La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 17 février 2014 | Mise en ligne à 10h02 | Commenter Commentaires (24)

    La vie toute crue

    dosssssssss

    Je lisais cette nouvelle sur le patineur russe Evgeni Plushenko, dont le dos a lâché en pleine compétition, à Sotchi. À 31 ans, était-il écrit, il a déjà subi 12 opérations. Douze !

    Je lisais aussi cet article sur la Québécoise Kaya Turski, spécialiste du slopestyle, qui s’est fait greffer un ligament synthétique au genou – une intervention expérimentale  – pour éviter la plus longue convalescence consécutive à la chirurgie traditionnelle qui lui aurait fait rater les Jeux. Elle a finalement pu reprendre l’entraînement rapidement et à fond. Tout ça pour quoi ? Pour être terrassée à Sotchi par un vilain virus.

    Il y a encore l’ex-skieuse Mélanie Turgeon qui raconte, elle, avoir le dos et les articulations d’une femme de 60 ans.

    Il y a aussi Kevin Pearce, un prodige américain de la planche à neige, qui devra composer pour toujours avec le traumatisme crânien qu’il a subi en 2009.

    Bref, même quand on monte sur le podium et qu’on atteint les plus hauts sommets – comme Plushenko, comme Turgeon, comme tant d’autres –,  le prix à payer est énorme.

    Et là, on ne parle même pas de la souffrance morale de la grande sœur qui voit sous ses yeux ses deux cadettes triompher, mais pas elle. On ne parle même pas de la douleur du gars qui s’effondre sur la glace après la médaille d’or de son frère, quelques jours plus tôt.

    C’est une vie sans demi-teinte, toute crue, sur un fil, où l’on sacrifie tout à cette quête de perfection et de gloire pourtant si rare, si éphémère et qui tient parfois à aussi peu de chose qu’à un choix de fartage ou à la vitesse du vent (vous vous souvenez de la kayakiste Caroline Brunet, à Sydney ?).

    On les admire, on skie avec eux dans le salon en souhaitant très fort qu’ils ne ratent pas le prochain virage, mais comme moi, espérez-vous secrètement que jamais votre enfant ne vous arrivera avec le talent et l’envie de faire du sport de si haut niveau ?


    • Absolument! Si nos enfants ont envie de faire du sport, de jouer, de compétitionner et de se dépasser ,il faut les aider et les encourager à atteindre leur objectif et à vivre leur rêve parce qu`apres tout la carrière d`un sportif est habituellement brève.

      Le reste, blessures et embûches font partie de la game comme on dit. Il faut cesser de bichonner et d`aseptiser le monde de nos enfants petits et grands parce que l`objectif atteint dans ces circonstances est habituellement contraire à celui visé.
      Le rêve olympique puisque c`est de cela dont il est question est basé sur le dépassement personnel et sur des valeurs et sentiments qui n`ont rien à voir avec le matérialisme que procure l`argent alors pendant que ca dure…

      Ce qui importe c`est que la notion de JEU soit la principale caractéristique de la motivation de l`athlète et que ce rêve soit le leur et non pas par procuration celui du parent….

    • Effectivement, ce n’est pas le genre de vie que je souhaite pour mes enfants. Ce que je trouve inquiétant des sports de haut niveau, c’est le jeune âge auquel tu es au sommet. La médaille olympique et la gloire à 20 ans, 17 ans, 15 ans parfois. Et après, quoi? Tu as eu ton heure de gloire à 20 ans… et ensuite tu ne peux que redescendre… À 30 ans, tu es vieux. À 40 ans tu es un ancêtre. Je pense que ça prend une personne très équilibrée pour bien vivre ça, sereinement. Et ce n’est pas tout le monde qui arrive à être une personne très équilibrée en s’entraînant 8 heures par jour, 5 jours par semaine avec un objectif en tête et un seul… C’est ça qui est inquiétant. Si gloire il y a, c’est une gloire tellement éphémère… Et tellement risquée.

      J’aimerais mieux voir mes filles avoir des ambitions olympiques que pas d’ambitions du tout. J’aimerais mieux voir mes filles s’accomplir aux olympiques que de ne jamais réaliser leurs rêves et leurs ambitions… mais entre les deux, entre tout ou rien, il y a 1000 façons de s’accomplir et d’être heureux dans la vie qui me semblent plus “safe” et plus équilibrées. Je suis plutôt du genre à miser sur le “durable”.

      Ceci dit, quand ma fille de 5 ans me dit qu’elle veut faire les olympiques, je lui dit “bien sûr ma chouette” et j’en profite pour lui rappeler de manger son brocoli. ;)

    • Amour, honneur et gloire coûte que coûte! Pour faire quoi? Pour faire l’Histoire ou parfaire la sienne propre surdimensionnée ou égoïste à l’extrême? Est-il possible que l’on puisse donner toute son énergie et mettre sa vie en péril rien que pour cinq minutes d’extase parfaite sur le podium? Parfois il arrive de plonger dans la démesure pour les choix que l’on fait, une folie certaine pour les atteindre, un entêtement démentiel presque absolu à vouloir devenir ce que l’on est pas. Et tout cela pour l’amour du sport?

      Sommes toutes, cela ressemble à un ardent défenseur d’une secte impossible à contrôler

    • … à l’exemple d’une religion où la doctrine est la meilleure, la plus parfaite et donc l’unique pour ne pas dire l’ultime. Pas question que j’embarque dans une telle galère! Ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais!

    • Pour être dans l’élite, il faut se surspécialiser, et pour ça, il faut se surentraîner.

      Jean Béliveau jouait au baseball l’été quand il était jeune. Aujourd’hui, les jeunes joueurs de hockey jouent au hockey à l’année longue bien sûr. La même chose dans tous les sports. Ce sont donc toujours les mêmes articulations qui sont sollicitées.

      C’est assez clair que, pour un grand nombre de sports, il faut sacrifier une partie de son corps pour monter sur le podium olympique.

    • Avec ce bref compte-rendu des blessures et tromatismes post-carriere,
      ce que je retiens c’est qu’en plus de payer une fortune pour l’elitisme sportif,
      notre societe doit aussi assumer la facture des soins a long terme de nos
      si bons athletes.
      Quel gaspillage !

    • Tellement pas!!! Ce qu’on ne nous dit pas, c’est que la vie de ces athlètes est un brin déséquilibrée. Pour atteindre ces niveaux d’excellences, il n’y a pas souvent de dimanche matin en pyjama jusqu’à midi. Ou de gâteries alimentaires, puisque leurs moindres calories sont scrutées à la loupe.

      C’est une prison. Pas du tout ce que je souhaite pour mes enfants.

      Point.

      Line L.

    • Et il y a elle ici: http://www.lapresse.ca/sports/sotchi-2014/ski-et-surf/201402/13/01-4738395-la-polonaise-justyna-kowalczyk-gagne-le-10-km-classique.php

      Malgré un pied cassé!

      Mais d’un autre côté…

      Il y a ces jeunes désœuvrés qui se brûlent la cervelle avec les drogues, qui se tuent dans des niaiseries comme le car-surfing, qui se détruisent le foie à boire comme des trous ou qui en meurent comme ces adeptes de la neknomination. Il y a des casse-cou, d’autres qui ne fichent rien de leurs dix doigts ou qui règlent leurs problèmes en assassinant des proches ou des camarades. Qui nettoient une salle de cinéma ou une école à la mitraillette.

      Je me demande ce qui est le pire entre les deux.

      J’ai par la “fesse gauche” une olympienne en devenir dans mon entourage. Elle a gagné déjà pas mal dans sa discipline et on la verra peut-être dans 2 ans.

      À date, tout ce que son sport lui a coûté est sa vie amoureuse. Elle est dangereusement en forme, équilibrée et elle adore ce qu’elle fait. Irait-elle jusqu’à se ruiner la santé? Je ne pense pas et c’est le cas de beaucoup d’athlètes aussi. Elle s’est découvert cette passion sur le tard et elle le fait par passion justement.

      Là où ça devient absurde, c’est de continuer quand le corps dit qu’il n’est plus capable. Il faudrait que ces athlètes soient entourés de gens qui les aiment assez pour leur dire d’arrêter. Et que même le comité olympique ne les prennent plus en compétition quand il y a des dommages graves.

    • “ce que je retiens c’est qu’en plus de payer une fortune pour l’elitisme sportif,
      notre societe doit aussi assumer la facture des soins a long terme de nos
      si bons athletes.”

      J’en doute. Je suis plutôt couch potatoe et même moi, la société ne paye pas pour mes soins. Je suis au privé et je n’ai pas de commanditaire moi!

    • ”Assumer”

      ”Assumer”, hé oui c’est Le verbe réconfortant dans cette vie toute crue : il faut ‘’s’assumer”.
      Certes, c’est certainement extraordinaire de vivre sa vie à l’envers, et je m’explique : à 27 ans avoir fait presque le tour du monde, l’Amérique du sud avec seulement un sac à dos , escaladé une partie de l’Himalaya, navigué sur le Nil, avant que l’arthrose fasse ses dégats.

      En somme, des milliers de souvenirs inoubliables à 27 ans.
      Je connais cet homme,il est très, intéressant à écouter; mais rien devant lui.
      Peut être écrire un livre, passer à l’émission La Voix, et voila.

      Espérance de vie supérieure à 80 ans
      plein de talent
      pas de diplomes.

      Il reste quoi?:
      réponse: Le sous-sol de papa et un jour l’héritage de papa.

      ou peut être devenir célèbre et millionnaire…………..pas facile parbleu!

      Souvenez-vous ; il faut assumer ses gestes, ses décisions.
      Voila

    • Vous me faites bien rire. Comme si c’était seulement les athlètes qui ont des problèmes à cause de leurs choix !! Certains choisissent de fumer ou de trop manger ou trop boire. C’est aussi pire.
      Le sport de loisir endommage autant ou presque. Je me fais réaligner deux vertèbres à tous les 3-4 mois par ma chiro à cause de la balle-molle, du volleyball, du golf, du ski.
      Il y a plusieurs années, La Presse avait parlé aux musiciens de l’OSM. Chaque instrument avait son lot de problème. Les violonistes avaient des tendinites à répétition. D’autres avaient des problèmes de surdité.
      Combien de personnes vous connaissez au bureau qui ont des troubles au tunnel carpien ? J’en connais une qui a 25 ans. Juste a cliquer sur sa souris dans Autocad. Sa carrière sera longue à toujours avoir mal.
      C’était peut-être mieux dans les temps de gladiateurs. Quand ils étaient trop vieux, ils périssaient dans l’arène aux mains d’un plus jeune, d’un moins maganné. Ils en se faisaient pas chialer après dans un blogue.

    • Je n’ai aucune envie que mon enfant devienne une athlète de haut niveau. Se scrapper le corps volontairement et à un jeune âge, ouf! Oui, les Olympiques, le dépassement de soi et tout, c’est super exaltant, mais ça fait des carrières bien courtes, ça magane bien des corps et c’est un rhtyme de vie épouvantable. Tant mieux si ça plait à certains, mais moi je serais très réticente d’accompagner mon enfant dans une pareille aventure.

      Dans un de mes cours au cégep y’avait une fille qui faisait du patin artistique, et elle cumulait les problèmes de dos. Au point qu’à 19 ans, les médecins lui ont prédit qu’à 30 ans elle serait en chaise roulante vu “l’âge” de son dos. 30 ans! Je ne sais pas si ce fut le cas, mais ça faisait peur en titi.

    • Pas besoin d’aller si loin. J’ai connus des douzaines de gens qui avaient le dos et les épaules finis a 18 ans, parce que des entraineurs trop ambitieux sur-entrainent des enfants en pleine croissance.

    • Je les comprends, moi , ces athlètes qui sont en morceaux, mais qui continuent et qui ne rêvent que de guérir pour recommencer à s’entraîner, parce que je vis la même chose en tant que musicienne. J’ai commencé à quatre ans, puis à 12 ans j’ai décidé d’en faire mon métier plus tard. C’est aussi à cet âge que j’ai eu ma première tendinite. Est-ce qie ça m’a arrêté ? Oh là là que non ! En fait, on en vient à rechercher de nouvelles postures, de nouvelles techniques pour pouvoir jouer le plus longtemps possible (6-7 heures par jour, 6 jours par semaine). Tout ça pour moi s qu’une médaille olympique, mais plur espérer un jour décrocher un poste dans un orchestre majeur, qui équivaudrait dans les sports à intégrer la ligue nationale, disons (si l’on considère le ratio nombre d’appelés / nombre d’élus).

      Quand on a une vraie passion et des objectifs et des rêves en tête, c’est pas un tendon inflammé ou un dos en miettes qui nous arrête. Ça ralentit pour un temps, mais le cerveau et le coeur s’enflamment de motivation durant la convalescence. Je n’ai jamais gagné de médaille olympique, mais je peux très bien comprendre le sentiment d’accomplissement que ces athlètes doivent avoir, qui doit s’apparenter à celui qu’un musicien doit avoir lorsqu’il gagne un concours ou une audition.

      Je vous dis, ils ne sont pas si fous que ça !

    • Comme n’importe quoi, quand tu fais de quoi “trop”, ça te scrappe le corps. C’est la même chose avec les athlètes de haut niveau. Il existe quand même un milieu entre les deux. Ma fille revient justement de sa première compétition (en danse) et elle était tellement fière du travail qu’elle a fait, et qui lui a mérité deux médailles de bronze! Lui montrer qu’elle a tout à gagner à apprendre la persévérence, je trouve que c’est un bel exemple qui va lui servir plus tard. Sans en devenir obsédé, la compétition offre beaucoup d’avantages au développement des enfants. Et comme un autre a dit plus haut, mieux vaut ça que les drogues!

    • En ce moment sur Superécran: The Crash reel, l’histoire de Kevin Pearce. L’histoire de cette ancienne gloire du snowboard a de quoi faire réfléchir. Un superbe documentaire qui brosse un portrait juste, étonnant, agassant et attendrissant de ces enfant-stars payés des centaines de milles pour s’injecter leur dose d’adrénaline et qui ne sont finalement que des gladiateurs des temps modernes. La pression à toujours performer, de plus en plus, pour le cash, pour l’adré, pour le fun, mais aussi pour un public et des commanditaires toujours plus exigeants.

      Dans le documentaire, tous les protagonistes parlent “d’accident” alors que l’on voit bien par a + b que les accidents, les handicaps à vie et même la mort sont inévitables. Ils courrent après et on les encourage à le faire.

    • Il ne faut pas empêcher les enfants d’avoir ce rêve. Mais il faut surtout bien les informer des possibles conséquences et des efforts qu’ils devront faire pour y arriver.
      Trop de parents disent à leurs enfants qu’ils ont les meilleurs, qu’il feront la LNH, les olympiques ou l’OSM … “C’est ASSURÉ”. Personellement, je crois que c’est pire.
      Si le jeune n’a pas les capacités, il faut qu’il soit capable de s’en apercevoir à un moment donné. Ca lui prend de la vraie information.

    • Les sports extrêmes comme les jeux olympiques sont des “drogues dures” quoi qu’on en pense. Pourtant, les vrais mordus du sport en parlent avec exaltation, avec frénésie même. Et les séquelles peuvent ne pas être les mêmes dans bien des cas.

    • Je rajoute: quand j’ai commencé au baseball à 6-7 ans, j’avais le meilleur bras de toute l’équipe et par beaucoup. Mon père m’a découragé d’essayer d’être lanceur parce que je n’avais pas beaucoup de contrôle et il ne savait vraiment pas quoi faire pour m’apprendre (il n’était pas patient non plus). Alors quand le coach a demandé qui voulait être lanceur, je n’ai rien dit.
      Le coach n’a pas insisté. Il pensait que ça venait de moi. Il ne perd pas son temps avec ceux qui ne sont pas intéressés.
      Quelques années après, je suis retombé sur mon premier coach, il m’a parlé et il a su pourquoi je n’avais pas essayé. Il était bien déçu car la contrôle, ça s’apprend.
      Alors les parents qui découragent leurs enfants d’aller plus loin, je vous pose une question … ca serait pas de l’égoïsme ? De la paresse ? Vous voulez pas avoir à vous lever de bonne heure pour les pratiques ? Vous ne savez pas quoi faire pour les motiver ? Il y a des gens qui le savent. Laissez-les travailler.

    • Chez nous, c’est clair et c’est non. On fair de la voile, du ski, du soccer, de la rando et de l’equitation mais le sport est la pour s’amuser et se maintenir en forme, ce n’est pas une fin en soi. A part un ego gonfle a l’helium, je ne vois pas ce que ca donne. Jamais je ne laisserais mon fils plonger dans une piscine 5-6 heures par jour, pas plus que je ne le laisserait jouer a des jeux video pendant tout ce temps: c’est bon avec moderation et c’est tout. Ca n’apporte rien a la societe.

      Je prefere un jeune actif avec des interets varies.

    • Y’a une différence à faire entre un parent qui projette sur son enfant ses rêves inassouvis de gloire et de fortune sportive et le parent qui se retrouve un jour avec un enfant (ou un ado) qui développe un intérêt pour un sport, intérêt qui se transforme en passion..

      Faut encourager nos enfants à vivre leur passion tout en restant réaliste.

      ((c’était le message *biscuit chinois* de la semaine))

    • Les Jeux de Sochi ont été une tribune exceptionnelle pour la famille à commencer par les soeurs Dufour-Lapointe dont le triomphe exprimé et savouré en famille montre une cellule familiale solide et tissée serrée, fondée sur le respect, la communication et l’éducation. (Elles s’expriment clairement et correctement et ont déjà une vision à long terme de leurs études et de leur avenir).

      «La base, ce sont nos parents», disait l’une d’elles en conférence de presse. «Depuis que je suis toute petite qu’ils sont là pour moi et mes sœurs. Je savais que ce n’était pas grave quand je me plantais! Tout ce qui arrive aujourd’hui, ça part des parents».

      Derrière chaque athlète, il y a des parents présents et impliqués, qui consacrent temps, argent et énergie pour amener leurs jeunes à donner le meilleur d’eux-mêmes, à se dépasser mais avant tout à se réaliser dans ce qu’ils aiment et les passionnent. Certains diront que les parents doivent faire des “sacrifices” mais Yves Lapointe et Johanne Dufour, ont une autre façon de voir les choses : «On a plutôt fait des choix».

      Le sport c’est souvent une affaire de famille : Yves Hamelin, le père de Charles et François, dirige la délégation canadienne en patinage de vitesse courte-piste. Les parents de Philippe Marquis sont actifs dans la délégation canadienne de ski acrobatique, comme ils l’étaient à Vancouver quand leur autre fils, Vincent était de la compétition. Faut-il s’étonner qu’Alex Harvey soit de l’aventure olympique quand son père Pierre et sa mère Mireille Belzile (médecin de l’équipe canadienne de ski de fond ) sont des athlètes accomplis? Rappelons-nous aussi de la contribution des frères Laroche de Lac-Beauport, (Yves, Alain, Dominique et Philippe) à développer le ski acrobatique au point d’en faire une discipline olympique.

      La famille c’est aussi Alexandre Bilodeau inspiré par son frère handicapé. Kim Lamarre (descente en ski slopestyle) décidée à suivre les traces de grand-mère, skieuse aux Jeux de 1956. «Ma grand-mère n’a jamais arrêté de croire en moi… Je ne serais peut-être pas où je suis sans elle!»

      Les Olympiques fourmillent de ces belles histoires mais l’implication et l’encouragement de la famille restent les ingrédients de base pour tous les athlètes qui n’ont pas l’opportunité de se rendre aux Jeux ainsi que pour tous les jeunes qui pratiquent un sport juste pour le plaisir.
      Tous ces parents méritent une place sur le podium.

    • Les athlètes oympiques sont inspirés, passionnés et compétitifs mais la plupart ne sont pas fou et ils sont certainement plus en santé de corps et d’esprit que la majorité de la population.

      Je suis certaine que si on fait le calcul, les athlètes olympiques coûtent moins cher au système de santé que les fumeurs, mangeurs de junk fook, patates de sofa inactifs et en surpoids qui finissent avec des pilules pour la haute tension et du cholestérol avant l’âge de 40 ans.

      Le tabagisme, la drogue, la maladie mentale, la haute vitesse et l’alcool au volant font plus de victimes chez les jeunes que le sport de haut niveau.

      On dit toujours que les jeunes d’aujourd’hui sont paresseux, égocentriques, superficiels, sans ambition, sans but. Alors moi, je les trouve beaux et inspirants ces olympiens et je souhaite qu’on continue d’investir dans de nouvelles méthodes d’entraînement, qu’on les supporte moralement et financièrement durant leur carrière d’athlète et aussi après.

    • Un de mes trois fils a fait du sport de haut niveau et je pense que c’est ce qui l’a sauvé d’une vie de merde! Il était bien parti pour être un décrocheur, il faisait déjà du sport mais l’école l’emmerdait… jusqu’au jour où il s’est donné à fond à son sport… Cela l’a obligé à devenir discipliné et cela, dans tous les aspects de sa vie; il a connu des succès qui lui ont apporté beaucoup d’estime de lui-même; il a connu des échecs qui lui ont appris à se relever dans l’adversité.
      Il a ensuite obtenu une bourse pour aller étudier, toutes dépenses payées, dans une très bonne université américaine d’où il est revenu avec un diplôme de premier cycle. De retour chez nous, il a continué à faire du sport pour le plaisir tout en faisant des études de 2e cycle. Il est maintenant un jeune homme responsable, très respecté dans son milieu de travail, qui gagne très bien sa vie, un homme équilibré. Oui, il a eu des blessures, des maux de dos, mais à tout prendre, le prix à payer n’était pas si élevé pour devenir ce qu’il est devenu.

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