C’est le titre d’un article accrocheur, publié ici dans le magazine Châtelaine: Quand maternité rime avec calamité.
Parce que non, écrit la journaliste, toutes les femmes ne vivent pas leur grossesse dans la joie et l’allégresse. L’accouchement n’est pas non plus une partie de plaisir. Et avec des enfants, ça n’est pas toujours marrant. Certaines femmes prennent aussi du temps avant d’éprouver pour leur enfant des vrais de vrais sentiments.
Je lis tout cela et je me dis: “heu …. sans blague!!!!” Sérieusement, est-ce qu’il y a vraiment des femmes qui pensent encore que tout cela va être facile? Sans embûche? Sans défi? Et surtout …. reposant? Allons donc.
Vrai, comme le souligne l’article, on a tendance à présenter les grossesses glamour dans les médias (un bon éventail ici). C’est sûr! Le glam fait rêver. Et l’industrie l’a bien compris. Mais je dirais que c’est loin d’être le seul et unique portrait. Combien de fois suis-je tombée sur des livres dénonçant au contraire le mythe de la maternité facile, etc… (un exemple marrant ici). C’en est presque fatiguant, des fois. Je me suis même déjà dit que je voguais un peu à contre-courant, à apprécier ainsi ma vie de maman, quand toutes les mères de ce monde bloguent plutôt leur indignité avec fierté!
Bref, je me demande donc ce que vous en pensez. Êtes-vous tombées des nues devant la difficulté d’être mère, vous?

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rg8487
26 février 2013
11h01
Je n’ai pas encore lu les articles en lien, mais je peux parler de ma propre expérience.
Je déteste la grossesse. La première, ça allait, c’était nouveau, mais rendu à la fin, je suis tombée dans la déprime totale. Pas de travail, pas de contractions, l’impression idiote que bébé n’arrivera jamais. La déprime quoi. L’accouchement ne s’est pas bien déroulé, une césarienne, mais au final quand j’ai ENFIN eu mon bébé, oui je suis tombée en amour :-)
J’adore être mère et j’ai adoré mon congé. Avoir ma fille fait parti des meilleures décisions de ma vie. Oui, ce n’est pas toujours de tout repos, mais on dirait que cela ne me dérange pas. Plus j’y pense, plus je réaliste à quel point notre vie était vide et dénuée de sens avant sa naissance.
Je suis maintenant enceinte de mon 2ème enfant. J’ai détesté cette grossesse du début à la fin. Si j’arrivais à me réjouir des petits évènements à ma première, j’ai trouvé celle-ci interminable. Elle prendra enfin fin demain, mais je n’ai aucun doute quant à l’amour que je porte déjà à mon futur fils. J’ai très hâte de m’occuper de mon bébé et ce malgré que je sais très bien tout ce que cela implique.
Je ne me considère pas comme une mère indigne, je me reconnais peu dans ce genre d’écrit. J’ai tendance à suivre les recommandations, mais bon il s’agit de ma façon d’être.
re3e
26 février 2013
11h17
je ne peut pas parler de mon experience de grossesse ou d’acouchement , mais je peut parler de mon experience d’elever ma fille, seul, depuis qu’elle a 2 ans, et non c’est pas reposant , je n’ai plus de vie social depuis, l’abscence de maman dans mon foyer me fait souvent passer pour un extra-terrestre , il a falu que je me bate pendant 4 ans pour finalement obtenir le supplement “universel” pour enfants , je me fait snobber par les “super-maman-dynamique” en audi de mon ecole de quartier , mais je ne regrette rien , au contraire , pas besoin de femme pour faire rouler ma p’tite famille et mon foyer , je suis un super-mec capable de cajoler et reconforter , et je ne demande pas qu’on m’ouvre les portes et qu’on me traite comme une princesse des que l’egalite ne fait plus mon affaire d’etre feministe
joy_music
26 février 2013
11h25
Si je suis tombée des nues? Non… et oui. Bien sûr, je ne m’attendais pas à ce que ce soit parfait, ni à être une super maman maquillée et pomponnée du matin au soir. Mais je ne m’attendais pas non plus au baby-blues, aux difficultés de l’allaitement (bien que passagères), au sentiment d’isolement, etc.
Oui, j’ai trouvé difficile de me retrouver soudainement seule, avec un bébé que je ne savais plus comment occuper/amuser. Oui, j’ai eu des jours très sombres. Oui, j’ai parfois trouvé ma maternité amère. Et je la trouve encore amère. Parfois.
Mais. Tout ça fait partie du jeu. Simplement, je trouve qu’on ne parle pas souvent de ce juste milieu. On nous envoie deux images: la mère parfaite et la mère indigne. Or, plus souvent qu’autrement, on oscille entre les deux.
Vous dites: “Je me suis même déjà dit que je voguais un peu à contre-courant, à apprécier ainsi ma vie de maman, quand toutes les mères de ce monde bloguent plutôt leur indignité avec fierté!”. Je ne suis pas tout à fait d’accord. Pour moi, être mère indigne ne signifie en aucun cas que je n’aime pas mon rôle de mère. Au contraire; si je suis capable d’en rire, d’en parler avec humour et irrévérence, c’est que je l’assume complètement! Aimer son rôle de maman n’est pas incompatible avec l’autodérision et l’humour! Dans les Chroniques d’une mère indigne, par exemple, rien n’est dit avec méchanceté ou amertume.
Comme on dit: si on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand chose! Être père ou mère indigne, c’est simplement accepter la vie telle qu’elle est: avec ses travers, ses déprimes, ses joies, ses beaux moments aussi.
gl000001
26 février 2013
11h37
J’ai déjà lu en quelque part que la grossesse est une calamité parce que ça engendre un sur-consommateur de plus pour détruire notre éco-système. Faut le faire hein ?
adolbec
26 février 2013
11h43
Je ne m’attendais pas à ce que ma vie soit plus simple, bien au contraire. Mais je dirais que je suis plutôt tombée des nues à la venue de mon deuxième bébé: je n’ai jamais été aussi débordée par les tâches ménagères. Le panier à lessive déborde, je cours partout pour arriver, mais surtout, j’ai toujours l’impression de faire du rattrapage.
L’autre chose qui m’a fait déchanté, c’est que c’est beaucoup plus difficile, au deuxième, de trouver des volontaires pour un peu de gardiennage. Au premier bébé, tout le monde trouve ça cute (surtout quand c’est le premier dans l’entourage), c’est presque la guerre à savoir qui de la grand-mère, de la meilleure amie ou de la soeur aura la garde du chérubin. Maintenant, je dois m’y prendre des semaines à l’avance pour réserver une soirée (et on ne parle pas de s’absenter pour une fin de semaine!) et ça fait des mois que je n’ai rien fait en tête à tête avec mon chum.
Attention: j’adore ma vie de mère, je n’échangerais pas ma place (bon, sauf pour une soirée de temps en temps) et voir grandir et évoluer mes enfants est extraordinaire. Le problème, c’est pas les enfants, c’est le manque de temps dans nos vies en général… il faut apprendre à lâcher prise sur plein de choses, mais ce n’est pas évident.
antigonerebelle
26 février 2013
12h54
Pour moi ce texte fait justement ce que le billet de Maude Goyer dénonce: Culpabiliser les femmes qui vivent mal la grossesse. Ce n’est pas juste d’être fatigué ou que ce ne soit pas une partie de plaisir, c’est vivre une situation qui nous fasse remettre en question les grossesses éventuelles même si on rêvait d’avoir une flopée d’enfants.
Je n’ai jamais cru qu’être mère soit facile, mais de tous les livres, dépliants, et guides qu’on m’a remis avant et pendant ma grossesse, aucun n’a abordé la possibilité que c’est possible de ne pas aimer être enceinte. Aucun n’a parlé du colastate de grossesse, des tourments d’un échographie qui se passe mal, des décision à prendre à 20 semaines parfois entre un risque de trisomie mortelle et l’avortement par accouchement du foetus, Aucun n’a mentionné que même si vous prenez la peine de faire un beau petit plan de naissance si vous êtes dans un hopital ami des bébés on va vous harceler pour que vous allaitiez, vous triturer les seins comme des poches, vous faire sentir affreusement sans coeur si vous oser penser donner un biberon pour cesser le calvaire parce qu’ils ont des quotas d’allaitement à respecter.
Aucun de ces livres ne parlent de la possibilité que l’amour absolu ne soit pas au rendez vous à l’accouchement. Aucun ne parle de la possibilité que le corps ne s’adapte pas à l’enfant qui y grandit, aucun ne parle de la pression que tous les milieux, de gauche de droite, pro médecins, pro sages femmes vont faire peser sur vous pour vous convaincre que si vous n’allez pas dans leur direction vous serez mauvaise mère, aucun ne vous dit que à partir du moment ou un bébé est dans votre ventre tous le monde se permet de vous dire quoi penser, quoi manger, quoi ne pas faire, comme si ce bébé était le leur autant que le votre. Personne ne m’avait parlé des mains multiples qui se permettent de se poser sur ton ventre sans ta permission pour sentir le bébé. Personne ne m’avais parlé de la constipation qui fini pu, des maux de cotes terribles si le bébé n’est pas dans une position adéquate, etc.
Je connais des tas de filles qui ont vécu leurs souffrances en silence parce qu’elle se sentaient honteuses et seules, et se faire dire “ben voyons, tu pensais vraiment que ce serait facile” par une blogueuse n’aidera surement pas celles qui le vivent en ce moment.
weeza
26 février 2013
12h59
Il faut que j’avoue que je pensais que ce serait plus facile… Je ne regrette rien et je ferais un 3e bébé sur-le-champ si mon conjoint le voulait bien… MAIS, avant d’être maman, je n’ai jamais cru une minute que j’aurais des difficultés à allaiter, que je serais SI fatiguée… et pas juste les premières années. Ces temps-ci, on est en pleins dans un cycle infernal de rhume-grippe-streptocoque-otites qui semble ne jamais vouloir se terminer. Non, quand je m’imaginais la maternité avant, je ne pensais pas à l’univers de morve qui m’attendait quelques mois par année. Ce n’est pas une calamité… c’est difficile… difficile et gratifiant.
kendersophie
26 février 2013
13h24
J’ai l’impression que certaines personnes (père et mère) auraient dû suivre un cours avant de concevoir leur enfant. Pas sûre qu’ils comprennait exactement ce que ça impliquait!
Quand en partant l’homme refuse de changer une couche parce qu’il trouve ça dégueux…
larousse_estdouce
26 février 2013
15h38
Absolument que je suis tombée de nues. Dépresssion pendant plus d’un an! Je pourrais en écrire long, mais le temps me manque.
choubidouwa
26 février 2013
16h11
Tombée des nues, c’est le mot! J’ai toujours adoré les enfants et eu un très bon contact avec eux. J’ai materné, chouchouté avec grand plaisir ma petite soeur de quinze ans ma cadette et j’étais donc persuadée d’avoir la science infuse avec les bébés. Quelle ne fut pas ma surprise, avec l’arrivée de mon aînée, de m’apercevoir que je ne l’avais pas! Les hormones dans le piton et les difficultés d’allaitement me faisaient sentir si maladroite! Je me sentais terriblement coupable de découvrir que je n’avais pas de coup de foudre pour elle, mais qu’elle était plutôt une étrangère à apprivoiser et à découvrir… Heureusement, j’ai appris à la connaître et à relativiser tout cela, mais ça a vraiment été un choc. Pour mon deuxième, par contre, tout a été tellement plus simple, même si dans les faits, c’était un bébé plus difficile que sa soeur… je savais tout simplement à quoi m’attendre cette fois-là!
rachelle.paulhus
26 février 2013
17h42
J’approuve ce que plusieurs ont dit ici. De là à dire que c’était facile, non…mais moi aussi à 25 ans que tu es enceinte que durant 5 mois tu n’es plus capable de te nourrir car ton corps rejette ta grossesse, que tu t’affaiblies tellement que ta propre santé et celle du bébé est en danger, wow quel plaisir. On nous parles des nausées, mais jamais du vomissement grave qui peut te coûter la vie….
Que nous expliquons-nous sur les accouchements prématurés à 31 semaines, avec hospitalisations de 3 semaines, isolées, seules, qui te grugent un budget entre la navette de ta ville natale et la grande ville (stationnement, nourriture) pour le conjoint, wow encore du plaisir…
Ensuite le post-partum qui dure longtemps et tu dois dont aimer ce petit être qui t’a gruger 1 an de ta qualité de vie, ne trouvez-vous pas que vous exagérer en disant qu’on ne peut pas se ”plaindre”
Tant mieux si tout va bien pour vous, mais oui la réalité pour certaines femmes n’est pas évidente et bien souvent elles doivent le faire dans le silence, car en plus, celles qui ne peuvent tombées enceintes viennent nous remettre sur la face que ELLES, n’ont pas d’enfants et en rêve.
On demande beaucoup aux femmes sur la maternité. Moi ma fille a 6 ans, non je n’aie pas encore de deuxième car, je n’aie pas oublié cette étape de ma vie (grossesse) et enfin, je me sors de la petite enfance de ma plus vieille, je commence à respirer, donc, puis-je en profiter? Et non, on me rappelle que je dois enfanter au plus vite, pauvre enfant, elle n’aura pas de frère et soeur de son âge pour s’amuser….
larousse_estdouce
26 février 2013
18h53
Je me retrouve très bien dans le témoignage de Geneviève, dans l’article de Châtelaine. Si pendant longtemps j’ai regretté la maternité, je peux dire aujourd’hui que je suis heureuse d’être mère…MAIS pas question d’avoir un autre bébé, non, non et non! Maintenant que les choses se passent bien, qu’on a retrouvé un certain équilibre et réglés quelques problèmes, j’aspire à un peu de tranquillité. Enfin, on a du temps pour nous, ce qui est un luxe. Pas envie de recommencer la grossesse à risque, les poussées dentaires, les coliques et j’en passe.
larousse_estdouce
26 février 2013
18h55
@ rachelle: Je vous comprends parfaitement! Certains aiment nous culpabiliser du fait que notre enfant n’aura ni frère ni soeur!
montrealaise
26 février 2013
23h24
Peut-être par ce que j’ai plusieurs frères et soeurs et que les deux derniers je les ai presque vus naître, la grossesse est pour moi la chose la plus naturelle du monde. Ni Youppi! Ni Beurk!
Donc, 2 grossesses sans histoire particulière. Un peu de nausées. Alimentation saine, teint de pêche et beaucoup de repos. Les 3 derniers mois en cocooning chez moi. Tranquille, en paix. En attente du bébé. Première naissance difficile, deuxième très facile.
Avoir vécu à une autre époque, j’en aurais 4-5 facilement. :)
chouettemaman
27 février 2013
00h05
Il est sage d’avertir les futures mères que la grossesse et la maternité ne sont pas toujours agréables. La réalité ne correspond pas toujours à ce qui est véhiculé dans les publicités et les journaux à potin.
Pour ma part, il y a certaines difficultés auxquelles je ne m’attendais pas après la naissance de mon plus vieux. Rien pour m’empêcher d’avoir un deuxième enfant, pour lequel j’étais mieux préparée.
Cela dit, je comprends le billet de La Mère Blogue. Il est vrai que depuis quelques années, on lit beaucoup de blogues, articles et livres qui expriment des sentiments mitigés ou ironiques sur la maternité. Tant mieux si des mères s’y retrouvent et se sentent comprises. Mais ce ne sont que des expériences parmi d’autres. Oui, certaines femmes aiment la grossesse, l’accouchement (et pas toujours celles qui ont des accouchements faciles!) et s’épanouissent dans leur nouvelle maternité. J’ajouterais que l’abnégation n’est pas à la mode. Avoir des enfants exige parfois une bonne dose d’abnégation, tout dépend de leur sommeil, de leur personnalité et de l’aide dont on dispose. En ce moment, avec deux petits et un travail à temps plein, j’ai peu de temps personnel. Certaines femmes en seraient fort malheureuses alors que je suis plutôt sereine, ça n’est pas pour toujours.
joy_music
27 février 2013
08h00
Le meilleur conseil qu’on m’ait donné sur la maternité me vient de ma mère. Quand elle a appris que j’étais enceinte, elle m’a dit: “tu sais, si on attendait d’être prêtes pour avoir des enfants, on n’en aurait jamais…”. J’ai très bien compris le message. Je pense que cette simple phrase peut résumer bien des situations.
nemo
27 février 2013
08h45
J’aì attendu longtemps mon premier enfant. J’avais des idées fixes sur la façon que ça devait se passer. Par chance, j’ai eu une première grossesse de rêve. Je voulais accoucher dans une maison de naissance (c’était il y a 15 ans) mais suite à maintes discussions avec mon chum il a été décidé que j’accoucherais à l’hôpital pour le premier, le deuxième, on verrait. Mon aîné est né suite à plus de 30 heures de travail, il pesait plus de 10 livres. Accouchement médical, ça n’a pas été facile, deuil de l’accouchement idéal à faire. Par contre, avec mon fils ça a été le coup de foudre et foudroyant à pars ça.
Pour mon deuxième, évidemment je voulais accoucher à l’hôpital. Encore ici grossesse de rêve. Accouchement difficile et en plus on m’enlève mon fils pour le brancher (grandes difficultés respiratoires). Il a été impossible de le prendre dans nos bras pendant 3 jours. Mon chum et moi adorons les enfants et nous voulions une famille nombreuse. J’ai senti dans les premiers jours de naissance de mon cadet mes limites psychologiques. La maladie chez les enfants, pas capable, trop émotive. Gros deuil de la famille nombreuse à faire pour la maman ET le papa.
Je suis une personne solitaire et très indépendante. J’aime faire à ma tête. J’ai trouvé très difficile le fait que tout le monde voulait s’immiser dans ma famille à coups de conseils. J’avais l’impression d’ête une mère incompétante, tout ce que je faisais était mal même si dans les faits ce n’était pas vrai. J’ai été pendant plus de 1 an à avoir l’impression de marcher sur des oeufs avec mes bébés. J’ai commencé à vraiment apprécier être maman le jour où j’ai envoyé promener tout le monde (façon de parler) et suis allée avec ma tête et mon coeur. J’ai fait beaucoup d’erreurs mais j’ai eu quelques bons coups.
Il y a 15 ans je trouvais que le temps avançait à pas de tortue. Que je ne m’en sortirais jamais. Avec le recul, je constate que non seulement le temps a passé à toute vitesse mais que ça a été une période très heureuse de ma vie. Je suis plus à l’aise avec les enfants que les bébés. Quand mes enfants ont eu 2 ans, je disais toujours à mon chum que nous étions dans le meilleur de notre vie. Un jour, mon chum m’a dit: nemo ça fait 4 ans que tu dis ça, peut-être que finalement c’est le fait d’avoir une famille avec ses hauts et ses bas qui est le meilleur.
albertine1982
27 février 2013
09h07
Je ne suis pas encore mère, mais j’espère le devenir bientôt. Je dois dire que l’expérience de mes amies qui le sont déjà me fait parfois peur. Certes, elles me disent toutes que c’est une joie inépuisable, mais je suis leurs difficultés quotidiennes et la maternité me fait parfois peur. L’amitié change également. C’est difficile de mener une conversation avec leur poupon dans les bras. Nous sommes sans cesse interrompus par les pleurs ou par des enfants qui réclament de l’attention. Pour ma part, je n’ai pas une vision enchantée de la maternité mais au contraire peut-être un peu trop pessimiste. Cette nouvelle identité de mère me parait très impressionnante.
nathalie67
27 février 2013
09h19
Calamité le mot est un peu fort. J’ai eu une belle grossesse sans aucun problème mais l’accouchement a été atroce; 20 heures et une presque césarienne. Mais une fois que c’est fini, on oublie car on n’a plus mal; c’est cliché mais c’est vrai. Je suis tombée de haut après car j’avais une vision très romantique de la vie avec un bébé et je croyais que ça irait sur des roulettes.
Disons que sept semaines de coliques tous les soirs de 18h à minuit, ça ramène sa femme à la réalité! En plus, mon mari avait des cours à l’université deux soirs par semaine alors j’étais souvent seule car mes parents et ma belle-famille restent loin. Heureusement que j’avais ma grande amie qui venait me rendre visite souvent. Bref, une fois cette période passée, le reste s’est bien déroulé et j’ai passé un beau congé de maternité avec ma fille.
newsoleil
27 février 2013
11h11
Accouchement difficile, allaitement difficile, nuits difficiles, tempérament difficile, match parent-enfant difficile, pas de vie sociale, épuisement, ET petits bonheurs innommables à travers tout cela… non, je ne suis pas tombée des nues. Ce qui m’a fait tomber des nues, c’est la conciliation travail-famille ! Manquer du bureau à tout bout de champ pour la gastro de la petite, l’otite du petit, la grève de la garderie, la tempête de neige qui fait fermer l’école, le rendez-vous chez le pédiatre déplacé, etc. Oui, ce sont tous des détails, mais qui rendent la carrière difficile et ça non, je ne l’avais pas vu venir et je m’en ressens tellement niaiseuse ! Aurait-il fallu que je fasse l’analyse de mon tissu social avant d’avoir un enfant pour m’assurer d’une disponibilité en tout temps des gens dans mon entourage ? Et aurais-je dû me faire psychanalyser avant pour ne pas souffrir de tout le poids de la culpabilité de trouver des ressources externes pour s’occuper de MES enfants parce que je DOIS être au bureau ? Le désir de fonder une famille ne se base pas que sur du rationnel, mais le manque de lucidité face à la réalité quotidienne de ce que demande la maternité/paternité m’a fait frapper un mur face à ma carrière. Le discours féministe ambiant entendu par ma génération comme si les femmes pouvaient tout avoir a eu, pour moi et d’autres ami(e)s, l’effet d’un leurre. Je suis pleinement consciente des avancées dans la matière, que j’ai bénéficié de tous les beaux programmes sociaux possibles pour avoir de confortables maternités, je n’ai pas un patron qui me fait les gros yeux chaque fois que je dois quitter pour mon enfant car il est « conciliant » ; oui, la société a grandement évolué à ce chapitre mais curieusement, au final, tout cela contribue à nous faire croire qu’on pourra tout faire, jusqu’au choc de la réalité.
poypoypoy
27 février 2013
13h06
@Nemo très touchant, votre dernier paragraphe surtout.
adolbec
1 mars 2013
07h55
@newsoleil, vous avez traduit mot pour mot ce que je vis actuellement, et de cela résulte une immense remise en question de mes choix, tant professionnels que familiaux. À force de se faire accroire qu’on peut tout avoir et tout accomplir, la chute n’en est que plus brutale.
jeanne.lambert.370
4 mars 2013
11h31
J’ai eu une super grossesse, un super accouchement, un super bébé. L’allaitement n’a pas fonctionné pour pleins de raisons et je me suis sentie coupable pendant des semaines, mais j’en suis revenue. Le plus dur pour moi a été de ne pas avoir le droit de le dire que je trouvais ça dur devenir une maman justement. J’ai un bébé vraiment génial qui a fait ses nuits à deux mois, qui est de bonne humeur la majorité du temps, qui rit, qui joue, qui ne pleure pas, etc. Je me suis tellement fait dire souvent: Ne chiale pas, tu as un bébé facile! J’aurais mordu parfois! Sous prétexte que j’avais un bébé facile à vivre, je n’avais pas le droit d’avoir un post partum, d’être fatiguée, d’avoir une maison à l’envers, d’avoir besoin de sortir, de trouver mon chum (un papa super impliqué) fatiguant des fois… Mais je l’ai dis pareil (parce que je suis tête de cochon à mes heures) pour que les filles à qui ça arrive ne se sentent pas toutes seules. Et je me rend compte, avec un peu de recul que c’est la partie bébé naissant qui n’intéragit que très peu avec nous, que j’ai trouvé difficile. Et ça aussi je le dis, parce que ça se peut d’avoir plus de “fun” à virer le salon à l’envers avec mon fils de 15 mois que de le bercer à 2 mois. J’aimais ça le bercer, entendons-nous, mais je me rend compte que mon insécurité crie beaucoup moins fort maintenant. Et c’est ce qui a rendu les premiers mois vraiment difficiles, la culpabilité et l’insécurité. Malgré tout ça, j’en veux d’autres, pour pouvoir repasser par là avec un oeil neuf et potentiellement des difficultés encore, mais différentes qui sait!