La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 3 décembre 2012 | Mise en ligne à 9h32 | Commenter Commentaires (18)

    Je suis sans voix

    C’est un matin comme ça. Je me lève, de bonne humeur. Je prépare mon café, de bonne humeur. Je réveille les enfants, de bonne humeur. En plus, il y a un chocolat à ouvrir ce matin, les filles. Ça ne peut que bien aller, non?
    Puis, je vais chercher mon journal. Je lis les grands titres. Et ma bonne humeur s’arrête là.

    Je suis sans voix.

    Sérieux, un drame comme celui-là (ou celui-là, ou celui-là), ça me scie les jambes. Debout dans la cuisine, je ne me souviens même plus ce que je fais là. Ah oui, je cherche les calendriers de l’Avant des enfants. Un peu de contenance. OK, on fait comme si de rien n’était…

    Parce que moi, c’est ce que je fais. Je fais comme si de rien n’était. Je n’en parle surtout pas à mes filles. Pas là, à froid, en tout cas. Peut-être sont-elles en âge de comprendre, mais est-ce qu’on arrive un jour à un âge où l’on peut comprendre? Je ne sais pas.

    Bref, suis-ja la seule à en perdre ainsi la voix? Est-ce qu’il y en a qui discutent de ce genre d’évènement et qui peuvent partager? Des conseils ici, ici, et peut-être ici.


    • Devant l’irrationnel, le silence parfois est peut être la meilleure premiere réaction. Aussi, une occasion pour les médias de faire sobre sans gratter le bobo pour vendre de la copie.

    • Moi j’ai appris cette nouvelle hier en fin de soirée. C’est très triste et déplorable, et dur pour n’importe quel citoyen d’apprendre cela. Par contre, il faut mettre les choses en perspectives. Ce type de crime reste relativement rare, même si on a l’impression qu’il y en a tout le temps. Ils sont juste plus médiatisés qu’autrefois.

      Que ces petits anges reposent en paix.

    • ..Comme vous, je suis «sans voix», et je laisse le choix du terme approprié, devant pareille «connerie, bêtise, détresse, drame,crime, etc.».

      Né dans la première bordée des baby boomers, je ne me rappelle pas que quiconque ait pris le temps de m’expliquer la mort en des termes dits «adaptés aux enfants». Et même si d’aucuns pourraient me dire que je suis dans l’erreur pour toute espèce de raison, il me semble bien que j’ai toujours compris ce qu’était la mort.

      Qui plus est, je ne me suis aucunement reconnu dans les définitions fournies par le premier «ici», intitulé: «Comment Parler de la Mort à Votre Enfant ?»

      Peut-être est-ce dû au fait que, fort heureusement, ma famille proche et élargie n’a jamais connu de drames comme celui qui vous (nous) a émue ce matin. Ou encore parce-qu’à l’époque, dans ma verte campagne, lors de décès on ne cachait pas les morts au salon funéraire. On les «exposait» à la maison. En quelque sorte, la mort faisait partie de la vie. On la voyait venir. On, paradoxalement, la vivait.

      Aujourd’hui, ne sommes-nous pas un peu trop «sur protecteurs»? N’essayons-nous pas de mettre les enfants totalement à l’abri des vicissitudes de l’existence?

      Bien entendu, ma seule expéience ne saurait être ni concluante ni propice à une généralisation mais il n’en demeure pas moins que j’ai été mis en contact avec la mort alors que j’avais cet âge où, dès que quelque chose se produit, l’on fait maintenant monter au créneau toute une batterie de psychologues et autres experts. Or, j’ai toujours compris de quoi il était question et jamais je n’ai fait de cauchemars. Chance? Atavisme? (Mon paternel avait une approche très réaliste et franche) Inconscience? Je n’en sais rien.

      Cela dit, je sympathise toujours avec ceux et celles que la mort inquiète et perturbe. Et je ne vais surtout pas le leur reprocher.

    • Comment est-ce qu’ont peut ne pas être sans voix devant des choses comme celles-ci!!??

      C’est un drame horrible! C’est irrationnel, comment peut-on en venir à tuer ses propres enfants? (mais bon je ne connais pas les détails de l’histoire)

      Néanmoins, je crois que vous devriez en parler avec vos filles. Elles vont probablement en entendre parler à l’école, vous les jugez peut-être trop jeunes mais vous n’avez pas idée de ce qu’on peut entendre dans une cours d’école. Les jeunes sont souvent plus allumés que ce qu’on croit. Je ne crois pas qu’il y a un âge minimum pour être “initié” ou parler de la mort.

      À l’époque, ma mère nous avait fait écouter Mon fantôme d’amour, pour nous expliquer un peu ce qu’était la mort (il y avait eu de la mortalité dans la famille). J’étais plutôt jeune (2-3 ans), je ne me souviens pas avoir compris le film mais l’idée c’était de nous introduire à la mort. D’ouvrir le sujet et d’en parler à nos parents. De nous faire comprendre qu’une fois qu’on était mort, on ne revenait pas.

      Je crois que l’important c’est aussi d’aller rassurer nos enfants pour ne pas qu’ils commencent à s’imaginer des choses à chaque fois qu’on monte le ton. La situation des drames familiaux reste très rare… et provient la plupart du temps de situations particulières et je crois que c’est important d’en parler à nos enfants. On n’est pas obligé de s’asseoir et d’avoir des grands questionnements existentiels mais au moins d’ouvrir la porte aux questionnements des enfants. C’est important de rassurer nos enfants en leur faisant comprendre que les parents n’étaient pas fâchés contre leurs enfants. Les enfants en sont des victimes mais pas la cause!

    • Comme vous, je suis sans voix. Je pense à mes petits-enfants qui ont le même âge que ces 3 petits et je ne comprends pas. Comment en arriver là? Comment expliquer à des enfants que parfois des adultes commettent l’iréparable? Je porte dans mon coeur ces 3 petits que je ne connais pas et qui n’ont pu être protégés.

    • Quand on est sans voix: silence.

    • J’ai vu le titre du premier article hier soir sur lapresse.ca, et je me suis demandé si je continuais ma lecture. À chaque fois, je suis horrifié par ces histoires, et ça ne m’amène rien de bon. Mais j’ai lu, je suis curieux et je veux trouver un coupable.

      Des fois je me dis que c’était mieux avant, quand ces histoires-là restaient des sombres secrets de village, qui se chuchottaient dans la communauté. Je veux plus en entendre.

    • Personne ne connaît mieux un enfant que ses parents. Avec des mots appropriés à l’âge et pour autant que l’enfant soit conscient des actualités, je pense que j’aurais à cœur de rassurer mes enfants qui pourraient peut-être avoir peur que le gros rhume de maman ou la gastro de papa ne dégénère en infanticide. Parce qu’on dit largement que les tueurs d’enfants sont des “malades”, et que c’est facile pour un petit de faire le lien: oups! ma vie est en danger, je suis mieux de me tenir à carreau, papa/maman est malade.

      Pour les un peu plus âgés, on peut toujours leur demander s’ils nous croient capables d’une telle chose et en discuter ouvertement, pour finir ça en leur usant la peau de bisous et de chatouilles et avec un immense câlin en prime.

      Pauvres petits anges, pauvres familles. J’ai un peu de mal à avoir de la compassion pour les tueurs peu importe leurs raisons. Me semble qu’il y a tant de façons acceptables ou pas de passer sa rage, autres que tuer les petits qu’on a mis au monde!

    • Je n’en parle pas non plus devant ma puce…elle a bien le temps de réaliser que le désespoir existe, que la folie meurtrière est peut-être proche, que des fois les maman et papa font des choses comme ça! Boulversant et je suis d’accord avec hibouxdoux, sobriété svp.

    • ben moi, j’ai quelque chose à dire là-dessus. Si la DPJ se souciait d’encadrer les visites dites SUPERVISÉES correctement, ce drame n’aurait pas eu lieu. SUPERVISER, ça veut dire être PRÉSENT. La vieille maman qui veut sans doute croire que sa fille peut être une vraie mère pour ses petits n’est probablement pas une personne adéquate pour une supervision.
      Florence

    • Monsieur ou Madame «hibouxdoux», mercis pour ce fort sage propos. De me demander si «la» violence est devenue un produit «vendable». Feue T.Q.S. comme référence? La violence «vendable» qui permet d’engranger des profits donc des dividendes. Quant à l’auteure présumée de ce drame…ouf ! cette dame a TOUT un rendez-vous. Je corrige: que de rendez-vous a cette dame !
      Que de visages, nombre de ceux-ci complètement insoupçonnés, se cachent, se terrent dans la violence. Toute(s) forme(s) et contenu(s) de violence confondu(s).
      La violence a aussi «son» histoire. L’homme, je pense, ne naît pas violent. Il devient personne aux COMPORTEMENTS violents.
      Gaston Bourdages
      Simple citoyen – ex-bagnard et écrivain publié «en devenir»
      Saint-Mathieu de Rioux, Qc.

    • J’ai une cousine qui a été assassinée il y a deux ans maintenant…une belle jeune femme de 21 ans qui avait décidé de changer le cours de sa vie mais pour qui son ex-conjoint en a décidé autrement: s’il ne pouvait plus l’avoir, personne ne l’aurait !!
      J’ai deux filles qui avaient respectivement 14 et 8 à l’époque…que pouvions-nous faire ? Anne-Marie était leur idole à toutes les deux…devions-nous mentir ? Cacher la vérité, la modifier? Savez-vous quoi, lorsque nous avons annoncé qu’elle était morte, toutes les deux ont dit “c’est lui qui l’a tuée?”… Même si nous avions voulu mon conjoint et moi, leur cacher la vérité, elles savaient… Elles en ont entendu des vertes et des pas mûres. Je veux bien essayer de leur éviter des détails scabreux, oubliez ça: en 2010 c’est pas possible.

      Moi c’est hier soir que j’ai pleuré…pleuré parce que trois petites vies humaines et sans défense ont été enlevées par un être calculateur. Depuis 2010, chaque fois que je vois un drame semblable, je pleure, c’est immanquable. Parce que je repense toujours à notre drame à nous quand c’est arrivé…
      J’ai dit que cette femme était un être calculateur et je le pense sincèrement. Je sais que mes propos ne feront pas l’unanimité, mais je pense que cette femme est l’égal de Guy Turcotte et j’assume ce que je dis…rien de moins. On pense toujours que la femme qui agit de la sorte est malade alors que l’homme qui en fait autant est un être manipulateur, sociopathe, etc… Je suis triste pour le pauvre père de ces petits anges. J’espère qu’il aura la force de s’en sortir sans trop de mal…
      C’est pas possible d’imaginer que ce genre de drame arrive toujours, et assez fréquemment en plus…quelle horreur ! Les gens ne pourraient pas aller chercher de l’aide ??

    • Toutes mes pensées vont au père et à sa famille, ainsi qu’à la grand-mère de ces trois petits anges, qui ne devait sûrement pas penser que sa fille ferait une tel geste de lâcheté et de cruauté pendant qu’elle ne serait absente qu’une vingtaine de minutes pour aller au dépanneur.

      Par contre, ce que j’ai peur de voir surgir de l’ombre, c’est tous ceux et celles qui ont été si prompts à dire que Guy Turcotte était un monstre dangereux à enfermer pour la vie et de jeter la clef, qui feront preuves d’une soudaine compassion avec cette “piètre excuse de mère” parce qu’elle a une paire de seins. J’ai profondément peur de voir le double standard à l’oeuvre chez les bien-pensants de tous acabits, que quand un père fait un geste aussi abominable il doit avoir la prison à vie, mais que quand c’est une mère c’est un geste de “détresse” et qu’il faut la faire soigner. Dans les deux cas, le crime est le même, dans tout son horreur et son égoïsme primaire. Elle aussi monstrueuse que Guy Turcotte, et mérite le même opprobre public et que son nom soit trainé dans la boue, à jamais.

    • 3 mots : Non criminellement responsable.

    • Tout comme vous ce drame inexplicable m’atteint profondément. J’ai tenté de donner , bien humblement, des pistes aux parents et aux adultes qui côtoient les enfants http://lynnepion.com/2012/12/04/comment-expliquer-linexplicable-aux-enfants-linfanticide/ car les enfants en entendent de toutes les couleurs dans les cours d’écoles. Je crois qu’il est cependant important de garder les jugements pour nous et d’en préserver les oreilles des plus jeunes. Je me questionne sur l’aide donnée aux parents. Les craintes du pères ont-elles été entendues et retenues ou banalisées? Les besoins de la mère ont-ils été répondus? Sous ce drame se cache bien des maux.

    • @ incubus: On va quand même attendre de savoir qui a assassiné les enfants. Pour le moment, il n’y a pas eu d’accusations.

      Ensuite, peu importe que la mère l’ait fait ou pas, ce geste est absolument odieux et je ne pense pas que quiqonque va être tolérant par rapport à cela. Tuer des enfants est la chose la plus ignoble qui soit.

      Il faut quand même rappeler que le double meurtre des enfants Turcotte était d’une violence inouïe, voir inimaginable. Certes, noyer ses enfants (puisqu’il s’agit de la rumeur en ce moment) est aussi un geste absolument horrible, mais qui “n’accote” pas l’assassinat ni les douleurs atroces qu’on subit les petits Olivier et Anne-Sophie. Il était donc normal de voir les citoyens aussi perturbés.

    • On a tous encore la machoire toute grande ouverte et les jours qui passent ne donnent ni explication ou sens à ce genre de tragédie sans nom.

      Je trouve toutefois qu`on fait preuve de beaucoup de bonne volonté quand survient un tel drame mais qu`en réalité, les mesures correctives concretes ne se matérialisent pas vraiment. Quand donc crier au secours ? À qui crier au secours ?

      Je crois qu`au lieu d`offrir la méiation gratuite aux parents qui se séparent, il faudrait bien plus faire une espece de mise à jour psychologique des ex-conjoints afin de tenter de déceler ce genre de dérapage qui n`a pas de sexe. Mais oui certains eviteront ce processus et d`autres soufriront dans le silence parfois même au vu et au su de tous mais au moins certains recevront l`aide qu`ils n`auraient pas eu le courage de demander si personne n`était venu vers eux. La médiation c`est de la business et ca n`a rien a voir avec l`humain. Oui il faut s`assurer que le bien être de tous soit pris en charge mais c`est beaucoup plus pour se donner belle jambe qu`on offre cette médiation. La réalité frette et laide ne se situe pas à ce niveau là…

      Je pourrais continuer longtemps mais mon cri du coeur c`est beaucoup plus pour vous faire remarquer que rien ne change,rien ne changera jusqu`au prochain meurtre commis avec le même mélange d`ingrédients toxiques apretés à une autre sauce qui dans le fond nous laissera le même goût âpre dans la bouche et la mémoire.

    • La Vérité sort de la bouche de Foglia. Une des Vérités en tout cas car il existe parfois “des” vérités au sujet d’une seule situation.

      Une histoire d’amour et une histoire de mort

      http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/pierre-foglia/201212/05/01-4601206-une-histoire-damour-et-une-histoire-de-mort.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_pierre-foglia_3264_section_POS1

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