La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Vendredi 2 mai 2014 | Mise en ligne à 9h15 | Commenter Commentaires (63)

    Une mort, un choc post-traumatique?

    Une jeune orthophoniste meurt, happée à vélo. Pour sa famille, pour ses amis, c’est un drame. Pour ses élèves aussi (qu’elle aidait probablement sur une base presque individuelle).

    « Une équipe spécialisée dans les post-traumas » a été dépêchée à l’école Ludger-Duvernay pendant deux jours  cette semaine, a indiqué la Commission scolaire de Montréal.

    La CSDM et les commissions scolaires qui font de même dans de telles situations sont-elles bien avisées d’agir ainsi?

    Des parents et des enseignants sont-ils capables de consoler des enfants en pareilles circonstances ou des psychologues doivent-ils nécessairement être appelés en renfort?


    • J’ai 59 ans. Au primaire, dans les années 60, une élève est décédée dans un accident d’auto. Il n’y a pas eu d’équipe post-trauma pour assurer le soutien psychologique. Les soeurs nous disaient que c’était la volonté du Bon Dieu, et on l’acceptait. Les temps ont bien changé.

    • au collège dans les années 65, le père d’un élève est mort d’un crise cardiaque; nous sommes allés aux funérailles et au cimetière; nous avons vu le jeune pleurer sur la tombe, nous sommes retournés au collège et la vie a continuée;

      aujourd’hui ça prend toujours un psy pour des grandes séances de défoulement collectif pour nos petits trésors ; la mort fais partie de la vie

    • Les PSYs nous ont tellement martelé que leur présence étaient essentielles après chaque drame, quel qu’il soit, que l’on a fini par accepter leur omniprésence. Suite à l’explosion, ces 10 dernières années, du “membership” de leur ordre, ils n’ont pas le choix de nous vendre l’idée que l’on ne peut survivre sans eux s’ils veulent que chacun trouve du travail. Ils profitent aussi du fait que les parents n’ont pas de temps à consacrer au vécu profond de l’enfant et que les enseignants n’ont plus le droit, sous peine de poursuite, de proximité avec les élèves.

    • *était essentielle… bien entendu!

    • Ca commence à couter cher cette société de moumoune. Désolé c’est le seule mot qui me vient à l’esprit. Et je suis pas homophobe. Je connais des homosexuel qui ont connu bien pire et

    • ce relève seul ou avec des amis.

    • Je connais des gais qui ne sont pas moumounes, et des straights qui sont ultra moumounes. La moumounerie n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. Une moumoune, c’est une personne qui a peur de tout, qui vit dans la ouate et qui hyperventile dès qu’on la sort un tant soit peu de sa zone de confort. — (Richard Martineau, Le Journal de Montréal, 8 décembre 2007)

    • Je n’aime pas Martineau et je lui cracherais dessus bien volontié (dans le sens figuré). Mais je dois lui donner raison sur sa définition d’une moumoune.

    • Tout d’abord, condoléances aux proches de la jeune femme.

      Ensuite, je me demande jusqu’à quel point la dramatisation du moindre évènement par les psys, ne sont pas source de problèmes justement.

      Pour donner un exemple avec une comparaison: un orage. Les tout-petits vont regarder la réaction des parents et à partir de là, vont avoir peur de l’orage ou prendre ça comme un magnifique son et lumière. Même chose pour toutes les phobies, peur des chiens, peur de l’eau, peur d’avoir peur.

      Si on leur enseigne qu’ils sont supposés être traumatisés, complètement par terre et qu’ils sont justifiés d’avoir besoin d’aide parce qu’il est obligatoire que quelque chose soit cassé chez eux, il ne faudra pas se surprendre que ça devienne le cas.

      Comme d’autres, j’ai eu une camarade qui est morte à 13 ans d’une tumeur au cerveau, une autre dans un accident de voiture dans le cortège de mariage de sa grande sœur, le papa cheminot de l’une qui a péri sous un train et quelques autres de maladies diverses.

      Je m’en souviens bien sûr. Je me souviens de la solidarité, du sentiment passager de tristesse que j’ai ressenti pour tous les gens impliqués. Mais je ne me souviens pas avoir fait des cauchemars ni avoir été déprimée parce que personne n’avait fortement suggéré que je devais faire des cauchemars et être déprimée. Et la vie a continué.

    • Un peu boiteux l’argument “dans mon temps”… Les choses PEUVENT s’améliorer avec le temps! La discipline avec les coups de ceinture, la conduite pas de ceinture avec une quille de bière entre les jambes, pas sûr qu’il y ait des raisons d’être nostalgique. Il y en a des raisons d’être nostalgique, c’est certain, mais pas celles-là.

      En quoi ce serait mauvais d’aider les personnes qui vivent une situation difficile à passer au travers. Préférons-nous vraiment laisser les personnes plus vulnérables à elles-mêmes? Voulons-nous vraiment laisser les soldats qui reviennent de conflits se suicider les uns après les autres parce que “dans notre temps, on s’arrangeait avec nos troubles”?

      Vous trouvez pas ça “weird” un peu comme raisonnement?

    • La réalité entourant des situations traumatiques c`est qu`il ne faudrait jamais prendre de chance et prendre pour acquis que tout le monde est capable d assumer. La pire chose à faire est de penser que ceux qui en ont besoin vont d`eux même aller chercher de l`aide. Parce que l`être humain est tres tres puissant et est capable de masquer ou d`enfouir le traumatisme dans les méandres de sa conscience et continuer à vivre ou à se consumer c`est selon…

      Alors si de telles initiatives peuvent aider ne serait ce qu`une personne à parler et engendrer un processus de libération alors ca en vaudra en masse la peine. Des fois le parent n`est pas la personne idéale pour se confier, des fois c`est un ami ,des fois un professionnel .

    • J’ai vu un mort pour la première fois à 11 ans. Mon ami a traversé la 755 face à l’ancienne roulathèque et une voiture l’a happé. Tout le monde pleurait, quelque chose de grave était arrivé. Mais il avait l’air tellement bien mort que depuis ce jour je pleure les vivants et non les morts. J’ai perdu mon ami mais j’ai fait un bon de géant en sagesse. Sans psy sans soutien de mes parents. Juste dans ma tête. Faut réfléchir avant de faire un psychodrame. Imaginez la vie sans la mort? Cela n’aurait pas de sens. Imaginez si tout le monde mourrait à 78 ans pile. Je soupçonne d’ailleurs plusieurs de pleurer non pas pour le mort mais par la projection qu’ils en font. Les gens ont peur de mourir. Y’a rien d’épeurant là. Ce qui compte est : que fait-on du temps qui nous est impartis? Sommes-nous si important qu’il faille durer le plus longtemps possible? Pas dans mon cas en tout cas. Et j’espère que la mienne sera dans la souffrance la plus dure. Faut pas avoir peur de souffrir non plus.

    • bonjour,

      Mon avis.

      Les psychologues sont comme les ressoureces humaines dans les entreprises; les deux ont pour tâche de ”parler” quand les employeurs ou les professeurs ne veulent pas perdre leur temps à parler à leurs employés ou leurs élèves.

      L’idée pour ”l’employeur” ou le professeur est de se consacrer davantage à une tâche purement professionnelle (ex.: enseigner) en ayant la ”certitude” que l’âme en peine a été confiée à un ”professionnel” aussi.

      Bref, psychologue ou RH, ce sont des professions purement ”artificielles” et forgées (inventées) de toutes pieces pour que les gens et les enfants développent un esprit entrepreneurial le plus tôt possible. L’esprit étant le suivant : il existe un ”professionnel” pour toutes les situations utilisez-les et payez-les. ainsi vous ne serez redevable à personne.

      Ne vous embarrassez pas des états d’Âme de tout un chacun, le blablalba c’est une perte de temps.

    • Vous savez, la mort fait partie de la vie. Ayant eu 2 enfants à l’école primaire dans les années 80 et pendant toutes leurs études, jamais un psy ne s’est présenté à l’école pour une raison ou une autre. Les enfants doivent apprendre à apprivoiser la tristesse en bas âge et véhiculer cet apprentissage à toutes les étapes de leur vie. À mon avis la présence de psys dans les écoles primaires de nos jours pour “parler et évacuer” aide certainement à amplifier la perception qu’ont les enfants de la mort, en grossissant le problème sous la loupe et ainsi contribuer davantage à la peine éprouvée par certains enfants. Encore une fois, c’est le rôle des parents de voir au bien-être de leurs enfants.

      D’autre part, j’appuie grandement le travail des psychologues présents sur le terrain dans de graves événements comme la tragédie du Lac Mégantic par exemple, où 46 personnes ont littéralement été soufflées vers une mort prématurée. C’est tout un village qui est en deuil et plusieurs autres personnes y ont été impliquées par ricochet. Cela prend des années à guérir, si jamais guérison il y a.

      J’offre mes sympathies à la famille de la jeune femme orthophoniste décédée tragiquement.

    • J’ai déjà lu ou entendu quelque part que ça pouvait même créer des problèmes pour certains enfants en créant un problème la ou il n’y en a pas en mettant l’emphase sur le drame.

    • “Dans mon temps” on avait des tas de mononcles et de matantes et de grands-oncles/tantes. A 5 ans, on était déjà habitué à la mort. On en avait vu plein dans les salons mortuaires.
      De nos jours, les enfants ont 1.7 oncle/tante et leurs grand-parents ont 2.2 frères et soeurs. Ils ne l’ont probablement pas vu la mort encore (Nintendo et télé ne comptent pas, c’est pas réel. On rewind la cassete et le gars n’est plus mort).

      Et comme disent certains plus haut, ils ne faut pas leur montrer à être traumatisés mais en même temps, il y a le coté culturel à ne pas oublier. Des pleureuses italiennes par exemple, ça fesse.

      En tout cas, c’est bon qu’il y en ait pour ceux qui en ont besoin.

    • Je ne comprend pas trop… Est-ce que les enfants ont VU l’accident? Si oui, je peux comprendre que c’est traumatisant.

      Mais si non? En quoi est-ce différent d’avoir une 4e suppléante dans l’année parce qu’elles tombent toutes enceinte l’une après l’autre? Je niaise, mais évidemment qu’un psy ne va pas rencontrer les élèves pour une prof enceinte, mais au final, pour l’enfant, le résultat est le même… Mme Chose (qui est enseignante ou orthophoniste) n’est plus là, maintenant tu auras Mme Chose-Bine.

    • Quelle ère égocentriste… Aller que me mette la face sous tous ses angles sur Internet… aller que je me considère le modèle du genre humain… Ce n’est pas parce que VOUS avez de la facilité (ou que vous CROYEZ avoir de la facilité) à vous sortir d’une situation difficile que tous les autres êtres humain ont cette même facilité. NOUS NE SOMMES PAS TOUS PAREILS!

      @roxannebauset

      Bizarre votre argument… À partir de combien de morts un psychologue est-il requis? Si la mère d’un enfant de 10 ans meure, il n’a pas besoin de psychologue, mais si 45 purs inconnus qui habitent sa ville meurent, là il en a besoin?

    • Société de dépendance : dépend des Psys, dépend des services de l’État, dépend de….

      Jeunes et moins jeunes moins éduqués à mettre un pieds devant l’autre en temps normal….donc oublions ça dans une situation un peu en dehors de la norme…

    • Pour les jeunes en question, cette orthophoniste était une personne significative dans leur vie, plus qu’un professeur vue la nature du travail particulier qu’elle effectuait auprès d’eux. Pour ces jeunes-là, je pense qu’ils ont effectivement besoin d’aide.

    • Cercle vicieux.

      Une personne le fait, la prochaine se sent obliger de le faire.. Sinon, c’est comme si tu envoyais le message que la personne morte n’etait pas assez importante pour justifier l’intervention.

    • 1000% d’accord avec gofrankiego.
      A la limite, je peux comprendre une équipe de psychologues et autres experts dans une tragédie comme dans l’école primaire où un tueur fou avait assassiné des enfants et des enseignants aux USA. C’est sûr que là, il faudrait faire quelque chose. Mais comme écrit mimi25, les enfants n’ont pas été témoins de l’accident. Des morts subites, on y fait tous face à un moment donné dans notre existence, c’est tout.

    • frankididoudelidou

      2 mai 2014
      10h18

      Est-ce que vous trouver que c’est mieux de tjrs protéger les enfants à l’extrême et d’avoir une tierce personne qui absorbe les événents pour eux!!! Dommage mais la mort fais partie de la vie et ce sera toujours comme ça.
      J’ai 45 ans et j’en ai vécu des deuils par moi-même sans adultes pour me protéger et je sais maintenant que c’est correct.

      Les enfants d’aujourd’hui ne vivent jamais de choses négatives (la mort, se faire dire “non”, ect…) et ce n’est pas bien les préparer pour le futur!!!

    • Interressants commentaires je trouve parce que si certains, avec raison, parlent de la différence à faire entre le traitement d`une tragédie au potentiel traumatique et un deces qui fait partie des malheurs inévitables de la vie ,d`autres démontrent la nécéssité d aider les gens à ne pas cacher leur détresse sous peine de se faire traiter de moumounes.

      On est en 2014, un homme ca pleure pas , c`est désolant de voir qu`une telle conception existe encore et qu on ferme la porte à la toute nécéssité d`avoir recours à de l aide. Le style de mec qui va peter une coche un jour mais qui était un ben ben bon gars pourtant !

    • Je suis convaincue qu’à force de nous regarder le nombril et d’envoyer le message qu’il faut se regarder le nombril à chaque épreuve de la vie, nous formons de futur ‘traumatisés’. Être témoin de la mort fait malheureusement parti de la vie et des ressources sont facilement accessibles pour des besoins particulier. À force d’institutionnaliser la peine, on en vient à dédaigner l’entraide naturelle entre proche !
      Par contre, pour des événements comme Lac Mégantic ou pour les militaires qui sont témoins plus que leur lot de drame humain, il est nécessaire de mettre en place une forme spécial de support et d’aller au devant.

    • @ frankididiloudou
      Mégantic n’était qu’un exemple. La mort d’une mère n’a rien à voir avec l’exemple que je donnais. Bien sûr qu’un psy peut s’avérer nécessaire pour la mort de 1 personne très proche, mais pour les enfants qui sont en relation avec un prof spécialisé qu’ils rencontrent 2 ou 3 heures par semaine, les psys ne font qu’empirer la situation en créant un problème là où il n’y en a pas. Et si personnellement vous avez besoin d’en rencontrer un, libre à vous.

    • Des psychologues devraient être disponibles mais sans s’afficher et sans faire des thérapies préventives de groupe à tous les élèves, qu’ils en aient besoin ou non.

      Cela devrait être aux parents de voir si leur enfant semble affecté outre-mesure par la mort d’une de ses enseignantes (par ex. si son comportement change). Si oui alors on peut faire appel au psy.

    • Très intéressants commentaires. J’ai 60 ans. Moi aussi j’en ai vécu des deuils. J’ai vu ma cousine de 5 ans dans son cercueil: j’avais environ 4 ans. Par la suite, toujours enfant, j’ai vu des gens de tous les âges décédés. L’école nous amenait parfois au salon funéraire ou à l’église. Nous étions tristes mais pas traumatisés pour autant.
      J’ai consulté un psy une seule fois parce qu’on venait de m’apprendre que j’avais un cancer et on m’avait conseillée de consulter. Une fois cette séance terminée, je l’ai rappelée pour lui dire que je me sentais capable de vivre cette période ma vie , simplement entourée des bons soins de l’hôpital et de ma famille. C’était il y a 11 ans.
      Les enfants n’ont pas nécessairement besoin de psy. Nous avons tous la capacité de traverser les épreuves. C’est simplement que maintenant, plusieurs ne veulent pas prendre le temps de vivre les épreuves. En surprotégeant les enfants, nous ne les aidons pas, au contraire…

    • Je suis psychologue

      Ça dépend de comment c’est fait. J’ai déjà subi une séance de ventilation émotionnelle collective suite à un suicide d’un employé (tout le monde dans une pièce à brailler à chaudes larmes). Je voulais vivre ma peine seul (pcq c’est comme ça que je préfère vivre ça). Passer dans la thérapie collective de groupe a été un moment trop pénible (et nuisible). Les personnes qui m’ont traîné là avec beaucoup d’insistance étaient bien intentionnées mais inconscientes de me nuire.

      Un psy est formé pour reconnaître que certaines approches sont très utiles pour certaines personnes mais pas pour d’autres. Ça paraît évident sur papier mais dans le feu de l’action…Donc, c’est parfois préférable que le processus soit fait par un psychologue. À mon avis, le plus utile est de mettre des psychologues dans des bureaux à proximité pour ceux qui ont avaient envie d’en parler avec qqun à ce moment.

      Pour la société qui nous appelle :

      Il n’y a pas beaucoup de ressources pour se supporter en cas de deuil (les familles sont plus petites et plus éclatées).

      La mort est très cachée maintenant (quand nos ancêtres vivaient sur des fermes, c’était courant de voir les animaux partir comme les humains)

      Il n’y a plus de repères maintenant (ex : il s’en va au ciel, c’était la volonté de Dieu)

      Par conséquent, les gens se retrouvent très seuls et souvent dépassés (c’est pour ça que nous avons des listes d’attente).

      Dans le cas présent, certains enfants peuvent avoir des histoires personnelles très lourdes et un décès de plus (même distante) est une confrontation de trop à ce moment. Tous les intervenants qui disent ça fait partie de la vie et il n’y a rien là ne réalisent pas que ce proverbe ne s’applique pas à tous. Ex : pour un enfant qui est à sa xième perte consécutive en peu de temps et qui n’a pas vraiment de soutien, c’est parfois la goutte qui peut faire déborder le vase (même si le problème c’est le vase plein et pas la dernière goutte). C’est pour ça que le bon Dieu a crée les psychologues pour faire cette distinction :)

    • Bonjour, J’interviens rarement sur les blogues, mais cette fois-ci, le sujet (et surtout les interventions de certaines personnes) m’interpellent particulièrement. Je contaste que plusieurs personnes se permettent de formuler des critiques très virulentes sur un sujet qu’ils connaissent sans doute très peu et même peut-être pas du tout.

      Savez-vous réellement ce que font les intervenants appelés en renfort lorsqu’un événement grave survient dans une école? Que font vraiment ces “psys” lorsqu’ils “débarquent” (je déteste ce mot!) dans un milieu frappé par le deuil ou un autre événement potentiellement traumatisant?

      Plusieurs semblent penser qu’ils forment d’emblée des groupes de discussion, qu’ils s’adressent à tous les élèves et qu’ils les forcent “à parler de leurs émotions” sur l’événement qu’ils viennent de vivre. Ce n’est pas du tout le cas, désolée de vous l’apprendre!

      Je ne suis pas une experte en la matière, mais je sais qu’ils font d’abord une analyse des besoins pour fournir du soutien uniquement lorsque c’est nécessaire et cibler leurs interventions au bon endroit. C’est vrai que la plupart des élèves et des enseignants n’auront besoin de rien et c’est parfait comme ça. Par contre, pour ceux qui en auront besoin, les ressources seront sur place. Et oui, certains en auront besoin et une intervention bien ciblée peut être très bénéfique. Pour avoir été témoin d’une intervention de ce type, j’ai vu une enseignante, elle-même fortement affligée par le deuil, vouloir en faire “trop” pour les enfants. Eh bien, c’est la “psy”, oui, oui celle qui “débarque” avec ses gros sabots (…) qui s’est assurée qu’elle n’allait pas créer des traumatismes là où il n’y en avait pas! Parfois, la meilleure intervention est de ne rien faire… Les psy aussi savent ça!

      J’espère que cette intervention vous a au moins un peu éclairé sur le réel travail de ces gens.

    • Même si le comportement de l’enfant change, je ne m’inquiéterais pas outre-mesure. Après tout, nous sommes humains, il est normal de ressentir une émotion (que ça soit la peur, la tristesse, ou la colère, par exemple).

      Personnellement, admettons qu’une personne très significative décède (par exemple, le père de mes enfants) et que mon enfant ne ressente aucune émotion face à cet évènement majeur, je serais beaucoup plus encline à consulter que si mon enfant ressentait des émotions normalement associées à un deuil.

      La vie n’a pas besoin d’être toujours rose, amusante et parfaite. Mais ce n’est pas parce qu’on est triste qu’on doit être “traité”.

      Pour en revenir au cas de l’école, dernière question: admettons que les élèves avaient besoin de cette thérapie de groupe. Est-ce qu’un psy, un étranger, est vraiment plus apte à recevoir leurs confidences que leur enseignant(e)? Que leurs propres parents?

    • Je crois que c’est positif que des psys rencontrent les élèves de l’orthophoniste décédée. Les jeunes peuvent avoir été choqués d’apprendre la mort d’une personne qu’ils fréquentaient de façon régulière. Si les ressources existent, ça semble être une bonne façon de les employer.

      Ce qui m’énerve un peu, c’est qu’on parle de « post-trauma ». Une victime d’un crime, d’un accident grave, un témoin direct d’un tel évènement, ou un soldat de retour d’une zone de combat souffrent souvent d’un choc post-traumatique. Utiliser ce terme pour les élèves qui n’étaient pas sur le site de l’accident, mais qui l’ont appris par la suite, c’est de l’enflure verbale.

    • @mimi25: oui (même si je prêche pour ma paroisse), le psychologue qui est étranger à la personne sera mieux placé pour intervenir. Un enseignant trop affecté (pcq c’est son collègue) va tenter d’en faire trop (comme le signalait 321 partez) et des enfants peuvent se mettre à imiter le comportement (l’enseignant qui est en crise va leur transmettre le msg que c’est très très grave).

      Un psychologue est habitué de travailler avec les émotions. Un parent ou un enseignant est probablement moins confortable et peut être tenté de minimiser l’importance subjective de la perte. Également, c’est un peu triste à dire mais les enfants les plus fragiles sont parfois les enfants qui vont recevoir le moins de soutien à la maison.

    • @fortin63
      “on en vient à dédaigner l’entraide naturelle entre proche !”
      Comme on peut lire plus haut, l’entraide naturelle de certains c’est “braille pas espèce de moumoune”. Et pour d’autres, c’est “Pleure ça fait du bien” (mon cas, c’était ma grand-mère qui était finalement libérée après de longues souffrances que je ne souhaite même pas à Picotte. Il fallait juste s’en réjouir. Pas pleurer). Alors, des fois, il vaut mieux s’en remettre à des pros.

      @franswa
      Il y a des degrés de trauma. Des petits, des grands, entre les deux.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Traumatisme_psychique
      C’est comme avoir un accident. Se taper sur le pouce avec un marteau en est un tout comme avoir un accident de voiture et passer trois mois à l’hôpital.

    • La mort de Mathilde Blais est particulièrement traumatisante. On le sait mais on oublie qu’on peut mourir en 3 secondes. Qu’on peut mourir comme une fourmi qu’on écrase. On vogue nonchalamment vers notre bonheur et un truc soudain dit «STOP, c’est ici et maintenant que tout finit.»

      Les enfants qui ont côtoyé de près Mathilde Blais perdent soudainement non seulement une adulte repère, une personne signifiante pour eux mais du coup, ils peuvent craindre perdre leurs parents de façon semblable. Ces enfants peuvent trouver réconfort aupès de leurs parents d’abord et un psychologue scolaire peut les entourer SOBREMENT, sans rajouter au drame, en les rassurant et en apaisant leurs craintes.

      Pour le triste cas de Mathilde Blais, oui les psy ont leur place à l’école mais tous ne maîtrisent pas l’art d’être à côté de… recevoir la peine, l’entendre… Ils prennent trop de place et en font presqu’un show.

      R.I.P. Mathilde Blais

    • @franswa
      Parfaitement d’accord avec vous.
      @montrealaise
      Dans le fond, c’est peut-être les médias qui en font un show

    • Désolé mais tout les commentaires des internautes et votre article Mme Leduc ne vaut rien.

      Vous croyez tous que ces équipes sont composées de psychologues.
      Franchement…
      Faites vos recherches et vous verrai bien. Et en même temps vous trouverai les protocoles que l’on utilise et après vous pourrai porter un jugement.

      Ce que je peux vous dire par exemple, c’est que vous ètes à coté de la track avec vos psychologues…

    • @punkulf
      Ca serait bien le fun d’avoir des explications sur ce que vous dites. Parce que votre commentaire me traumatise, mauvais accords de verbe inclus ;-)

    • @punkulf
      Je ne suis pas sûre de bien saisir votre commentaire, mais c’est effectivement un raccourci de dire que ce sont des psychologues qui composent ce type d’équipe. D’ailleurs, remarquez dans l’article qu’on parle d’une “équipe spécialisée dans les post-traumas”. Dans la réalité, il y a bien sûr des psycholgues, mais aussi des psychoéducateurs, des animateurs à la vie spirituelle (anciennement animateurs de pastorale) ou autres professionnels oeuvrant dans les milieux scolaires. Bref, c’est une équipe multi-disciplinaire. C’est bien de le préciser pour éviter certaines dérives.

    • @roidesdindons,

      excellents commentaires. En particulier, il n’est pas négligeable de rappeler que notre société a profondément changée en quelques décennies. Autrefois, le filet social c’était la famillle et l’aide directe venait de la famille, peu importe l’épreuve. Aujourd’hui il n’est pas rare de voir des familles qui ne comportent qu’un seul enfant et deux parents qui travaillent.

      Non seulement la mort faisait partie de la vie quotidienne lorsqu’il y avait des familles nombreuses, mais encore les gens étaient entourés. Aujourd’hui, la mort doit être cachée et vivre durement un deuil est vu comme une faiblesse. Il y a même des gens qui voudraient sortir les cimetières de villes, qu’on oublie au plus vite ceux qui sont morts et qu’on oublie au plus vite que nous sommes éphémères. Il n’y a plus que la carrière qui compte et tout ce qui se met en entrave doit être éliminé.

      Ces enfants qui sont déjà aux prises avec un problème qui touche la communication, perdent une personne significative dans leur vie et ils sont possiblement bien seuls avec leurs pensées une fois à la maison sans frère et soeur. Il est clair que l’aide doit leur être disponible.

    • Sérieusement, est-ce que ça change vraiment quelque chose que ce soit des psychologues ou des psychoéducateurs ou des animateurs à la vie spirituelle ou quiconque veut bien apporter un certain réconfort et aide?

      Anciennement c’était la famille, les voisins et personne n’avait de diplôme.

    • On ne fait pas dans l’excès un peu? Combien d’enfants dans toute une école voient l’orthophoniste sur une base régulière? Combien savent son nom?

      Les enfants, surtout dans ce quartier défavorisé, se fichent à 99.9% de leur prof, de leur directeur d’école, des préposées au dîner, de l’infirmière, du concierge et de pas mal tout le personnel de l’école et là, subitement, pour une personne qu’ils ne connaissent pas et sans qui ils sont parfaitement capables de continuer à vivre, on sort la grosse artillerie et on leur met dans la tête l’idée qu’ils sont “traumatisés” ou qu’ils sont anormaux de ne pas l’être et qu’ils ont besoin d’aide ça presse? On leur met dans la tête comment ils sont supposés se sentir?

      Ça n’enlève rien à l’absurdité et à la tristesse de la mort d’une belle jeune femme. Et au deuil profond que vivront ses proches. Mais je pense que la CSDM a créé de toutes pièces un problème inexistant. C’est de la manipulation et je trouve ça personnellement très moche.

      La madame est morte, tu es supposé être triste et avoir des cauchemars. Viens qu’on en discute. Compris là?

    • on a remplacé nos curés par les pays , on laisse encore une tierce personne nous dire comment on devrait être face à l’inconnu

    • on a remplacé nos curés par les psychologues , on laisse encore une tierce personne nous dire comment on devrait être face à l’inconnu, au royaume des aveugles les borgnes sont rois

    • Il y a des gens qui ont besoin d’aide pour passer à travers les épreuves de la vie mais ce n’est pas une raison de l’imposer à tout le monde….

    • @loubia
      “Les enfants, surtout dans ce quartier défavorisé, se fichent à 99.9% de leur prof, …”
      Justement non. Pour beaucoup de ces enfants, surtout dans les quartiers défavorisés, l’école c’est le principal lien avec le monde extérieur. La plupart sont très interpelés par ce qui se passe à l’école et pas juste avec leurs amis. Et peu importe qu’ils soient bons ou pas bons à l’école.

      “Mais je pense que la CSDM a créé de toutes pièces un problème inexistant. C’est de la manipulation et je trouve ça personnellement très moche.”
      Etiez-vous à l’école pour savoir comment c’était fait ? On parle de professionnels. Il me semble qu’ils doivent savoir comment bien faire des interventions du genre.

    • Je suis outré des commentaires que je lis ici et de la manière dont ce billet est présenté. La citation exacte donné par la CSDM est : «Une équipe spécialisée dans les post-traumas est sur place depuis hier, et elle y sera encore demain. Toute l’école est entourée ». Dit d’une autre manière : les intervenants ne sont pas uniquement présent pour les enfants, mais aussi pour les employés. Dans cette situation, il n’y a rien d’anormal, même que de nombreuses entreprises privées font affaire avec des équipes d’intervention post-traumatique lorsqu’il survient des accidents de travail mortel ou des suicides dans les équipes. De plus, une intervention de deux jours : ce ne sont pas des traitements, c’est de l’évaluation et de la prévention. Dit plus clairement : déterminer qui peut être le plus affecté (qui), quelles sont les répercussions (quoi) et préparer le terrain pour la transition.

      Donc ce ne sont pas des centaines d’élèves qui sont rencontrés en groupe pour parler du deuil pendant deux jours et brailler tous ensemble. Vraisemblablement, ce sont les collègues de travail qui sont rencontré, les élèves qu’elle suivait depuis plusieurs mois (années?) et p-e les parents de certains élèves. De plus, il est important de tenir compte que nous sommes à 7-8 semaines de la fin de l’année scolaire et que dans ce contexte, il est approprié que la direction soit à l’affût des répercussions sur son équipe de travail : ce n’est pas le temps d’avoir à gérer un burnout ou des problèmes supplémentaires dans l’équipe d’adaptation scolaire quant ont approche de la fin d’année scolaire, surtout avec les élèves les plus vulnérables (qui ont des troubles du langage et d’apprentissage).

      En réponse à votre dernière question Mme Leduc : non, le psy. de l’école (ou tous les autres intervenants TES, TS, psy.ed., etc) ne doit pas systématiquement être vu et faire de la thérapie avec tous lorsque survient un décès dans un établissement (employé ou élève) par contre, le protocole demande de rencontrer les proches (meilleurs amis ou collègues proches) pour évaluer la situation. Dans 95% des cas il n’y a pas de pépin et la personne va vivre son deuil normalement en se faisant consoler par ses proches, sa famille, etc. et le reste se fera p-e accompagner de manière plus serrée ou diriger vers des ressources plus appropriés au cas par cas. De mon point de vu, vaux mieux prévenir.

    • gl000001

      Vous avez vos entrées dans le monde scolaire de Montréal? Pour répondre à votre question: non je n’étais pas là. Mais je suis entourée d’enseignants. Qui savent un peu mieux que vous je crois, comment ça se passe dans les écoles de Montréal.

      Soldja, si le support s’adresse surtout aux collègues et aux gens directement affectés, je peux le concevoir. Pour les collègues, leur convention collective leur offre le soutien psychologique si eux-mêmes l’estiment nécessaire. Les parents seraient dévastés? Quelques enfants affectés au point de déraper?

      Savez-vous que dans pas mal toutes les grandes boîtes, on vit la mort de camarades, par accident, par suicide, par maladie et qu’à part aller présenter nos respects au salon, faire une collecte pour des fleurs ou même pour payer l’enterrement comme ça a été le cas une fois dans mon département, on vit notre tristesse sans avoir besoin de se faire fouiller le cerveau?

      Je serais curieuse de savoir combien de personnes ont eu volontairement recours à cette swat team.

      La mort est une étape normale de la vie. Ça ne donne rien de transformer ça en expérience traumatisante. On va tous y passer.

    • Support de quoi au juste? Ok pour les collègues qui sentent le besion d’utiliser les services d’aide aux employés, mais franchement je ne pense pas que les enfants soient traumatisés, les profs et intervenants vont et viennent, c’est triste mais c’est la vie. Je ne crois pas que ce soit un bon usage de fonds publics. Tiens, achetez plutôt des dictionnaires qui datent de moins de 10 ans, ça c’est utile! Ces accidents arrivent tous les jours autour de nous et on ” deale” avec, la vie continue, quoi. C’est vraiment n’importe quoi.

    • @loubia,

      je crois que vous venez de vous mettre un pied dans la bouche concernant gl000001. Je vais lui laisser le soin de vous répondre.

      Mais, si vous cherchez les absurdités, elles ne sont peut-être pas là. Quelqu’un est au courant qu’une nouvelle directive de nos fonctionnaires très préoccupés par les enfants d’âge préscolaire ont pondu un nouveau protocole pour les CPE qui doivent occasionnellement donner du Tempra à des enfants. Auparavant, les responsables vérifiait l’âge sur la posologie et agissaient en conséquence et consignaient l’administration de Tempra avec le nom de l’enfant, la date sur une liste.

      Mais, il semble que ce n’était pas satisfaisant pour nos fonctionnaires et ronds de cuir dans les bureaux de Québec. Alors, maintenant, chaque parent devra peser son enfant à tous les trois mois et transmettre au CPE le poids de l’enfant afin qu’en fonction d’une nouvelle grille d’administration de Tempra les responsables puissent déterminer très exactement la dose à administrer avec une précision du dixième de millilitre pour ensuite consigner sur une feuille indépendante pour chaque enfant la dose précise, la date et l’heure. Il semble qu’il ne soit pas passé par la tête de ces chers fonctionnaires que sur le terrain, primo, ce ne sont pas tous les parents qui disposent d’un pèse personne précis et adéquat pour leurs enfants (parfois des nourrissons), secundo que les CPE ne disposent d’aucun équipement capable de mesurer une dose de Tempra avec une précision de un dixième de millilitre. Tertio que l’administration de Tempra en CPE est très occasionnelle et ne dépasse jamais deux doses parce qu’après deux doses l’enfant doit rester à la maison. Et qu’ensuite, la différence au dixième de millilitre ne change absolument rien, ce n’est pas un traitement de chimiothérapie le Tempra.

      Est-ce que quelqu’un a pris la peine de mesurer l’emmerdement inutile et supplémentaire qu’on impose aux parents et aux responsables de CPE avec une telle mesure délirante? Et pourquoi en fin de compte? Il y a eu des cas d’empoisonnement au Tempra? Des overdoses? Il y a des gens qui sont payés uniquement pour emmerder les gens et gaspiller l’argent des contribuables, c’est assez clair dans ce cas.

    • “On parle de professionnels. Il me semble qu’ils doivent savoir comment bien faire des interventions du genre.” (gl000001)

      Ouf, un peu naïve, cette affirmation !…

    • @Loubia
      Mon épouse est prof de maternelle à la CSDM en milieu défavorisé et allophone. Elle est représentante syndicale. Elle a régulièrement des formations avec d’autres profs d’autres écoles. Ces choses se parlent. Elle est au courant.

      @mmez.
      Personnellement, je donne toujours 100% de ma confiance à une personne/organisation/groupe nouvellement rencontrée. Et ma confiance va monter ou descendre tout dépendant des interactions avec eux. Exemple, les politiciens sont rendus assez bas. Pour les psy, je n’ai aucune raison de leur donner moins que 90%. Donc oui, personnellement, je leur fais assez confiance.

    • Société munie de casque, de protèges coudes, de lunettes pour jouer au cosom… Pas le droit de se tirailler dans la cours d’école, pas le droit de se dire des mots d’enfants.

      La mort ne devrait pas arriver et si elle arrive, il faut l’expliquer avec de psy.

      Société de pleutres et de poules mouillé qui transmet ses craintes aux futurs générations.

    • mouillées

    • @loubia 18h54

      Oui, je le sais très bien que la mort est normale et que la vie suit son cours après le décès d’un collègue et que la très grande majorité du temps le tout se déroule selon la tradition (respect aux familles, sympathie, visite au salon funéraire et cérémonie). Chacun vis sa tristesse et la vie continue. Pour le reste, c’est une question de contexte, de rôle et de milieu : la plupart réagissent normalement, mais certains le prennent plus durement pour XYZ raisons.

      Souvent une courte intervention de deux jours aura pour but de rappeler les services couverts par la convention collective et assumer par l’employeur et aussi pour préparer à la transition. Ex. expliquer à l’élève qui est suivi pour ses troubles d’apprentissages depuis X mois ou années que la personne qui l’aidait est morte et qu’elle sera remplacée par quelqu’un d’autre qui fera le même travail et rassurer les parents de ses élèves (qui ont des besoins PARTICULIERS, PRÉCIS et immédiats) qu’il y aura une continuité de service et qu’elle se fera dans le respect de tous. C’est un travail de communication (en douceur et avec clarté) et non un travail de thérapie (fouiller le cerveau par exemple). Je ne vois pas comment un traumatisme peut être créé dans ce contexte.

      Et oui, je vous le confirme, certains parents et élèves développent des liens d’attachement avec des intervenants qui les aides, surtout quant ils vivent des difficultés qui les distinguent et marginalisent des autres élèves de l’école, ce qui est le cas des élèves ayant un suivi en orthophonie et en adaptation scolaire, et plus encore quand le service reçu a fait une différence positive dans le cheminement de l’élève et la compréhension des parents dans les difficultés éprouvés par son enfant.

      Est-ce que tout le monde va être vu et évalué en thérapie avec un psychologue pour discuter de ses états d’âme : NON. C’est un faux débat. Par contre, est-ce que certaines personnes vont être affectés plus que d’autres : OUI et ce sont ces individus qui seront écoutés (pas faire une thérapie) s’ils souhaitent en parler (comme dans ventiler un peu, parler de sa tristesse et de ses émotions). Est-ce qu’un équipe spécialisée doit être envoyée systématiquement à chaque décès : NON, c’est du cas pas cas, selon la nature de l’événement et de la place qu’occupait la personne dans son milieu de travail.

    • Pendant qu’on s’inquiète d’enfants peut-être endeuillé ici, en Afrique, 200 filles se font enlevées en allant à l’école et sont revendus pour 12$. Pas mal certaine que si on les retrouve un jour, elles n’auront pas de rencontre post-choc-traumatique, et pourtant… dieu sait qu’elles en auraient besoin, elles!

    • Société munie de casque, de protèges coudes, de lunettes pour jouer au cosom… Pas le droit de se tirailler dans la cours d’école, pas le droit de se dire des mots d’enfants.

      l envers de la médaille de la société de droit , où tout le monde craint de se faire accuser

    • @mimi25: Ce qui est arrivé aux 200 filles africaines est terrible, mais sincèrement, on ne peut rien pour elles d’où on se trouve.

    • C’est la façon de procéder de nos jours et je ne pense pas que tous vont rencontrer les psys et autres membres de cette équipe là. Ils sont là au besoin.

      Bien oui, les parents et les enseignants sont capables. Mais les psys apportent aussi une expertise si besoin il y a… Puis c’est aussi une manière pour la direction de montrer qu’elle agit.

      Donc, une part de besoin réel et un autre pour l’image et pour rassurer la population. Des psys sont là, cela veut pas dire qu’il faut absolument aller les rencontrer.

    • Deux jours ? C’est pas énorme. Puis cette équipe là n’est pas déjà des gens au service de la CSDM ?

      Alors quoi, il faut bien les employer quand une situation tombant sous leur responsabilité se produit. C’est la Commission scolaire qui montre son implication.

      Autre Commission scolaire…

      http://www.emsb.qc.ca/fr/governance_fr/pdf/BoardPolicies_fr/ServicesAuxEleves/SS-8.pdf

      J’imagine qu’en deux jours, ils vont juste regarder les besoins et aider la direction de l’école dans la procédure, c’est tout. C’est plus encadré de nos jours, c,est tout. Cela coûte probablement cher mais bon…

      C’est évident que ce ne sera pas tous les élèves de madame Blais qui vont être rencontrés sinon les contribuables auraient une forte augmentation de taxes à payer…

      C’est juste un soutien général et pour les cas en nécessitant spécifiquement le besoin, voyons donc…

    • Qui sont les élèves qui ont besoin de l’orthophoniste ?

      Ils sont pas plus fragiles qui les autres ?

      Puis pour l’équipe spécialisée , c’est combien de personnes ? Un psy, un travailleur social et un autre agent ? Deux ou trois personnes qui vont faire un petit tour à l’école ?

      Même dans une série de Fabienne Larouche, cela durerait plus longtemps, ce serait un drame, un après l’autre…

    • Condoleances aux proches

      C’est triste mais moi en vélo je roule sur le trotoir. J’aime mieux pogner un ticket que de crever écraser par tous les innocents qui sévissent sur nos routes.

      Les cyclistes sont tellement insouciants et dangereux.C’est mon droit de rouler dans la rue bon!!
      Bravo veut tu mourir pour ton droit?…….

    • @lecteur_curieux
      “Ils sont pas plus fragiles qui les autres ?”
      Souvent oui. Les enfants sont parfois cruels. Ceux qui sont “différents” sont souvent les premières victimes d’intimidation.

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