La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mardi 15 janvier 2013 | Mise en ligne à 10h33 | Commenter Commentaires (27)

    Tabou: mettre son enfant au régime

    Aï. Sujet délicat. C’est l’histoire d’une mère dont la fille de quatre ans portait du huit ans. Pas pour la longueur. Mais la largeur. Un enfant incapable de s’arrêter de manger. Que ce soit au souper, à la collation, à l’école ou à la maison. Un enfant dont l’appétit et le (sur)poids font sourciller les proches, les voisins, les copains. Qui ne se privent pas de commenter tout haut ce qui devrait rester tout bas…

    Et c’est surtout l’histoire d’une mère qui, un beau jour, assise dans le bureau du pédiatre, a décidé de prendre les grands moyens: chérie, à partir d’aujourd’hui, on compte les calories. Toutes les calories.

    Je ne connais pas tous les détails de l’histoire. Son aventure a fait l’objet d’un article dans le Vogue, la mère vient de publier un livre, et le New York Times l’a interviewée ici.

    Ce que je sais, c’est que quand il s’agit de poids, trop de poids, ou pas assez, tout le monde a nécessairement un avis. Et pour un parent, quoi qu’il fasse, il sera jugé. Jugé par ses pairs, mais aussi par ses enfants. Un enfant trop gros, et ce sont les parents qui se laissent aller. Trop maigre? Ses parents doivent mal le nourrir. Dur dur de trouver l’équilibre.

    Je ne sais pas trop quoi penser de cette mère, qui décide publiquement de raconter cette croisade somme toute bien personnelle. Je ne sais pas trop quoi penser de l’avenir de cette enfant, qui, dès la plus tendre enfance, a commencé un combat qui risque bien de la suivre toute sa vie.

    Une histoire bien triste finalement.

    Mais mettons-nous un instant à la place de la mère: vous auriez fait quoi, vous?

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    • Aucuns problêmes à mettre un enfant qui fait de l’embonpoint au régime, il s’agit de sa santé et c’est ce qu’il y a de plus important. Ce que les autres en pensent c’est secondaire.
      Mais il faut faire attention au abus, comme ces mamans qui envoient leurs enfants dans des concours de beautée, alors que l,enfant est en santé, on les mets au régime pour qu’ils aient la “shape” parfaite pour ce genre de concours où on célèbre pratiquement l’anorexie….je trouve ça troublant.
      Mais je répète, la santé et le bien-être de son enfant… y a rien de plus important.

    • Quand il faut, il faut. Mais de là, à la publiciser sur un blogue …
      Elle voit un psy ? Si oui (et elle devrait), c’est un manque de respect pour son enfant. C’est un cheminement personnel, il me semble.

    • Croisade très personnelle en effet… Difficile de prendre “la bonne décision” quand une armée d’experts de tous poils regardent par-dessus votre épaule… et froncent les sourcils à chaque initiative.
      De plus, un problème de perception perdure à ce niveau: la maman a-t-elle “mis son enfant au régime”, ou a-t-elle simplement mis en place des moyens de modifier le rapport de l’enfant avec la nourriture?
      Dans tous les cas, une “refonte” de son alimentation engendre de la frustration. Il y a alors 2 possibilités: on “refond” de façon draconienne et la frustration engendrée garantit les rechutes et l’échec éventuel de la démarche, ou encore on “refond” de manière à orienter ses choix vers les meilleures options pour maintenir en bonne santé. Dans ce dernier cas, la frustration engendrée peut éventuellement disparaître si on tient bon un mois ou 2. Je suis passée par là personnellement pour perdre du poids avec mon conjoint, et nos 2 adolescentes ont trouvé notre virage difficile à suivre par moment. Nous ne comptons pas leurs calories, mais nous les éduquons… et après une perte de poids de 55 et 30 livres dans la dernière année pour mon conjoint et moi respectivement, nous comptons sur l’éloquence de l’exemple.
      Bonne chance à cette mère courageuse!

    • Je ne crois pas que le régime soit la solution mais bien l’exercice. L’enfant doit bouger plus et le parent doit donner l’exemple. Souvent des enfants enrobés dans leur prime jeunesse vont perdre tout ça à l’adolescence en grandissant rapidement. Souvent les complexes des parents, souvent la mère malheureusement, vont se refléter chez leurs enfants.

      L’importance de manger sainement avec des petits écarts à l’occasion et une certaine activité physique régulière sont préférables à un régime. Qui la plupart du temps est abandonné après un certain temps car trop restrictif. Il suffit juste de ne pas avoir le droit de manger quelque chose pour avoir tout le temps le goût d’en manger! La modération, comme dans toute chose, est la clé.

    • Ça dépend de l’âge, à 4 ans, ça semble être un problème plus sérieux que de manger un peu trop et ne pas bouger assez, c’est normal qu’il faut intervenir avant que ce soit trop grave.

      Mais un enfant plus âgé qui commence à avoir un surplus de poids, avant d’avoir un régime stricte, le mieux serait de bouger plus et d’avoir une alimentation normale.

    • Je ne sais pas… Je trouve que le mot “régime” à une connotation bien négative et qu’il est associé à privations. Personnellement, jamais je n’emploirais ce terme ou une telle tactique avec un enfant en proie à un problème de surpoids…

      La première question est de se demander ce qui a causé le surpoids en commençant. Les petits enfants mangent à leur faim et ce jusqu’à environs l’âge de la petite fille en question. La gourmandise, ça vient plus tard. Oui, un tout-petit va manger davantage des aliments qu’il aime et il va bouder ceux qu’il n’aime pas, mais il ne va pas surmanger naturellement. Pour qu’une enfant aussi jeune en arrive à là, il y a du y avoir abus à quelque part… un parent qui insiste pour l’assiette soit terminé, des repas pas équilibrés, un parent qui laisse son enfant manger del a cochonnerie plutôt que des bons aliments, un enfant qu’on incite à grignoter dès le plus jeune âge en laissant traîner des “grignotines” souvent pas très santé car on est inquiet de son apport en nourriture… Bref la liste peut être longue! C’est ainsi que certains parents, souvent sans le vouloir ou s’en rendre compte, vont instaurer de mauvaise habitudes alimentaires à leurs enfants. Rajoutons à ce fait, l’emprise que la télévision et les jeux vidéos ont sur les enfants, la banalisation que tous en font en clamant haut et fort que ce n’est pas “la fin du monde si enfant xyz écoute la télévision” et en prétextant que l’enfant en question ne l’écoute pas “tant que ça”, et bien on obtient forcément un enfant aux prises avec un problème de poids….

      Je suis donc contre le comptage de calories que ce soit pour un enfant ou un adulte! Ce ne sont pas les “calories” qui tuent, mais de ne pas écouter son corps, de mal manger et de ne pas bouger suffisamment. Avec une enfant de 4 ans, je m’assurerais de respecter le guide alimentaire canadien, je la ferais bouger et je couperais la télévision autant que possible. En adoptant des mesures de vie saine dès maintenant, la vapeur finira par se renverser au fil des années. Je travaillerais également sur l’estime de la petite fille, mais jamais au grand jamais je ne compterais des calories! Quelle mauvaise idée.

      Toute cette histoire ne fait penser à l’enfant d’une amie qui est un peu plus dodu que la moyenne. Nous n’y voyons pas de problème, cet enfant était un bébé très dodu, la graisse n’est pas encore toute partie, ça devrait venir, mais les parents angoissent et limite la nourriture que l’enfant peut prendre…. C’est d’une tristesse et je ne crois que cela soit une bonne tactique surtout que l’enfant en question est très peu actif physiquement.

    • Être dans cette situation je m’adresserais à une nutritionniste pour être sûre des besoins énergétiques de l’enfant et ne pas nuire à sa croissance, car c’est délicat; en plus, commencer à jouer avec le poids jeune, c’est se préparer une vie de yoyo avec son poids. Vaut mieux faire son possible pour que la perte soit durable.

    • Inculquer une saine alimentation, ça fait aussi partie de l’éducation des enfants. Si cet enfant à un problème biologique, il faut de toute façon tôt ou tard qu’il apprendre à vivre avec.

      Est-ce que c’est vraiment un meilleur exemple de le laisser faire ou manger ce qu’il veut, sous prétexte que c’est un enfant et qu’il ne faut pas lui donner des limites et des guides?

    • Il y a plusieurs possibilité. Si la famille entière est abonnée au fast-food, aux chips et tout ce qui est mauvais pour la santé mieux vaut une cure complète du garde-manger pour toute la famille.

      Si toute la famille mange bien mais trop, il faut aussi rectifier le tir: ajouter des produits entiers, une soupe en entrée, n’importe quoi qui empliera l’estomac sainement.

      Mais si toute la famille a un poids santé sauf un enfant, on fait quoi? Il faut surtout savoir pourquoi il a toujours faim: ennui, problème à l’école ou tout simplement que l’enfant a faim. Des fois, la nourriture est un palier à un manque autre que se nourrir. Compter les calories ne sert à rien. Éliminer les sources de calories vides oui, ajouter des collations sané oui mais compter es calories non.

      Il y a des enfants qui sont plus ”chubby” enfant mais qui ‘étirent” en vieillisant. Les mettre au régime et sous pression, non je ne suis vraiment pas d’accord. Il y a tant de moyens plus agréables et moins traumatisants pour tous.

    • je mettrais mon enfant au régime sans problème si le médecin me le conseille. Par contre je ne vais pas l’annoncer à toute la Terre, ridicule..

    • ” Et pour un parent, quoi qu’il fasse, il sera jugé”

      Ce qui se retrouve dans le frigo et les armoires de la maison, ce sont les parents qui l’ont acheté.
      Cette mère ne fait qu’utiliser son enfant pour faire du fric comme ça se passe souvent aux états-unis. À moins d’une raison médicale duement documentée, ces parents qui gavent leurs enfants devraient être poursuivi pour négligence envers un enfant et l’enfant retiré de ce milieu malsain.

    • Je ne vois pas en quoi cette histoire est triste. Au contraire, c’est plutôt réjouissant de voir des parents qui placent en première priorité la santé de leurs enfants. Un régime pour retrouver la santé et le bien-être ne peut pas nuire au contraire des régimes destinés uniquement à se conformer à des standards esthétiques. Puis, dans le cas décrit dans cet article, il s’agit plus d’une hygiène de vie que d’un régime. Manger de tout lors de repas à heures fixes en bannissant les grignotages et l’habitude de boire des boissons gazeuses pour calmer la soif. Bref, une question de discipline et non de brimades.
      Laurent

    • Parfois, en tant que parent, nous avons le devoir de prendre des décisions difficiles. Il faut se donner le droit de les prendre, et non écouter tous les biens-pensants de ce monde.

      Pourquoi est-ce horrible de mettre son enfant au régime? Parce qu’elle ne pourra pas manger 3 parts de gâteau à l’anniversaire d’une amie? Parce qu’on lui “vole” son enfance en la mettant au régime? Cette mère admet d’emblée que sa fille n’a aucun mécanisme d’auto-régulation. En quelque sorte, elle est “malade”. Si cette enfant souffrait au contraire d’une leucémie, est-ce qu’on jugerait le parent qui prend la décision que son enfant doit subir des traitements de chimio? Parce qu’avec des traitements de chimio, je pense qu’une partie de ce qu’on appelle l’enfance, ça part en fumée aussi. Bye bye l’insouciance! Bonjour les effets secondaires!

      Mon plus vieux a des allergies alimentaires (plusieurs). Vivre avec des allergies, c’était inconnu dans ma famille. Il a maintenant 5 ans. Il vient d’être invité pour la toute 1ère fois à une fête d’enfant SANS le parent, ce weekend. Mon conjoint et moi, nous avons refusé et pris une décision très peu populaire. Trop risqué. Les grand-parents trouvent que je garde mon enfant dans une bulle, que je ne laisse pas vivre sa vie (!). De un, il n’est pas dans une bulle, de 2, je veux le laisser vivre sa vie, quand nous jugerons qu’il sera apte à décider par lui-même si un aliment est dangereux ou non pour lui. En attendant, c’est notre devoir de le garder “en vie” pour que justement, il puisse “vivre sa vie” plus tard.

      Si j’avais un enfant pris avec des troubles d’embonpoint, je pourrais mettre ma main au feu que les 4 grand-parents-gateaux partiraient aux barricades si un petit-enfant-chéri serait au régime. Qu’à cela ne tienne, je (et mon conjoint) ferais pareil comme cette mère, et envers et contre tous, notre enfant serait au régime, pour sa santé! Ne rien faire, c’est pire à mes yeux.

    • Si j’ai bien compris, le problème avec l’enfant, c’est qu’il ne s’arrête jamais de manger…ou difficilement. Cet enfant a t’elle un suivi psycholigique? C’est selon moi là qu’il faut regarder. Un enfant, normalement, arrêtera de manger s’il n’a plus faim. Biensûr, il faut peut-être mieux gérer ce qu’il met dans sa bouche mais d’après moi, il s’agit plus d’un problème compensatoire à autre chose.

      Quoi qu’il en soit, un régime me semble drastique. Sa mère devrait se concentrer à la faire plus bouger.

    • Une régime pour un enfant… merde on se croirait en Mauritanie… où on force les petite fille à entrer dans un moule! Faire du sport et encourager les saines habitudes…

    • Les parents doivent offrir un guide de conduite aux enfants. Comment et pourquoi manger font partie de ce guide de conduite. Certains enfants on plus de problèmes avec l’auto-régulation et nécessitent plus d’aide à ce niveau.

      C’est le cas de ma fille aînée. Nous mangeons bien et il y a beaucoup plus d’aliments santé à la maison que de “cochonneries”. J’achète toutefois des gâteries (biscuits, barres tendres du commerce plus sucrées, salades de fruits en boîtes, parfois chocolat et croustilles). Mon fils gère cela très facilement, jamais d’abus. Ma fille, si on la laissait faire, choisirait toujours ses collations parmi les “cochonneries” et prendrait 2-3 desserts chaque soir.

      Voyant cela, et avant même que cela ne se reflète sur son poids, j’ai instauré certaines règles pour toute la famille, question qu’elle ne se sente pas visée directement:

      - une des deux collations de la journée doit être un fruit, ou deux si on a très faim.
      - la deuxième collation peut-être plus calorique (je leur ai donné des exemples sans leur parler de calories).
      - le dessert doit être un fruit et/ou un yogourt.
      - parfois, ils pourront avoir un dessert plus sucré (crème glacée).
      - limite d’un jus par semaine, sauf le jus de légumes. Ils ne boivent jamais de boissons gazeuses.
      - au resto (ex Subway), pas de croustilles ni de jus.
      - si un repas approche et qu’on a faim: crudités avec ou sans trempettes.

      J’ai expliqué à ma fille que de mal manger, ou de manger trop peut amener des maladies. Je lui ai donné des exemples parmi les gens qui l’entourent. J’ai introduit le concept de ne manger que lorsqu’on a faim, et d’arrêter lorsqu’on n’a plus faim. Sans compter le fait de ne pas manger lorsqu’on est triste, fâché ou fatigué. Elle fait de bien meilleurs choix depuis cela et elle n’a pas l’impression que je la prive de quoi que ce soit.

      Cette mère qui a mis sa fille au régime a répondu aux besoins de son enfant, même si on peut discuter des moyens qu’elle a utilisé ou de l’utilisation qu’elle en fait au final.

    • Je salue le courage de cette femme parce que quand il s’agit des enfants, c’est tellement plus facile de dire oui. Par contre en faire un show…very American comme attitude. La pauvre petite qui lira ça dans 10-15 ans….

      Je suis allée à Disney l’an dernier: le transport de bus était ralenti par le paquet de gros en triporteur incapables de tenir sur leur deux jambes. Pas par de véritables handicapés, des gros! Et rendu au point de ne plus pouvoir marcher, on ne parle plus de gentiment obèse. Des enfants de 12- 13 ans en triporteur, accompagnés de leurs parents et leurs grands-parents plus que dodus, la cuisse de dinde dégoulinante de graisse à la main, le format maxi de boisson gazeuse dans le porte-boisson. Une véritable épidémie. Le site en était plein.

      On ne devrait pas parler de régime. Un régime, c’est synonyme de privation, presque une punition. On change d’habitudes alimentaires. Quand la petite de 4 ans aura u peu réduit sa taille et sera capable de bouger sans risquer la suffocation, on pourra l’inciter doucement à bouger… en donnant l’exemple.

      Mais ça va prendre du courage et de la persévérance à cette mère pour retirer sa fille de la liste potentielle du diabète juvénile et des problèmes articulaires avant 15 ans. Il lui faudra aussi le courage de donner l’exemple.

    • Bof je pense que la mère a un problème avec la bouffe qu’elle a transmis à sa fille….pourquoi offrir un gyros ou une pizza à un enfant de 4 ans pour sa collation (voir texte original en anglais)??? WTF? ma mère nous offrait des fruits et des crudités…est-ce que nous étions au régime? pas vraiment. Un fruit et des crudités pour collation, c’est normal! Et puis quand bien même que tu t’empiffre de légumes tu deviendra pas gros…

      Les parents qui ont une relation malsaine avec la bouffe, ça entraîne des conséquences pour les enfants… et après ça c’est difficile à gérer. C’est comme les problèmes d’estime personnelle. Ça peut être contagieux d’une génération à une autre.

      Ma philosophie pour la gestion du poids (qui vaut aussi pour les enfants d’après moi): la seule diète qui fonctionne est celle que tu peux suivre toute la vie… il faut bien choisir!

    • Trop d’interdit, trop de campagnes sur la bouffe, saine, pas saine, bio, pas bio, slow ou pas assez, cru ou pas assez cuit, trop d’émission sur la bouffe, jardin devant le parterre et poule en ville mobilisent des semaines de débats, salé, trop salé, sucré, trop sucré, trop de viande, pas assez de poisson. Cours de chimie maintenant nécessaire pour acheter une simple boîte de céréales, poids santé, être bien dans sa peau, s’aimer, le regard de l’autre, corridor anti malbouffe autour des écoles, écoles où les 2/3 des enfants ne mangent plus à la cafétéria, trop dégoutée du brocoli mou et surcuit. Panel d’experts qui nous dictent quoi manger, parents découragés, fatigués de ne pas être à la hauteur. Si finalement tous ces interdits ne nous conduisaient pas à la délinquance, à la dépendance de la bouffe. Plus d’exercices, plus d’hivers, plus de glissade, de patins. Des journées qui commencent à 7h. et finissent à 17 h 30 pour des enfants. Brûlé, fatigué, la TV pour finir, dodo et on recommence. Ne voyez aucun reproche, c’est la vie.

      Des whippets au chocolat dans le garde manger sans abuser, puisqu’ils sont là.

      M.Leduc

    • Je pense que ça dépend beaucoup de la signification qu’on donne au mot “régime”. Chez nous on mange bien 90% du temps, les enfants mangent des fruits, des légumes, du blé entier. On n’est pas au “régime” pour autant!

      J’ai moi-même vu pendant un temps une nutritioniste pour ma fille de moins de deux ans dont le poids et la grandeur étaient inquiétant (sous le 3e percentile). Elle nous a aidé à modifier son alimentation pour maximiser les calories sans tomber dans le McDo… Oui, on a compté les calories pendant un petit bout de temps; c’était chiant, mais c’était nécessaire. Ça nous permettait de vérifier si on s’approchait ou non de notre objectif. Puis ma fille s’est mise à avoir plus d’appétit… on a pu revenir à une “diète” plus normale (i.e. du yogourt normal au lieu du méditéranéen à 10%). Mais les connaissances acquises à cette époque nous serviront toute notre vie!

      Je pense que pour beaucoup de gens, c’est la mentalité de privation qu’il faudrait changer. Au lieu de se “mettre au régime”, il faut viser l’adoption de saines habitudes alimentaires et une bonne hygiène de vie. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que l’exercice est la clef de la solution… L’exercice fait partie de la solution, mais l’alimentation ne doit pas être négligée non plus. Parce les calories sont pas mal plus difficiles à brûler qu’à ingérer.

      Pour ce qui est de rendre ça publique… c’est ordinaire. Surtout qu’à 4 ans l’enfant n’a pas son mot à dire. Ce n’est pas une honte ni un tabou… mais rendre ça public crée beaucoup de pression; sur la mère d’abord, qui se doit de réussir son “projet” et par la bande sur l’enfant qui est le “projet”.

    • @marcelleleduc, en un paragraphe, vous avez décrit le mal de notre époque! Vous avez tout à fait raison.

    • Comme rg8487, je crois qu’il faudrait identifier les causes de l’obésité de la petite (alimentation trop grasse ou trop sucrée, manque d’activité physique, etc). Faire la promotion des aliments sains et des bonnes habitudes de vie est plus important et donne de meilleurs résultats à long terme que juste compter les calories comme si la calorie était le problème de base.

      Ensuite, il faudrait connaître l’origine, sans doute psychologique, de la compulsion alimentaire de la petite. Ce n’est pas normal de manger continuellement. Cherche-t-elle à combler un manque affectif, à gérer une angoisse qu’elle n’exprime pas ou a-t-elle tout simplement été élevée à manger “toute son assiette” en ignorant le signal de satiété que lui envoie son cerveau?

      Certaines personnes ont un estomac plus volumineux que la moyenne et doivent manger davantage pour le remplir mais est-ce le cas de cette enfant? On peut manger à satiété sans avoir à se priver si on mange des aliments faibles en gras et en sucre, si on privilégie les aliments bourratifs comme les légumineuses par exemple.

      L’important, c’est de ne pas se priver de manger quand on a faim. Rien de tel pour devenir obsédé par la nourriture (et pas la plus santé) et tomber dans l’engrenage du yoyo. Beaucoup d’obèses morbides le sont ironiquement devenus après avoir passé presque tout leur vie au régime!

    • Un enfant ne devrait pas avoir à gérer un problème de surpoids à cet âge là. C’est normal que la maman s’inquiète, et elle peut faire appel à une nutriotionniste pour s’assurer que les repas sont santé, mais elle n’a pas à tenir son enfant informé de tout ça.

      L’enfant grandira en mangeant santé et cette habitude deviendra la norme pour elle.

      Par contre, une consultation peut être bonne. Le corp de certaines personnes ne les avertissent pas quand l’estomac est plein. Ainsi ils mangent toujours sans vraiment avoir faim.

      J’ai une amie comme ça et elle a dû apprendre à gérer ses portions car sinon elle mangeait toujours toute son assiette même si les portions étaient énormes.

      Chez nous, on ne parle pas de poids et on les avertis souvent de ne pas passer des commentaires désobligeant aux autres sur leur apparence. En espérant qu’ils appliquent cela quand nous ne sommes pas là également.

    • Je n’ai pas vraiment de problèmes avec le concept de régime dans le cas d’enfants qui sont véritablement obèses, pas seulement sédentaires, quoique ça me semble appliqué à l’extrême. Par contre, j’ai beaucoup de problèmes avec le tourbillon médiatique que la mère fait subir à son enfant, qui n’est pas encore en âge de “dealer” avec le tout.

    • @gebgeb: je trouve que c’est une excellente idée de lui expliquer les conséquences de ses décisions alimentaires. En espérant pour vous que le “Je lui ai donné des exemples parmi les gens qui l’entourent. ” ne vienne pas vous hanter (”maman dit que tu es grosse parce que tu manges mal”). Des fois, les enfants lol :)

    • “Au cours des cinq dernières années, les omnipraticiens du Québec ont offert de moins en moins de services médicaux à leurs patients”, selon Radio-Canada. Vous devez prendre le même régime que vos enfants, sinon, c’est très lâche de votre part. “Que ton alimentation soit ton médicament” affirme un vieux dicton chinois ou romain. Alors, tranquillement, transformez votre alimentation en véritable chimio-thérapie. Le grand savant Québécois, le dr Richard Béliveau, nous a sorti de l’inquiétante ignorance dont nous souffrions avant son arrivée.
      La nouvelle cuisine est un véritable festin et un puissant médicament contre le cancer. Lorsque votre enfant arrive de l’école, c’est pas difficile de lui préparer une assiette de crudités. Intégrez-le à votre nouvelle cuisine. J’espère que mon commentaire sera le dernier, sur ce sujet, car, il y a beaucoup de gens qui manquent de respect.

    • l’obesite des outres mangeurs est un crime contre l’humanitee ,quand on pense qu’il y a des enfants qui meurrent de faim tous les jours sur cette planete , moi je suis rendu a les voir comme des canibales croqueurs d’enfants pcq les milliards de calories qu’ils paradent indecement dans nos rues auraient pu sauver des villages entiers dans certains pays du tiers monde

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