Aï. Sujet délicat. C’est l’histoire d’une mère dont la fille de quatre ans portait du huit ans. Pas pour la longueur. Mais la largeur. Un enfant incapable de s’arrêter de manger. Que ce soit au souper, à la collation, à l’école ou à la maison. Un enfant dont l’appétit et le (sur)poids font sourciller les proches, les voisins, les copains. Qui ne se privent pas de commenter tout haut ce qui devrait rester tout bas…
Et c’est surtout l’histoire d’une mère qui, un beau jour, assise dans le bureau du pédiatre, a décidé de prendre les grands moyens: chérie, à partir d’aujourd’hui, on compte les calories. Toutes les calories.
Je ne connais pas tous les détails de l’histoire. Son aventure a fait l’objet d’un article dans le Vogue, la mère vient de publier un livre, et le New York Times l’a interviewée ici.
Ce que je sais, c’est que quand il s’agit de poids, trop de poids, ou pas assez, tout le monde a nécessairement un avis. Et pour un parent, quoi qu’il fasse, il sera jugé. Jugé par ses pairs, mais aussi par ses enfants. Un enfant trop gros, et ce sont les parents qui se laissent aller. Trop maigre? Ses parents doivent mal le nourrir. Dur dur de trouver l’équilibre.
Je ne sais pas trop quoi penser de cette mère, qui décide publiquement de raconter cette croisade somme toute bien personnelle. Je ne sais pas trop quoi penser de l’avenir de cette enfant, qui, dès la plus tendre enfance, a commencé un combat qui risque bien de la suivre toute sa vie.
Une histoire bien triste finalement.
Mais mettons-nous un instant à la place de la mère: vous auriez fait quoi, vous?
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