La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mardi 10 décembre 2013 | Mise en ligne à 8h40 | Commenter Commentaires (42)

    La conciliation travail-famille, un enjeu de santé publique

    Vous avez vu passer cet avis de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) portant sur la conciliation travail-famille?

    Déjà, il est intéressant de noter que la conciliation travail-famille est maintenant considérée comme une question de santé publique. Rien de moins.

    Ce n’est certes pas sans raison. Le soir venu, 63 % des mères québécoises travaillant à temps plein, âgées de 25 à 44 ans et ayant au moins un enfant d’au plus 11 ans, ont « souvent l’impression » de ne pas avoir accompli tout ce qu’elles voulaient faire. Plus de la moitié d’entre elles se disent « constamment tendues » parce qu’elles voudraient en faire plus. Au surplus, 68 % s’inquiètent de ne pas consacrer assez de temps à leur famille ou à leurs amis.

    Ceci étant, plus de 40 % des travailleurs de 25 ans et plus ayant des niveaux élevés de responsabilités familiales présentent un niveau modéré ou élevé de détresse psychologique, selon une étude québécoise de 2011 citée par l’INSPQ. Près de 20 % d’entre eux ont des symptômes dépressifs.

    L’Institut national de santé publique y va de plusieurs recommandations pour tenter de remédier à la situation. En voici quelques-unes :

    a)    étendre le réseau public de centres de la petite enfance

    b)    rendre plus flexible le régime québécois d’assurance parentale

    c)     augmenter le nombre de jours de vacances

    d)    songer à rémunérer les congés pour responsabilités familiales

    e)    légiférer pour permettre un aménagement du temps et du lieu de travail

    D’emblée, je cocherais f) soit «toutes ces réponses» mais vous me répondrez sans doute en chœur et non sans raison que cela coûterait trop cher. Je choisirais donc e). Travailler parfois à la maison, ça ne coûte pas plus cher au gouvernement et aux entreprises, ça limite les déplacements sur les routes et ça permet de lancer une brassée de lavage au lieu de bavarder autour de la machine à café.

    Et vous, si vous ne pouviez choisir qu’une seule chose (dans cette liste ou pas) qui allégerait votre conciliation travail-famille, quelle serait-elle?


    • Moi aussi j’opte pour le E). Par contre, beaucoup de patrons aiments bien avec un contrôle sur les employés, et les avoir au bureau, c’est la meilleur façon.
      De mon côté, je sais que je serais plus productif à la maison, c’est dans mon tempérament, au bureau, c’est tentant d’aller au café, jaser un ti peu, prendre une pause, aller à la cafétéria se chercher un muffin, aller sur Lapresse.ca….. Le télé-travail est malheureusement sous estimé et TRÈS peu d’employeur l’offre.

    • Dure question car je cocherais oui à tout! Je vais donc vous donner mes impressions sur chacun des points.

      a) Une évidence même, mais avant de le faire, il est impératif d’améliorer la gestion des listes d’attente. Combien de parents sont sur 3, 4, 10 listes différentes? L’idée de la liste unique me semble bonne. J’ai hâte de voir ce qu’il en sera. Elle devrait nous permettre de visualiser où sont les problèmes et quels quartiers manquent le plus de places et quels sont les besoin de la société réels. C’est dur à comptabiliser en ce moment.

      b) Qu’avez-vous à suggérer? Je serais portée à dire oui, mais il me faudrait une proposition plus concrète. C’est vague “améliorer le régime parental”.

      c) OUI. Deux semaines par année, c’est ridicule. Ça fonctionne pour les très jeunes qui font leur entrée sur le marché du travail, mais pour n’importe qui en haut de 25 ans, c’est trop peu. Le pire est que ceux qui changent d’emploi se retrouvent souvent avec deux semaines car pour avoir plus, plusieurs compagnie exigent que les années d’expérience soient faites au sein de leur propre compagnie. Offrir deux semaine à un travailleur de plus de 10 ans d’expérience, c’est rire du monde. Les gens devraient avoir un minimum de 4 semaines après 10 années d’expérience, dans le public, ils ont ça en commençant!

      d) OUI. En autant que cela demeure raisonnable. On pourrait établir une limite de journées. Le problème est toujours ceux qui abusent, ceux qui sont malades quand il fait beau dehors ou quand la neige est belle pour le ski…

      e) Oui, mais c’est dur. Ma compagnie offre le télé-travail, mais honnêtement, ça marche mal. C’est d’une lenteur épouvantable, chaque clic de souris demande 5 secondes de temps de réponse. Mon mari n’arrive pas à se connecter sur le serveur du bureau 2 fois sur 3; chaque document de plus de 1 meg qu’il ouvre fait planter le système. De mon côté, bien je n’arrive pas à me connecter tout simplement 2 fois sur 3. J’ai déjà passé 2h au téléphone avec le service informatique sans réussir à faire fonctionner la connection. Bref, il y a pas mal de chemin à faire côté technique pour que le télé-travail fonctionne vraiment.

      Personnellement, je voterais f) Permettre le temps partiel à raison de 24-30h semaine pour les parents qui le souhaite. Travailler 37.5h avec le transport, c’est un enfer et ce même pour ceux qui habitent sur l’île.

    • J’ai la chance d’avoir droit à 5 jours de congé rémunérés pour des obligations familiales. Infiniment apprécié quand ton enfant tombe malade ou que tu dois l’amener à un rendez-vous en semaine.

      En ce qui me concerne, le point dont j’aurais le plus besoin serait le point E.

      Depuis un certain temps, je recherche activement un moyen d’avoir une plus grande flexibilité quant à mon lieu de travail (mon horaire est en ce moment relativement flexible). Le temps passé dans le transport (reconduire à l’école, transport en commun pour aller travailler, etc.) gruge beaucoup mon horaire.

      Ma fille ne va plus à la garderie, mais offrir une subventions aux entreprises pour qu’elles créent des garderie en milieu de travail serait une excellente idée je trouve.

    • c’est drôle pcq des que je parle d’horaire flexible en entrevue , a cause du fait que je suis parent célibataire , je tombe systématiquement dans le “dont call us we’ll call you” appel qui ne viens jamais évidement , si je passe ce point sous silence , je tombe systématiquement en deuxième entrevue , le dernier emplois que j’ai occupe ,c’étais ok lors de l’embauche , et des que j’ai eu fini ma période probatoire ca ne l’étais plus et j’ai été licencié justement a cause de mes obligations familiales (aller chercher mes p’tits a la garderie et école ,j’ai une garde complète non partagée) puisque je ne peut pas faire d’heures sup (non payé) sur site , et que bien que possible de travailler par VPN , ceci étais systématiquement refusé, quelque part je me demande si une femme dans ma situation serais traitée également , pcq quand une mère est toute seule , le père est le salaud qui a abandonne ses enfants , mais moi , comique, on me demande toujours ce que j’ai fait pour que mon ex abandonne les siens , comme quoi le sexisme ce n’est pas que dans un sens , donc venant des tres conservatrices entreprises du Qc , je ne m’attend pas a une amelioration de mon sort de ce cote la avant longtemps

    • Personnellement, je ne veux pas de garderie en milieu de travail. Déjà que je dois subir le transport, jamais je ne voudrais l’imposer à mes enfants. Je crois qu’ils sont quand même plus heureux à jouer et à bouger librement à la garderie, qu’assis dans leur siège d’auto pognés dans le traffic.

    • @rg8487: Oui, vous avez raison, offrir le temps partiel serait un excellent moyen. Je connais des femmes qui songent à quitter leur emploi car n’en peuvent plus de travailler à temps plein. J’ai la chance de pouvoir travailler à mi-temps selon mes besoins, et je peux vous dire que ça change tout! Oui, il y a une baisse de salaire, mais c’est un compromis acceptable pour pouvoir gérer sa vie familiale.

    • @larousse_estdouce: C’est ce que je pense aussi, mais la plupart des compagnies sont complètement fermée à cette idée! Je travaille 30h semaine depuis la naissance de ma première, mais j’aimerais descendre à 24h pour avoir une journée à la maison… car malgré mon 30h semaine je franchis quand même le pallier de la porte à 16h30-16h45. Je vous avoue que je n’ose pas demander……… Je crains un peu la réaction de mon employeur même si, à la base, il s’agit d’un employeur très conciliant.

    • L’option de la garderie en milieu de travail, jumelée au point F, ça fonctionnerait très bien :-)

    • @ rg8487: Je vous comprends! Personnellement, je suis passée de 37.5h à 26h, pour ensuite être remontée à 32.5 quand ma fille a eu 5 ans. J’ai la chance que ça soit accepté sans problème dans ma division, mais ce n’est pas le cas partout.

      Ce que je constate aussi, c’est que de plus en plus de mes collègues masculins m’imitent! Cette année, j’ai un collègue qui est venu me voir quand il a appris la grossesse de sa femme, il voulait savoir comment je m’y étais prise pour demander un horaire à temps partiel, car c’est ce qu’il voulait avec sa future vie de papa. Et j’ai deux autres collègues masculins qui sont dorénavant à temps partiel, car ils veulent mieux gérer leur vie de famille. Je ne sais pas si c’est une question de génération, mais mes collègues sont tous dans la trentaine ou la vingtaine avancée.

      Je vous encourage à le demander. Le pire qui puisse vous arriver, c’est qu’on vous dise non. Si vous ne demandez rien, c’est sûr que vous n’aurez rien :)

    • Cessons de toujours donner une justification au Gouvernement de Sa Majeste a Quebec pour “encadrer” une autre facette de nos vies.

      Je ne vois aucune mention ici de reduire significativement le fardeau fiscal des adultes choississant de procreer afin qu’ils puissent choisir eux-meme ce qui leur permettra de mieux concilier travail et famille. On propose plutot encore des services etendus, donc syndiques, dispendieux et garantissant un fardeau fiscal encore plus eleve pour tout l’monde.

      Le gouvernement de Sa Majeste a Quebec est-il fou?

      La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. – Albert Einstein

    • Je me roule par terre devant tant d’angélisme …Ce genre de rêve n’est possible que pour les très grosse boites syndiquées … dans des milliers de pme d e10 employés ou moins le portrait est tout autre …

      Ma fille qui viens d’avoir son premier bébé a tr et un ans s’est fait ramassé après 7 ans de loyaux service par un nouveau pdg de quelques semaines imbu de son nouveau power trip qui a comme y dit «son top des femmes enceintes au travail» en la menaçant de devoir récupérer le cash qui est par rentré en revenant si non … Une fille part rassuré ! NON ?

      Pas tous le monde qui a le gout de se battre sans preuves et se ruiner la santé pour se défendre individuellement dans ce genre des cas trop fréquent… Elle a du changer de job et recommencer a zéro pour concilier travail famille et santé mentale…

      En tant que grand parent on aide aussi énormément un peu comme des aidants naturels gratos même si mais on fait pas parti du système officiel ( y pourrait au moins donner un crédit d’impôt sur le gaz et les petites dépenses au lieu de nous surtaxer pour payer des garderies qui font la job a moitié et encore juste pour les bénis du 9 a 5… )… expédition a la clinique la semaine passé avec grand maman car la garderie a ses limites pis les congé pour les petits c’est probablement juste pour plus tard quand Pepére pis Memére seront même plus capable de prendre soin d’eux mêmes …

      Travailler pis élever des petits c’est toute un défi ….qu’il est lâche de laisser aux seul parents …ça nous concerne tous …pis des LOIS APPLIQUÉES pour les Morrons qui comprennent pas ce que c’est y en aura jamais trop ….

    • @larousse_estdouce et rg8487, en effet, le travail à temps partiel est idéal, il devrait être davantage favorisé, les parents seraient moins stressés, tout le monde y trouverait son compte. Je ne peux en bénéficier dans mon emploi actuel, mais je fais pas mal de télé-travail et ça me donne quand même du répit. J’économise du temps de transport, je fais une brassée de lavage ici et là et je peux rapidement préparer le souper durant une pause du midi, les soirées avec les enfants sont plus zen. Mais cette formule exige beaucoup de discipline personnelle (les distractions potentielles sont nombreuses à la maison) et ne convient pas à tous.

      C’est l’option e) qui l’emporte pour moi. La flexibilité, ça n’a pas de prix. Je dispose de beaucoup de flexibilité malgré mon temps plein et ça me sauve la vie. Quand un enfant est malade et que je dois prendre congé, je peux me rattraper en travaillant quelques soirs à la maison sans subir de pression de la part de mes employeurs.

    • @ chouettemaman! Je vous comprends! La flexibilité ça n’a pas de prix. Mon conjoint travaille à la maison depuis 10 ans, je me considère chanceuse à ce niveau-là. Le souper tout préparé qui nous attend ma fille et moi sur la table, quoi demander de mieux? ;-)

    • @larousse_estdouce: Vous avez raison. Je retourne travailler le 20 janvier. J’ai déjà signalé à mon employeur mon désir de conserver mon horaire 30h semaine. Avant d’aller plus loin, je souhaitais discuter avec une collègue, mère de trois enfants, qui travaillent à raison de 24h semaine. J’aurais cette occasion au dîner de Noël annuel de ma compagnie que j’organise à distance. Quant à mon mari, il aimerait bien un 35h semaine….. mais son employeur aimerait le voir travailler un 50h semaine alors nous sommes loin du compte.

      C’est toute la mentalité du monde du travail qui est à revoir. Les actionnaires ont trop de pouvoir et la culture du bonus crée des échéanciers irréaliste et met une pression inutile sur les employés pour qu’il livre un travail qui dormira sur une tablette pendant 6 mois.

      @chouettemaman: Le télé-travail serait super, mais dans le cadre de mon emploi, il fonctionne épouvantablement mal pour des raisons techniques. J’espère que la situation s’améliorera.

    • @rg8487, je vous souhaite bon retour au travail. Je vous souhaite également de pouvoir travailler à temps partiel ou sinon, que le télé-travail soit rendu possible. Avec deux enfants, cela fait vraiment une différence.

      J’ai vanté ma situation de travail flexible tantôt mais je dois ajouter que je n’ai pas un salaire très compétitif pour mes compétences, le travail lui-même et mon niveau d’études. Mais en contrepartie, j’ai un horaire flexible dans un milieu de travail valorisant, humain, mais au budget serré. J’ai choisi la flexibilité plutôt que le salaire élevé – on ne peut pas tout avoir en même temps à moins de disposer d’un niveau d’énergie exceptionnel. Quand certaines féministes encouragent les femmes à défoncer le plafond de verre, à tout avoir en même temps, je deviens soudainement très très fatiguée et très très irritée. ;)

    • Je vois de nombreuses personne ici parler de semaines de 32 ou 30h, alors que dans certains domaines c’est difficile d’avoir 40h.

      J’ai un ami qui travaille dans une entreprise ou les dirigeant exigent des semaines de 50h et plus, semaines après semaines. Heures supplémentaires non payées et il a du se battre pour pouvoir seulement les accumulées à taux simple, mais occasions pour les reprendre…

      Il y a la possibilité de changer d’employeur, mais des discutions avec d’autres finissant de sa promotion lui indique que c’est les conditions normales du domaine, et la plupart ne peuvent même pas accumuler leurs heures.

      C’est certain que le nombre d’heures requise comme le fait que ce soit non payer ne respecte pas les normes du travail, mais le domaine est petit, et aller devant les tribunaux pour faire payer ces heures serait un suicide professionnel. Il y a des limites à la protection de la loi, les employeurs le savent, surtout quand le nombre d’employeur dans un domaine est limité.

      La plupart finissent par accepter ces conditions, en espérant d’ici quelques années avoir de meilleures conditions avec des postes plus élevés, ainsi que les possibles bonis de fin de projet, qui compensent ces heures supplémentaires, mais dont les conditions d’attribution ainsi que les montant sont très flou.

      D’autre ont n’ont pas supportés longtemps et ont changés de domaine, en ayant perdu des années d’études et doivent maintenant retourner en formation pour se réorienter.

    • @chouettemaman: Je vous comprend. Mon salaire n’est pas des plus compétitif non plus et mon temps partiel le réduit encore plus.

      Je suis également très irritée lorsque je lis ces histoires de plafond de verre. Tant que ces emplois nécessiteront du 50 voir du 60h semaine de travail, ils seront inattrayants pour la plupart des femmes et pour une partie des hommes aussi.

    • @Kintama: Je comprend votre problème. Je suis ingénieure et c’est un peu comme ça dans mon domaine. Vous savez quoi? Tous les employés devraient tout simplement refuser de travailler en temps supplémentaire. Il n’est pas payé? Alors on dépose son crayon à 17h00 et on quitte. Il y a une limite au roulement d’employés et je soupçonne que l’emploi qui vous décrivez nécessite certaines compétences.

      Personnellement, j’ai toujours refusé les heures supplémentaires, payées ou non. J’ai toujours refusé n’importe quelle tâche qui aurait nécessité que je travaille davantage et ce même si on me payait pour le faire. Pourquoi? Pcq dès que l’on met le pied dans le surtemps, l’emloyeur le prend pour acquis et s’en est fini de nous. J’en ai vu des individus faire du 60-70h semaine, travailler matin, soirs, fin de semaine. J’ai même vu un collègue sortir en ambulance car il s’était écroulé de fatigue.

      Et j’ai dit NON à tout ça. Je sais ce que je vaux et je m’efforce de faire mon travail du mieux possible en dedans de 37.5h semaine.

      Je suis toujours dit que s’ils n’étaient pas satisfaits de mon travail, ils me le diront.

      Je suis encore en poste 10 ans plus tard.

      Il faut croire que j’ai gagné mon pari. Je crois que ces conditions perdureront tant que les employés les accepteront.

    • La conciliation travail-famille est une aberration. Nos horaires sont absurdes. Il est clairement impossible de travailler 40 heures par semaine et d’avoir une vie familiale satisfaisante. Je le sais. Je travaille 40 heures par semaine (2 jours au bureau, 3 jours à la maison) et j’ai 4 enfants (famille reconstituée). Les jours où je travaille chez moi, j’ai un horaire encore plus étourdissant, justement parce que je suis chez moi (lavage, épicerie, rendez-vous ici et là, repas). La solution est de rémunérer les parents qui choisissent de rester à la maison. Le salaire du parent permettrait de désengorger les garderies, les autoroutes et le système de santé. Un choix de société qu’on ne risque pas de prendre compte tenu de notre obsession pour les biens matériels.

    • Je choisirais pour la mise en place de bénéfices sans discrimination par rapport aux choix personnels des employés, ainsi, les options retenues seraient offertes de manière égale à tout employé, qu’il ait choisi ou non d’avoir des enfants. Donc autant pour accompagner le petit à la garderie que pour recevoir le plombier. Avoir des enfants ou non est un choix vient avec le sens des responsabilités, certains sacrifices et la connaissance des avantages et inconvénients, et ce n’est pas aux autres de s’adapter à nos choix mais à nous de bien les réfléchir et les assumer. Patricia Guilbeault

    • À rg8487 : Bravo, je suis entièrement en accord avec vous.

    • En lisant les options, j’ai pensé spontanément “toutes ces réponses”, car selon moi, la conciliation travail-famille, ça englobe tout ça! Mais si je suis plus réaliste, je dirais aussi E). Il me semble effectivement que partir une brassée serait plus productif que perdre mon temps dans la cuisine. Aussi, parce que je l’ai expérimenté auparavant, je sais que je travaille mieux à la maison parce que la tranquilité est plus appropriée pour accomplir certaines tâches. Donc, un bon aménagement serait de permettre aux jeunes mères stressées et dépassées (c’est mon cas) de travailler un jour ou deux par semaine à la maison, tout en leur permettant de modifier leur horaire quand elles sont au bureau.

    • @ encatimini: Votre suggestion de rémumérer les parents qui sont à la maison n’est pas mauvaise. Cela dit, je crois qu’il faut qu’il y ait plusieurs options. La réduction des heures de travail permet un réel équilibre pour plusieurs parents, soit d’avoir un emploi et une vie de famille. De nos jours, se retirer à moyen ou long terme du marché du travail est très risqué.

      Je pense que si vous étiez capable de diminuer vos heures de travail (ex: 30h), vous verriez immédiatement les bienfaits.

      Pour parler des vacances, en France, les gens ont 6 semaines (voir plus) de vacances par années, des RTT, des “ponts” durant les jours fériés, etc. Et la France est un pays plus productif que le Canada, les États-Unis et l’Allemagne:

      http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/02/21/09005-20130221ARTFIG00552-les-francais-travaillent-moins-mais-sont-plus-productifs.php

      Les Français sont souvent en vacances, mais quand ils travaillent, ils travaillent! Ils reviennent reposés et plus heureux.

      Aux États-Unis, il n’y a aucune réglementation concernant les vacances, si bien que la plupart des gens ont 1,2 semaines de vacances par année…

      Notre société nord-américaine est très en retard là-dessus.
      La preuve qu’il y a moyen d’imposer de bonnes conditions de travail, tout en étant très productif.

    • @patriciag: On parle souvent des familles car on est sur un blogue de parents. Mais oui, les propositions ça vaut aussi pour ceux qui n’ont pas d’enfants! On devrait plutôt parler de conciliation “travail-vie personnelle”, c’est juste que par commodité on utilise “travail-famille” pour faire simple. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas d’enfants qu’on n’a aucune obligation personnelle dans sa vie privée, cela va de soi.

    • Alors moi je cocherais :

      z) Cesser de rêver en couleurs.

      Cesser de rêver en couleurs c’est toujours la dernière option dans notre beau Québec gauchiste et rêveur, alors c’est pour ça que c’est l’option “z)”

      On s’en va vers le mur avec le gaspillage et les folles dépenses gauchistes au Québec.
      Avec des milliers d’organismes, de programmes et de subventions bien-pensantes et souvent inutiles qu’on a pas les moyens de se payer.

      Le présent gouvernement est en déficit mais on continue de rêver en couleurs au Québec jusqu’à ce que les créanciers internationaux abaissent notre cote de crédit, cessent de nous prêter ou tout simplement viennent cogner à notre porte pour réclâmer des actifs comme hydro-québec afin d’épondger la dette d’un Québec en faillite.

      C’est pas juste moi qui le dit, c’est les chiffres du groupe de recherche CIRANO, qui nous révèlent que les dépenses en santé vont doubler d’ici 2030.

      La santé dans pas long ce sera des listes d’attentes interminables et une mortalité croissante dans les urgences débordées des hôpitaux.
      Sans parler des personnes âgées de plus en plus laissées à elles-mêmes et renvoyées chez elles pour mourir seules parce qu’elles n’ont plus la force de protester.
      Dans le futur état Québécois les personnes âgées ce sera nous tous.

      Ces chiffres sont cités dans cet éditorial de cyberpresse ici :

      http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201312/09/01-4719324-vers-le-mur.php

      Alors continuez de rêver.
      La conciliation travaille-famille, ça fonctionne pas.
      Et le réveil va être brutal.

      Si ça pouvait fonctionner en dehors de l’endettement gouvernemental, des millions de mères choisiraient d’être travailleuses autonomes à temps plein et plus de s’occuper du 2,1 enfants nécessaire pour stopper l’actuel viellissement de la population au Québec.

    • @encatimini: Vous avez raison, mais avant de rémunérer les femmes qui décident de rester à la maison, nous devrions encourager davantage le temps partiel. Plusieurs mères désirent conserver une place active dans la sphère publique sans pour autant travailler 40h semaine. La plupart sont prêtes à accepter un salaire moindre, des opportunités d’avancement moindre pour une meilleure qualité de vie.

      J’ai 33 ans. Mes enfants ont 3 ans et 9 mois. Quand mon tout-petit coco aura 18 ans, j’aurais 50 ans. Il va encore me rester une quinzaine d’années de travail actif! Pourquoi devrions-nous toujours avoir la grosse carrière et les grosses promotions à 30 ans? Quel mal y-a-t-il à les désirer à 45-50 ans? Bref, il y aura bien le temps d’avoir une carrière plus motivante, entre-temps, je veux voir mes enfants grandir.

    • @larousse_estdouce et patricia: Peut-être est-ce que cela pourrait être travail-vie familiale en général? Je pense ici surtout à ceux qui doivent s’occuper de parents âgés, les accompagner à des rendez-vous d’hôpitaux, ce qui est souvent beaucoup plus lourd que de s’occuper d’un enfant en santé…

    • Sans hésiter je cocherais e) le télétravail que je fais déjà. Mon employeur le permet car il sauve de l’argent en espace de bureau. J’ai aussi la chance d’avoir 5 jours de congé pour obligation familiale ET j’ai choisi de travailler à temps partiel (32 hrs au lieu de 37,5 hrs), ce qui fait l’affaire de l’employeur encore une fois car avec une baisse de masse salariale il boucle son budget. Je suis très productive à la maison et j’ai l’intention de rester loyale à mon employeur.

      Je n’ai pas énormément de vacances, j’aurai 4 semaines après 8 ans de service mais mon conjoint travaille aussi à temps partiel. Ce sont des choix que nous avons fait pour passer du temps avec de jeunes enfants. De toutes façons, quand on travaillait plus, on finissait par “s’acheter une qualité de vie” en dépensant et en consommant plus…

      Quant aux CPE, je persiste à dire que le système est déficient, du moins dans ma région. Il y a une liste centralisée mais tous les CPE et les garderies subventionnées ne sont tenues de s’y inscrire alors il a une multitude de listes parallèles (vraiment contreproductif). Et non, je n’ai pas attendu trop longtemps pour y inscrire mon enfant,. 4 ans plus, toujours pas d’appel…

    • @ Mme Leduc: Absolument! Les parents finissent par vieillir et ont souvent besoin d’aide pour aller à leurs rendez-vous. Je pense que la loi actuelle nous donne droit à 5 journées par année, mais non rémunérées. Sauf que ce n’est pas assez, surtout si on a en plus des enfants…

      À mon avis, l’emploi à temps partiel et le télé-travail sont la clés.

    • ..Il y a, je pense, une différence entre un «emploi» et une «carrière». Faire «carrière» demande du temps, beaucoup de temps. Les journées sont longues, les semaines aussi. Il y a des déplacements; des imprévus et quoi encore.

      Un «emploi» ou, familièrement, une «job» c’est déjà un peu plus gérable même si la plupart des «jobs» ne sont pas conçus en fonction de cette fameuse conciliation travail-famille.

      Déjà que deux carrières avec des enfants de moins de douze ans, c’est la galère. Alors j’ai peine à imaginer une carrière en situation de monoparentalité. La seule solution c’est de pouvoir «acheter» la paix en s’offrant des services à domicile autrement, en effet, on risque de devenir un «cas» soit de santé publique ou encore un cas de santé personnelle.

      J’ai beaucoup de compassion pour ceux qui s’y risquent et tentent d’avoir le meilleur des trois mondes: Travail, famille et vie personnelle quoique parfois il m’est arrivé de leur dire qu’il aurait mieux valu y penser avant. Oui, je sais, ça n’est pas gentil mais quand c’est un bon ami qui vient te faire part de ses problèmes, mettons que c’est plus facile d’en discuter.

    • Encore faut-il définir ce qu’est la «qualité de vie». Ça varie tellement d’une personne à l’autre.

      J’ai l’impression qu’on met la barre très haute de nos jours. La maison parfaitement propre, les repas parfaitement équilibrés, du temps avec les enfants, du temps avec notre conjoint, du temps avec les amis, du temps avec la famille, du temps pour soi, le travail, les activités sociales et culturelles, (individuelles et en famille)….

      D’un côté, on nous dit qu’on ne travaille pas assez (niveau de productivité pas assez élevé), de l’autre, qu’on travaille trop (ces mauvaises mères qui osent être indépendantes financièrement, être instruites et avoir une vie professionnelle).

      Nos enfants doivent être actifs mais pas trop. On doit les pousser, mais pas trop.

      Ce ne seraient pas toutes ces contradictions, toute cette pression, tous ces jugements qui nous rendent dingues au fond?

      Lâcher prise et accepter que la perfection n’est pas obligatoire (ou même souhaitable dans certains cas) est difficile à faire mais une fois qu’on y arrive, ça change la vie pour le mieux!

    • L’approche accommodement travail-famille est très important. Au Québec, la raison de notre déclin est le refus d’avoir une famille, il est important de rendre plus facile d’avoir une famille. Le PIB est a 75% fait de la consommation des ménages rien n’est plus important pour le Québec que de valoriser la famille et de la favoriser financièrement. Lorsque les politiciens aurons compris cela, un gros problème sera réglé.

    • ioio

      C’est l’éducation qu’on devrait favoriser. Pour que les considérations économiques n’entrent meme pas en ligne de compte lorsque vient le temps d’avoir des enfants.

    • Ha, les gens pensent que s’ils n’avaient pas d’enfants ils seraient plus calmes, plus accomplis, plus équilibrés dans leur horaire, bref, en meilleure santé mentale ?

      That’s cute.

      Je me demande si les gens se croient vraiment défavorisés, ou si c’est seulement du chiâlage pour obtenir encore plus d’avantages financiers et sociaux du fait qu’ils ont des enfants.

    • Sans enfant, plus accomplis. Right…

    • Je suis mal à l’aise avec la notion qui court sur ce blogue et qui veut qu’avoir des enfants soit une sorte de mission sociale. De toutes les raisons de fonder une famille, celle de vouloir ainsi contribuer à l’avenir et à l’évolution d’une société est sans doute la plus improbable. En réalité, de nos jours, c’est un choix personnel, et dans ce cas c’est aux parents d’en assumer les conséquences, et donc de prendre les mesures qui s’imposent pour rendre ce choix viable : les deux parents doivent-ils vraiment travailler à temps plein? Disposent-ils d’un réseau familial fiable et présent? Demander à la société de combler ses lacunes n’est qu’une façon de se décharger de ses responsabilités. Et invoquer a postériori une soi-disant mission sociale est malhonnête.

    • LBernier,

      Je ressens le même malaise que vous devant les parents qui croient mériter une médaille parce qu’ils ont mis des enfants au monde pour le salut de l’Humanité.

      Par contre, j’en ai un plus grand encore devant ceux qui refusent de voir l’importance de maintenir un taux de natalité suffisant afin d’assurer l’avenir (leur avenir autant que celui des parents).

      Dans les 2 cas, c’est faire preuve d’un égoïsme sans fond qui démontre à quel point on s’éloigne des notions de bien commun et collectivité.

      On aura toujours besoin des autres et les autres sont les enfants de quelqu’un.

    • “De toutes les raisons de fonder une famille, celle de vouloir ainsi contribuer à l’avenir et à l’évolution d’une société est sans doute la plus improbable”

      Peu importe la raison pour le faire, cela ne change rien à la réalité: faire des enfants contribue à l’évolution d’une société, puisque sans enfants, il n’y a plus de société. Il est donc normal de faire en sorte que ça se passe bien pour tout le monde.

    • @LBernier7: Si je me fis à vous, seuls sont qui ont eu la chance de grandir dans une large famille unie qui habite proche de leur domicile devrait se lancer dans l’aventure de la famille? Oh ils devraient également s’assurer que leurs propers parents sont à la retraite et disponible à les aider en tout temps? Dites moi, quelles horribles lacunes les parents demandent-ils de combler sur ce blogue? Ils demandent une meilleure conciliation travail-famille, en quoi est-ce une demande si extraordinaire? Est-ce si épouvantable que de demander une telle chose?

      Vous savez, vous aussi vous avez un choix. Le Québec est une société qui se veut sociale-progressive et qui a fait le choix d’encourager la famille. Vous n’êtes pas content? Que des parents osent revendiquer de quoi vous insulte, vous fâche? Vous voulez couper dans les congés parentaux, dans les garderies afin d’avoir plus de sous dans vos poches pour payer votre condo au centre-ville?

      J’ai une solution bien simple pour vous.

      Déménager.

      Vous avez l’embarras du choix.

      L’Ontario n’offre pas de système de garderies abordables. Les mères sont souvent forcer de devenir femmes à la maison et non par choix, mais par faute d’options. Je connais un couple qui vit en Ontario, ainsi est leur réalité et ainsi est également celle de leurs amis parents.

      Les État-Unis vous savez, sont à des lustres du Québec.

      Personne ne demande de médaille ici, mais simplement des accomodements ma foi assez raisonnables et un minimum de soutient de la part de l’État. Si en tant que célibataire endurci vous êtes incapable de concevoir toute la richesse que ces immondes enfants apportent à la société, si vous êtes incapable d’accepter qu’une partie de vos revenus soient utilisée pour financer des mesures pour la famille, bien aller vivre là où les choses se passent différemment.

    • À madone et larousse_estdouce, je ne conteste pas que les enfants soient un apport positif et indispensable à toute société. Au contraire. Ce que je trouve intellectuellement malhonnête, c’est de prétendre, en tant que parents, que c’est le désir d’apporter cette contribution qui nous a poussés à faire des enfants, et que, par conséquent, la société nous doit quelque chose pour l’avoir fait. Il y a de nombreuses raisons pour faire des enfants, mais je parie que celle-là est la dernière de toutes.

    • @LBernier7: Je suis d’accord avec votre dernière intervention. Faire des enfants pour le bien de la société n’est pas une raison valable pour décider de devenir parent. Je connais un couple qui a fait des enfants par convention. Je ne les trouve pas très épanouis dans leur rôle de parents et ce même si je ne doute pas de l’amour qu’il porte à leurs enfants.

    • LBernier,

      Ne vous préoccupez pas de ce que disent ces gens, c’est n’importe quoi. Personne ne fait d’enfants par altruisme, je suis bien d’accord avec vous.

      Ce qui est sûr, c’est que les enfants (ces futurs citoyens) sont l’avenir et qu’ils méritent donc un investissement collectif, qu’on ait nous-mêmes des enfants ou pas. Au même titre que les personnes âgées méritent la dignité, que les malades méritent d’être soignés etc… C’est la base d’une société évoluée.

      C’est personnellement ce que je déplore: le discours de certains qui ne se croient pas concernés ou tenus de «payer pour les autres» parce qu’ils n’ont pas d’enfants ou de parents âgés, et qu’ils sont eux-mêmes en santé.

      Faut voir plus grand que ça quand même.

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