Ma collègue Sophie Allard publie ce matin un très touchant reportage sur des familles qui, trente ans après les premiers cas “officiels” de VIH/sida, vivent aujourd’hui presque comme vous et moi. Je dis presque parce que comme nous, elles ont des projets, des rêves, une réelle espérance de vie. Une certaine qualité de vie aussi. Non, aujourd’hui, depuis la trithérapie, on ne meurt plus de la maladie. Mais malheureusement, les préjugés demeurent très tenaces. Je dis donc presque parce que contrairement à vous et moi, ces familles vivent dans le secret. Non, le diagnostic n’est presque jamais dévoilé.
Cela vous surprend? Vous choque? Pourtant, pensez-y deux minutes: si vous appreniez que votre enfant fréquente à la garderie un gamin dont la mère est séropositive, vous feriez quoi? Vous sauteriez au plafond? Pourtant, on le sait, on le dit et on l’écrit, la transmission mère-enfant est presque éradiquée. Non, cet enfant n’est pas une menace pour le vôtre. Pourtant, pourtant, leur acceptation est loin d’être facile. Des idées pour la faciliter? Commençons par reconnaître nos préjugés, peut-être….
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