La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Jeudi 6 décembre 2012 | Mise en ligne à 12h39 | Commenter Commentaires (20)

    Et si les enfants nous faisaient vivre plus longtemps?

    C’est du moins la conclusion à laquelle arrive une étude, rapportée ici par le Daily Mail. Mieux (ou pire!): les couples sans enfant seraient donc plus à risque de mourir prématurément. Solution? Adopter!

    N’importe quoi? Vous n’avez pas tort. Cette étude, bien qu’elle se base sur le suivi de plus de 21 000 couples, est biaisée, comme le signale ici Jezebel. Comment? Entre autres: les couples ici étudiés ne sont pas représentatifs de la population générale (on a plutôt suivi, notamment, des couples inscrits dans des cliniques de fertilité, donc des personnes qui valorisent a priori les enfants).

    Mais peu importe, je trouve que l’argument est intéressant et mérite réflexion. Faire des enfants, certes, c’est un gros contrat. C’est s’engager pour la vie. C’est parfois épuisant. Certains disent même que les enfants nuiraient à notre santé (ici, dans le Time magazine)! Mais faire des enfants, c’est aussi s’entourer. S’entourer pour la vie. Cela donne aussi, quelque part, une maudite bonne raison de vivre. Est-ce que cela ne pourrait pas aussi nous faire vivre plus vieux? Pourquoi pas?


    • @Mme Galipeau: «Mais faire des enfants, c’est aussi s’entourer. S’entourer pour la vie.»

      Quand vous dites «s’entourer», vous voulez dire «physiquement» ou «moralement»?

      Parce-que si vous dites« physiquement», de nos jours vous vous tricotez une belle déception. De mon côté, l’héritier est à L.A. Et la plupart de ses copains sont ailleurs, l’un à Hong-Kong, l’autre à Santiago, un troisième à Shangai, un quatrième à Montréal mais ses parents sont en banlieue de Paris, fait que pour la proximité et «l’entourage»….!Et ça n’est qu’une «short list».

      Remarquez que je ne m’en plains pas. Je ne me suis pas fabriqué un «flot» pour le garder à proximité et surtout pas pour en faire un «poteau de vieillesse». Je suis plutôt content qu’il fasse ce qu’il aime, avec succès en plus, et qu’il en tire satisfaction et bonheur. Moi, ça me suffit.

      Quant à savoir si ça prolonge la vie, je me refuse à croire en de telles balivernes. Les gens qui ont la génétique appropriée vont, sauf accident, aller jusqu’où cette génétique les amènera. Quant à «l’aptitude à la vie», ceux qui n’en ont pas n’en auront pas davantage selon qu’ils aient ou non des enfants. Du moins c’est ce que j’en pense.

    • Bof on gagne quelques années de vieillesse en échange de beaucoup d’années de santé.

      Je ne pense pas que ça soit très rentable comme investissement :)

      T. Rightman

    • Ça se peut mais seulement si ils ne nous font pas mourir avant….

    • Après les parents plus heureux d’il y a deux semaines, c’est au tour des parents qui vivent plus longtemps? Ne tapez pas trop sur le même clou quand même… ;-)

      La réalité c’est que le mariage (et la famille nucléaire…) est la deuxième plus grande supercherie de l’humanité, après la religion.

      Moi, c’est le commentaire de Regel sur les parents heureux qui me résonne dans la tête depuis 2 semaines:

      “J’ai pas une cenne, pas de temps libre, moi et ma conjointe ne baisons plus….mais on es tellement heureux comme ça!?!? Yeah Right!!”

      L’être humain n’est pas fait pour vivre à deux, isolé dans sa résidence unifamiliale avec sa progéniture. L’être humain est fait pour vivre en groupe, toutes générations confondues, dans un environnement favorisant le partage et la collaboration. On s’est pas mal loin de ça avec la modernité.

      La croissance économique du dernier siècle nous a piégé dans une autonomie financière qui a elle-même favorisé un individualisme extrême. Pendant ce temps, le modèle familial a éclaté. Et ce sont nos enfants qui vivent aujourd’hui en beaucoup trop grande proportion dans les milieux défavorisés. Et il ne faut pas oublier tous ces parents qui ne savent pas trop où donner de la tête dans un monde qui n’est vraiment pas fait pour eux…

      En tous cas, j’ai hâte de lire Regel sur la longévité cette fois-ci… :-)

    • ..@rightman,14h44:«Je ne pense pas que ça soit très rentable comme investissement :)»

      Si vous parlez de rentabilité financière, à moins que vous n’ayez mis au monde un sportif de haut niveau du type «premier choix au repêchage», millionnaire à 21 ans, ou encore un autre Justin Bieber, en effet, côté fric, autant oublier ça.

      La satisfaction vient nécessairement d’autre chose que le succès financier de vos rejetons. Et là, c’est à chacun sa recette.

    • Je suis séparé de ma copine et j’ai une garde partagé. La semaine que je n’ai pas mes enfants, je me meure d’ennui!

    • Je ne sais pas si les enfants nous font vivre plus longtemps, mais l’aspect du vieillissement sans enfant me fait réfléchir. Je travaille en gériatrie et je trouve difficile de rencontrer des gens ’sans famille’ qui sont malades et en perte d’autonomie et qui auraient besoin de soutien (physique, financier ou moral). Tant mieux si nos enfants nous font vivre plus vieux, mais espérons surtout que leur présence nous permet d’avoir une meilleure qualité de vie.
      Sophie Lapointe

    • @steduf

      Donc avoir des enfants vous rends triste au moins 50% du temps? Triste.

      Je regarde autour de moi, dans la société, sur les routes, bref partout, et tout le monde est agressif, ne veut plus vivre en société, ne tolère plus les autres, volent les autres, n’ont plus de respect envers rien…………et pourtant 99.9% de l’humanité ont des enfants.

      Bordel, si les enfants rendre heureux, un chance!!!!!!!!

      Ce serait quoi sinon? Une attaque nucléaire chaque matin??????

    • @sophie.lapointe.90
      Je ne veux pas être un poids pour personne lorsque je serais malade. Surtout pas pour mes enfants si j’en avais. Beaucoup de personnes agées pensent comme ça et on ne les croit pas. On les chicane même de dire ça. J’ai hâte que la mentalité change là-dessus parce que j’ai 50 ans et j’appréhende de me faire traiter de vieux gateux parce que je ne veux pas qu’on me prenne en pitié par des gens qui ne veulent rien comprendre.

    • Je ne crois pas que les enfants nous fassent vivre plus longtemps… ça c’est la “job” de la médecine et de l’acharnement (médical) pour ne pas mourir. Quand vous aurez vu des personnes de 90 ans et plus s’éteindre doucement mais que par peur de la mort (ou de poursuites surement) vous les aurez vu être réanimés, vous comprendrez ce qu’est l’acharnement de la médecine pour ne pas mourir! (On va vous mettre sur des millions de pilules… on va laisser vos organes défaillir les uns après les autres, mais vous aurez vécu un ou 2 ans de plus! (dans un centre, alité ou assis à longueur de journée à tremper plus longtemps que prévu dans vos propres déjections) Quel conte de fée!! Désolé pour ce léger “pètage de coche”, mais je me demande de plus en plus pourquoi les gens tiennent à vivre si vieux. Oui certains meurent vieux et en santé mais pourquoi si vieux (et malade dans la plupart des cas).

      Il n’y a pas si longtemps, la gériatrie ça n’existait pas! Les gens mourraient beaucoup plus jeunes… et ils en avaient eu des enfants!! (que voulez vous le devoir conjugal et l’absence de contraception) Beaucoup plus que nous! L’étude est biaisée vous l’avez dit…

      Honnêtement, je regarde les personnes âgées placées… souvent malades (de maladies dégénératives) et je me dis: “j’espère que dans mon cas, on va “tirer sur la plug” avant ça!!” J’aime mieux mourir un peu plus jeune et en santé que très vieille et malade.

      Donc @Mme Galipeau je me pose une question derrière votre question… pourquoi cette obsession de la vieillesse ou de vivre plus vieux?

      @sophie.lapointe.90, vous savez, la plupart de ces personnes que vous voyez en gériatrie ont une famille… ils ne viennent simplement plus. Certains ne sont pas de mauvaise foi en ne venant plus, mais c’est simplement trop lourd. Aller voir une personne atteinte d’Alzheimer qui ne vous reconnait plus, c’est très demandant en énergie et très souffrant. Donc parfois, le seul moyen de ne pas se détruire, c’est l’évitement (situation naturelle et instinctive). C’est triste, mais c’est comme ça.

    • @sulnet

      Bon bien y’a une façon de vivre à deux et en groupe, nul besoin de s’isoler. Une autre supercherie: vivre en couple et baiser tout le temps… yeah yeah yeah… une autre belle invention qui a fait son chemin grassement dans notre esprit tout comme l’image du corps parfait (sa quête interminable et décevante), la course contre le temps, la course à la consommation.

      Ma base personnelle: vivre à deux, en famille, avec les amies en me foutant de pas mal tout ce qu’on essaie de me faire croire.

      J’ai pas beaucoup d’argent, je m’en plains pas, j’ai un toit et le reste, y,a des gens qui voient la vier derrière une vitre d’hôpital. Je baise pas beaucoup, je ne suis pas quelqu’un qui a une envie constante et ne force pas la chose “parce que cela doit être comme cela et que j’ai lu une étude intéressant sur la chose”. Le temps file… oui évidemment… c’est la logique même de seconde en seconde, de minute par minute, d’heure en heure et de journée en journée… Suffit de comprendre cela et de choisir son organisation et non pas d’essayer de remplir la case horaire pour devir “super-extra” parce que c’est à la mode et que c’est tellement “in”.

      Bref, vivre librement et heureux, et cela même à deux avec mes deux mômes, ma famille est mes amies. Prisonnier d’un système? Non actif dans le système, j’aime mon travail et avoir quelques piastres à dépenser, pas plus. Le sytème n’est pas parfait et moi non plus.

      Bon weekend! :)

      Je souhaite vivre le plus longtemps possible pour mes deux gars. Je crois que ceux-ci favorise l’adoption de bonnes habitudes de vie, ce qui donne un coup de pouce à la longévité. Je mange bien, je m’entraîne, je ris, je bois du thé mais je ne mange pas de légumineuse même si on me placarde cela partout… j’häi ça! Peut-être ça me donnera 2 ans de moins…

    • J’ai pas lu au complet mais je serais porté à croire que la relation est plus inversée, ce sont ceux qui en moyenne sont plus en santé et qui ont plus de chances de vivre vieuc qui ont des enfants. Et la même chose pour être en couple,

      Vaut mieux être heureux avant que de compter là-dessus pour l’être. Sauf qu’ensuite tout cela s,enchaîne si on en veut.

      C’est quand mêm sûr que les parents pensent à leurs enfants cela N,empêche pas des décès prématurés ni les dépressions, une personne seule a quand même plus de probabilités de l’être.

    • Notre espérance de vie est en partie déterminée par nos gènes mais il est possible qu’avoir des enfants y ajoute quelques années. Je sais que pour les hommes, vivre en couple et avoir des enfants est favorable à une bonne espérance de vie. Pour les femmes, les études sont contradictoires.

      Peu importe qu’on ait ou non des enfants, le fait d’avoir un but, une raison de vivre – des proches qu’on aime, famille et amis, un loisir auquel on accorde de l’importance, un sentiment de devoir et d’être en mesure de léguer ses connaissances à d’autres, etc – est un facteur qui joue sur l’espérance de vie. Avant la mort biologique, il y a parfois la mort sociale. Et la mort sociale, le sentiment de ne plus avoir de rôle à jouer dans la société, entraîne des personnes âgées, encore lucides mais avec des problèmes de santé qui réduisent leur autonomie, vers la dépression et enlève le goût de vivre. Elle peut vous ruiner une fin de vie et même en réduire la durée.

      Alors qui sait, peut-être qu’avoir des enfants à qui penser, même s’ils sont loin, s’inquiéter pour eux, leur souhaiter du bonheur, joue favorablement sur l’espérance de vie.

    • @chouettemaman
      “Je sais que pour les hommes, vivre en couple et avoir des enfants est favorable à une bonne espérance de vie.”
      Pour mon père, nous étions une grosse source de stress. Pour ma mère aussi mais un peu moins quand même. Quand on faisait une niaiserie “normale”, c’était considéré comme une source de honte pour eux personnellement “Qu’est-ce que les gens vont penser de nous” (nous = père- mère).
      Et pour mon père, la vie semblait une source de stress géante. Il n’a pas vécu vieux non plus :-(

    • Je pense que les enfants nous forcent souvent à adopter des habitudes de vie plus saines… tout simplement. Je sais que pour ma part, je mange des repas plus équilibrés et à des heures plus régulières qu’avant. J’en connais plusieurs qui ont arrêté de fumer une fois devenus parents, ou qui ont diminué beaucoup, ne voulant fumer ni dans la maison, ni dans l’auto.

      Mon chum, qui était du genre sport extrême très extrême, prend moins de risques maintenant… pas tellement par peur de la mort, mais plutôt par peur de se blesser… s’occuper des enfants avec une entorse ou un bras dans le plâtre… juste cette idée c’est assez pour le faire réfléchir alors qu’avant, quand il n’avait que son nombril comme préoccupation, il n’y pensait pas tellement.

      Donc au-delà du bonheur… il y a le fait qu’on change de rythme, souvent, quand on a des enfants. C’est peut-être juste ça.

    • @ndrewd1979

      Merci pour votre témoignage. Disons quand même qu’il y a une marge entre “baisez tout le temps” (ce que vous semblez avoir retenu de mon commentaire) et “ne plus baisez du tout” (ce que regel a écrit dans son témoignage). Je comprends que ces deux expressions reflètent un intérêt d’un autre ordre de part et d’autre pour la chose…

      J’aimerais quand même vous suggérez la lecture d’un des meilleurs témoignages traitant d’une sexualité épanouie que j’aie lu ces dernières années (par Josée Blanchette, LeDevoir):
      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/351368/je-ne-suis

      Bonne fin de semaine à vous aussi. ;-)

    • @g000001, mon père a vécu âgé mais n’a jamais été heureux, y compris dans sa vie de famille. Je compatis car grandir avec des gens qui ne sont ‘pas dans la vie’, ce n’est pas toujours facile. Cela dit, pour les hommes, un grand nombre d’études sur l’espérance de vie tendent à démontrer que la vie de famille augmente l’espérance de vie. Peut-être cela va t-il changer car les hommes d’aujourd’hui sont nettement plus autonomes et savent prendre soin d’eux-mêmes. On dit rarement d’un homme de la génération baby-boomer ou suivante qu’il ne sait pas se faire cuire un oeuf! ;)

    • Quand, chez un individu, un cancer se développe suite à des causes environnementales ou génétiques, il se fout que vous ayez des enfants ou non.

      Jean Émard

    • “il se fout que” — Le “il” se rapporte au cancer bien sûr.

    • @Sulnet
      @Weeza

      J’ai bien peur de vous décevoir sur ce sujet, mais je crois que statistiquement c’est vrai. Mais je crois comme Weeza qu’il s’agit ici du phénomène de l’amélioration de l’hygiêne de vie que L’on adopte lorsqu’on deviens parents. Par contre faudrais pas tous les mettre dans le même panier. Certains parents on en effet une hygiêne de vie plutôt douteuse et pire encore, la font vivre à leurs enfants. Comme la maman que j’ai vu l’autre jour commander une poutine format régulier à son enfant de 4 ou 5 ans au snack bar du coin. Et à voir le poids de cet enfant, semblerais que régime soit routinier pour cette famille. Je comprend que l’on amène notre enfant au Mcdo un fois de temps en temps question de lui faire plaisir… mais il es possible de lui prendre un format qui va avec l’appétit d’un enfant de cet âge.
      Pour ce qui es de vivre plus longtemps grâce au bonheur que les enfants procurent… là je reviens au m ême discours qu’avant. Arrêtez chères parents de croire que vous avez en main la clé du bonheur. Des parent dépréssifs, à bout, sur le bord de la crise personne n’as vu ça dans sa vie?
      Hééééééé ben!

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