La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
  • Lire la suite »

    Partage

    Jeudi 22 novembre 2012 | Mise en ligne à 9h29 | Commenter Commentaires (22)

    Pourquoi les parents sont les plus heureux, finalement?

    Oui, finalement. Finalement, il paraît donc que ce sont les parents, les adultes qui ont (ou ont eu) des enfants, qui sont les plus heureux de tous. Plus heureux que ceux qui choisissent (ou pas) de ne pas en avoir.

    Je dis “finalement” car il y a quelques année, une autre étude avait fait grand bruit, concluant au contraire que les enfants nous rendaient plutôt malheureux… De mémoire de blogueuse, je crois qu’il s’agissait là du sujet qui avait suscité le plus grand nombre de réactions…

    Toujours est-il que voilà que d’autres enquêtes, portant cette fois non pas sur le bonheur dans le moment présent, mais plutôt au sens large, conclut que les parents sont les plus heureux de tous. Pourquoi? Notamment parce que les enfants donnent un sens à leur vie.

    Mais ce qui m’intéresse est la question que pose ici un chercheur: se pourrait-il que les adultes qui choisissent d’avoir des enfants aient un petit quelque chose de différent, a priori, qui les prédispose au bonheur? Que le bonheur précède l’arrivée des enfants, en quelques sortes? Que ces parents aient la capacité de voir le bonheur dans son ensemble, peut-être?

    Parenthèse: Je vous pose la question alors que je viens de recevoir un bol de céréales tout chaud sur la cuisse, que ma grande fille a possiblement la cheville fracturée, et que je dois courir à l’autre bout de la ville chercher un mot de son médecin pour passer l’après-midi à la clinique pour une radio. Alors disons que dans ce moment précis, sur une échelle de bonheur, je ne crois pas que je puisse dire que j’exulte, non! Mais dans l’ensemble? Que de la joie, voyons! On se comprend… Fin de la parenthèse.


    • et que je dois courir à l’autre bout de la ville chercher un mot de son médecin pour passer l’après-midi à la clinique pour une radio.

      à l’ère des courriels , fax textos etc.. pas fort le système de la santé

    • Malgré les nuits blanches, le crises, les nez qui coulent, les couches qui débordent, les maux de têtes à cause du manque de sommeil, les souper spontanés au resto en amoureux auxquels ont doit dire adieux pour un ti-bout, les crises du bacon à l’épicerie et j’en passe, je n’échangerai jamais mes 2 enfants pour retourner à ma vie ”d’avant” qui, comme vous le dîtes si bien, n’avait aucun sens et ressemblait plutôt à du bouchage de trou justement parce qu’elle n’avais aucun sens et qu’on voulait se faire accroire qu’elle en avait un…

    • Pour pouvoir aborder totu questionnement relatif au bonheur d’une manière réfléchie, globale et surtout, critique, une lecture de l’ouvrage de l’auteur Daniel Gilbert (Stumbling on hapiness) s’impose! Excellente analyse qui se dévore facilement.

      http://www.amazon.com/Stumbling-Happiness-Daniel-Gilbert/dp/1400077427

      Ceci étant dit, le questionnement visant à déterminer “si les adultes qui choisissent d’avoir des enfants ont un petit quelque chose de différent, a priori, qui les prédispose au bonheur?” est à mon avis très pertinent.

    • Je crois fermement que d’avoir des enfants fait d’un adulte une meilleure personne. Cela pousse à une meilleure compréhension de soi, de ses motivations et à une exaltation des qualités nécessaires pour éduquer sa progéniture. On doit revisiter ses défauts, les amoindrir ou les transformer en force. On doit passer outre sa petite personne et penser tout d’abord au bien-être d’une ou d’autres personnes. On doit comprendre que chacune de nos actions ou paroles a un impact. On les mesure donc plus et au bout du compte, notre pensée intime s’en trouve modifiée. Bref, on devient redevable.

      On ne peut pas passer à travers un tel processus sans devenir plus heureux. C’est un peu comme après avoir fait le ménage: tout est plus clair et plus facile.

      Certaines personnes sans enfant peuvent arriver au même but mais beaucoup, sans les incitatifs, n’y arrivent pas.

    • Les premières années après l’accouchement, j’ai été plutôt voire très malheureuse. Pour une série de raisons un peu longues à énumérer ici, mais en gros j’ai fait une dépression post-partum qui a un peu trainé. Le sentiment de se sentir “prisonnier” quand on devient parent m’étais insupportable.

      Aujourd’hui, je trouve que je suis plutôt heureuse, mais c’est un bonheur différent. Je me rends compte qu’on “revit” notre enfance à travers notre enfant. Noël, l’Halloween, la rentrée scolaire par exemple donnent une toute nouvelle perceptive. On voit notre enfant excité, content lors de certains événements qui nous laisseraient complètement indifférents quand on n’a pas (ou n’avait) pas d’enfants.

      Est-ce que je plus heureuse? Je ne pense pas, mais je vis un bonheur vraiment différent.

    • Peut-être.

      Pour être heureux, il faut savoir recevoir beaucoup d’amour et aussi en donner beaucoup mais à ceux qui savent en recevoir. Pour moi, c’est ça une famille heureuse. Ça peut être le cahos ou simplement le silence mais on est bien ensemble. Un point c’est tout. Ça ne s’explique pas, ça se vit.

      Avant d’avoir mes enfants (j’ai eu mes enfants un peu plus tard que la moyenne), j’étais très heureuse. J’ai voyagé en masse, j’ai essayé un tas de trucs pour me dépasser, j’ai mené ma vie comme je l’entendais. Croyez-moi c’était le bonheur. J’avais une super belle vie. Mon chum aussi.

      Et un jour, mon chum en a voulu plus. Plus de quoi, je ne sais pas mais plus. Moi, je ne savais pas j’étais correcte, heureuse comme ça. Et un matin je me suis levée et moi aussi j’en voulais plus, de quoi je ne savais pas encore mais plus. 2 ans plus tard mon premier est né: un ange avec un nom d’archange. Et pour une des première fois j’ai ressenti une petite boule d’amour qui grossissait en dedans de moi. Est-ce que c’est ça le plus qu’on voulait? Lorsque mon 2ème est né, nous lui avons donné selon les dires un nom de petit gars tannant. Le 2ème a mis du piquant dans notre vie mais surtout la petite boule a grandit encore et encore… et ça ne finit pas, je ne sais pas si ça ne va jamais finir…

      Et voila, c’était ça le plus recherché. C’était notre plus à nous, mon chum et moi. Le bonheur ce n’est pas toujours facile, enfant ou non. il suffit de trouver son plus pour être heureux. Nous, comme bien des parents on l’a trouvé.

    • Pas d’accord. Je ne suis pas plus heureuse depuis que je suis maman. Mon bonheur est différent, grosse nuance. Avant d’être parents, nous avions une autre vie bien remplie avec ses hauts et ses bas comme aujourd’hui. Nous avions une autre vision de la vie et nous profitions de notre liberté amplement. Nous sommes parents et ça nous a effectivement transformés en tant qu’humain…une autre facette de nous a jaillit.

      Mais Ô grand jamais, je ne dirais que je suis plus heureuse aujourd’hui…ça serait renier et salir les belles années que j’ai vécu avant.

    • J’étais heureuse avant d’avoir des enfants, quoique blasée de ma liberté. Mais maintenant que j’en ai, je réalise que me regardais bien trop le nombril. Oui, je dois m’oublier et fonctionner tout en étant fatiguée, courir même si je suis essoufflée, mais au fond, c’est ce dont j’avais besoin. Je n’ai plus peur d’être gravement malade ou de mourir pour moi mais parce que je ne veux pas que mes enfants perde leur mère. Et je n’ai plus le temps d’observer en détail mes bibittes, trop occupée à gérer le quotidien. Mon corps est ‘magané’ par la maternité mais qu’importe, je n’ai pas le temps d’y penser alors je me suis affranchie du regard des autres.

      Aussi, je crois que si on fait des enfants, c’est qu’au fond, on a la foi en l’avenir et en l’humanité. On se dit que la vie vaut la peine d’être vécue, que le monde est assez bon pour accueillir nos enfants. En quelque part, on fait des enfants parce qu’on croit au bonheur.

      Et au delà de tout, nos enfants savent se faire aimer et nous illuminer avec leurs rires et leurs facéties. Une maison remplie de tendresse (la plupart du temps), ça ne peut que rendre heureux.

    • Oups, une mère fatiguée : que mes enfants perdent leur mère.

    • Jai 40 ans et suis sans enfants .
      Je n ai jamais vraiment dans ma jeunesse ,voulu d enfants .
      Je voyais cela comme une trop grosse responsabilité.
      Ma seule relation avec les enfants avait été comme gardienne a l adolescence.
      Apres avoir eu des amis qui avaient des enfants , je me suis appercue que ca
      manquait dans ma vie .
      Les enfants vous gobent votre énergie , mais il vous en donne aussi .
      Lamour et la complicité d un enfant ont quelque chose d unique et de magique.
      C est pour ca que je m ouvre une garderie .
      Je dois voler un peu de bonheur aux autres …

    • Ha ben un autre blogue où on peux lire les parents si HEUREUX d’être parent quand ils sont en ligne. Pendant ce temps quand tu en rencontre en face, il sont fatigué, fauché, en pleine crise, chicane de couple qui viens des problèmes avec les enfants, divorce, pensions, famille détruite, famille reconstituer, monoparentales ect…ect…
      Mais maudit qu’ils sont heureux quand on les comparent avec ces gens qui reviennes de voyager au bout du monde, qui sont libre de chaques mouvements et ayant les poches bien pleines….

      Je ne dit pas qu’avoir des enfants c’est moins bon que de ne pas en avoir ou l’inverse.
      Moon point es que d’être heureux c,est propre à chaques personnes si elle atteind ses buts. Si ton but c’est la famille et que tu l’as, cbien sûr que tu es heureux, mais si t’en veux pas et que t’en as pas, tu es aussi heureux. Tanné d’entendre dire que les parents sont plus heureux au monde…
      J’ai pas une cenne, pas de temps libre, moi et mon conjointe ne baisons plus….mais on es tellement heureux comme ça!?!? Yeah Right!!

    • Peut-être parce que nous n’avons pas le temps d’être malheureux… les enfants nous gardent tellement occupés…

    • @zabylalune

      Je l’aime bien votre commentaire.
      C’est vrai qu’avant d’avoir des enfants, on devait respirer sans plus ni moins de difficulté ou aisance qu’aujourd’hui : respirer est un geste que l’on pose sans trop se poser des questions, c’est naturel… comme avoir des enfants, comme être heureux.

      TAM

    • Je ne crois pas que le bonheur tienne particulièrement au fait d’être parent. J’ai plutôt la certitude qu’il arrive lorsque nous sommes bouleversés par un évènement que ce soit une naissance, une mort ou une prise (radicale ou non) de conscience. Cela a pour effet que l’on prête attention à d’autres facettes de la vie, à ceux et à ce qui nous entourent.

    • En me rendant au travail ce matin j’ai été pris dans un bouchon en raison d’un accident sur la 15. Ça m’a permis d’écouter longuement l’émission “On a mis quelqu’un au monde” sur la Première chaîne. Il y était justement question de deux choses en relation avec le propos d’aujourd’hui:

      1) Les parents et grands-parents des enfants autochtones ont vécu une véritable tragédie lorsque les autorités gouvernementales leur enlevaient leurs enfants pour les mettre dans des orphelinats. Pas seulement en raison de la perte de la présence de l’enfant mais aussi et surtout car il perdaient leur raison d’être. C’est beaucoup cet épisode indéfendable qui a détruit leurs identité et qui les a poussé vers la consommation chronique d’alcool, entre autre…

      2) L’organisation de la vie familiale chez les autochtones est fondamentalement différente de la nôtre. Les liens horizontaux ont une importance capitale (cousins et cousines de rangs éloignés font partie de la famille proche) et les aînés ont un rôle crucial dans l’éducation des enfants, presque davantage que les parents, d’après ce que j’ai pu comprendre.

      Notre organisation familiale est à revoir entièrement à mon avis…

    • J’ai eu 3 enfants et mon plus jeune a une maladie genetique qui demande pas mal de soins. Mon plud vieux, lui a le syndrome de tourette. Bref, des moments d’écoeurement et de découragement, j’en vis quasi quotidiennement. POurtant, je ne pense pas etre plus malheureuse qu’avant.

      Avoir des enfants, ca fait réaliser qu’on ne doit rien prendre pour acquis dans la vie. Ca fait aussi réaliser, quand les enfants sont chez papa et que maman est avec son amoureux, a quel point ces petits moments en tete a tete sont precieux, magiques. Bref, oui, parfois, souvent, ca rend plus heureux.

      On a plus de responsabilités, de soucis, certes, mais on a aussi des mots d’enfants, des souvenirs, et un amour inconditionnel qui va durer. (Du moins, je l’esperes!)

    • “se pourrait-il que les adultes qui choisissent d’avoir des enfants aient un petit quelque chose de différent, a priori, qui les prédispose au bonheur?”

      Peut-être. Je ne peux parler que de ce que je connais… et parmis les gens que je connais, les rares qui ont choisis de ne pas avoir d’enfants ont des raisons qui sont bonnes en soi, mais un peu tristes aussi. L’un d’eux a eu une enfance de merde et un père très violent. Il n’a jamais voulu avoir d’enfants parce qu’il avait trop peur de devenir comme son père. Ma grande amie a aussi eu une enfance assez moyenne… enfant unique, avec des parents un peu “étrange”, très isolée, ensuite à l’âge adulte elle a fait une très grosse dépression… elle a mis des années à s’en remettre et me dit qu’elle ne sera jamais assez forte et stable émotionnellement pour avoir la responsabilité d’un autre être humain, du bonheur d’une autre personne. C’est trop de pression pour elle qui peine déjà à garder la tête hors de l’eau. Ces deux personnes-là… elles ont tout mon respect et leur choix de ne pas avoir d’enfant, je le comprends… Mais quand j’y pense c’est peut-être vrai que si elles l’avaient eu plus facile, si elles avaient moins de “bibittes” à traîner au quotidien, leurs choix auraient peut-être été différents. Je n’en fais pas une généralité… mais peut-être qu’ils ne sont pas les seuls à avoir fait ce choix pour des raisons similaires.

      Quand aux enfants qu’on choisi d’avoir et au bonjeur qu’ils nous apportent… je pense que c’est l’amour qu’on a pour eux qui nous rend heureux. Pouvoir aimer quelqu’un comme ça… s’oublier (et oublier du même coup les petites misères du quotidien), c’est précieux.

    • Comment mesurer le bonheur si, au départ, les critères varient d’une personne à l’autre? d’une culture à l’autre?

    • Dans la situation où on compare le bonheur des adultes qui ont eu des enfants ou non… je crois que le bonheur réside dans le choix (d’avoir des enfants ou non) et l’accomplissement de ce choix qui devient un accomplissement de soi.
      Si vous voulez des enfants et que vous en avez, vous risquez d’être heureux.
      Si vous ne voulez pas d’enfant et que vous n’en avez pas, il y a bien des chances qui vous soyez heureux.
      Mais si vous voulez des enfants et que vous n’en avez pas, là vous risquez d’être moins heureux…

      C’est sur qu’on se sent heureux lorsqu’on s’accomplit, que ce soit dans son travail ou comme parent. Peut-être que d’être parent nous donne le sentiment d’être accompli avec moins (donc on trouverait plus facilement le bonheur) versus quelqu’un qui n’en as pas. On peu se sentir accompli comme parent sans avoir de grosse promotion mais c’est plus difficile de se sentir accompli dans son travail si les grosses promotion nous échappent toujours.

      Je ne cois pas que les personnes qui décident d’avoir des enfants ont une prédisposition au bonheur. J’ai vu bien des femmes avec des enfants faire des dépressions et des femmes sans enfants ne pas n’en faire. Et croyez moi, vous n’êtes pas heureux quand vous faites une dépression. Peut-être que les enfants nous permettent plus d’apprécier les petits bonheurs de la vie.

    • On peut être heureux sans enfant si c’est notre choix de ne pas en avoir.
      Je constate dans mon entourage que les gens pour qui ce n’est pas un choix de ne pas en avoir sont bien souvent malheureux et vivent avec ce regret en eux toute leur vie. C’est un deuil qui n’est pas facile à faire. Certains en deviennent même méchants envers ceux qui ont des enfants. J’ai une personne de ce genre dans mon entourage. Elle a passé sa vie dans une relation houleuse que tout le monde voyait comme néfaste. Elle s’en sort trop tard. Doit mettre une croix sur les enfants. Oh malheur.
      Avoir un enfant, c’est selon moi ce qu’il y a de plus beau au monde. Donner la vie. Tenir cet être vivant entre nos mains. Le nourrir. Le regarder dormir. Le voir grandir, évoluer. C’est un réel don de soi. C’est sûr que ça vient avec certaines difficultés. La fatigue, les chicanes de couple, de famille, les casse-têtes, etc.

    • “Des etudes sur le sujet”….mouhahahaha.Comme si on pouvais quantifier le bonheur de maniere scientifique!
      Quoique ca serait pas la premiere fois qu’on nous presente du pipi de chat comme etant la verite
      Ha! les fameuses etudes

    • C’est fou, mais je m’interroge sur cette question depuis la parution du billet. Est-ce que j’étais plus heureuse avant d’avoir des enfants que maintenant? Question difficile, j’ai de la difficulté à me souvenir du « avant » (qui remonte pourtant à seulement 3 ans)!

      Je crois simplement que le bonheur est plus grand quand on le partage. Le plus beau voyage du monde est mieux apprécié quand on est accompagné que seul (même si on voulait avoir de la solitude) :)

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    août 2011
    L Ma Me J V S D
    « juil   sept »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives

  • publicité