C’est un matin comme ça. Je me lève, de bonne humeur. Je prépare mon café, de bonne humeur. Je réveille les enfants, de bonne humeur. En plus, il y a un chocolat à ouvrir ce matin, les filles. Ça ne peut que bien aller, non?
Puis, je vais chercher mon journal. Je lis les grands titres. Et ma bonne humeur s’arrête là.
Je suis sans voix.
Sérieux, un drame comme celui-là (ou celui-là, ou celui-là), ça me scie les jambes. Debout dans la cuisine, je ne me souviens même plus ce que je fais là. Ah oui, je cherche les calendriers de l’Avant des enfants. Un peu de contenance. OK, on fait comme si de rien n’était…
Parce que moi, c’est ce que je fais. Je fais comme si de rien n’était. Je n’en parle surtout pas à mes filles. Pas là, à froid, en tout cas. Peut-être sont-elles en âge de comprendre, mais est-ce qu’on arrive un jour à un âge où l’on peut comprendre? Je ne sais pas.
Bref, suis-ja la seule à en perdre ainsi la voix? Est-ce qu’il y en a qui discutent de ce genre d’évènement et qui peuvent partager? Des conseils ici, ici, et peut-être ici.
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