore facilement de la «Mademoiselle » dans certains cercles, ça heurte certains esprits.

    «Désormais, c’est simple, tout le monde semble avoir gardé les porcins ensemble : les animateurs du PAF, les participants aux jeux télévisés, les polémistes, les artistes, les hommes politiques… Il n’y avait qu’à voir les prétendants à la primaire de la droite se donner du ” François ”, du “ Alain ” et du ” Nicolas “ lors des débats télévisés…», peut-on lire dans L’Express.

    Mais comme on est en France et qu’on ne craint pas le malaise, certains résistent haut et fort à cette mode que L’Express croit importée des États-Unis.

    Ainsi, en pleine télé, un candidat du parti de la France insoumise s’est fâché lorsqu’un chroniqueur l’a appelé par son prénom. «Est-ce que vous pouvez m’appeler par mon nom et pas par mon prénom, s’il vous plaît ? Nous ne sommes pas amis.»

    Quelques jours plus tôt, en novembre, raconte encore L’Express, une syndicaliste avait fait de même dans une discussion avec le politicien Bruno Le Maire.  «Monsieur, je ne me permettrais pas de vous appeler par votre prénom. Je vous appelle M. Le Maire ; appelez-moi Mme Joachim-Arnaud et pas Ghislaine : nous ne sommes pas amis. »

    Cette poignée de résistants ne change rien à la vague de fonds : désormais, ce qui compte, c’est le prénom, alors au besoin, payez l’amende.

    C’est votre enfant qui vous sera reconnaissant d’y avoir réfléchi aussi longtemps que nécessaire et de ne pas l’avoir affublé d’un prénom lourd à porter qu’il traînera toute sa vie.

    ***

    Par ailleurs, sachez qu’il arrive, dans une salle de rédaction, que le grand tout avale un texte et qu’il ne paraisse jamais. On dirait bien que c’est le sort qui a été réservé à mon suivi sur la pesée. Comme le sujet a été soulevé ici, voici donc où on en est.

    La commission parlementaire saisie de pétitions contre la pesée d’élèves qui a cours dans certaines écoles a tranché la question. Elle recommande que la pesée soit éliminée à l’école primaire et secondaire. En ce qui a trait au cégep, les parlementaires demandent au ministère de l’Éducation d’émettre une directive précisant que la pesée ne devra être faite «qu’à l’initiative de l’étudiant, sans contrainte et de manière confidentielle».

    Les auteurs du rapport croient que la pesée peut être nocive pour les jeunes aux prises avec un trouble alimentaire et que ceux qui ont un surplus de poids «n’ont pas besoin de se le faire dire dans leur cours d’éducation physique, ils le savent».

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    Lundi 27 février 2017 | Mise en ligne à 9h49 | Commenter Commentaires (44)

    «J’avais peur»

    Ayons une petite pensée  pour ces 220 pauvres jeunes de l’école secondaire Herring Cove, en Nouvelle-Écosse, qui reviennent sans doute à la vie aujourd’hui après cinq jours terrifiants, la semaine dernière.

    «J’étais fâchée. J’avais peur», a dit une jeune adolescente.

    Pourquoi cette détresse ? C’est à cause d’une enseignante qui a eu l’idée de lancer un défi aux élèves, comme l’a rapporté Radio-Canada la semaine dernière. Pendant cinq jours, ils ont subi une cure de désintoxication de leur téléphone qu’ils ont dû laisser à la maison.

    À Radio-Canada, Jamie Lynn Quinn, la méchante prof, a raconté que ses élèves sont constamment sur leur téléphone, en classe, et que ça pose problème. (L’histoire ne dit pas pourquoi l’école n’a pas eu la bonne idée de bannir le téléphone pendant les heures de classe.)

    Au début de l’expérience, le personnel de l’école dit avoir observé une hausse de l’anxiété parmi les élèves. Beaucoup de téléphones cachés sous les manteaux ont aussi dû être confisqués.

    On peut bien rigoler, lever les yeux au ciel en pestant contre cette jeune accro à la techno, mais vous, combien de temps tiendriez-vous sans votre téléphone et sans tablette ?

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    Jeudi 23 février 2017 | Mise en ligne à 10h44 | Commenter Commentaires (35)

    Transmettre l’obésité en héritage

    Selon les derniers chiffres disponibles, 44,5 % des garçons de 12 à 17 ans sont en surpoids ou obèses (là-dessus, 21 % sont obèses).

    Sans mauvais jeu de mots, c’est énorme, absolument énorme. Du côté des filles du même âge, la proportion est de 29,3 % (17,6 % sont en surpoids, 11,7 % sont obèses).

    L’indice de masse corporelle sur lequel se base Statistique Canada n’est certes pas parfait. Certains athlètes au sommet de leur forme et d’autres personnes ayant une bonne masse musculaire ont en effet de très mauvais scores à cette échelle.

    Ça demeure quand même un indicateur. Et puis à l’œil, en se promenant simplement en ville et en région, à l’évidence, il y a problème.

    Vous ne verrez pas cela écrit souvent dans ce blogue, mais cette fois, c’est vrai : les problèmes de poids des jeunes, ça, c’est en bonne partie la faute des parents, comme semble le confirmer cette étude menée par des professeurs d’économie de l’Université Sussex qui circule ces temps-ci.

    Après avoir étudié l’indice de masse corporelle de 100 000 enfants de six pays différents, les économistes évaluent que les enfants héritent de 35 à 40 % de leur masse corporelle de leurs parents.

    Chez les enfants les plus obèses, ce pourcentage atteint 60 %.

    «Ces résultats devraient nous faire réfléchir à quel point l’obésité est le résultat de facteurs familiaux et génétiques», a dit Peter Dolton, coauteur de l’étude, qui s’est penché sur le poids d’enfants anglais, américains, espagnols, mexicains, chinois et indonésiens.

    La génétique a cependant peu de poids dans l’équation, à en croire les seules statistiques chinoises.

    En 1985, moins de 1 % des enfants et des adolescents étaient obèses. En 2014, 17 % des garçons et 9 % des filles l’étaient.

    Selon une étude publiée en 2016 par la revue scientifique The Lancet, l’obésité, dans le monde, pourrait toucher 25 % de la population mondiale si rien n’est fait.

    La pauvreté y est sans doute pour quelque chose. Pour acheter des fruits et des légumes, il faut de l’argent.

    Mais l’eau, ça, incontestablement, c’est moins cher que du jus. Si on commençait par cela, dans les boîtes à lunch ?

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