La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mardi 5 février 2013 | Mise en ligne à 13h47 | Commenter Commentaires (19)

    “Maman, c’est quoi un pusher?”

    Oops? Quoi ma chérie? Un pusher?

    Hum hum… Voyons voir.

    C’était hier soir. Ma grande puce, à deux minutes de dormir, finissait sa BD. Qu’est-ce que tu lis au juste? Ça m’apprendra à lui passer mes BD. Mais au moins, elle lit avec appétit ces jours-ci (mais c’est un tout autre sujet).

    Alors non, pour vous dire franchement, je ne lui ai pas vraiment tout dit. Heu, c’est quelqu’un qui te vend des tentations, disons. Un pusher de bonbons par exemple. N’importe quoi. Bon, il faut dire, à ma décharge, que le moment était mal choisit. On y reviendra, c’est sûr. Mais hier soir, à neuf heures moins une, j’avais plutôt envie de lui faire un câlin. Chanter une berceuse, quoi. Pas du tout le goût de rentrer dans une vaste discussion du comment du pourquoi.

    Mea culpa. Mais je sais que je ne suis pas seule. D’après un sondage réalisé en Grande-Bretagne, les trois quart des parents font comme moi, et disent, de temps en temps, de petits mensonges à leurs enfants. Pourquoi? 90% des parents le font pour protéger l’innocence de leur enfant, et 44%, parce qu’ils ne connaissent tout simplement pas la réponse à leur question!

    Le petit mensonge le plus fréquent? La fée des dents.

    Quand je pense aux mensonges les plus rigolos, il me revient toujours cette scène en tête, tirée de mon émission préférée du moment: Modern Family. L’ado vient de vivre sa première cuite. Une grosse grosse cuite. Elle a passé la nuit la tête dans les cuvettes. Le lendemain matin, toujours malade, elle demande, piteuse, à sa mère: “maman, est-ce que ça fait toujours ça, boire de l’alcool?” Et la mère, sans hésiter une seconde, lui répond: “eh oui ma chérie. Tou-jours”.

    Très drôle.

    Alors dites moi, chez vous, quels sont les petits mensonges du moment? Et ne me dites pas que vous n’en avez pas. Je ne vous croirai pas!

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    • Bien sur qu`on en dit tous des mensonges aux enfants parce qu`on ne trouve jamais les mots pour leur répondre clairement et surtout qu`on cherche à répondre plus que ce que l`enfant en demande.

      Me souviens d`une anecdote savoureuse ou nous revenions d`un feu d`artifice et traversions le village gai avec plein d`autres spectateurs un beau soir d`été et un travesti sort d`un bar avec une superbe robe et tout le kit qui vient avec et ma fille qui dit oh ! regardre comme elle est belle la princesse ! Ne pouvions qu`abonder dans le sens de …et ne pas en rajouter!

    • Toutes vérités n’est pas bonne à dire à un enfant. Il y a un temps pour chaque chose et en attendant, il reste ces petits mensonges. Malheureusement, on en dit trop à nos enfants ce qui les rends stressés et vulnérables. Laissons les enfants être des enfants…Les corporations lucratives, dont le seul but est de nous tirer du fric, s’en prennent assez à nos enfants sans qu’on s’y mettent nous aussi.

      Sylvain Pelletier

    • J’ai toujours préféré dire que je ne voulais pas répondre, que je répondrais plus tard ou que je n’était pas sûr, plutôt que de raconter des bêtises. Pas toujours facile mais on récolte les dividendes à l’âge ado quand on a des messages importants à passer et qu’on a jamais trompé sa confiance, même pour le père Noel. Bien sûr que j’ai triché un peu mais pas souvent et pas longtemps.

    • Oh, comme je sens que certaines réponses vont manquer d’humour. ;)

      Mon fils de 3 1/2 ans commence à avoir peur des monstres. Au départ, quand il me demandait s’il y avait des monstres dans sa chambre, je lui répondais que les monstres n’existent que dans les histoires. Mais il ne semblait pas convaincu. Pour lui, les monstres sont très réels, la frontière entre la réalité et l’imaginaire peut être très floue. Alors je lui dis désormais que maman a mis au point un super dispositif anti-monstres et que ceux-ci ne peuvent pas rentrer chez nous. Et que de toute façon, maman chicane les méchants monstres. L’explication le satisfait et il retrouve la sérénité. :) Quand il grandira, je pourrai tranquillement le ramener à la réalité.

    • ..Tout comme je n’ai jamais parlé «bébé» à mon fils, vous savez, cette parlure toute pleine de «guili-guili», de donne le «nanane» à papa ou encore de «i ben bo le petit ga-ga», je n’ai jamais non plus été très fort sur les mensonges. J’ai considéré ce futur homme comme un être doué d’intelligence, de le traiter comme tel et de tâcher d’être honnête avec lui.

      Comme je ne me rappelle pas de «pieux mensonge» en particulier, la prochaine fois que je lui parle, je lui demande s’il se rappelle quelque chose à ce sujet; s’il a déjà été confronté à une réalité que «le bonhomme» (moi) lui aurait cachée ou qu’il aurait maquillée, même pour le bon motif.

    • Je suis partagée. Je fais des mensonges sur des sujets “rigolos” (les monstres, les gros méchants loups dans la maison), mais mon 5 ans me disait l’autre jour que nous on pouvait mourir, mais jamais les enfants… Je ne pouvais pas mentir sur ce sujet, je ne veux pas qu’il devienne complètement imprudent parce qu’il se pense invicible (il est dans une phase de superhéros qui combattent toujours les méchants). Alors je lui ai dit que parfois, des enfants, ça meurt aussi, par exemple, en se faisant frapper très fort par une voiture, ou dans son cas, en mangeant un aliment allergène (mon garçon est multi-allergique, donc il est impératif qu’il ne se sente pas invicible justement, un simple aliment peut le tuer, et rapidement).

      Mais pour les monstres, l’explication est très logique: les portes de notre maison sont bien trop petites pour qu’un monstre puisse entrer! Si ça ne marche pas, je demande “Il a quel âge le monstre? Il s’appelle comment? Ses yeux sont de quelle couleur? Il parlait anglais ou français?” Inévitablement, mon garçon et ma fille cherche des réponses et “oublient” que le monstre était “méchant”. ;-)

    • J’avoue prendre le temps de réfléchir et si c’est possible, je détourne l’attention ou je dis quelque chose qui n’est ni faux ni vrai si la question n’est pas trop spécifique.

      Je me souviens d’avoir eu des frustrations quand j’étais jeune quand mes parents me disaient quelque chose et que j’étais certaine que ce n’était pas la réponse qu’ils m’avaient déjà donné par le passé. J’essai de ne pas mentir, mais oui, la fée des dents existe chez nous et elle est venue faire son tour hier soir justement :D

    • @jeanfrancoiscouture

      Idem chez nous. Je déteste les parents qui parlent à leurs enfants comme si ceux-ci étaient des sous-êtres ou encore des chiens ou des chats.

      Par contre, je ne déteste pas de temps en temps et ce, même quand ils étaient tout petits leur dire de gros mensonges. Des mensonges si énormes, qu’ils devaient penser par eux-mêmes et me dire… Non c’est pas vrai ce que tu dis! Je leur disais alors que je travaillais leur discernement.

    • Le moins possible les mensonges, sauf bien évidemment, respectés les rêves, les chimères des enfants. Ne jamais se mettre dans une situation qui risque de déboucher sur des mensonges ou des explications tarabiscotées, et toujours tenir ses promesses en toutes circonstances.
      M.Leduc

    • @jeanfrançoiscouture,

      J’espère que vous savez faire preuve de sensibilité et d’intelligence en ne racontant pas tout à votre enfant. Il y a tout de même une marge entre mentir et décharger ses préoccupations sur les frêles épaules de ses enfants…

      Mais ne vous faites surtout pas de mauvais sang car l’industrie pharmaceutique sera toujours là..

      P.S. Je vous donne raison en ce qui a trait avec le «parler bébé»… Je crois que cela peut perpétuer des défauts de langage. Je n’ai aucune source, c’est ma croyance.

    • J’ai répondu à mon petit fils que c’était soit un ”Tim Horton” , un ”Wall Mart” ou un ”Phamili-Prix ou Jean Coutu”.
      Il m’a dit c’est pour ça que maman n’y va pas,je lui ais répondu ,certain car ta mère est bien éduquée et qu’elle ne consomme pas de mauvais produits.

    • ..@walt68,18h14:«J’espère que vous savez faire preuve de sensibilité et d’intelligence en ne racontant pas tout à votre enfant…»

      Ne vous en faites pas. Je n’ai jamais voulu que mon fils soit mon confident. On ne dépose pas ses problèmes d’adulte sur les épaules d’un enfant. J’ai appris cela de mon père qui, homme de peu de mots, m’a toujours tenu loin de ses problèmes de grande personne. Et un jour, il m’a fait comprendre que j’étais devenu un adulte car ce jour là, après avoir attendu mon retour avant d’aller dormir, il m’a confié quelque chose de sérieux.

      Quant à l’industrie des pilules, je ne crois pas qu’elle puisse être la solution à tout. D’elle aussi je me suis tenu loin sauf nécessité. Et le bonheur, quoique me semblant être une nécessité, ne passe pas par les pilules.

      Et l’héritier, maintenant dans la trentaine, n’a pas l’air si mal barré.

      Rassuré?

      Allez, bonne nuit.

      JFC

    • Un pharmacien.

    • Parent: C’est quelqu’un qui te vend cher des médicaments pas faits pour toi.
      Enfant: Pourquoi il en vend pas du générique ?

    • Ils mentent bien eux…une mère demande à son enfant de ne pas ouvrir une boîte et quitte la pièce. Il y a une vitre teintée et on peut voir qu’il ouvre quand même la boîte. La mère revient et lui demande s’il a ouvert la boîte. Non non non…tiré d’une émission Découverte sur les différentes étapes de la vie…Dr House l’a dit : tout le monde ment…

    • Mmmm, pour la fée des dents, le père Noël, j’avoue tout, j’ai menti. Même chose pour le lapin de Pâques, menti encore. Par contre pour leurs questions plus existentielles, me semble que non, surtout ce qui concerne justement, la drogue, la mort. Vers 5-6 ans, ma fille m’a demandé si ses grands-mères moureraient, je lui ai dit oui. Quand elle m’a demandé ”mais pas demain hein?” J’ai bien dût dire que oui, c’était possible, elles avaient déjà 80 ans à l’époque. Elle a pleuré…je ne pouvais pas honnêtement lui dire autre chose. Finalement elles sont encore avec nous, à 88 et 86 ans mais ma fille sait qu’elle peut les perdre n’importe quand et qu’elle doit en profiter dès maintenant. On aborde ces mois ci, les questions qui touche l’amour, les garçons, la sexualité. Les réponses ne sont pas toujours évidentes mais je m’efforce de les adapter à son âge, surtout qu’elle est bombardée de campagne de prévention à l’école et que je ne suis pas toujours d’accord avec la façon dont on présente certains sujets. Je remet les pendules à l’heure selon nos valeurs. D’ailleurs, ce serait un bon sujet de reportage, Mme Galipeau. Les parents sont-ils toujours d’accord avec les valeurs véhiculées par l’état et les organismes divers…Y’en a qui me tapent royalement sur les nerfs!!!

    • @jfc,

      Je n’ai rien à redire sauf vous féliciter votre conjointe et vous.

      Ciao !

    • @tipopo,

      Pour la fée des dents et le Père noel, il ne faut ni encourager ni encourager la transmissions de ces mythes… il faut toutefois laisser les enfants découvrir la vérité… C’est tellement beau de les voir traverser d’eux-mêmes le stade de la pensée magique.

    • Ok je sais que je suis un peu en retard pour le sujet…. mais bon…

      @Mme Galipeau, elle à quel âge votre fille? En général, les questions des enfants ne sortent pas de nulle part. Elle peut avoir entendu ça à l’école, ça peut être des amis (es) qui lui ont demandé… bref.

      Dans le cas de questions sérieuses, je préfère ne pas mentir (je n’ai peut-être pas d’enfant pour l’instant mais j’en côtoie, pour des activités scientifiques dans les écoles). Un enfant ce n’est pas complètement stupide. On peut adapter le contenu à l’âge, soit en restant vague soit en évitant certains détails. Et si c’était des amis qui en avaient parlé? Je préfèrerais que mon enfant ne se tourne pas au ridicule en répondant n’importe quoi! Les jeunes qui me posent des questions pendant l’activité, je leur réponds honnêtement. Si je ne sais pas, je leur dit que je ne sais pas…

      Je crois qu’il n’y a pas d’âge minimum pour parler de drogue avec ses enfants. Je me demande pourquoi ce mot est si effrayant. On dirait que certains croient qu’en le prononçant, soudainement leurs enfants vont se mettre à consommer, ou vont être plus portés à consommer! N’importe quoi!

      Je crois que si je peux faire comprendre à des enfants du primaire que l’information tactile est perçue par des récepteurs sensible à la pression (qui ne sont pas les mêmes que pour la douleur), des terminaisons nerveuses de la peau, que l’information voyage via les neurones, qui passent dans la moelle épinière et se rendent jusqu’au cerveau dans le cortex somatosensoriel… je crois qu’on peut leur dire qu’un pusher c’est quelqu’un qui vend de la drogue, que c’est illégal, que la drogue c’est de la cochonnerie et que ce n’est pas bon pour soi!

      Attendrez-vous que votre fille soit au secondaire à prendre quelques poffs dans la cours de récré pour faire comme ses copines pour lui dire que la cigarette c’est mauvais? (et autres drogues)

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