La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Archive, avril 2015

    Mardi 28 avril 2015 | Mise en ligne à 11h46 | Commenter Commentaires (32)

    En faire ou pas

    Il y a quelques mois, dans The Gazette, une lectrice sympathisait avec une jeune femme qui, dans une lettre d’opinion, expliquait devoir se justifier sans cesse auprès de ses proches de vouloir finir ses études avant de concevoir un enfant.

    «En 1969, sous la pression de mes parents, je me suis mariée jeune, écrivait Rhona Luck. Comme tant d’autres, mes parents voulaient que je me retrouve sous la protection bienveillante d’un époux aimant et que j’aie des enfants tôt.»

    Malgré tous les commentaires plutôt intrusifs qu’elle essuyait, Mme Luck explique avoir elle-même attendu de recevoir son diplôme avant de devenir enceinte.

    C’est ce que choisissent de nos jours quantité de femmes occidentales. Au Québec, l’âge moyen de la maternité dépasse (tout juste) 30 ans.

    Cette tendance s’accentuera-t-elle ou y aura-t-il retour du balancier? En tout cas, ces dernières années, les articles se multiplient dans les médias sur les dangers de trop repousser la maternité.

    On y parle d’horloge biologique, de risques accrus de malformation du fœtus et du fait que si on attend le moment idéal pour faire un bébé…eh bien, ça n’arrivera peut-être jamais.

    Le magazine The Atlantic fait le point sur toutes les statistiques relatives à la conception : les risques de ceci ou de cela, les chances d’avoir un bébé après 35 ans, après 40 ans…

    Vous lirez cet article (qui vous passionnera si vous êtes dans de savants calculs!) et cela vous semblera peut-être un peu désincarné. Jusqu’à quel point la science peut-elle nous aider à répondre à la grande question de l’âge de la maternité?

    Oui, on peut choisir le moment d’avoir son enfant en fonction de ses études ou de sa carrière, mais il reste qu’il faut (préférablement) un compagnon pour le fabriquer, pour l’aimer et pour l’élever, ce petit être. En tout cas, ça facilite pas mal de choses.

    Et après, comment savoir si c’est le bon conjoint, quel genre de père il fera et s’il vieillira bien?

    Il faut une bonne dose d’inconscience pour faire un bébé. Mais ils se font, depuis toujours. À un moment donné, on arrête de se poser des questions et puis voilà, on se lance…ou on ne se lance pas.

    L’autre jour, je me suis entendue dire à mon homme que c’était quand même rigolo qu’on ait fait un bébé sans jamais se demander à quoi ressemblerait notre vie, après, et qu’à l’usage, c’est franchement utile qu’il ait un horaire flexible!

    Et vous, aviez-vous tout prévu? Et est-ce que tout a marché selon le plan avec un grand P?

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    Lundi 27 avril 2015 | Mise en ligne à 11h45 | Commenter Commentaires (8)

    Le droit constitutionnel de crever?

    Va pour la médecine traditionnelle autochtone, mais le bien-être de l’enfant doit passer avant tout le reste, a statué la semaine dernière un juge ontarien dans une décision qui pourrait sauver la vie de nombreux gamins.

    Ce jugement vient en corriger un autre dont je vous avais parlé il y a quelques mois. En novembre 2014, un tribunal ontarien donnait raison à une jeune fille (et à ses parents…) et décrétait qu’elle avait tout à fait le droit de refuser ses traitements de chimiothérapie pour s’en remettre à la médecine traditionnelle. Une question de droit constitutionnel des autochtones, tranchait le juge.

    Grâce (à cause…) de ce jugement, la jeune fille était partie se faire traiter dans un centre, en Floride, qui n’avait pourtant pas grand-chose à voir avec la médecine traditionnelle autochtone.

    La nouvelle décision des tribunaux ontariens survient alors que la jeune fille est de retour au Canada, assez mal en point. Elle n’est plus en rémission et elle a fini par accepter de reprendre sa chimiothérapie. À moins que la valse-hésitation ait joué contre elle et donné une trop grande longueur d’avance à sa leucémie, tout indique qu’elle pourra s’en remettre.

    Cette histoire fait écho à celle de la petite Cassandra qui, elle, souffrait de la maladie de Hodgkin et dont la mère (non autochtone) refusait aussi la chimiothérapie en son nom.

    Les tribunaux du Connecticut en ont décidé autrement. Ils l’ont retirée de sa famille et ils l’ont obligée à suivre le traitement.

    Résultat : elle est maintenant en rémission, nous apprenait l’Associated Press la semaine dernière. «Je sors de l’hôpital dans 48 heures et je suis au comble du bonheur!», a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

    La petite Makayla, une autochtone canadienne, a eu moins de chance. Neuf mois après avoir cessé la chimiothérapie qu’elle suivait pour s’en remettre à la médecine traditionnelle, elle rendait son dernier souffle. Les  médecins qui l’avaient d’abord soignée lui avaient pourtant 75 % de chances de guérison. Ce décès n’a pas manqué de faire très mal paraître les services ontariens de protection de l’enfance.

    Peut-être n’est-elle pas morte en vain. Qui sait si son décès n’a pas pesé lourd dans la balance quand la cour ontarienne est venue clarifier – petit détail – que le bien-être de l’enfant devait prévaloir sur tout le reste…

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    Jeudi 23 avril 2015 | Mise en ligne à 13h36 | Commenter Commentaires (18)

    «Je ne peux pas. Je suis le parent.»

    «Je ne peux pas. Je suis la mère.»

    Ce titre, qui coiffait l’article de ma collègue Catherine Handfield sur ces femmes qui refusaient des promotions pour se consacrer davantage à leur famille, m’a frappée.

    «Je suis la mère», s’était donc exclamée Geneviève, qui expliquait que l’offre d’emploi qu’elle avait déclinée supposait trop de voyages d’affaires et qu’elle se serait sentie coupable d’être si souvent absente.

    C’est là un cas très particulier. Mais je me souviens que quand Petite a attrapé ses premiers virus, moi aussi, je me suis aussi dit : «Je suis la mère.»

    Comme si c’était une évidence, c’est moi qui suis restée avec elle à la maison, les premières fois. Une enfant malade n’a-t-elle pas surtout besoin de sa mère?

    Eh bien non, ai-je constaté depuis. Papa fait tout aussi bien l’ouvrage. Le nez est aussi bien mouché et Petite est aussi bien câlinée, finalement. Maintenant, quand il y a gastro ou rhume, ça peut aussi bien être lui que moi qui appelle son patron et qui lui dit qu’aujourd’hui, ce ne sera pas possible.

    Ce n’est donc peut-être pas surprenant de lire cette étude du Pew Center, aux États-Unis, dans laquelle la moitié des hommes qui travaillent et qui ont été sondés disent avoir du mal à concilier vie de famille et travail; 34 % des pères ont aussi dit qu’ils se sentaient débordés au quotidien.

    Quand on leur a demandé s’ils estimaient passer assez de temps avec leurs enfants, 48 % des pères américains ont répondu que non (comparativement à 26 % pour les femmes).

    Vous me direz peut-être que ce n’est qu’une évidence, le partage des tâches étant beaucoup moins répandu chez les Américains.

    Mais que même chez nos voisins, le père sente une certaine pression et constate qu’il n’arrive pas à être assez souvent à la maison illustre bien à quel point les temps ont changé.

    À ma toute petite échelle, au CPE, à voir tous ces pères si impliqués, je les imagine très bien dire à leur patron : «Patron, ça, je ne peux pas. Je suis le père.»

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