La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 17 décembre 2012 | Mise en ligne à 22h03 | Commenter Commentaires (14)

    Tragédie: les conseils que j’attendais

    Enfin. Je viens de tomber sur l’article que j’attendais: quoi dire à nos enfants. Oh, rien de bien sorcier. Des trucs prévisibles. Qu’on connait. Mais qu’il est si bon de se rappeler. Surtout si, comme moi, vous perdez vos moyens dans ce genre de situation…

    Alors qu’est-ce qu’on dit à nos enfants aujourd’hui, demain, la semaine prochaine? Qu’est-ce qu’on dit de cette effroyable tragédie?

    Oui, cela dépend énormément de l’enfant. Son âge. Sa maturité. Son histoire. Mais en gros, les experts s’entendent sur une dixaine de points: leur parler nous-même de la tragédie. Limiter leur exposition à la télévision et aux nouvelles en continue. Trop stressant. Leur laisser poser des questions. Et y répondre. Offrir tout le réconfort possible. Faire de votre maison un havre de réconfort. Surtout, assurez-vous de leur garantir que toutes les mesures de sécurité ont été prises, et que non, cela ne se reproduira pas. Pas dans leur école primaire à eux.

    D’autres conseils? Merci de partager.


    • Que doit t-on dire à nos enfants quand un fou tue des enfants en Israël et que les journalistes appellent cela un attentat suicide et qu’en Amérique les mêmes journalistes appellent ça un massacre?

    • “Surtout, assurez-vous de leur garantir que toutes les mesures de sécurité ont été prises, et que non, cela ne se reproduira pas. Pas dans leur école primaire à eux.”

      Heu… Désolé mais en ce qui concerne les deux derniers points ce n’est pas ce que l’article que vous citez propose*. Vous ne pouvez pas affirmer à votre enfant que cela ne se reproduira pas – ça va arriver, malheureusement! – et, bien que la possibilité qu’une école primaire au Québec soit la cible d’un attentat du genre est mince, ce n’est – encore malheureusement! – pas impossible.

      Je comprends qu’on tente de rassurer un enfant en lui disant que ce genre d’événements n’arrivera pas dans son école mais lui dire que ça ne se reproduira pas est pas mal plus périlleux.

      8. A natural reaction for a child is to fear that this could happen at their school, says Dr. Koplewicz. “So it’s important to reassure your child about how unusual this kind of event is, and the safety measures that have been taken to prevent this kind of thing from happening to them. You can also assure him that this kind of tragedy is investigated carefully, to identify causes and help prevent it from happening again. It’s confidence-building for kids to know that we learn from negative experiences.”

    • La télé et la radio étant fermées pendant que les enfants sont éveillés ici, ils ne sont pas au courant de ce qui s’est passé. Je m’attendais à ce que mon fils de 10 ans me pose des questions, ce qu’il fait dès qu’un sujet l’intéresse ou le déconcerte, mais il n’en a rien fait pour l’instant. J’en conclue que cela n’est pas vraiment discuté dans la cours de récré.

      Par contre, quoique je comprenne le besoin de les rassurer sur la sécurité de leurs écoles, mais mes paroles seraient des mensonges… Entre qui veut dans les écoles de mes enfants. Il n’y a aucune surveillance. La porte est barrée mais si on sonne, on nous ouvre. J’imagine que ce serait à discuter avec la direction?

    • Ce sont d`excellents conseils qui sont plus faciles à écrire qu à mettre en pratique.
      Je crois qu`il faut en parler avec les enfants parce qu`ils en entendront parler de toute facon mais il importe de ne pas trop en dire non plus à l`enfant d`autant plus que l`information véhiculée n`est pas générée par sa curiosité . Si des questions s`ajoutent à son besoin de compréhension c`est là qu`il ne faut pas trop en dire.

      Si cette tragédie est difficile à assumer par un adulte , il en est de même pour les enfants et le trop plein média doit être évité afin de permettre que la réflexion fasse son chemin sans quoi on tourne en rond. En tant qu`adulte je veux bien faire preuve de compassion sans fin pour les parents et enfants dont la vie vient d`être chamboulée mais pour un enfant dépendant de l`âge , il faut passer à autre chose…

      Pas certain qu`il faille aller jusqu`à convaincre l`enfant que son école est à l`abri de cela SI il ne pose pas lui même la question. À bien y penser c`est probablement pas une mauvaise chose et c`est un mensonge nécéssaire …

    • Ah? Ça vous prenait des conseils écrits par des “experts”?

      Petite fille, c’était la menace des méchants communistes qui planait sur nos têtes. Les exercices en cas d’attaque nucléaire qu’on faisait à l’école ne faisaient rien pour rassurer une enfant de 6 ans. Les essais de sirènes d’alarmes civiles non plus.

      Ma mère, comme bien des mères à cette époque, n’avait pas de diplômes et n’avait jamais lu un livre de psychologie de sa vie. Elle a pourtant su me rassurer et me donner une enfance dépourvue de craintes.

      Pourquoi faut-il que les mamans d’aujourd’hui soient incapables de se fier à leur jugement et aient besoin qu’un “expert” leur tienne la main pour tout? L’amour et le bon sens devraient dicter ce que qui est bon pour “notre” enfant tout en ne l’étant pas nécessairement pour un autre.

      Parents, fiez-vous donc à votre cœur!

    • Je suis en accord avec Loubia… On nous a toujours dit que lorsqu’un jeune enfant pose une question, il faut répondre franchement, ce qui ne signifie nullement élaborer dans tous les détails…. Tous les parents, du moins je l’espère, sont sensés avoir un plan d’évacuation d’urgence de la maison en cas de sinistre et avoir validé ce plan… Dans les écoles, il y a aussi des pratiques d’évacuation en cas d’urgence (feu-alerte à la bombe-etc…)
      Je ne crois pas que mentir aux enfants pour les sécuriser soit la solution-miracle, parce que vos enfants ont confiance en vous mais n’oubliez pas qu’ils valident souvent vos réponses auprès de leurs amis, de leurs enseignants, d’un entraîneur sportif, etc… Alors on répond franchement… sans promesses sur quelque chose hors de notre contrôle…

    • Les armes à feu devraient être interdites dans nos sociétés. C’est trop dangereux, c’est comme posséder une bombe très puissante. C’est ce qu’il faut dire aux enfants: qu’un seul fusil peut tuer plein de monde et que n’importe quel personne en état de délire peut s’en servir pour se venger. Ici, le gars s’est vengé en tuant des très jeunes enfants.
      En parallèle, en profiter de ces évènements malheureux pour apprendre aux enfants à remercier l’Univers pour son abondance et sa richesse envers nous. Aussi, comme le font les bouddhistes, demandez à l’Univers de nous protéger des êtres destructeurs et malveillants. Les bouddhistes vont encore plus loin en demandant aux êtres de lumière de détruire leurs ennemis. Les deux choix sont bons. Ma mère me disait que dans le temps ancien, ils disaient “les anges gardiens”. Les enfants, à ces paroles, vont retrouver la sécurité et, la concentration sur leur propre vie à bâtir sera ainsi gardée intacte. De même pour les adultes. L’Univers ne nous en demande pas plus. Cet événement est une véritable tragédie humaine qui nous bouleverse tous et chacun, de fond en comble.

    • “D’autres conseils?”

      Assurez vous que vos jeunes ne jouent pas en boucle le chapitre “No Russian” de Call of Duty MW2 sur leur console, tant qu’à y être.

      Tomas Agusto Mileño

    • êtes vous certaine que ce soit les enfants qu il faille rassurer ?

    • @ LOUBIA BRAVOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

    • Ben, il me semble que le plus important n’est pas dans vos recommandations. Ce qui compte, c’est de les écouter bien plus que de les farcir de convictions, non ?

      S’ils sont inquiets, alors leur demander pourquoi, et écouter. S’ils parlent d’un étranger qui entre dans leur école, leur demander comment ils l’imaginent, où il pourrait entrer, comment ils croient réagir… la question est qu’ils vident leur sac et non de les empêcher de penser selon les belles certitudes que vous nommez.
      Des informations courtes et simples. Par exemple, les armes d’assaut ne sont pas permises au Canada. Ensuite écouter. Ces événements sont extrêmement rares à l’extérieur des États-Unis. Puis écouter. Oui, nous sommes collées sur les States et c’est déjà arrivé ici. Devinez quoi faire ensuite.
      Si le discours se dirige vers la peur des prochaines vacances à Old Orchard, je dirais : écouter.

      En effet comme le dit piedoq il me semble que vous voulez vous rassurer vous-même, pas envers une tuerie mais envers votre peur de ne pas combler vos enfants d’une assurance qui au bout du compte sera faussée parce qu’appuyée sur de petits mensonges. Ce n’est pas ainsi qu’on aide ses enfants à se bâtir.

      Le rôle des parents est, beaucoup plus qu’on ne veut l’admettre, de se laisser combler par leurs enfants. De toute façon nous le savons tous : ils sont bien plus brillants que nous et ils voient nos pièges des milles à l’avance sans forcément être capable de l’exprimer, ce qui complique la donne : on a tendance à croire qu’ils s’en “laissent passer”… grave erreur!

      Pour s’en convaincre il y a un vieux truc, un peu remède de grand-mère, un peu étrange et sûrement pas très hygiénique : faut écouter de toute son âme. Pas hygiénique, pas dans les “belles pensées” toutes faites ni dans les idées reçues mais fichtrement plus sain.

      En fin de compte je vous dirais de laisser sagement vos conseils à la poubelle comme il se doit. Ils sont aussi bons que les régimes pour maigrir, i.e. tout faits pour créer l’effet contraire. Voilà voilà.

      Nota : ce n’est pas une question d’âge ou de fragilité, alibis bidons s’il en est.

    • Euh… Avez-vous lu l’article en question? C’est justement de tout ça que ça parle :
      - limiter l’exposition aux nouvelles
      - laisser l’enfant poser des questions et y répondre
      - surveiller les signes d’anxiété
      - être un modèle de calme et de normalité

      Ou j’ai manqué quelque chose?

    • En effet, mal, à ma courte honte. J’ai sauté des lignes bien malgré moi et je vais changer mes verres je crois.
      Désolé.

    • @jean-francois_trottier
      @piedcoq

      Vous avez entièrement raison. Ce sont plutôt les parents qu’ils faut réconforter. Pour les enfants, c’est de l’abstrait. On les rassure du mieux qu’on peut mais on ne peut répondre à toutes les questions parce que justement il y a peu de réponses.

      Vendredi passé, j’allais chercher 6 gars à l’école, petite soirée entre chum pour mes gars. Mon van est plein. 6 gars, 1 de 13 ans et les autres de 15-16 ans. 6 gars avec des corps d’adultes et des yeux, des coeurs d’enfants. Parce que c’est ça un ado: un corps d’adulte dans un coeur d’enfant. Bien entendu, ils ont eu vent de la tuerie à l’école.

      1ère question dans l’auto: pourquoi il a fait ça? Comme la plupart des parents qui ont des enfants de cet âge, j’allais à l’université quand Marc Lépine est entré à la Polytechnique. C’est frait dans ma mémoire et dans celle de beaucoup de parents dans la quarantaine avancée et on en a parlé un peu récemment. Marc Lépine en voulait aux femmes. Pourquoi le tireur de Newtown en voulait à des enfants de 6 ans demande un gars? Je ne sais pas que je répond platement. Ben il doit y avoir une raison répond l’autre. Ils vont sans doute le dire plus tard dit un autre. On ne tue pas sans raison dit l’autre. Je ne sais pas je dis encore.

      Qu’est-ce qu’il faisait avec une mitraillette dit un autre? Ça sert à rien d’avoir ça à la maison! Je ne sais pas que je répond encore platement. On va sans doute le savoir plus demain, ça vient d’arriver. Ouais, peut-être que je trouve à dire.

      Les gars sont entrés dans la maison en chahuttant comme d’habitude. Ils se sont tous précipités dans le sous-sol une fois changé des vêtements d’école pour jouer, se tirailler et rire. Lorsque le dernier est descendu, il a fermé la porte pour ma tranquilité comme d’habitude. Je suis allée la rouvrir juste pour les entendre rire, se taquiner. Finalement, ce ne sont pas les enfants qui avaient mal mais la maman qui avait perdu un peu la foi. C’est moi qui savait que les réponses ne seraient pas automatiques le lendemain. En fait, qu’il n’y aurait pas de réponse. Même le meilleur parent ne pourrait donner de réponse à ses enfants.

      Je me suis contentée des rires et jokes d’adolescents pour la soirée. C’était moi qui avait besoin de réconfort. C’est moi qui avait besoin d’être entourée de vie, celle bien ordinaire d’enfants qui s’amusent.

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