La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 10 février 2014 | Mise en ligne à 10h07 | Commenter Commentaires (24)

    S’assurer contre l’intimidation?

    Au cas où cette nouvelle vous aurait échappé, voici.

    L’Agence France-Presse racontait il y a quelques jours qu’une grande compagnie d’assurances sud-coréenne, la Hyundai Marine & Fire Insurance, va proposer une couverture pour les victimes de harcèlement à l’école. Pour 21 $ par mois, cette assurance couvrira les soins en cas de blessures  physiques et les consultations psychothérapeutiques.

    Selon une étude publiée l’an dernier par le ministère de l’Éducation, plus de 77 000 écoliers de tous âges affirment souffrir ou avoir souffert de harcèlement.

    La présidente Park Geun-Hye a récemment classé le harcèlement scolaire parmi les grands “maux sociaux” du pays.

    Un bon fonds de commerce, quoi, pour la compagnie d’assurances.

    Mais n’y aurait-il pas moyen, en Corée du Sud comme ici, de faire un peu plus de prévention? Parce que quand le harcèlement se traduit par des visites au cabinet du médecin ou du psy, pour l’enfant, c’est un peu trop tard, non?


    • Ah oui ! Les compagnies d`assurance veulent notre bien et vont l`avoir !!!

      La seule initiative qui aurait de l`allure pour conscientiser et responsabiliser tout le monde face à l`intimidation à l`école serait la signature d`un contrat entre l`institution,les parents et les enfants. De cette maniere le parent prendrait ses responsabilités envers son enfant, l`enfant envers l`école et l`école envers ses étudiants.

      Peut on esperer éradiquer le cromagnon dans l`enfant bourré d`hormones de croissance ? Poser la question…
      Sauf qu`il doit y avoir des responsabilités d`attachées à la fréquentation d`une institution et une conduite à suivre au même titre qu`il doit y avoir des conséquences severes qui affecteront les coupables autant que les victimes sont affectées.

      On revient encore à l`obligation que nous ressentons de faire graduer tout le monde à tout prix mais c`est une erreur monumentale qui va punir l`enfant plus tard juste pour que l`institution ait belle jambe. Il en va de même avec les responsabilités du jeune dans le controle du phénomene de l`intimidation à l`école. La question qui tue c`est toujours la même. Est ce que les écoles sont équipées ou volontaires pour attaquer le problème à la source ?

    • Petite mise en contexte : le système scolaire sud-coréen est assez similaire au système japonais, et met l’emphase 1) sur l’installation de critères élevés d’exigence; 2) sur l’enseignement magistral des matières de base; 3) sur l’implication des élèves (beaucoup d’heures consacrées aux devoirs et à la préparation des examens). Ce type de système comporte à la fois ses avantages (les élèves japonais et coréens finissent en général premier des classements internationaux), mais également ses inconvénients (stress, compétition et violence implicite/explicite). Il est à cet égard intéressant de noter jusqu’où les albums de manga (littérature jeunesse) font souvent écho à des situations de violence scolaire (d’intimidation, notamment), et jusqu’où ils révèlent de manière souvent pertinente le désarroi de plusieurs jeunes. Fameux échappatoire pour les élèves «bollés» de là bas, mais d’ici également…

    • La meilleure assurance contre l’intimidation, pour les gars comme pour les filles c’est une bonne contre-attaque verbale avec les yeux sortis de la tête ou bon cours de karaté.
      J’ai eu de gros problêmes avec ça en secondaire 1 et 2 jusqu’à ce que je fasse l’exemple que dorénavant ça allait coûter pas mal plus cher de me harceler.

      Les surveillants qui s’en foutent, les plaintes qui te font paraître encore plus moumoune, tout ça c’est complètement inutile et même contreproductif.

      Quel bonheur ce fut, au prix d’une bonne bagarre, d’avoir enfin la paix en secondaire 3 et même un statut bien plus respectable que la moyenne des étudiants qui eux endurent l’intimidation en se fiant naïvement à d’autres personnes qu’eux-mêmes pour se faire enfin respecter.

    • @lesteurbipersonne – Ben la, vous voulez couper dans l’agenda du corpogouvernemoman ou quoi? Point de salut sans l’intervention des “autorites”…

    • @lesteurbipersonne
      “La violence est le dernier recours de l’incompétence” – quelqu’un de connu.
      La violence n’est pas la solution dans la majorité des cas. Ceci dit, le harceleur est parfois tellement incompétent, que c’est juste celà qu’il va comprendre.

    • @lesteurbipersonne
      10 février 2014
      10h59
      Je dois malheureusement vous donner raison sur l’essentiel de votre propos. Oeil pour oeil… La loi du plus fort est toujours… Cet état de fait est la preuve flagrante de l’échec de l’éducation par les parents et ensuite de l’absence de contrôle (de la situation) du personnel enseignant. La cours d’école a toujours été une jungle (la cruauté des enfants les uns envers les autres a été, est et sera toujours sans limite). C’est le “job” des adultes matures d’éduquer nos petits “méchants” aux valeurs de tolérance, de respect, de compassion, etc. S’ils échouent à cette noble et nécessaire tâche, ils hypothèquent notre “mieux-être… ensemble”.

    • @ missivedutexas

      Effectivement, on a une culture de dépendance envers les autorités et le gouvernemaman pour règler nos moindre petits bobos.

      Ça encourage une inertie dont d’autres personnes plus autonomes et plus proactives finissent par profiter.
      Une assurance contre l’intimidation est un bon exemple de cette dynamique.

      Par ailleurs les assureurs mentionnés ci-dessus fonctionnent aux statistiques.
      Ils savent très bien qu’ils ne règleront pas le problême de l’intimidation en général.
      Tout ce qu’ils feront en réalité, c’est mettre un petit pansement sur le bobo de certains individus victimisés et empocher un bon profit avec les $21 par mois des autres.

      Les autres qui : soit ne réclameront pas d’indemnités, soit ne contesteront pas un litige avec l’assureur, soit règleront le problême de l’intimidation et ses conséquences eux-mêmes avant de songer à réclamer une indemnisation.

    • @gl000001 – Vous n’avez jamais fait face a une situation d’harcellement, c’est clair.

      Dans la majorite des cas, le harceleur se nourrit de la peur qu’il engendre. Se tenir debout en exigeant le respect, et si necessaire, quelques p’tites tapes sa yeule comme encouragement, et ca replace les idees confuses du coupable assez rapidement.

    • @lesteurbipersonne

      Bravo!
      Vous venez de remettre à leur place les ”bien pensantes” de notre époque.
      Avoir le courage de dire les vrais choses est de moins en moins valoriser dans notre société matriarcale. J’ai 57 ans et dans mon temps l’intimidation se réglait très rapidement dans la cour de l’école. Malheureusement maintenant ces endroits sont surveillés par des madames qui ont peur d’avoir peur.

    • J’aimerais ajouter ceci. Dans notre société de performance (financière) et qui carbure à l’individualisme, les gens qui ont mis des enfants au monde (souvent pour des raisons purement égoïstes) les ont ensuite abandonnés sur l’essentiel : l’éducation pour en faire des citoyens responsables. Ils demandent à la garderie puis à l’école que faire le “travail” qu’ils n’ont pas eu la sagesse ni le courage d’accomplir. Mais instruire n’est pas éduquer. Que peuvent finalement les enseignants face à des jeunes qui ne respectent rien, qui ne veulent faire aucun effort et qui s’attendent à avoir tout facilement… comme à la maison.

    • @ gl000001

      “La violence est le dernier recours de l’incompétence”

      La violence ça devrait toujours être un dernier recours, on est d’accord.
      Mais certains intimidés n’osent même pas protester verbalement contre leurs intimidateurs.

      Et je suis sûr que la très grande majorité des parents de jeunes garçons et filles suicidés suite à de l’intimidation auraient préféré que leurs enfants se défendent contre leurs bourreaux, quitte à devenir violents verbalement ou physiquement plutôt que de s’en prendre violemment à eux-mêmes de toutes façons par la voie de la dépression ou du suicide.

      Faut pas avoir peur.
      On vit tous avec des peurs.
      Peur de la mort, peur des autres, peur de soi-même.

      Quand-est-ce que c’est préférable d’apprendre à dominer ses peurs, à la fin de sa vie ou au début ?
      Si on pense qu’on est pour vivre 5 ans d’enfer au secondaire à se faire intimider, est-ce qu’il faut faire quelque chose en secondaire 1 et avoir la paix les autres années ou faire quelque chose en secondaire 5 avec 4 années de misère en arrière de soi dont on va se rappeler les mauvais souvenirs toute sa vie ?

    • @ mctru

      Bien d’accord.

      Dans mon temps aussi on règlait nos problêmes nous mêmes comme de futurs adultes et je n’ai jamais entendu parler à cette époque d’une vague de suicide comparable à celle qu’on vit présentement suite à de l’intimidation dans les écoles.

      O tempora o mores !
      Autres temps autre moeurs.

    • @ Igreck

      ” les gens qui ont mis des enfants au monde (souvent pour des raisons purement égoïstes) les ont ensuite abandonnés sur l’essentiel : l’éducation pour en faire des citoyens responsables. Ils demandent à la garderie puis à l’école que faire le “travail” qu’ils n’ont pas eu la sagesse ni le courage d’accomplir. ”

      Très vrai.
      Il fut une époque où construire la personnalité future de ses enfants était aussi important que de construire sa propre maison avec des fondations solides.

      Aujourd’hui on a tendance à louer les services d’employés de l’état pour gérer l’éducation de nos enfants et parallèlement, qui serait plus fier d’avoir loué un vulgaire appartement plutôt que d’avoir construit soi-même sa propre maison ?

    • La méthode prôné par lesteurbipersonne pour contrer l’intimidation fonctionne bien… si t’es assez fort pour le faire.

      Je fais 6′3” et je faisais beaucoup de sport alors c’est assez évident que je n’ai pas eu beaucoup de problème d’initimidation même si j’étais très geek, du genre à amener des livres de D&D à l’école pour lire pendant les pauses. Deux escarmouche en 5 ans, c’est tout. Il suffisait de montrer les dents et les bullys se trouvaient une meilleur cible. Sont pas stupides, quand même.

      Mais si je faisais 5′3” et que j’étais sévèrement asthmatique, disons que le secondaire se serait déroulé autrement.

      Bref, si vous êtes assez fort pour vous faire justice vous même dans la cour d’école, allez-y, c’est vraiment la façon la plus expéditive de régler le problème.

      Mais pour le reste du monde, va quand même falloir continuer de travailler sur le problème, même si ça implique des interventions du ‘gouvernemaman’.

    • @missivedutexas
      Et il est également clair que vous ne me connaissez pas et votre commentaire est completement faux.
      Quand je me suis fait harceler, mon père m’a dit d’aller lui donner une tape sur la gueule justement. Ca n’a fait qu’empirer les choses. Le harceleur s’est calmé quand on lui a donné le traitement silencieux. Plus personne ne lui parlait. Personne ne lancait le ballon de son coté au ballon chasseur. Etc… Il a changé très vite. Quelques années après, il était un des plus populaire de l’école.

      @lesteurbipersonne
      “Il fut une époque où construire la personnalité future de ses enfants était aussi important que de construire ”
      N’importe quoi. Il y a 40 ans, les enfants c’était pas grand chose. La seule construction qui se faisait, c’était de la discipline. Le vécu, on le prenait à l’école. Maintenant, c’est le contraire: pas de discipline et baucoup trop de vécu à la maison. Sauf que pour se batir une personnalité, ça prend de la discipline en partant. Les enfants ne l’ont plus, alors la personnalité prend le bord.

      “Quand-est-ce que c’est préférable d’apprendre à dominer ses peurs, à la fin de sa vie ou au début ?”
      Bien oui. Vous dites ça comme si c’était facile. C’est comme la dépression. On a juste à mettre notre pied à terre et ça cesse. Pensée magique !!!

    • @gl000001

      D’accord avec toi, mais à un moment donné, si personne ne veut intervenir, si une claque sa yeule peut résoudre le problème, je suis d’accord. C’est ce que j’aurais dû faire au secondaire. Mais j’étais trop intello.

      Il y a l’exemple du jeune Fortin au Saguenay. Il s’est tanné et à fuguer. Ses parents auraient dû le retirer de l’école devant l’inaction de la direction. Mais ils perséveraient à l’envoyer vers ses bourreaux.

    • -55- – Un bully va calmer ses ardeurs si dans bien des cas, il doit en prendre une sur la gueule lorsqu’il joue son jeu. Un moment donne, ca ne vaut plus le cout.

      gl000001 – Voir commentaire a 55. Le traitement silencieux en gang fonctionne si tout l’monde participe. Autrement, vous etes seul dans votre coin.

    • @ gl000001

      Nimporte quoi ?
      Question de point de vue.

      Un des drames bien documentés de notre époque c’est que contrairement au passé, la personnalité des enfants est construite majoritairement par la télé, l’internet, et les autres enfants.
      Les parents en contrepartie ne passent généralement que quelques minutes par semaines à discuter avec ces derniers.

      Si on regarde ne serait-ce que les nombreux drames, dérives et mortalités que vivent de nos jours les enfants en conséquence de “l’approche parentale moderne” en matière de parentalité, c’est dur, très dur de parler d’un progrès par rapport aux discussions familiales du passé, chaque soir autour de la table à dîner, aussi orageuses furent-elles.

    • Un enfant vulnérable ou fragile ne peut pas se transformer en super boy boosté du jour au lendemain. Il faut qu’il démontre qu’il est fort dès son entrée à l’école, autrement il sera traqué sans répit.

      Comparons l’image du prédateur vis-à-vis sa proie. S’il est le mâle alpha de la meute c’est lui le dominant, il est toujours à l’affut. D’instinct, la proie ciblée sait déjà qu’elle est dominée, c’est dans la nature du comportement animal, c’est mathématique. Et le sort en est jeté dès la première attaque; la proie est affolée et paralysée par la peur et pire encore, par la fatalité.

      A l’école comme partout ailleurs, c’est le plus fort qui gagne, sauf exception.

    • ..@??? Hébin! Comme plusieurs autres, j’avais laissé un commentaire qui allait dans le sens de lesteurbipersonne de 10h59 mais quelqu’un me l’a «flushé». Ce faisant, il ou elle m’a simplement invité à aller définitivement (au sens bien français du terme) me faire voir ailleurs. Ça sera autant de temps d’épargné.

      Alors, mes salutations à tout le monde et bon vent au censeur.

      JFC

    • @lesteurbipersonne
      Vous êtes bien chanceux d’avoir eu des discussions autour de la table dans votre jeunesse. On parlait de ça il y a quelques années avec les collègues de mon âge. Dans notre temps, dans la majorité des cas, c’était “ferme ta gueule pis écoute les grands”. Quand on nous parlait, on nous parlait comme a des enfants.
      Maintenant, c’est tout le contraire. Les enfants parlent beaucoup et il faudrait qu’ils soient déjà des adultes. Eux-mêmes veulent tout faire comme les adultes.

      @missivedutexas
      Comment pensez-vous qu’on s’en est sorti ? Le bully avait 3 “amis”. On les a harcelés jusqu’à ce qu’ils le laissent tomber.

    • @vlr…,

      Vous êtes dans le champ… Ce ne sont jamais les plus forts, mais les plus malins qui finissent par remporter…

    • L’intimidation par-ci , l’intimidation par-là……..ce mot est très à la mode depuis quelques années. Je crois personnellement que c’est le résultat d’une éducation parentale et scolaire aboutissant à des natures trop souvent faibles dans beaucoup de cas. Mes parents m’avaient appris à me défendre à l’intérieur des balises acceptables socialement. Et le sport est un lieu dans lequel on apprend très bien les règles de société. Mes parents avaient bien compris cela. Merci à eux. Je n’ai pas intimidé et n’ai pas subi plus d’intimidation que la vie en société apporte en général.

    • @ mmez: le mot est à la mode, mais ce phéomène d’intimidation et de violence chez les jeunes a toujours existé. La seule différence c’est que maintenant, on y a mis un nom.

      Même dans les romans de la Comtesse de Ségur, basés sur des histoires vraies, des enfants se faisaient intimider et battre à l’école. On parle des années 1800…!

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