La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
  • Lire la suite »

    Partage

    Dimanche 17 février 2013 | Mise en ligne à 12h59 | Commenter Commentaires (20)

    La vie sportive de nos enfants

    Je reviens d’un gros week-end de gymnastique. Compétition de la cadette hier matin. Compétition de l’aînée ce matin. Toute la famille levée aux aurores. Beaucoup d’émotions. Mais beaucoup de fatigue, aussi.

    Je sais que nous ne ferons pas pleurer les familles dont les enfants jouent au hockey, pour qui ce genre de week-end, c’est la routine. Pour nous, c’est un événement mensuel. Mais quand même.

    Je connais aussi plusieurs parents dont les enfants font de la natation, qui, plusieurs fois par semaine, se lèvent ainsi avant le soleil pour amener leur nageur à l’entraînement.

    N’empêche que tous ces parents courent sans cesse à droite à gauche, pour amener un enfant à un entraînement ici, un autre là.

    Une vie de fou, vous dites? C’est sans compter l’école, les devoirs, le boulot du parent, et la vie sociale de la famille, pour ce qu’il en reste.

    Je me pose donc régulièrement la question. Vrai, on veut que nos enfants bougent. Mais dès qu’ils se mettent à bouger un peu, mettons dans un sport, s’ils aiment et qu’ils performant, voilà que les entraînements se multiplient. Est-ce qu’il existe un juste milieu entre le sport récréatif et le compétitif?

    Est-ce qu’il y a moyen de trouver un équilibre, quelque part?

    Quelques ressources variées ici, ici, et ici.

    Tags:


    • Je pense que vous avez tout à l’envers.

      À une certaine époque, je pouvais jouer 5 à 7 jours par semaine au hockey, souvent 2 parties/pratiques dans une même journée. Sans parler qu’on jouait dans la ruelle ou dans la cours d’école les jours où on avait « congé » de hockey sur glace. De quoi rendre mes parents fous.

      Or s’organiser, ça veut dire partager les “lifts” entre parents. Ce que la majorité des parents de notre époque ne semblent pas comprendre.

      Disons que tu as 3 tournois dans l’année, et bien on s’organise 3 familles, une des trois se “sacrifie” pour chaque tournoi.

      Le problème, c’est que les parents ne veulent surtout pas lâcher le contrôle, être toujours là … à mon sens, c’est ridicule. Et puis, il y a le transport en commun aussi. Pour un joueur de hockey, c’est un peu plus compliqué (mais je l’ai fait). Pour aller nager ou faire de la gymnastique? Dès que l’âge le permet, qu’ils prennent le bus. C’est aussi ça l’apprentissage, apprendre à être autonome, à voyager seul, par ses propres moyens.

      Et dès que j’ai pu avoir mon permis de conduire, je l’ai eu. Fini les “lifts”, en fait c’est moi qui en donnait à mes coéquipiers (et vice versa).

      Vraiment, je ne comprends pas que les parents ne se divisent pas les tâches entre eux. Combien de fois on était 3 joueurs sur la banquette arrière avec chacun notre stock sur les genoux (à la verticale, bien entendu)? Classique. Mes parents avaient une mini fourgonnette en plus. Sincèrement, on rentrait 4 ou 5 ou même 6 joueurs dedans, plus le conducteur.

      Bref, désolé, vous ne me ferez pas verser une larme. Et on se dit écolo au Québec? Même pas capables de faire du covoiturage pour les lifts des enfants? C’mon …

    • Le sport de compétition a tellement mauvaise presse. Vu de l’extérieur, on ne parle que de sacrifices: en temps de taxi et en argent pour les parents, en temps libre chez les enfants. Pour la maman en temps de lavage aussi.

      Je ne suis pas d’accord. Vu de l’intérieur, ce ne sont que des enfants comme les autres. Ils ont des amis (qui partagent souvent leur passion), sortent au cinéma, au resto, vont à des partys et passent du temps en famille. La grande différence est qu’ils sont plus organisés dans leur temps et passent moins d’heures devant la télé ou à ”gamer”. Mais ce sont des enfants comme les autres.

      Et nous parents, on gravite à travers cela. Mais souvenez-vous d’une chose, ce n’est que pendant quelques années, intenses mais quelques années quand même. Autant s’organiser pour que celles-ci soient agréables. perso j’aime mieux aller chercher mes fils à l’arena ou au terrain de foot qu’au dépanneur où plusieurs ont l’habitude de traîner.

      Le jour où mon chum ou moi attendrons un de nos fils dans l’auto pour l’entrainement, le jour où un de nos fils doutera de ses choix et ne voudra plus faire son sport, ce sera fini. On passera à autre chose.

      Pour l’instant, mes 2 fils doivent toujours être les premiers arrivés dans les vestiaires de foot et de hokey et ce sont eux qui attendent impatiemment après nous dans l’auto pour partir. Je vois les yeux de mon aîné briller comme des billes à travers son casque de hockey tellement il est heureux de jouer. Je vois son non-verbal au foot avec son coach aussi. Mon plus jeune a l’habitude de ”bomber” le torse quand il est heureux et il se promène constamment le torse bombé au foot. Avant ou après la partie, je les vois avec leur équipe rire, se taquiner et aussi s’entraider dans les moments plus difficiles. Je les entends aussi parler de choses plus sérieuses dans le confort de la voiture ou d’un sous-sol. Je les vois s’animer au souper quand ils ont réussi tel exercice difficile ou ont amélioré leur impulsion ou leur explosion et je me pose une question: Pourquoi les gens pensent-ils si fermement qu’ils mènent une vie de sacrifice? Mystère et boule de gomme.

    • ..@SG: «Est-ce qu’il existe un juste milieu entre le sport récréatif et le compétitif?»

      Ça dépend. Si un parent se rend compte que le «compétitif» peut lui assurer un héritage à rebours, c-à-d un enfant millionnaire avant 21 ans, c’est fou ce que les réveils hâtifs et nombreux ainsi que les dépenses souvent assez costaudes qui accompagnent le chemin vers la gloire deviennent soudain moins lourds à porter. :-)

    • Est-ce qu’il y a moyen de trouver un équilibre quelque part? La réponse est oui!

      Je crois qu’en tant que parent, c’est à nous d’imposer les limites peu importe la sphère de vie, que ce soit l’heure du coucher ou le sport. Lorsque ce qu’une activité impose (en temps, en dépenses et en voyagement) ne nous convient pas, on ne la pratique pas, et on n’y inscrit pas nos enfants non plus!

      Le principal c’est que notre enfant bouge et dépense son énergie, pas nécessairement qu’il fasse parti d’une équipe sportive! De plus je crois qu’on peut imposer des limites selon nos valeurs et selon nos propre limites (financières ou de temps).

      Je me souviens très bien lorsque j’étais petite, les sports de contact ou requérant un équipement dispendieux et des déplacements étaient simplement interdits. Donc pas de jeune joueur de hockey ou de football chez nous, mes parents n’avaient tout simplement pas les moyens ni le temps ni l’horaire de travail pour nous envoyer d’un bout à l’autre de la province.

      Aussi, selon nos intérêts, nous pratiquions qu’un seul sport à la fois. Lorsque j’ai fait de la gymnastique, mon frère faisait du tumbling (pas de gymnastique pour les garçons à l’époque!). Et c’était du récréatif ou rien! Et lorsque mon frère s’est mis à la natation je m’y suis mise aussi. On a aussi été inscrits ensemble au karaté. Et puis un jour mes parents ont décidé que nous allions faire du ski en famille, et il n’y avait pas matière à discussion! (bah dans notre cas on n’avait pas à se plaindre, on trippait fort!) Nous n’avons jamais fait de sport par obligation ou de sport qui ne nous intéressait pas. Mais nos parents avaient mis leurs limites. Sinon le sport était aussi du sport parascolaire, récréatif toujours.

      Je ne crois pas que ce soit mauvais pour un enfant de se faire refuser de pratiquer un sport. Peu importe l’âge, on doit apprendre qu’on ne peut pas tout avoir dans la vie.

      Le problème selon moi le problème vient quand on inscrit nos enfants à 10 000 activités différentes (la gymnastique le lundi et jeudi, le piano le mercredi et le samedi, le soccer l’été et alouette!) et qu’en plus les enfants ne font pas les mêmes activités. Alors là il y a de quoi s’arracher les cheveux de sur la tête!

    • Mon conjoint et moi avons toujours eu une vie professionnelle exigeante. C’est pourquoi, lorsqu’il fut temps de les inscrire à une activité sportive, nous leur avons proposé des sports récréatifs que nous pouvions pratiquer avec eux. La natation et le ski nous ont permis de vivre du temps de qualité avec eux après les heures de cours.
      L’idée d’aller passer des heures sur les bancs d’une aréna ou dans les gradins d’un parc ou d’un gymnase allait à l’encontre de nos idées. De plus, nous souhaitions pouvoir leur offrir d’autres activités que le sport. La musique et les scouts entre autres.
      Comme nous considérions que l’école était la plus importante de leurs activités, nous nous sommes donc impliqués le plus possible dans leur vie scolaire, en participant au conseil d’établissement, aux sorties éducatives et aux activités spéciales organisées par l’école.
      Je crois que de cette manière on arrive à un équilibre qui permet à chaque membre de la famille de bouger, développer ses talents et une vie familiale satisfaisante.

    • bien sur le hockey dans ruelle par exemple , c est simple on commence par couper l’électricité dans maison on les envoit dehors et on change les serrures le temps on lance le matériel pour jouer par la fenêtre et le tour est joué

    • plus sérieusement un des problèmes est que les parents compétitifs sont souvent à la tête des organisations sportives et orientent l organisation sportive dans ce sens , les entraîneurs sont choisis et rémunérés en fonction des performances des enfants et hop le cycle infernal est enclenché , comme celui -ci ne veut pas perdre son emploi , il doit manger a des enfants et une maison à payer lui aussi , il s ‘organise pour que vos enfants deviennent performants à leurs corps défendants. si vous voulez éviter ce genre de trucs , inscrivez vos enfants dans des loisirs municipaux au lieu d’équipes privées

    • Nous avons 3 enfants sportifs… Comme je voyage beaucoup, je ne voulais pas laisser toutes les conduites a ma conjointe.. Nous avons donc trouver le programme defi-sport du college ste-anne à lachine très judicieux… puisque les enfants font environ 8 heures de sport par semaine, en plus d’avoir une qualité d’enseignement académique…
      On ajoute a cela les journées de ski et de course a pied…. Nous avons donc une vie familiale balancée et les enfants bougent beaucoup….

    • Je vais suivre votre post avec intérêt. Notre fille de 2 ans et demi a commencé la gymnastique cet hiver. Un couple d’ami parents nous avait parlé de l’activité et, après une brève visite du club de gymnastique, nous avons aimé ce que nous avons vu. L’activité est ludique à souhait, amusante, notre fille adore ça et nous aussi.

      Évidemment, à son âge, on ne parle pas de compétition. J’imagine que ça viendra, mais nous n’en sommes pas encore là. Entre-temps, nous nous posons des questions à savoir ce que, comme famille, nous sommes prêts à faire ou à ne pas faire pour “encourager” notre enfant… On s’entend, nous n’avons nullement l’intention d’en faire une gymnaste professionnelle, nous voulons simplement qu’elle développe ses habilités sportives et athlétiques au travers d’une activité qui l’allumera. Si c’est la gymnastique, alors ce sera la gymnastique, mais peut-être préfèrera-t-elle une autre activité dans 2, 3 ou 4 ans.

      Comme vous, je déplore également l’absence de milieu entre l’équipe compétitive et les cours réguliers. Il est normal qu’un enfant qui pratique un sport depuis la jeune enfance devienne minimalement bon, trop peut-être pour le cours régulier qui accueille des néophytes qui en sont à leur première expérience.

      C’est plutôt embêtant pour le parent qui ne vise pas les olympiques….. ou la ligue nationale….

    • J’ai fait de la danse toute mon enfant et mon adolescence. Pas la meilleure, mais pas la pire non plus. J’en aurais voulu plus! Mais faute de cours disponible, je me suis contentée de celui du samedi matin…

      Dans la mesure du possible, j’aimerais pouvoir offrir à mes enfants d’aller jusqu’où ils veulent. On aura des limites, d’argent et de temps (pas le choix des fois…) Mais je crois que qu’entre tout et rien, on peut s’organiser.

    • Mais ce milieu existe! Mes deux plus vieux font du sport “organisé” mais ne jouent pas à un niveau compétitif. Il suffit de dire non. Dans notre cas, c’est facile puisque mes enfants ne sont pas intéressés par la compétition, mais je vois beaucoup de parents qui tombent dans le panneau… leurs enfants sont forts, mais se contenteraient de moins, et les parents poussent!

      Mon fils fait du hockey simple lettre: 2 parties par semaine, dans la bonne humeur et une pratique par semaine. Beaucoup d’enfants manquent sont absents à quelques reprises dans l’année. Ce n’est pas encouragé (après tout, c’est un sport d’équipe), mais personne n’est cloué au pilori pour cette raison. De plus, aucune partie aux aurores, quelques tournois seulement. On perd et on gagne avec le sourire (presque tout le temps!).

      Ma fille fait du patinage artistique. Elle fait un cours de groupe par semaine, et un cours privé “parce qu’elle aime ça”. Elle a pris part à 2 petites compétitions de groupe mais elle ne fera pas de compétition individuelle. Elle veut juste apprendre à faire des pirouettes et faire un spectacle à la fin de l’année.

      Enfin, je supporte l’idée du covoiturage. Pourquoi devrais-je assister à tous les cours ou pratiques? Avec 4 enfants et après avoir été alitée pendant 6 mois cette année, je peux vous dire que nos enfants sont beaucoup plus autonomes que beaucoup de parents le pensent. Ils peuvent se passer de notre présence s’ils savent qu’ils peuvent compter dessus lorsque c’est important ou de façon régulière.

    • Nous étions aussi en compétition ce weekend, mais pour le taekwondo.

      Nos enfants (et leurs parents) pratiquent plusieurs sport, c’est une valeur très importante pour nous. Et avec ce qu’on a vu ce weekend, même si cela fatigue, on est très heureux.

      http://www.youtube.com/watch?v=gt2dQ9Z8D2E

      Chez nous, le choix du sport est basé sur le goût et l’intérêt de l’enfant, et si la compétition est saine, on fonce, sinon, on laisse de côté. Par exemple, ma fille a fait quelques années de patinage artistique, mais elle a délaissé pcq les coachs en demandaient de plus en plus. Et tant mieux de l’avoir écouté, pcq avec ce qu’on me raconte dans ce sport, je serais endettée aujourd’hui! Elle continue la danse dans une école qui prône la diversité des genres, corps et âges (oui oui!!), en autant que le danseur aime ce qu’il fait! Bravo à cette merveilleuse école! Elle fait aussi du taekwondo avec son frère, mais ne veut pas faire de la compétition pour l’instant, on ne pousse pas, cela viendra si elle le veut. En attendant, elle regarde son frère!

      Donc notre garçon, si le sport n’existait pas, il serait bien malheureux! Il est bon dans tous les sports et il en a besoin (sinon cela serait un cas médicamenté, j’en suis sûre, tellement il a besoin de bouger!). Il a essayé le soccer, mais n’aimait pas la façon que les coachs poussaient, donc on a laissé de côté. Ensuite, ce fut le patinage de vitesse, il aime bien et il est bon, mais il préfère en ce moment le taekwondo. Il faut dire que son père et son oncle ont cela dans le sang, donc il y a de la génétique, du talent, du travail et de la détermination de toutes parts.

      Le truc c’est que tout le monde s’implique, même l’école! À notre école on reçoit les devoirs à l’avance, donc on prend de l’avance les weekends et on planifie la semaine en conséquence. Aussi, un autre truc c’est d’avoir un horaire fixe des activités sportives. On ne voulait pas des horaires qui changent chaque semaine comme au hockey. Finalement, si on peut avoir un horaire flexible ou réduit au travail, cela aide beaucoup!

    • Vous proposez des liens très intéressants Madame Galipeau.

      Je ne sais pas si vous avez déjà, par le passé, traité de la pratique d’un sport en bas-âge, mais il serait intéressant de vous entendre et de lire des commentaires sur le sujet.

      Mon fils de 4 ans a commencé le judo l’automne dernier et il aime bien certains aspects du sport, mais est moins à l’aise avec d’autres. Quant à ma fille de 2 ans et demi, j’ai très hâte qu’elle ait 5 ans pour qu’elle puisse s’adonner à la gymnastique (âge minimum pour cette activité dans mon secteur), car je crois qu’elle se plaira dans cette activité.

      Donc voilà : est-ce que, socialement, il y a un âge minimum pour que nos enfants puisse s’adonner à certains sports ?

    • @jeanfrancoiscouture

      Soupir. Resoupir. Reresoupir.

      Est-ce que votre héritier a joué au hockey, un hockey de compétition? Peut-être cela était-il le cas il y a quelques années mais aujourd’hui avec, Dieu merci l’arrivée de ligues scolaires bien encadrées, les choses ont changé.

      Nous connaissons quand même pas mal de jeunes qui jouent Midget espoir ou AAA. La plupart, je vous le concède pas tous, ont une tête sur les épaules, tout comme leur parents. Les études passent en premier. Nous connaissons plus de jeunes encore qui vont dans des écoles qui offrent le Prep’s school. Les jeunes doivent garder une grosse moyenne à l’école pour rester dans ces programmes. Le but ultime étant être recruté par des Colleges américains. Plusieurs réussissent. Combien de québécois étudient dans les environs de Boston en étude-hockey? Pas mal plus que vous pouvez vous imaginer.

      Nous connaissons aussi beaucoup d’adultes qui ont joué dans la LHJM il y a de ça 20-25 ans. Vous savez l’époque où justement les parents voyaient plus l’appât du gain? Pas un ne s’est rendu à la ligue nationale. Mais, tous ont un emploi qui les poussent à travailler fort, un emploi plein de défis. Tous ces gens sont des fonceurs nés ou acquis de part leur cheminement.

      Une infime partie des jeunes réussiront à faire carrière dans un sport quelconque. Mais tous en retireront le goût du dépassement et du défi. La plupart des parents ne visent pas une situation mais justement que leurs jeunes développent ces qualités et qu’ils les conservent toute leur vie.

      Et c’est ce qui nous motive nous parents à se lever à l’aube, passer nos fins de semaine à l’arena ou sur un terrain de sport, manger à des heures décalées, faire des tonnes de lavage, parcourir des routes pour aller dans des villes qu’on ne soupçonnait même pas l’existence et bien-sûr dormir tout habillés dans des motels médiocres.

      Et un jour on s’apperçoit que finalement la vie est belle et agréable tout de même, organisée au quart de tours mais très agréable. Contrairement à plusieurs, nous passons beaucoup de temps en famille: en voiture (2 heures de route est le meilleur moment pour parler calmement), le soir au motel, le matin au levée (les chambres sont petites et on relaxe ou les gars font leurs devoirs,…

      @legorf

      Comme beaucoup de parents, nous suivons nos jeunes lors de tournois, de parties. Mais contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, le co-voiturage est encore très à la mode, dans notre entourage (2 équipes de hockey et 2 équipes de foot différentes, ça en fait des familles) pour les pratiques. Maintenant les familles comptent 1-2 ou 3 enfants. C’est normal d’assister aux parties, les conflits d’horaire sont beaucoup moindre qu’il y a 20-30 ans où les familles comptaient plus d’enfants, donc plus de conflits d’horaire.

    • Ma fille de presque 5 ans fait du ballet. Elle aime beaucoup ça. Pour l’instant, nos efforts en tant que parent se limitent à une petite heure le samedi matin et deux spectacles par années. Avec le temps peut-être qu’elle changera d’activité ou que celle-ci deviendra plus exigente. Dans la mesure du possible, je vais essayer d’appuyer mes enfants dans leurs sports. Je suis prête à faire le taxi et à organiser mon horaire… tant que je verrai que ça apporte du positif et que mes enfants aiment ça.

      Par contre, ce que je déplore, c’est que de plus en plus, le sport passe de plus en plus par des activités organisées. Je connais beaucoup trop d’enfants qui ne bougent pas du tout, ou si peu, en dehors des activités organisées. Même pas de vélo l’été… sauf en randonnée avec maman et papa. Souvent c’est une activité élaborée: on embarque les vélos sur le “rack”, on se rend quelque part en auto, on se stationne, puis on peut faire la randonnée. Une fois de temps en temps, parce que ça prend tu temps. Les enfants n’ont pas tous le droit de partir sur leur petit bicycle en arrivant de l’école pour aller rejoindre leurs petits amis. La marche, c’est la marche dans un sentier baliser avec bottes et bâtons de marche… mais pas question de les laisser marcher pour aller à l’école. Le hockey, c’est à l’aréna. Pas dans la rue, parce que les gens se plaignent et la ville intervient. Etc.

      Je n’ai rien contre le sport compétitif. Au contraire. Je pense que ça peut apporter beaucoup à un enfant en terme d’organisation et de discipline. Mais pour que le sport récréatif reprenne sa place, je pense qu’il va falloir qu’on arrête d’avoir peur pour nos enfants et qu’on les laisse jouer dehors. Sans nous. Avec d’autres enfants. Mais pour ça ça prend des enfants; il faudrait un retour du balancier… qu’une bonne proportion de parents acceptent de laisser du lousse…

    • Mme Galipeau, un texte qui devrait vous intéresser:

      http://quebec.huffingtonpost.ca/pamela-druckerman/stress-parents-americains-lecons-parents-francais_b_2711507.html

    • ..@nemo

      Non, l’héritier n’a pas joué dans une ligue de compétition. En fait, le joueur amateur que je fus l’a en effet inscrit dans une ligue mais j’ai vite réalisé qu’il n’avait ni l’intérêt ni le talent pour ce sport. Il avait des dispositions dans un autre sport dans lequel il a fait un bout de chemin mais il n’a pas voulu s’embarquer dans la spirale de la compétition. Ma conjointe et moi avons respecté ce choix.

      Par contre, je comprends vos «soupirs» en introduction car j’en ai vu des parents qui voyaient déjà leur fiston remplacer Larry Robinson ou Guy lafleur alors que le petit n’était encore que bantam. C’est ce qui s’appelle se préparer des déceptions.

      Mais globalement, je suis assez d’accord avec vos propos qui sont pleins de bons sens.

    • @mikethevoice30: Ma fille a le même âge que la vôtre. Elle fait de la gymnastique (programme pour tout-petits avec un parent accompagnateur) et de la natation (programme de la Croix-Rouge également avec unn parent accompagnateur). En feuilletant le dépliant des activités communautaires, j’ai également vu que plusieurs écoles offrent des cours de danse à partir de 2 ans (ballet, claquette et autres). L’école de cirque offre des cours à partir de 3 ans.

      Peut-être pourriez-vous aller faire un tour à votre centre communautaire pour voir quelles activités sont disponibles pour les tout-petits dans votre quartier?

      Mon expérience personnelle (avec ma fille) du sport en bas âge est très positive. À cet âge, on ne parle pas de règle, de technique et de sport à proprement dit, mais de développement global. Ainsi, les enfants sont appelé à bouger les bras d’une certaine façon, à sauter, à grimper, à effectuer plusieurs petites activités qui, éventuellement, mèneront au “vrai” sport. En gymnastique, ma fille apprend à sauter les pieds dans les air en se prenant appuie sur ses mains au sol. Dans le cours, le but est d’éviter un obstacle. Le but ultime est de faire la roue… Très amusant! Elle adore!

      @weeza: Je partage votre opinion. Il est vrai que les enfants semblent peu bouger ne dehors des activités “planifiées”. Vous avez raison que nous (et je m’inclus dans ce lot) avons tendance à tout vouloir organiser y compris le sport! Je suis consciente de ce problème et nous essayons de prôner de passer du temps dehors pour simplement jouer, aller au parc quasi-quotidiennement durant la belle saison, etc. Les activités dirigées permettent, selon moi, d’apprendre une discipline, un sport, d’acquérir une certaine agilité, une certaine discipline, bref j’y vois beaucoup de positif, moi qui n’ai pas eu la chance de pratiquer de sport durant ma jeunesse. Par contre, les activités non-dirigées donnent le goût de bouger et d’en faire un mode de vie, l’effet est plus durable, car une fois l’âge adulte arrivé et que la compétition est finie, que font nos anciens “sportifs”?

    • J’encourage mes enfants à faire du sport,mais je ne les poussent pas à faire de la compétition. S’ils veulent en faire, je serais là pour les encourager et faire tout ce qu’il faut pour ça.

      On oublie souvent de parler l’effet positif que peut avoir le sport sur le décrochage scolaire. Quand un adolescent fait partie d’une équipe ou groupe qui partage les mêmes passions, il est moins tenté à faire des mauvais coups et par le fait même, moins influencable et gère mieux la discipline. C’est donc aussi un bon moyen de contrer le décrochage scolaire. Ceci-dit, ce n’est pas obligé d’être du sport, mais il faut qu’il y ai un sentiment d’appartenance et de fierté. Ceci pourrait être aussi bon pour quelqu’un qui fait de la musique et qui pratique dans un conservatoire ou quelques chose du genre.

    • ..Il y a un problème avec mon commentaire? Le pauvre est encore au frigo. Me semble que je n’ai rien écrit de dérogatoire. ?Qué pasa?

      Votre commentaire est en attente de modération.
      jeanfrancoiscouture

      18 février 2013
      12h41
      ..@nemo

      Non, l’héritier n’a pas joué dans une ligue de compétition. En fait, le joueur amateur que je fus l’a en effet inscrit dans une ligue mais j’ai vite réalisé qu’il n’avait ni l’intérêt ni le talent pour ce sport. Il avait des dispositions dans un autre sport dans lequel il a fait un bout de chemin mais il n’a pas voulu s’embarquer dans la spirale de la compétition. Ma conjointe et moi avons respecté ce choix.

      Par contre, je comprends vos «soupirs» en introduction car j’en ai vu des parents qui voyaient déjà leur fiston remplacer Larry Robinson ou Guy lafleur alors que le petit n’était encore que bantam. C’est ce qui s’appelle se préparer des déceptions.

      Mais globalement, je suis assez d’accord avec vos propos qui sont pleins de bons sens

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    octobre 2014
    L Ma Me J V S D
    « sept    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives

  • publicité