La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Archive, octobre 2015

    Vendredi 30 octobre 2015 | Mise en ligne à 12h04 | Commenter Commentaires (11)

    Joyeuse Halloween…

    …et ne piquez pas les bonbons de vos enfants!

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    Jeudi 29 octobre 2015 | Mise en ligne à 11h12 | Commenter Commentaires (16)

    Bien s’engueuler

    Bien s’engueuler

    Je souriais hier en lisant l’article «La beauté fracassante des scènes de ménage», dans Le Devoir d’hier. Catherine Lalonde traite de l’anthologie des engueulades conjugales dans la littérature (pas banal comme thème de recherche!) que vient de publier Pierre Lepape.

    «Je pense que c’est la littérature qui a inventé l’amour, a confié l’écrivain français au Devoir. Alors je voulais aussi voir comment la littérature rendait compte du quotidien de l’amour. Car les romans parlent souvent des débuts amoureux, des fins tragiques aussi quelquefois, mais pas de la vie quotidienne de l’amour.»

    Je me demande comment ça se passe chez Zola, chez Hugo et chez Balzac mais côté dispute conjugale, mon homme et moi, cet automne, on a fait fort.

    L’objet du litige : la soupe. Peut-on, quand on a une cuisine grande comme ma main, se lancer dans la longue préparation d’une soupe au moment même où la visite arrive? Est-il légitime de « péter sa coche », comme le disent les jeunes,  quand on nous fait le coup pour une troisième fois? Et, de façon générale, est-on obligé de manger de la soupe si souvent?
    Sans blague, on s’est engueulé là-dessus. Et pour la petite histoire, l’obsédé de la soupe, c’est lui.

    Vous me direz que je me plains le ventre plein et que mon pauvre homme, qui donne dans le partage des tâches, ne devrait pas être aussi injustement traité.

    La visite est arrivée et comme il faut bien se tenir devant la visite, je n’ai rien dit. Rien dit, non plus, avant que Petite soit couchée.

    C’est là l’une de nos grandes priorités : ne pas monter le ton devant elle, jamais.

    Alors quand l’homme m’énerve trop, c’est fou comme j’ai soudainement une course urgente à faire…

    On croyait bien faire, en tenant Petite à l’écart de nos enfantillages, mais est-ce  bien le cas?

    «Maman, papa, arrêtez de vous disputer», nous a-t-elle lancé un jour où l’on se racontait de façon un peu bouillonnante ce qui nous était arrivé dans la journée au bureau.

    «Hein? Mais on ne s’engueule pas du tout, on se raconte seulement notre journée!», lui a-t-on expliqué.

    Nombreuses sont les études qui confirment à quel point il est néfaste pour un enfant de grandir au beau milieu de conflits (y compris les bouderies). Des parents qui crient, qui se fâchent fort ou qui ne se parlent plus, c’est terrorisant pour un enfant.

    En même temps, ne faut-il pas faire attention de ne pas projeter une image un peu trop rose bonbon? L’enfant ne risque-t-il pas d’être certain que ses parents filent droit vers le divorce la fois où ils afficheront leur désaccord?

    En réfléchissant à tout cela, je suis tombée sur ce vieil article du New York Times qui avance, lui, qu’un enfant ne sera pas traumatisé s’il assiste à une prise de bec gérée de façon saine et constructive.

    Et comment fait-on cela, se disputer de façon constructive?

    «La chose la plus importante, c’est de se montrer respectueux. Au moment où il vous énerve terriblement, rappelez-vous mentalement les raisons pour lesquelles vous l’avez choisi comme conjoint.»

    Révélation. Moi, à part son corps (!), ce qui m’a plu, c’est qu’il était gentil, attentionné et du genre à me mijoter une bonne petite soupe quand l’automne frappe!

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    Mercredi 28 octobre 2015 | Mise en ligne à 11h18 | Commenter Commentaires (8)

    Un père, un fils, une sortie de placard

    «Il faudrait faire quelque chose. Les jeunes garçons qui réalisent qu’ils sont gays sont capables de s’en ouvrir à leur mère, à leur frère, à leur sœur, à leurs amis. À tout le monde, finalement sauf à leur père, dont ils craignent plus que de toute autre personne d’être rejeté.»

    Kevin Newman, un Américain Canadien qui a eu une carrière de haut vol dans les médias, lance cette affirmation dans le magazine Maclean’s où il est interviewé à l’occasion de la sortie d’un livre qu’il a coécrit avec son fils.

    C’est en faisant un reportage sur les jeunes gays qu’il a réalisé cette peur du rejet du père, sans savoir que c’était précisément ce que son fils Alex était en train de vivre à la maison.

    Leur livre tout entier écrit à quatre mains porte sur ces choses qui n’ont pas été dites pendant longtemps, sur ce que le fils vivait en secret, sur ce que le père vivait lui aussi en secret.

    Le fils n’osait pas parler de son homosexualité. Le père n’osait pas parler de ses échecs professionnels.

    «Moi, ce que je voyais, c’était que mon père voguait de succès en succès, dira le fils. Ce que je ne réalisais pas, c’est que chaque fois que mon père changeait de travail, c’est parce qu’il échouait là où il était.» (Ouf, brutal!)

    Alex avait peur de décevoir son père, peur d’être rejeté par lui. «Tu es tendrement aimé par tes parents depuis ta naissance et là, si tu parles, tu sais que cet amour immense peut t’être retiré. Ça fait vraiment peur.»

    Et comment s’est senti le père après l’annonce? «Je dois admettre que ce que j’ai trouvé plus difficile à accepter, ça n’a pas tant été l’homosexualité d’Alex que tout ce qui l’entoure : les tendances dans le monde gay, les partys, les gens qu’il fréquentait. (…) Ça m’a pris un bout de temps avant d’être tout à fait à l’aise, non seulement avec l’identité d’Alex, mais avec son mode de vie au complet.»

    Voilà ce que cela donne quand on met de côté les faux-fuyants.

    Je ne sais pas pour le livre, je ne l’ai pas lu, mais en tout cas, il y a beaucoup d’enseignement à tirer de l’entrevue…

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