La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Jeudi 27 septembre 2012 | Mise en ligne à 10h30 | Commenter Commentaires (13)

    L’année scolaire la plus importante de toutes

    Le saviez-vous? Il existe une année, dans toute la scolarité de vos enfants, bien plus importante que les autres. Fondamentale, en fait. Celle qui déterminera si vos enfants réussiront, ou pas. Carrément.
    C’est du moins ce qui ressort de récentes études, dont les résultats sont rapportés ici, dans le magazine Time. Et de quelle année s’agit-il, à votre avis? Non, pas de la première année, ni non plus du secondaire trois. Mais bien … de la troisième année du primaire!
    Pourquoi celle-là? Parce qu’il s’agirait d’une année clé dans l’évolution de la lecture. L’année où la lecture cesse d’être une lecture d’histoires, pour devenir une lecture d’information. L’année où l’on lit pour apprendre, donc, et non plus pour se divertir. Conséquence: c’est ici que les meilleurs apprendront davantage, et que les moins bons prendront du coup du retard. Toujours d’après les dernières études sur la question, les élèves de troisième année les moins doués pour la lecture seraient aussi quatre fois plus à risque de décrocher que les plus doués. D’où l’accent mis sur cette année charnière.
    Qu’en pensez-vous? Je ne sais pas si vous avez un enfant en troisième année, mais personnellement, je trouve cette information à la fois terriblement intéressante et stressante…


    • Seriez-vous une mère angloissée de nature? ;-)

      C’est en effet une information intéressante. Cependant, je pense que le milieu familial dans lequel vit l’enfant a une plus grande influence.

      Mes parents sont de grands lecteurs . Chez nous, il y avait des journaux et des magazines partout, en français, parfois en anglais. J’ai vu ma mère lire La Presse (vous savez à l’époque où une copie ouverte de La Presse prenait vraiment tout l’espace de la table de la cuisine?) religieusement chaque matin. Mon père passait ses soirées à lire différents journaux, bouquins, revues d’actualités. C’est tout naturellement que vers l’âge de 8-9 ans, je lisais moi-même beaucoup, surtout quand je m’ennuyais et que je ne savais pas quoi faire. J’ai fini par lire pas mal et à adorer lire!

      Si vous voulez que vous enfants lisent, faites de même. Les enfants reproduisent ce que font les parents.

    • Wow.
      Mon plus vieux vient d’aborder la 3e année, dans une classe de 3-4e.
      C’est un enfant qui réussit très bien, mais qui n’aime pas lire du tout – en tout cas, pas la lecture comme un loisir.
      Je n’aime habituellement pas me fier aux études, car quand une étude avance quelque chose on en trouve toujours une autre qui dit tout le contraire. Je ne me fierai pas à cette étude, il va s’en dire, mais je m’interroge sur la pertinence de telles recherches sur la réussite scolaire. La pression est déjà assez grande sur nos enfants sans en plus qu’un scientifique en mal de publication viennent brouiller les cartes!

    • Mon épouse dit que c’est à la maternelle. C’est à ce moment qu’il apprend la discipline de l’apprentissage. Certains y résistent et prennent en grippe l’école et tout ce que ça comporte. Un enfant qui est dégouté de l’école va apprendre beaucoup plus lentement.

      C’est probablement en troisième année que le futur d’un élève devient prévisible parce qu’avant ça, un retard peut se ratrapper assez vite. Après la troisième année, le retard est beaucoup plus difficile à combler et l’enfant a plus conscience d’être en retard. Ce qui démoralise encore plus.

      Donc c’est la maternelle et jusqu’à la deuxième année pour ceux qui ont des problèmes d’apprentissage ou comportementaux.

    • Peut-être… Beaucoup d’enfants arrivent en avance académiquement à la maternelle. Beaucoup savent même lire, compter, aditionner et certains soustraire. Mais peu à peu l’écart entre ceux qui ont été super stimulé dans le pré-scolaire et les autres se rétrécit, probablement vers la 3ème année. Ce n’est pas parce que certains ne savent pas lire qu’ils n’ont pas été stimulés. Souvent ils sont avancés dans d’autres facettes de la vie tout simplement. Je ne travaille pas en milieu scolaire mais ce sont ce que mes nombreuses années de bénévolat au primaire m’ont permis d’observer.

      À partir de la 3ème année, le milieu scolaire est très important. J’ai souvent eu l’impression que les enfants n’étaient pas assez ”nourris” intellectuellement. Malgré toute les bonnes volontés des professeurs, celles-ci peinent à enseigner le minimum du programme car elles doivent faire régner la sacro-sainte discipline auprès de quelques enfants. C’est alors que la volonté du parent (mais je pense plutôt au devoir du parent) entre en jeu. Apprendre à son enfant à aller toujours un peu plus loin dans son savoir, pour justement lui garder ce goût d’apprendre. Des fois, il suffit de laisser ”traîner” quelques livres (documentaire, B.-D., revues,…) sur une table. N’importe quel enfant qui s’ennuie 2 minutes sera tenté de les feuilleter. Les boîtiers de questions sur divers sujets sont toujours appréciés en auto ou en avion. Les enfants pratiquent leur lecture et apprennent quelques choses aussi.

      Un enfant d’âge pré-scolaire a une soif d’apprendre sans borne. C’est à nous parents de leur aider à conserver cette soif tout au long de leur cheminement académique.

    • En effet,j’ai doublé ma troisieme année en plus de mon secondaire 3 imaginer…..
      Aujourd’hui je suis Col bleu

    • Tout se joue avant 6 ans. Combien de gens ont cru dur comme fer en cette affirmation ? Pas moi en tout cas. Pas plus que je crois que tout se joue en 3e année. On peut faire dire ce qu’on veut à des recherches. Comme le répétait mon directeur de maîtrise: On trouve ce que l’on cherche. Dit autrement, on ne trouve pas ce que l’on ne cherche pas…

    • @nemo
      “celles-ci peinent à enseigner le minimum du programme car elles doivent faire régner la sacro-sainte discipline auprès de quelques enfants.”
      Si elles ne faisaient pas ça, la classe serait intenable et personne ne pourrait rien apprendre.
      De toute façon, ce qu’il y a à apprendre est revu à chaque année en l’approfondissant. C’est la répétition qui fait qu’on retient les choses.

      Et c’est exactement comme vous dites pour avoir le gout d’apprendre. Mes parents lisaient beaucoup et il y avait beaucoup de livres à la maison.

    • Wow. Ma mère est une enseignante à la retraite depuis plus de 15 ans… et elle nous a toujours dit la même chose. À chacun de mes neveux et nièces, quand ils arrivaient à cette étape, elle le répétait… c’est l’année la plus importante! Faut croire qu’elle savait (d’instinct) de quoi elle parlait.

      Je ne crois pas que “tout ce joue en troisième année”, mais oui, je suis portée à croire que c’est une année importante.

      Pour ce qui est du goût de la lecture, je pense que ça se développe jeune et à la maison. Par contre, je me rends compte que l’apprentissage varie tellement d’un enfant à l’autre. Il y a quelques mois, une amie me disait que sa fille de 2 ans et demi écrivait son nom sans aide… j’étais bouche bée. Ma fille de 4 ans, qui pourtant ADORE les livres, ne connaissait pas encore ses lettres et dessinait difficilement autre chose que des cercles… Prise d’une petite panique complètement ridicule, je me suis demandé si ma fille, pourtant si intelligente et curieuse, avait déjà un retard. J’ai voulu lui montrer ses lettres… à part la première lettre de son nom, elle ne voulait rien savoir. Ça ne l’intéressait pas. Puis, quelques jours, je me suis rendu compte du ridicule de mes inquiétudes… elle ira à la maternelle l’an prochain… on verra bien à ce moment là. L’été a passé, on a continué de faire les mêmes activités que d’habitudes, suivant les intérêts des enfants. Puis, il y a quelques semaines, mes filles faisaient un casse-tête “alphabet”… et tiens, j’entends ma grande de 4 ans dire à sa soeur “non, le F il va là!”… Curieuse, je me mets à les observer de plus près… Ma grande connait son alphabet. Comment c’est arrivé? Je n’en sais rien… mais elle le connait. Morale de l’histoire: les enfants apprennent à leur rythme et ça ne sert à rien de se stresser en les comparant. Il faut juste leur offrir les opportunités et le reste vient tout seul, selon leur rythme.

    • En règle générale, les années impaires sont les plus importantes!

    • Avertissement: Nous ne sommes pas des mères angoissées de nature, mais bien de jeunes étudiantes de secondaire 4 !!
      Effectivement, la 3e année du primaire est une année très importante dans le parcours scolaire mais aussi dans ta vie social. Par contre, nous croyons que les années les plus importantes dans le parcours scolaire sont le secondaire 4 et 5. Pourquoi ? Parce que c’est les années décisives qui font en sorte que notre futur soit bon ou mauvais. C’est dans ces années que nous décidons ce que nous voulons faire comme carrière, mais aussi que nous découvrons qui nous sommes vraiment. Nous pensons aussi que ce sont les années ou nous voyons qui va réussir ou non dans la vie. Durant ces années, nous avons des choix difficiles et cruciales à faire. C’est pourquoi, nous croyions que le secondaire 4 et 5 sont les années les plus importantes de notre parcours scolaire !!

    • @MeganeRitchot
      Pour quelqu’un qui n’a pas de problème à l’école, c’est probablement le cas car c’est là qu’on commence à faire des choix. Bien raisonné.
      Mais pour ceux qui ont eu des problèmes, ce fut beaucoup plus tot. Cette étude montre une tendance. C’est une moyenne. Il faut voir pour tout le monde.

      Et il n’est pas trop tard pour changer. J’ai fait mon CEGEP en Sciences Pures. Je voulais être météorologue. A la toute fin du CEGEP, j’ai choisi l’informatique. Il n’est jamais trop tard. Quitte à perdre six mois ou un an à se réorienter pour ne pas s’emmerder dans un domaine qu’on aimera pas toute notre vie.

      Et on écrit “cruciaux”. Quoiqu’avec la Nouvelle Ortographe …

    • Si c’est ainsi, je crois que c’est plus une année charnière pour les parents: c’est là que notre rôle prends de l’importance, et que si va mal en lecture et que l’apprentissage et le développement ne suit pas parce que frustration et découragement se succèdent chez nos petits, et bien nous devons pallier en encouragements et en stimulants leurs estime de soi pour leur montrer à être plus forts que leurs frustrations… à vieillir en fait, c’est quasiment souhaitable que les enfants démontrent une certaine difficulté pour avoir un rôle à jouer dans leurs succès…mais avec la réforme scolaire, je ne sais pas si l’on pousse ces petits détails sous le tapis et que le réveil brutal pour le parents n’arrive qu’à l’adolescence.

    • @MeganeRitchot

      Plusieurs personnes font des changements de carrière à l’arrivée de la quarantaine. Ils se connaissent beaucoup mieux qu’à l’âge de 16-17 ans et veulent se réorienter pour pratiquer un métier qui les épanouira encore plus.

      Comme je dis à mes ados, choisissez d’abord un métier qui vous plait, obtenez votre diplôme. Ils auront ensuite les bases pour démarrer leur vie. Ils pourront toujours se réorienter plus tard, s’il découvrent de nouveaux talents, nouveaux intérêts. Qui sait, dans 20 ans il existera peut-être des métiers nouveaux. Au temps de mes études secondaires il y a 30 ans, nombre de métiers n’existait pas, ou ne pouvait être pratiqué au Québec, faute d’entreprises qui oeuvraient dans certains domaines particuliers.

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