La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Jeudi 5 juin 2014 | Mise en ligne à 10h43 | Commenter Commentaires (9)

    Changement d’adresse

    Que faire quand votre enfant décide d’aller vivre avec son autre parent, chez votre ex?

    La question, toute simple mais d’une grande importance, à mon avis, a été posée par le Globe and Mail au psychologue clinicien Anthony Wolf dans un billet sans prétention, mais qui peut vous être utile si vous êtes en train de négocier ce virage délicat.

    Si vous vous opposez à ce déménagement, évitez de dire à votre enfant qu’il n’en est pas question, suggère M. Wolf.  De toute façon, rappelle-t-il, dès l’adolescence, l’opinion de l’enfant est prise en considération à la cour, si ça devait se rendre là.

    Autre phrase typique à éviter, semble-t-il : «Évidemment, tu n’aimes pas cela, ici, parce qu’il y a des règles alors que ton père s’en fout et que tu crois pouvoir faire ce que tu veux, chez lui. »

    Alors quoi, on ne dit rien ? Si l’on pense qu’il n’est pas dans l’intérêt de l’enfant d’aller vivre chez son autre parent, oui, on peut très bien lui exposer nos raisons, signale le psychologue, mais sans trop espérer qu’elles seront prises en compte.

    À mesure qu’il grandit, l’enfant change et vous aussi. Votre rôle auprès de lui est appelé à changer à quelques reprises.

    Et même quand ils partent, il arrive souvent qu’ils reviennent, rappelle le psychologue, qui insiste sur le fait que l’important, c’est de garder sa porte ouverte et de toujours continuer de jouer son rôle de parent, peu importe l’adresse des uns et des autres…


    • Et l’autre parent, il/elle en dit quoi de ce déménagement??

      Quand j’étais jeune, on avait nulle part où aller
      quand on voulait se faire la malle!

      Faque l’escapade ne durait jamais bien longtemps
      et se terminait par un retour au bercail avec son petit baluchon…

      ps: on parle de quel âge là?

    • “garder sa porte ou verte”

      Petite erreur de frappe ici.

    • Je sais que ca fait partie de la réalité et qu il faut en parler et refléchir a de telles éventualités mais c est triste pareil tout cela. Parce que le seul qui ne se sentira pas soulagé c est l enfant qui malgré toute la bonne volonté des parents portera tout le poids de la réalité.

    • En tant qu’enfant du divorce (mes parents se sont séparés quand j’avais à peine un an), j’ai décidé d’aller vivre chez mon père à l’âge de 14 ans. Ce n’était pas tant un rejet de ma mère, mais beaucoup un désir de mieux connaître mon père. De l’âge d’un an à quatorze ans, je ne voyais mon père qu’à raison de deux week-ends par mois. Difficile de bien apprendre à le connaître dans de telles circonstances. Dans mon cas, j’ai pris ma décision un an à l’avance et en ai tout de suite averti ma mère. Ça n’a pas été facile, mais je l’ai fait.

      Je comprends qu’un parent puisse le prendre comme un rejet : ça doit être douloureux. Mais ça n’est pas non plus facile pour un enfant de ne pas beaucoup voir un parent. Il y a toujours deux côtés à la médaille.

      Bien entendu, un enfant qui “menace” continuellement de déménager, ça, c’est une toute autre histoire!

    • Merci, Kintama!

    • Quoi faire quand votre enfant veux aller vivre chez son pere? Une introspection. C’est precisement ce que j’ai suggere a mon ex quand mon fils est venu habiter avec moi a l’age de 13 ans. Aujourd’hui age de 25 ans et pere de 2 enfants et heureux comme c’est pas permis, il m’avoue qu’il fomentait son plan depuis l’age de 3 ans.

      Parfois il n’y a qu’une solution, c’est de faire confiance au pere et de laisser aller. De toute facon, legalement vous ne pouvez rien faire pour l’empecher. Dans le cas de mon fils ce changement a ete salutaire. Meme mon ex qui me deteste le reconnait maintenant.

    • Ma fille a fait le “move” le temps d’une année scolaire, pour sa 3è année. Elle vit avec moi depuis qu’elle a 17 mois, voit son père régulièrement, bien que de 100 à 250 km nous ont toujours séparés.

      Au début de sa 2è année, alors que son père était à l’extérieur du pays depuis plus de 6 mois, ma fille a commencé à tâter le terrain en me disant qu’elle aimerait le voir plus souvent… être avec lui plus souvent. D’une part, je n’étais pas contre l’idée. Je me disais que ma fille réaliserait ce qu’est la “vraie vie” avec son père, à travers l’école et le travail, ce qu’elle n’a jamais vécu, puisque chaque fois qu’ils étaient ensemble, il était en congé, et son père aurait lui aussi une idée de cette “vraie vie”. D’autre part, j’étais tout de même “inquiète” que, suite à son expérience, elle veuille rester avec son père. Comme je l’ai mentionné, nous habitons assez loin l’un de l’autre. Et je me disais qu’en vieillissant, je la verrais de moins en moins souvent, puisque les amis et les activités prendraient de plus en plus de place dans sa vie.

      Mais en même temps, je me disais (j’essayais de me dire) que si son choix était de poursuivre avec son père, il faudrait que je l’accepte. Pour ma fille, son père et moi sommes tous les deux ses parents, tous les deux aussi importants l’un que l’autre… Alors, au nom de quoi aurais-je pu imposer son retour avec moi? L’important n’est-il pas que son enfant soit heureux, peu importe où il est?

      Bref, elle a vécu son expérience et est revenue avec moi à la fin de son année scolaire. Elle a réalisé que son père aussi travaille, qu’il existait une routine avec lui, et maintenant qu’elle est un peu plus vieille, elle réalise qu’elle devrait “recommencer sa vie” régulièrement puisqu’il est sujet à des déménagements fréquents causés par son travail.

      Pour ma part, cette expérience m’a permis de vivre ce que peut vivre un père qui est loin de ses enfants. Même si la logistique et l’organisation du temps peuvent parfois être plus faciles, vivre loin de son enfant n’est pas nécessairement plus évident…

    • Bizarre. Je suis aussi un enfant du divorce (oins d’un an), élevé principalement par mon père mais qui a vu sa mère fréquemment.

      Il ne m’est même jamais venu à l’idée que je pouvais officiellement changer. Quand ils ont habité plus près l’un de l’autre, j’ai rééquilibré ma présence à mon goût, sans que cela cause problème. Sauf quand je me suis mis à”magasiner” le souper… et encore, ça leur a pris plusieurs mois avant de s’en rendre compte!

    • Pourquoi ne pas en parler à son enfant de temps en temps. Si un parent veut garder son enfant avec lui, il faudrait qu’il sache si il est bien là. Y-a-t-il des choses à changer ? Avant que l’enfant atteigne son seuil d’exaspération et prenne une décision sur un coup de tête.
      Pour ça, il faudrait que les gens soient raisonnables. Ce qui aurait pu leur éviter le divorce en premier !!

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