La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Dimanche 10 février 2013 | Mise en ligne à 10h47 | Commenter Commentaires (52)

    Êtes-vous un parent roi?

    Fascinant reportage ce matin dans Le Devoir sur les parents rois. Vous les reconnaissez? Ces parents qui contestent les notes de leurs enfants, envoient des courriels aux profs régulièrement et considèrent, finalement, que la semaine de relâche, c’est en février que ça se passe, pas grave de rater l’école si c’est pour faire le tour de l’Europe?

    On se souvient qu’il y a quelques années déjà, Le Devoir avait déjà touché à ce sujet. À l’époque, par contre, il s’agissait d’une nouveauté. Aujourd’hui, semble-t-il, ce parent est quasiment la norme.

    Pourquoi tant de parents rois? Dans l’article, la journaliste propose une foule d’explications: scolarisation des parents, valeurs, culture, aspirations personnelles. Il y aurait aussi un rapport clientéliste avec l’école, qui n’existait pas dans les générations précédentes.

    Une mère (Madame Unetelle, une blogueuse bien connue) citée abondamment, s’explique ici sur son statut, qu’elle revendique pleinement (à quelques nuances près, je vous laisse apprécier):

    “J’ai l’éducation à cœur et, la plupart du temps, je laisse les enseignants faire leur travail. Par contre, contrairement aux parents d’il y a 25 ans, mon conjoint et moi croyons que c’est à nous de voir à l’éducation de nos enfants. Le goût de la lecture, la curiosité et la culture générale, pour nous, c’est à la maison que ça se passe. (…) À la maison, par contre, j’agis en souveraine un peu plus souvent. Je n’en suis pas fière, mais c’est la réalité. Par exemple, si l’enseignante écrit « jeudi, le 24 septembre », j’exige que ma fille écrive «le jeudi, 24 septembre ». Elle peut m’obstiner des heures que ce n’est pas comme ça que madame machin l’écrit, je lui répète que je veux que ce soit écrit correctement, pas l’opinion de madame machin.”

    “Reprendre l’enseignante devant nos enfants, poursuit-elle, même à la maison, c’est agir de la même manière que le parent qui dit « ton enseignante exagère, ne fais pas ce travail débile ». On se place en position de supériorité, ce qui fait perdre de la crédibilité à l’école aux yeux de notre enfant. Je sais que ce n’est pas correct, mais mon conjoint et moi sommes incapables de laisser passer une erreur, qu’elle soit en histoire, en français ou en mathématiques.”

    Alors dites-moi: vous reconnaissez-vous? Êtes-vous, vous aussi, un de ces parents rois, ou pas?

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    • Reprendre une erreur de l’enseignant(e) de notre enfant ne fait pas de nous un parent-roi.

      Remettre en question la place choisie pour son enfant, demander que la classe suive le rythme de son enfant qui vit des difficultés, exigez que l’évaluation soit reportée parce que notre horaire du temps est trop remplie au travail, critiquez les règlements établis par l’école à propos des téléphones cellulaires,voilà quelques exemples de parent-roi.

    • Je n’ai pas d’enfants, mais une enseignante dans ma famille me parle de son métier, et je m’inquiète de l’effet de tous ces caprices particuliers sur la capacité des enfants à s’adapter en société sans revendiquer tout et n’importe quoi pour leur propre nombril.
      L’école, ce n’est pas seulement que pour l’épanouissement personnel et l’apprentissage, c’est aussi pour apprendre à vivre en groupe. Or, ces parents se fichent manifestement du groupe, il n’y a que leur propre enfant qui existe.
      Remarquez que ce phénomène existe partout dans le monde développé. Même au Japon, royaume du conformisme, où les parents surnommés les « parents-monstres » ont été dénoncés et même caricaturés dans un dessin animé!
      http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201003/23/01-4263428-les-parents-monstres-sement-la-terreur-dans-les-ecoles-du-japon.php
      http://www.narutospot.net/narutosd/rock-lee-his-ninja-pals-episode-27/ (deuxième moitié)

    • Je vois 2 aspects très différents à votre point :
      1) erreur factuelle : si un enseignant dit que 2 + 2 = 5, je dois corriger cette erreur. Ce serait manquer de respect à l’éducation de laisser passer cela;
      2) erreur de “méthode” : si un enseignant utilise une méthode d’enseignement différente de ce que je connais, je n’ai rien à dire. C’est lui qui est sensé savoir comment transmettre les connaissances. Je dois le respecter.

    • Parents-rois, nous ne sommes pas! Mais tout comme vous, je n’accepterais pas que ma fille reproduise une erreur que l’enseignante n’a pas su voir. Je n’aie pas la science infuse en éducation scolaire, mais je suis secrétaire et bien écrire c’est mon métier. Donc oui, à ce niveau, je corrigerais sans m’y sentir coupable. Pour le reste, j’ai encore confiance à l’école de mon enfant, et je lui laisse le ”pouvoir” qui lui revient. Et si quelque chose me déplaît, il y a le comité des parents qui existe pour que nous puissions y émettre nos opinions, c’est ça s’impliquer dans l’éducation de nos enfants!

    • Et bien, il semble que je le sois pour la première fois cette année. Pendant 6 ans, j’ai toujours supporté les enseignants de mes enfants et vraiment, je n’ai jamais eu besoin de contester quoi que ce soit d’académique. Mais cette année…

      La prof de mon fils (5è année) débute sa carrière. C’est sa première année de tâche complète. Ses corrections sont bourrées d’erreurs! Elle retranche nettement des points à mon fils, et ce, de façon régulière. Ses corrections de texte laissent même passer des fautes, ce qui avantage mon fils mais démontre à quel point j’ai raison.

      J’ai un doctorat et un bacc. Mon mari a une maîtrise. Il est un féru d’histoire du Canada et s’y connaît vraiment beaucoup. Nous sommes cultivés et instruits, lisant plus de 100 livres par année à nous deux. Mon mari est très forts en mathématiques, en ayant presque fait sa carrière universitaire. J’en sais aussi beaucoup en science. Et finalement, on connaît assez le français pour pouvoir refaire notre 5è année sans problème. Donc non, on ne nous en passe pas. Et nous ne tolérons pas l’incompétence. Tout comme je ne tolérerai jamais que le travail assidu de mon garçon soit balayé de la main parce qu’un femme incompétente lui enseigne. Lorsque la réponse est bonne, on devrait avoir le point. Je ne vois pas comment on peut discuter de cela.

      Oui, j’ai envoyé des courriels demandant une révision des corrections fallacieuses. La direction m’a par la suite interdit de communiquer avec madame la professeur ou de la contredire. Il semble que l’incompétence soit à célébrer. On m’a traitée de parent-problème et on a insisté pour que j’ignore les erreurs manifestes de cette dame.

      Lorsque votre médecin fait un erreur, vous avez le droit de lui demander des comptes. Vous pouvez même le poursuivre, c’est en fait à la mode! Mais si un enseignant fait une/des erreurs, on doit se la fermer sous peine d’être étiqueté parent-roi, ou parent-problème. C’est moi où ils sont les seuls à bénéficier de ce genre de traitement de faveur? Cela vient-il avec leur convention collective?

    • oups:
      mon mari est très fort…
      c’est moi ou…

    • j’imagine qu’il faut trouver un juste milieu entre l’apprentisage de notions ponctuelles et de respect de l’autorité…

    • ..Se pourrait-il que cela soit une réaction au niveau de compétence générale du corps enseignant? Se pourrait-il que plusieurs parents se sentent (et soient?) plus compétents que certains enseignants? Cela n’est pas un jugement. Je pose sincèrement la question

      Perso, mon critère d’évaluation d’un travail, quel qu’il soit, est assez simple: Aurais-je pu faire mieux moi-même? Si la réponse est «non», le fournisseur s’expose à certains problèmes, que ce soit au garage, à la maison ou à l’école. Je paye toujours avec plaisir un prix convenu si le travail est correctement effectué. Je ne «barguigne» jamais après coup. Mais si ce n’est pas à la hauteur, je réagis.

      Se pourrait-il aussi, comme je l’expliquais il y a déjà trois décennies à un enseignant de ma connaissance, également ardent délégué syndical, que tout cela ait alors commencé par la dévalorisation de la profession par l’activisme syndical? L’appellation «travailleurs-euses de l’enseignement», cadeau de la CEQ, ça vous rappelle quelque chose? Comme je lui disais alors, «pourquoi pas les ”cols bleus de la culture”, un coup parti»? Les grèves illégales? Le tutoiement toléré voire encouragé sinon exigé? La tenue vestimentaire n’ayant rien à voir avec le statut auquel on s’attend d’un «maître»? Les publications comme « L’école au service de la classe dominante (1972) et École et lutte de classes au Québec (1974),», tout cela ne finit-il pas par laisser des traces?

      Et ces parents dits «rois» ne seraient-ils pas le produit de cette école-là, comme la CEQ de l’époque la souhaitait? Un boomerang qui reviendrait hanter celui qui l’a lancé?

      Et pour répondre à votre question, je n’ai pas été un parent-roi en ce sens que je suis très rarement intervenu auprès des deux seuls établissements pré-université que mon fils a fréquentés, parce que cela n’a pas été nécessaire. Cela eût-il été que je l’aurais fait sans gêne et sans remords. Par contre, je n’ai pas beaucoup de sympathie pour les chercheurs de «bibittes» et pour les gens qui ne savent pas choisir leurs combats. Enquiquiner les gens n’est pas un droit.

    • @ gebgeb

      Comment, dans un commentaire rempli de fautes de français, pouvez-vous vous plaindre des erreurs commises par l’enseignante de votre fils? «Charité bien ordonnée commence par soi-même»…

    • Est-ce que la profession d’enseignant (je souligne deux fois le mot, car être enseignant, c’est un métier comme un autre, au risque d’en déplaire plusieurs) dispose d’un statut divin?

      Est-ce qu’être professeur ou enseignant relève de lois divines qui vous épargnent les critiques et les commentaires de sa clientèle?

      Non?

      Alors pourquoi les enseignants sont-ils si frileux à entendre la critique et les commentaires des parents qui représentent, en quelque sorte, les intérêts de la clientèle, les enfants qui fréquentent les écoles?

      Le milieu de l’éducation constitue la plus grande part, avec la santé, des taxes que le gouvernement perçoit chaque année sur mon salaire. Je suis pour ma part critiqué et évalué dans le cadre de mon travail, que ce soit par mes clients, mes employés, mes collègues, mes supérieurs. Comme pas mal tous les travailleurs, tous domaines confondus soit dit en passant.

      On critique le travail de notre garagiste lorsqu’il répare notre automobile. Des sondages nous demandent d’évaluer le travail de conseillers financiers. Les commerces nous refilent des questionnaires de satisfaction du service à la clientèle. L’évaluation du service rendu, qu’il soit rétribué ou non, fait depuis longtemps partie de nos façons de faire pour continuellement augmenter la qualité des services. Et s’assurer de la satisfaction de sa clientèle. Pour le meilleur et pour le pire.

      Alors je repose la question: est-ce qu’être enseignant relève d’un statut divin? Pourquoi est-ce la seule profession qui se veut inattaquable? Parce qu’elle prend en otages nos enfants et qu’on a peur de représailles indirectes?

      Alors qu’on critique sans arrêt l’élite de la société, celle qui gouverne nos municipalités, nos provinces, nos pays, il faudrait se fermer la gueule et ne pas intervenir quand le service scolaire est inadéquat de peur de froisser ceux qui nous offrent ces services? Qu’est-ce donc que cette mentalité rétrograde?

      SVP grandissons ensemble. Le milieu de l’enseignement n’est pas à l’écart de la société, il en est plutôt l’un des piliers, le garant de l’évolution sociale. Il est inconcevable que des gens qui pratiquent ce métier ne soient pas capables de prendre la critique. Et d’accueillir les commentaires de sa clientèle, qu’ils soient constructifs ou non.

      Et il est aussi inconcevable que l’école soit incapable de voir l’interventionnisme des parents comme l’expression d’un intérêt grandissant de nombreux parents pour l’éducation apportée à leurs enfants. Si les parents s’impliquent de plus en plus, c’est qu’ils savent reconnaître que l’importance primordiale de l’éducation. Alors, au lieu de jeter la pierre sur des parents qui osent lever la main pour donner leur point de vue, svp écoutez et digérer. Vous comprendrez peut-être quelles sont les insatisfactions et vous pourrez ainsi décider s’il est possible de tous s’adapter pour mieux s’entendre. Ou de vous fermer les yeux et de remettre vos œillères s’il n’y a aucune solution.

    • Ouf quel sujet! Si je crois que les parents doivent s’impliquer dans le parcours scolaire de leur enfant, je crois également que certains vont trop loin…

      Demander de réviser une note? Inacceptable selon moi.

      Prendre des vacances durant l’année scolaire? Doublement inacceptable. Non mais quel message cela envoit-il à notre enfant? Que l’école est importante seulement quand ça adonne? Ridicule. Il y a bien assez de congés scolaires pour pouvoir prendre des vacances à l’extérieur des jours de classe. Quant à l’excuse du “ils n’apprennent rien en classe de toute façon, mon enfant est un premier de classe” et bien je me dis que non tous les enfants ne sont PAS des premiers de classe. Quant à l’autre excuse du “ça coûte moins cher”, bien je me dis que si tu n’as pas les moyens de payer le petit supplément, tu n’as peut-être pas les moyens d’aller en vacances justement.

      Excuser un retard? Triplement inacceptable.

      Il y a quand même une limite à déresponsabiliser nos enfants. Tu ne fais pas tes devoirs? Tu arrives en retard? Tu n’as pas suffisamment étudier pour ton examen? Vit avec les conséquences de tes actes.

    • Petite rectification….Si le professeur enlève des points à mon enfant alors qu’il a la bonne réponse: je m’interposerais. Je m’interposerais également si la correction ne semble pas être constante. Par contre, je suis d’avis que de trop s’interposer vient qu’à mimer l’autorité du corps professoral. Je comprend par contre qu’il doit être extrêmement frustrant lorsque le professeur de notre enfant ne nous semble pas compétent. Je pense que, devant une telle situation, je tenterais d’expliquer à mon enfant qu’il doit malheureusement accepter la décision de son professeur même si elle lui semble injuste ou mauvaise.

      Je m’oppose surtout au fait que certains parents demandent au professeur de monter systématiquement la note de leur enfant, sans cause valable, simplement pcq cela paraît mieux dans leur dossier pour école privée xyz ou cégep xyz.

      Certaines demandes sont sûrement fondée, malheureusement, de ce que j’entend de mes connaissance oeuvrant dans le secteur de l’enseignement, la plupart semblent exagérées, non fondées voire carrément égoïstes (reporter un examen pcq LEUR enfant va être à Disney durant cette semaine-là??? Demander au professeur de leur fournir des exercises supplémentaire afin de partir dans le Sud sans remord???)

    • À lire les commentaires, l’école Québécoise serait une des pires au monde et les enseignants Québécois des incompétents profonds.

      Une chance pour les critiqueux et critiqueuses qu’ils sont au Québec. Les tests du PISA montrent que, malgré la réforme Marois, le sous-financement, le favoritisme d’État envers les écoles privées et la dévalorisation de la profession d’enseignant par le PLQ (Monique Jérôme-Forget), nous avons encore un des meilleurs systèmes au monde.

      Bah…

    • À mon avis, et comme l’a bien mentionné mathieun, il y a une différence énorme entre reprendre une erreur flagrante d’un enseignant, surtout si ça se reproduit souvent et si les erreurs sont majeures, et s’ingérer dans les évaluations, méthodes pédagogiques, etc. Les enseignants québécois font en général un excellent travail dans des conditions qui sont loin d’être faciles. Avec comme résultat, comme simon_c le mentionne, que le système québécois reste un des plus performants au monde. Si seulement il y avait plus d’hommes attirés par le métier d’enseignant… Mais c’est une autre histoire.

      Je pense que beaucoup de parents exagèrent, et c’est peut-être générationnel. Par contre, je remarque que beaucoup d’enseignants semblent avoir la mèche courte. Serait-ce aussi générationnel ?

    • au lieu d en parler au prof , allez en parler à son boss

    • La plupart des commentaires visent juste. Il y a une différence entre corriger les erreurs de l’enseignant (et même le dénoncer, s’il est carrément incompétent), et d’autre part l’enquiquiner sans cesse pour qu’il se prête à nos caprices.
      @chevalierp7 : Vous avez l’air d’oublier une chose. Le garagiste répare une voiture à la fois. Le conseiller financier traite un dossier à la fois. Le vendeur de commerce sert un client à la fois. Le serveur de restaurant sert une table à la fois.
      Alors que l’enseignant essaie de transmettre des connaissances *à plus de trente élèves à la fois*. Dont certains ont des troubles d’apprentissage ou des troubles de comportements, quand ils ne sont pas carrément mal élevés. De plus, l’école demeure quand même une institution collective, pas un McDo où chacun commande son trio. L’école doit tenir compte de chaque enfant, bien sûr, et les parents ont le droit de s’attendre à ce que les enseignants soient compétents; mais l’école est aussi l’endroit où les enfants apprennent à vivre en groupe et, par extension, en société.
      Alors si vous confondez à ce point l’enseignant avec votre préparateur fiscal, engagez donc un précepteur à domicile pour vos enfants, comme les aristocrates de l’Ancien Régime. Vous pourrez vous plaindre à lui tant que vous voulez et même lui donner son 4 % s’il ne vous satisfait pas.

    • Si on qualifie de parents rois les parents qui font remarquer leurs erreurs aux professeurs, comment qualifier ceux-ci lorsqu’ils sont incapables de reconnaître une erreur?

      Il y a aussi le fait que ce sont les professeurs et les écoles qui demandent maintenant aux parents de s’impliquer, ce qui n’était pas le cas pour les générations précédentes (et ce qui, en pratique, signifie souvent faire leur travail). Dans ces conditions, c’est bien le minimum que de signaler leurs erreurs aux professeurs, surtout lorsqu’elles ont un effet démoralisant.

      Pour être honnête, à l’exception d’un cas extrême, je dois dire que les professeurs réagissent presque toujours de façon constructive lorsqu’on leur signale une erreur.

    • Un exemple de mère reine/Élève princesse.

      Il y a quelques années, une de mes très grandes amies à fait un remplacement de moyenne durée dans une classe de secondaire 3 en région.
      Après avoir distribué les résultats du second examen, dont la moyenne générale avait augmentée, quelle ne fut pas sa surprise de voir une élève appeler sa mère avec son cellulaire. Sa mère se présenta immédiatement à l’école et attendit mon amie à l’extérieure de la classe.
      Il s’en suivi une discussion que je peux résumer en deux-trois phrases :
      L’enseignante (mon amie) Votre fille a eu une mauvaise note mais la moyenne générale de la classe a augmenté. Ce pourrait-il que votre fille ait simplement eu un mauvais examen.
      La mère : C’est impossible, ma fille est une des meilleures de la classe, avec un résultat comme cela, vous mettez en péril ses chances d’entrée à l’université (EH oui de sec. III on passe directement à l’université selon le duo mère/fille)
      La mère : Cela n’en restera pas là, vous allez changer la note de ma fille ou je vais aller voir la direction. Ce qu’elle fit.
      La direction a appuyé à 100% la mère et sa fille et demandé de revoir l’examen de l’élève et demandé à mon amie de revoir à la hausse sa note.

      Bref : Aucun support de la direction ce même si tout démontrait que mon amie avait été équitable (l’examen était de style choix multiple donc aune possibilité d’erreur d’interprétation).
      Mon amie quitta ce poste quelques temps après sous la pression des élèves qui vous vous en doutez pensaient que de simplement critiquer allaient amener de meilleures notes et du manque de support de la direction.

      G.Duquette

    • La prof très expérimentée de ma fille a fait plusieurs erreur de correction l’an dernier. Je ne les lui ai pas mises sur le nez. Ma fille a quand même de bonnes notes, sa prof était généralement une excellente enseignante. Les incidents étaient durant une courte période. Était-elle fatiguée, avait-elle un soucis? Aucune idée, ma relation avec elle était plus importante que quelques points dans une dictée. J’en ai profité pour féliciter ma puce qui a décelé les erreurs et lui souligner que personne n’est parfait, même pas sa professeur qu’elle aimait beaucoup.
      D’autre part mon plus vieux est déficient léger et il a divers troubles d’apprentissage. Il était ”classé” hors normes mais recevait peu de services et était au régulier. Je peux vous dire que j’ai brassé la cabane pour qu’il en reçoive avec la complicité de ses enseignants et des directions d’école. Je n’était pas contre eux mais avec eux, parce que c’était difficile pour les professeurs du régulier aussi. Il n’ont jamais voulu le mettre en classe adaptée…je comprend la frustration des autres parents quand mon fils ralentissait toute la classe. J’ai fait ce que j’ai put.
      Ah oui, enfin, on passe deux mois par an au Mexique…jamais eu de problème avec les écoles, ni les profs…je n’ai jamais rien demandé, ils ont offert spontanément de m’envoyer les devoirs par mails. Ils ont tous été emballés que mes enfants vivent dans une autre culture et apprennent une autre langue, on s’entend que nous n’allons pas dans un club Med.

    • @chevalierp7 : qu’on critique un enseignant de chimie sur une erreur factuelle (par exemple, inverser la polarité des états d’oxydation dans un examen de chimie), c’est une chose tout à fait acceptable. Par contre critiquer cet enseignant parce qu’il fait faire les expériences de laboratoire avant de donner la théorie, donc qu’il choisit une méthode axée sur la découverte, c’est inacceptable.

      Qu’on reprenne une blogueuse comme Mme Lortie parce qu’elle ne fait pas la différence entre combustible et comburant, c’est une chose acceptable. Par contre il est inacceptable de critiquer la même blogueuse pour ses choix de sujets.

    • Une enseignante m’a déjà dit qu’elle accepterait les critiques sur sa pédagogie le jours où elle aura le droit de critiquer les parents sur la façon dont ils élèvent leurs parents.

      Même si j’avais voulu, je n’aurais rien trouver pour la contredire.

    • gebgeb dit…
      “J’ai un doctorat et un bacc. Mon mari a une maîtrise. Il est un féru d’histoire du Canada et s’y connaît vraiment beaucoup. Nous sommes cultivés et instruits, lisant plus de 100 livres par année à nous deux. Mon mari est très forts en mathématiques, en ayant presque fait sa carrière universitaire. J’en sais aussi beaucoup en science. Et finalement, on connaît assez le français pour pouvoir refaire notre 5è année sans problème.”

      Eh ben, voilà la description parfaire du parent-roi.

    • Pour moi, le parent-roi est celui qui excuse le mauvais comportement de son enfant (envers le prof, le personel ou les autres élèves, qui crie contre l’enseignant ou le personel (pour un retard lors d’une rencontre par exemple, je peux comprendre que nos horaires sont tous chargés mais de là à crier, il y a une marge), etc.

      Un parent qui contacte respectueusement le professeur ou la direction car les communications sont bourrées de fautes, car le prof de musique veut faire apprendre la mélodie de “Cocaine Blues” de Johnny Cash à des enfants de 6-7 ans, car les corrections sont presque toujours faites incorrectement ne fait qu’aider son enfant.

    • On demande énormément aux enseignants. On veut qu’ils soient dynamiques, cultivés, patients, attentionnés, justes, passionnés et qu’ils ne commettent JAMAIS d’erreur, tout ça à bas salaire. Et on voudrait en plus avoir le droit de surveiller quotidiennement et de très près leur travail! Un(e) enseignant(e) du primaire qui a 20 élèves dans sa classe devrait donc avoir 40 parents dans son dos pour surveiller ce qu’il/elle fait? Qui veut travailler dans de telles conditions?

      Ceux qui pensent qu’augmenter la pression et le stress sur les enseignants va rendre l’école plus performante ne comprennent vraiment pas grand chose à la nature humaine.

    • “au lieu d en parler au prof , allez en parler à son boss”

      La première chose que le *boss* va dire
      est d’aller en parler avec l’enseignant!!

      Faut toujours commencer par le commencement…

    • Je n’ai pas eu de parents-roi. Je reprenais mes profs moi-même. J’ai eu un prof de physique très lunatique. Ils nous demandait de vérifier ses démonstrations, ses calculs. On a appris beaucoup avec lui.
      Une prof de français, nous demandait de corriger des anglicismes que je n’utilisais pas et ne connaissais pas pour la plupart. Je perdais des points parce que je parlais bien. J’ai gagné mon point mais la prof a été super exigeante avec moi par la suite.

      @tipoporapido
      Le ministère et les commissions scolaires coupent dans les services aux élèves en difficulté. Les profs sont les premiers à décrier la situation. C’était une des premières demandes lors du dernier renouvellement de la convention collective. C’est bien dommage.

      @gebgeb
      Il y a une façon diplomate de le souligner au prof. Si on extrapole sur quelques-unes de vos interventions ici, ça ne me surprend pas qu’on vous ait interdit de communiquer avec le prof.

      @chevaliperp7
      Dans le système d’éducation, il y a les enfants, les parents, les profs, la direction, le Conseil d’Etablissement, les commissaires, la commission scolaire, le MELS. Chaque niveau a un champ d’influence, mais chaque niveau voit son champ plus large qu’il ne l’est. Ca cause des conflits et ça met tout le monde sur les nerfs lorsqu’ils sont critiqués. L’exemple le plus frappant est ce blogue. Le sujet critique les parents-rois et ça vous a irrité.
      Les deux plus graves problèmes sont que la majorité des gens ne savent pas faire de critique constructive et qu’ils n’ont aucune idée du contexte sur lequel ils posent leurs jugements.

    • Pis un bon jour ces jeunes subissant le control freak parental écriront sur facebook ”Ma vie c’est de la mar__” très bon la série d’articles de Patrick Lagacé sur l’amour, particulièrement celle d’aujourd’hui, indirectement il touche votre thème d’aujourd’hui. Pierre Foglia a souvent écrit sur la tyrannie des parents dans les écoles, plus actuel que jamais.
      M.Leduc

    • Ma foi, d’un côté on critique les parents pour leur manque d’implication, pour le fait qu’ils se déchargent complètement de l’éducation de leurs enfants, et de l’autre on critique ceux qui s’impliquent!

      Comme toujours, il me semble qu’il y a un juste milieu.

      Je n’irai jamais planter un prof qui a donné une mauvaise note méritée à mon enfant. Je doute que j’irais critiquer le programme pédagogique… Par contre, c’est certain que je vais suivre l’éducation de mes filles de près. Si le prof leur enseigne que la ville de Québec a été fondée en 1532, que 12+18 = 24, ou à écrire tout croche, c’est certain que je vais intervenir; je vais essayer de le faire subtilement, sans miner complètement la crédibilité du prof, mais je ne vais pas “laisser faire” sous prétexte que l’école ne peut pas avoir tort. J’espère juste ne pas avoir à le faire.

      Pour ce qui est de la façon, je pense qu’il y a une énorme différence entre un parent qui tape sans cesse sur la tête du prof, de l’école, de la direction, devant son enfant, et celui qui demande un entretient en privé, qui envoit un courriel pour souligner une erreur. Est-ce que la critique est un privilège réservé exclisivement aux rois?

      Ma fille va à la garderie. On a remarqué à plusieurs reprise qu’une des éducatrices avait son iPod et ses écouteurs alors qu’elle s’occupait de son groupe de 2-3 ans. Pour nous, ce n’est pas acceptable. Mon chum est passé un matin voir la directrice, lui en a parlé, tout en précisant que nous ne remettions pas en cause les autres qualités de l’éducatrice en question: simplement le fait qu’on n’est pas confortable de voir une éducatrice qui écoute de la musique sur son iPod pendant qu’elle s’occupe des enfants. Est-ce que ça fait de nous des parents-rois?

    • On se demande
      pourquoi il y a une diminution du nombre d’enseignants?
      pourquoi les jeunes enseignants quittent rapidement la profession?
      pourquoi il y a une augmentation du nombre de burnouts?
      pourquoi le niveau de compétence diminue?
      Souvent les enseignants préfèrent évoluer dans un milieu défavorisé. Oui il faut s’occuper des problèmes d’indiscipline et des lacunes générales des élèves, mais au moins les relations avec les parents n’y sont pas aussi complexes, il ne se font pas dire comment enseigner.

    • Ce qui me fait tiquer dans tout ça, c’est qu’elle reprend l’enseignante avec une erreur. On ne met jamais, JAMAIS, de virgule dans une date en français… (http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2092) Ce qui prouve qu’elle est vraiment un parent-roi… vouloir faire ses propres règles de français, c’est du beau! C’est le problème, parfois, avec les parents-rois… ils se croient supérieurs. Mais ils font aussi des erreurs… différentes.

    • Hum! En lisant les commentaires de certains parents apparement bardés de diplômes et disposant d’un Q.I. largement supérieur à celui de la plèbe, dont ceux de “gebgeb”, je me demande s’ils ne devraient pas tout simplement enseigner eux-mêmes à leurs enfants…

    • Pour moi un enfant-roi est une personne qui veut tout tout de suite, quitte à faire une crise et retourner ciel et terre pour son petit moi. Un parent-roi est exactement pareil. Dans les 2 cas on oublie le respect d’autrui pour le moi-moi-moi, j’ai raison et j’ai la science infuse…

      En ce sens, tout à fait d’accord avec tipoporapido pour les erreurs des profs. Il arrive que ceux-ci en fasse, tout le monde en fait peu importe le métier. L’important pour moi est que mes fils comprennent bien pourquoi elle a oublié de mettre une faute (pour se corriger par la suite) ou que finalement ce n’est pas une erreur et ils ont bien compris. Nous ne sommes pas à 2 points près tout de même. Il ne faut pas oublier qu’un examen mesure comment l’enfant a compris la matière. Avoir 90 ou 95% démontre qu’il l’a compris et inversement avoir 55 ou 60 démontre qu’il y a encore beaucoup de travail à faire. Pour moi avoir de bonnes notes est important, pas pour se pavaner et dire à tous que mes fils sont premiers de classe mais surtout pour qu’ils puissent avancer académiquement avec les bonnes notions.

      Si jamais les erreurs devenaient trop récurantes, je préférerais envoyer une note personnelle au prof sur le portail plutôt que débarquer en panique à l’école. Il y a des manières de faire. Et surtout personne n’aime se faire prendre de haut.

      Je regarde de près tout ce qui touche à mes fils, même s’ils sont ados. Mais je préfère toujours donner une chance aux personnes qui gravitent autours de mes fils, que ce soit les profs ou les coachs. J’interviens rarement parce qu’il n’y a pas souvent matière à intervenir. Les rares fois où ça s’est produit, ça s’est fait dans le respect, ce qui a accéléré le processus.

    • @simon_c – Ça pourrait être agréable de le faire parfois!

      @gebgeb

      Tout est dans la manière… Exiger ou demander? Si je demande, c’est que je ne comprends pas et que je voudrais bien qu’on m’explique. Si j’exige, c’est que je porte un jugement sur quelque chose que je sais ou que je crois savoir.

      J’imagine très bien la situation : malgré tous vos diplômes et connaissances, la modestie ne semble pas être une vertu chez vous. Je suppose encore très bien que vos commentaires à l’enseignante de votre fils ont fait l’étalage de toutes vos compétences. Pour ma part, si vous dites à votre enfant ou lui donnez à penser que son enseignante est incompétente, vous en faites un enfant-roi (ce qu’il est probablement déjà) qui ne se gênera pas pour « bavasser » vos commentaires à ses camarades. Bonjour l’ambiance dans la classe! Bravo à la direction de cette école qui vous a poliment remise à votre place. Vos commentaires avaient-ils déjà produit des dommages collatéraux?

      Possible que l’enseignante a fait une erreur ou peut-être pas. La grammaire nouvelle nous amène à nous questionner, et pas à peu près : un article défini, indéfini, un adjectif possessif, démonstratif, numéral, etc. s’appellent aujourd’hui des déterminants… J’ai mis un certain temps à comprendre l’appellation des caractéristiques sémantiques, morphologiques et syntaxiques du nom, même l’identification de GN, de P, de GV et autres nouvelles dénominations ont été coriaces à certains égards… On me disait presque d’oublier ce que j’avais appris.

      Remettre en question nos apprentissages, se remettre en question ou s’interroger à propos d’une situation qui persiste (corrections erronées des copies de votre fils) est sain. À propos, « 5è année » s’écrit maintenant « 5e année ».

      Vous l’aurez deviné sans doute… Oui, je suis une enseignante d’expérience et Oui, j’apprécie les interventions objectives et constructives. Mais si c’est pour saper mon intégrité, mon autorité, alors là je débarque je dis Non!

      Certaines directions d’écoles n’appuient pas leurs enseignants et c’est bien dommage. D’autres le font et c’est tout à leur avantage. Imaginez la démotivation d’une nouvelle enseignante qui se fait traiter d’incompétente. Au lieu de lui taper dessus, essayez de vous en faire une alliée, vous ne risquez rien et votre fils en sortira gagnant.

      Sans rancune!

    • Pour les ”phautes” ou les ”fôtes” de français il faut bien sûr intervenir!… mais si il commet des ”fraudes” de français ne faites rien… il aura un bel avenir dans les firmes de génie conseil!

    • Ce qui est dommage, c’est que dans l’exemple donné pour justifier la correction est lui-même erroné. On devrait écrire «le jeudi 24 septembre», sans virgule. Quand on pense savoir… L’humilité est une belle voie vers la Connaissance et l’Éducation, que l’on soit professeur ou parent.

    • @g duquette Vraiment pas fort!
      @Simon c (8h35) Excellent, j’adore.

    • @simon_c :
      « Une enseignante m’a déjà dit qu’elle accepterait les critiques sur sa pédagogie le jours où elle aura le droit de critiquer les parents sur la façon dont ils élèvent leurs parents. »

      Savoureux! Vous permettez que je la répète à mes amies profs?

    • Se vanter de corriger une faute en faisant une faute, bravo!

      Par exemple, si l’enseignante écrit « jeudi, le 24 septembre », j’exige que ma fille écrive «le jeudi, 24 septembre ».

      Ahem, http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2092

    • @gebgeb: Sachez, madame, que la nouvelle façon de corriger les textes des élèves imposée par le ministère demande aux enseignants de faire fi des erreurs qui ne correspondent pas au niveau scolaire de l’enfant. L’enseignant a donc le choix de souligner l’erreur mais de ne pas en tenir compte dans le calcul de la note ou de carrément l’ignorer. Connaissez-vous bien la progression des apprentissages? http://www.mels.gouv.qc.ca/progression/ Ce document pourrait vous être d’une grande utilité dans votre chasse à l’incompétence puisqu’il vous permettrait de vous assurer de ne pas faire une folle de vous en prétendant tout savoir. Les diplômes ne sont pas gage de connaissances et de compétences en enseignement. Les jeunes enseignants doivent, comme toute personne en début de carrière, faire de grands efforts pour maîtriser les multiples aspects de la tâche. Malheureusement, plusieurs sont découragés devant l’ampleur des critiques de parents comme vous et délaissent ce qui est souvent une vocation. Le jour où votre enfant aura un remplaçant non légalement qualifé parce que la banque de candidats est à sec, dites-vous qu’une des raisons de cette pénurie est directement liée aux gens qui crient à l’incompétence sans VRAIMENT s’informer.

    • Le rôle des parents est de vouloir le bien de leur enfant. Celui des professeurs ausi mais d’une autre façon. C’est la balance des pouvoirs. L’important c’est de se rappeler que tous les enfants ont droit à l’éducation. Pas tous les professeurs, en fait très peu, sont formés en éducation spécialisée et pourtant, : ” 75 % des parents ont mentionné cette raison : 47 % ont dit avoir de la difficulté à obtenir une évaluation ; 44 % ont dit avoir des problèmes de communication avec l’école de leur enfant; et 39 % ont indiqué qu’ils ne pouvaient pas avoir accès à des services d’éducation spécialisée parce que ces services n’étaient pas disponibles à l’échelle locale.” (http://www.statcan.gc.ca/pub/81-004-x/2007001/9631-fra.htm#c)
      Une décision récente de la Cour Suprême du Canada a donné raison à des parents qui se sont plaint de discrimination car leur fils n’avait pas accès à des services d’éducation spécialisée. La Cour a rappelé que TOUS les enfants ont droit à l’éducation. Si les Commissions scolaires du donnent pas de soutien aux professeurs, les relations sont tendues entre parents et professeurs, les enfants n’apprenent rien sauf qu’ils sont moins bon que les autres. http://www.ledevoir.com/societe/justice/363682/importante-victoire-d-un-eleve-souffrant-de-dyslexie
      Je ne suis pas un parent roi au sens péjoratif du terme mais je m’assurerais que l’équilibre entre moi et l’école assure à mon enfant le respect de son droit à l’éducation. Et aux nombreuses professeures si dévouées que j’ai eu la chance de côtoyer, je les remercie de vive voix, je fais du bénévolat dans l’école pour tenter d’alléger leur tâches et, avec mes enfants, on choisit un beau cadeau digne de leurs efforts.
      Ni les parents, ni l’école ne sont rois, ni même les enfants. C’est un équilibre du pouvoir et du respect qui s’établit au jour le jour. La démocratie quoi!

    • L’équilibre des pouvoirs. Pardon. Pis y’a sûrement d’autres fautes. J’m'en excuse à l’avance.

    • J’en reviens pas du nombres de commentaires de parents-rois. On dirait que vous avez tous en tête de faire de votre enfant un petit génie, qu’il est exceptionnel, que ce n’est pas une enseignante qui va brimer son développement. Mettez-vous donc à la place du professeur, c’est loin d’être facile d’enseigner de nos jours. De plus qu’enseignez-vous a vos enfants avec votre attitude ! ” Nous allons 2 mois par année au Mexique, cela ne dérange pas les professeurs, ça fait 5 ans que j’endure les professeurs mais la c’est trop, et bla bla bla. Vraiment descendez de votre piédestal par ce que vous êtes ridicules. Des précieuses ridicules.

    • @ julienne126

      Vous y allez un peu durement mais, au fond, vous avez parfaitement raison. Les parents rois offrent en effet à leurs enfants une éducation assez pitoyable. Ils leur apprennent dès l’enfance à réduire tout rapport social ou humain à sa dimension économique. «Je suis le client et j’ai toujours raison. Toi, tu n’es que celui qui dispense un service pour lequel j’ai payé. C’est pourquoi je peux disposer de toi et de tes conditions de travail comme bon me semble.» Franchement, c’est à vomir.

    • Une seule fois j’ai contesté une faute d’orthographe: “ENTRAÎNEURE”. Ce mot n’existe pas. Du moins, il n’est pas acceptable selon l’OLF. Il faut écrire et dire ENTRAÎNEUSE. J’en ai profité pour donner une liste à l’enseignante de troisième année. (Où figurait aussi le mot “directeur-e”…on dit DIRECTRICE)
      Cette enseignante ne savait pas reconnaître le drapeau de la France…entre autres. Oui, c’est à nous de voir à cultiver nos enfants. Mais de là à se mettre tout le temps le nez dans le travail des enseignants…je ne crois pas.
      -Eric Joubert

    • Si par parent-roi on entend par là un parent qui révise les travaux corrigés de ses enfants afin de savoir sur quoi il doit mettre l’emphase; un parent qui n’accepte pas tout ce qui vient de l’école comme étant la vérité vraie; un parent qui participe aux conseils d’établissement de l’école de ses enfants – alors je dis coupable!

      Je crois qu’il y a une bonne différence entre un parent qui vient miner la crédibilité d’un prof et un autre qui glisse un petit mot au prof dans l’agenda de son enfant pour rapporter une coquille ou demander des éclaircissements. Sans rabaisser le prof en question, je crois qu’on peut (et que l’on doit!) lui signaler les erreurs qui peuvent survenir de temps à autre.

      Ce n’est pas rabaisser un prof ni critiquer sa méthode de travail; c’est au contraire une manière de montrer que nous impliquons, que nous sommes là – qu’il ne peut nous en passer “une petite vite”. Un prof à qui ça n’arrive que très rarement laissera passer (et apprendra peut-être même de son erreur); celui pour qui c’est plus fréquent pourrait s’en offusquer, mais alors c’est lui l’incompétent.

      C’est une pression supplémentaire sur son travail? C’est possible, puis après? Ce n’est pas mon problème. S’il ne peut faire correctement son boulot sans craquer sous cette terrible pression (c’est sarcastique, ne vous en faites pas), faudrait peut-être songer à lâcher la profession… C’est l’un des rares métiers sans ordre professionnel, sans forme valable d’auto-contrôle et sans contrainte des lois du marché pour en améliorer la qualité.

      Est-ce parce que les parents sont plus présent et/ou plus scolarisés? Est-ce parce que la qualité de certains profs est moins grande que par le passé? Je ne saurais dire, mais on peut faire une intéressante comparaison avec les commentaires faits aux journalistes blogueurs…

      On sait qu’avant, le métier de journaliste était vu comme un métier rigoureux, où seuls les faits comptaient (enfin, disons que peu nombreux étaient ceux capables de formuler des critiques sensées). Puis avec Internet et le Web 2.0, monsieur et madame tout-le-monde sont devenus un peu plus critiques de ce qu’ils lisent; au lieu d’être des adeptes du “déjà cogité pour vous”, ils ont enfin commencé à penser de par eux-mêmes.

      Pour les journalistes qui faisaient (et font encore) leur travail comme il le faut, ça n’est pas un problème; ils jouissent encore d’une solide crédibilité. Pour les autres, hé bien… Too bad, pas de temps à perdre.

    • @julienne126: “On dirait que vous avez tous en tête de faire de votre enfant un petit génie¸[...]”

      Je suis désolé, je connais peu de parents (en fait, aucun) qui désirent juste que leurs enfants soient “ordinaires”. Cette espèce de culture du “tout le monde pareil”, plus capable…

      Le système scolaire valorise cette normalité; dans les faits, il tend même un peu vers le bas, parce que tout bon prof va passer du temps avec ses élèves ayant plus de difficultés. Il s’ensuit que le reste de la classe s’en trouve toujours un peu ralenti, mais bon – tout le monde a droit à sa chance.

      Et les plus performants, eux? C’est aussi ce que demandait une autre intervenante à un moment donné, sur ce même site. La réponse est simple, madame: Vous, et personne d’autre!

      Bien sûr, il y a parfois de ces profs géniaux, qui détectent les “p’tits vites” et qui vont chercher à leur donner un peu de “challenge” même si ça sort un peu du cadre plus formel du cours. Mais ils se font rares et ne tirent aucun avantage à agir ainsi (si ce n’est qu’ils prennent vraiment à coeur leur rôles d’enseignants).

      Alors vous m’excuserez de ne pas vous suivre dans votre quête pour l’ordinaire, mais je crois que chaque enfant à le droit de voir son cerveau stimulé quand il va à l’école.

    • «Lorsque la réponse est bonne, on devrait avoir le point. Je ne vois pas comment on peut discuter de cela.» gebgeb
      ———-

      Et bien non, pas nécessairement. En maths, par exemple, cela dépend de ce qui a été demandé comme démarche. Si ce n’est que la démarche qui est évaluée et que l’enfant n’a pas fait cette démarche demandée, il n’aura pas tous les points.

      L’enseignant a souvent un guide de correction et, sur 5 points (par exemple) il peut y avoir 4 points pour la démarche et 1 point pour la réponse. Tout dépend de ce qui est en apprentissage donc, soumis à l’évaluation.

    • @julienne126
      Vous mélangez tout…précieuses ridicules franchement, commencer par exercer votre compréhension de texte, on apprend ça en deuxième année. C’est le principe de l’école à la maison. Les profs que j’ai connu ont eu plus de flair que vous on dirait.

    • @ eracine

      Vous faites fausse route. Depuis 200 ans, partout en Occident, tous les systèmes scolaires sont normatifs. À ma connaissance, ça n’a jamais empêché le génie de s’y épanouir, ni la singularité de s’y exprimer.

    • Mes deux fils (maintenant adultes) ont fréquenté l’école publique. Élémentaire. Secondaire. Collégial. Secteur professionnel. Voire même, pour un, éducation des adultes. C’est dire qu’à part le secteur universitaire, on en a vu défiler des profs!

      Il y en a des bons, des très bons, des excellents. Il y en a aussi des moins bons. De ceux qui, de toute évidence, ne sont pas à leur place. Il en est de l’enseignement comme de tous les métiers.

      Nous avons tenté, en tant que parents, d’inculquer à nos enfants le respect. Respect du groupe. Respect de l’enseignant. Dans le comportement, le langage et le travail effectué. Ce ne fut pas toujours facile, mais bon, ça fait partie de notre job de parent, à mon avis.

      Ça fait également partie de notre job de parent de choisir le bon endroit pour exprimer nos bravos comme nos doléances. Ça s’appelle une réunion de parents. Ça s’appelle un conseil d’établissement. Et croyez-moi, ce ne sont pas les activités les plus courues! Pour notre part, nous nous sommes fait un devoir de nous y engager. C’est sûr, ça coupe du temps libre qu’on pourrait consacrer à ses “chums” ou à twitter sur tout et rien, mais bon, ça fait partie de la job de parent. Et on est aux premières loges pour mettre en lumière ce qui le mérite et travailler à améliorer ce qui doit l’être.

      J’aurais de nombreux exemples à partager. De parents-roi que nous avons côtoyés et dont l’attitude nous laissait présager le pire pour leur progéniture. De profs inspirants et compétents qui ont eu une influence positive sur ce que nos fils sont devenus. On voit de tout à l’école.

      Voire même, comme ça nous est arrivé avec notre aîné, alors en deuxième année, qu’une enseignante nous explique, à la remise des bulletins, que “ce n’est pas si important que ça de bien connaître son français, car il y a des correcteurs sur les ordinateurs”.

      Cette fois-là, je l’avoue, mes beaux principes ont failli prendre le bord…

    • @shanee
      Vous avez parfaitement raison, le texte m’a fait grandement sourciller aussi… Non seulement la professeure n’écrit pas correctement la date, mais la mère non plus! Incroyable!!! Alors toutes deux font fausse route et entraîne l’enfant dans leur sillage. Ça me fait penser à la publicité des fromages d’ici avec Monsieur Je-sais-tout-mais-je-suis-dans-le-champs.

      http://www.btb.gc.ca/btb.php?lang=fra&cont=868

      Bref, il ne doit JAMAIS y avoir de virgule et la forme correcte est : Le mercredi 13 février 2013

      Non, mais je rêve…

    • @ Le mercredi 13 février 2013… Mercredi, le 13 février 2013… Février, le mercredi 13 2013…

      De l’enculage de mouche pur et dur… On évaluera les textos de vos petits génie ensuite et on rira bien haut et fort…

      Belle société de “JE-ME-MOI” Tous aussi spéciaux les uns que les autres mais tous pareils dans leur frénésie au Costco…

      L’apprentissage c’est un travail d’équipe et non en silo mais bon… bien des gens préfère le confort et le silence du silo…

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