La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mercredi 26 septembre 2012 | Mise en ligne à 10h45 | Commenter Commentaires (29)

    À la recherche d’une école secondaire

    La vie est drôle, parfois. Me voilà qui cherche une garderie pour mon bébé, et … une école secondaire pour mon aînée! C’est moi ou c’est un job à plein temps? Au secours! Je regarde le calendrier familial sur le frigo, et on dirait qu’il y a des rendez-vous partout pour aller visiter une école secondaire. La plupart des écoles organisent leurs visites les soirs et la fin de semaine. Mais certaines, si si, je vous jure, font ça carrément en pleine journée! Tant mieux pour moi qui suis en congé, mais comment font les autres familles? Vous faites/avez fait comment, vous?
    Mais plus important: comment avez-vous fait pour faire le choix final de votre école? Je trouve cela terriblement excitant, mais aussi drôlement stressant. Toutes les écoles semblent avoir des programmes plus alléchants les uns que les autres (même ma fille n’est pas dupe: “maman, ils disent ça pour se vendre!”), comment faire un choix? Dans la cour d’école, chez nous, c’est LE sujet de discussion: tu visites quoi, tu veux aller où, as-tu vu tel ou tel programme? Zut, j’ai raté celui-là…
    Et visiblement, à lire tous les reportages (ici et ici, samedi dernier dans La Presse) sur la question, entre le choix des écoles, le stress de l’examen et de l’audition (pour les écoles musicales et autres), l’entrée au secondaire est loin d’être une mince affaire.
    Alors ma question: si je vous demandais trois critères importants dans le choix d’une école secondaire, ce serait quoi? Est-ce vraiment important d’avoir des activités parascolaires intéressantes, ou vaut-il mieux d’abord miser sur un encadrement plus solide? Merci d’avance pour tous les parents que vous allez ici dépanner!


    • Un critère essentiel et fondamental que l’on oublie souvent selon moi: il faut se sentir bien dans l’environnement physique de l’école. Si l’enfant n’est pas à l’aise durant sa visite, ce n’est probablement pas la bonne école pour lui!

    • Encadrement, soutien aux élèves en difficulté, qualité des cours d’anglais. Pour les activités parascolaires, il faut s’assurer qu’il y en a au moins une ou deux qui intéressent l’enfant.

      Une année, on en avait un qui entrait à l’université, un qui entrait au cegep, et une qui entrait au secondaire. Heureusement, les journées portes ouvertes ne sont pas en même temps. Mais pour le secondaire, si on veut en voir plusieurs, il ne faut pas s’attarder, car c’est regroupé sur une très courte période.

    • Si je comprend bien, vous n’envisagez pas de l’envoyer simplement à l’école secondaire publique la plus proche? C’est bien dommage que l’éducation même secondaire soit devenue une marchandise que des écoles prétendent vendre, poussant le culot jusqu’à sélectionner les clients qui leur conviennent. La ruée vers les examens et files d’attente pour les écoles privées, alternatives ou internationales à chaque automne, même au primaire, est vraiment grotesque. Pourtant tous les jeunes doivent aller à l’école, et on a un programme obligatoire pour tous les élèves. Périodiquement, on se lamente sur les inégalités sociales, mais tout le monde tolère que l’éducation soit ouvertement et même ostentatoirement inégalitaire sans que personne ne sourcille.

    • Je me souviens de la petite angoisse de ne pas choisir la bonne école. Parce qu’entendons-nous, c’est pour notre jeune qu’on choisit l’école et non pour nous. Ce qui convient à un ne convient pas nécessairement à l’autre.

      Nous avons laisser à notre plus vieux le soin de choisir SON école. Beaucoup ont été éliminées par lui personnllement parce qu’elles ne donnaient pas de programme de football. C’était le début de l’entonnoir des choix. Nous avons ensuite été en visiter 3: une avec un programme international, une avec un programme performant et une avec un programme langues. À la visite, il a éliminé celle avec le programme international même si c’était la Alma mater de son père. Il a passé les examens pour les 2 autres. Nous n’étions pas prêt à se qu’il se tappe tous les examens de toutes les écoles, nous trouvions cela inutile. Il a été exepté aux 2 et a fait son choix seul. Nous avions pris la peine de lui expliquer que s’il se trompait, ce n’était pas grave, il pourrait changer d’école l’année d’après. Il est présentement en secondaire 4 et est très heureux de son choix. Et nous aussi.

      Pour mon plus jeune, ça a été la même histoire sauf en plus court. À notre grande surprise, il voulait jouer au foot comme son frère et non au hockey. Nous ne sommes même pas allés visiter l’école. Étant donné que son frère allait à cette école, il était accepté automatiquement. Il a passé les examens de classement et étudie en langue lui aussi et surtout il est très heureux aussi. Et par le fait même nous aussi.

      Je demeure à Québec et nous avons d’excellentes écoles privées mais aussi d’excellentes écoles publiques: toute avec des programmes intéressants pour nous mais pas nécessairement pour NOTRE jeune. Toutes requierts des tests de classement. L’important est de regarder les intérêts du jeune. Parce qu’après tout, un enfant heureux performera de lui-même, surtout si c’est son choix. Et si on se trompe, ce n’est pas grave, il est toujours possible de changer.

    • Je dirais que le plus important est l’encadrement académique, après tout, le but principal d’aller à l’école, c’est l’éducation! Ensuite, l’enfant choisira en fonction de ses goûts (activités parascolaires, spécialisations, etc) et du choix de ses amis (est-ce qu’il/elle veut suivre ses amis ou fuir une bande de harceleurs?).

    • (1) respecter le choix de l’enfant. Parfois il préfère suivre ses amis. Aussi, ce n’est pas parce que le parent aurait adoré un programme de sprots-études qu’il doit l’imposer à son enfant.
      (2) encadrement / réputation (certaines écoles ont plus de cas de violences que d’autres).
      (3) tenir compte de la réalité familiale. Une école à deux heures de voiture de la maison causera probablement des difficultés dans la gestion des horaires.

      Grande étape quand le premier enfant entre au secondaire… Pour le casse-tête de l’agenda familial, je compatis. À cinq dans la maison le casse-tête demeure… même si j’en suis à une étapes d’ados : 2 filles (20 ans et 17 ans) et mon fils de 15 ans. La planification d’événements familiaux devient ardue avec les multiples horaires de loisirs, de travail, d’école.

      Bonne recherche!

    • la qualité de l’encadrement, la proximité dans une certaine mesure à cause des activités parascolaires et sur une note moins importante, où iront les amis proches.

    • Que de souvenirs … pas si lointains!

      Mes enfants fréquentent une école secondaire (privée) située à 2 coins de rue de chez nous. Génial! La proximité géographique représentait un critère essentiel pour moi et mes enfants ont compris rapidement l’importance de ces précieuses heures de transport qu’ils n’ont pas à se claquer en se comparant à leurs amis! C’est toujours ça de gagné sur le temps consacré aux devoirs et études chaque soir.

      Même si mes enfants n’ont pas de besoins d’encadrement particuliers, on ne peut pas savoir. Les matières qu’on réussissaient les doigts dans le nez au primaire peuvent s’avérer plus ardues au secondaire. Savoir les profs disponibles pour de la récup, c’est rassurant. Savoir le personnel présent pour les élèves qui traversent des moments difficiles, c’est important. Ça ramène à la culture et à l’atmosphère générale de l’école. C’est sûr que c’est plus facile d’avoir des profs motivés, enthousiastes et à l’écoute dans une école où règne une entente relative et où les profs ne passent pas la moitié du temps à faire de la grosse discipline. Nos enfants passent beaucoup de temps à l’école, c’est comme un 2e foyer!

      C’est certain que c’est important que nos enfants soient bien dans leur école de façon à s’épanouir et se réaliser mais le problème, c’est que tu ne sais pas si tu vas aimer ça après une seule visite aux portes ouvertes. Quant à suivre tes copains, les amitiés changent tellement rapidement à cet âge. C’est un pari bien risqué…

      Souvent à Montréal, si tu fréquentes l’école publique régulière, tu n’as même pas le choix de l’école. C’est selon ton adresse et les dérogations sont très difficiles à obtenir. C’est pourquoi plusieurs parents optent pour le privé ou les programmes spéciaux.

      Finalement, le choix de l’école, c’est comme le reste. On fait ce qu’on croit être le mieux pour nos enfants et on espère ne pas se tromper…

    • @louisaudet : je suis tout à fait d’accord avec vous. de plus je crois que le choix d’école est beaucoup moins important que l’appui et l’encadrement que l’enfant aura à la maison.

    • Et chez nous aussi, ce sont les enfants qui ont fait le choix final. Et ils ne l’ont jamais regretté (moi non plus)!

    • L’an dernier mon plus vieux commençait son secondaire. Mon premier critère était la distance. Fallait se rendre a l’école en moins de 45 min en transport en commun (porte à porte). Le deuxième était d’avoir un programme qui plairait a mon fils. Le profil scientifique le sied a merveille. Lui pour son choix, il voulait aller ài la plus proche où l’ensemble de ses amis s’inscrivait. Bien qu’il fût un peu frustré au départ, il aime tellement ses cours et ateliers que maintenant, il ne veut rien savoir d’aller a la polyvalente du quartier. C’est sur que le choix varie en fonction de la région qu’on habite. Mais quand on a le choix, pourquoi ne pas prendre le temps de bien choisir.

    • Les critères de votre enfant, si c’est la performance, facile, écoles privée ou internationales. Si c’est la proximité de votre maison, et aussi l’environnement vous tient à coeur (pas d’autobus) l’école publique la plus proche. Si c’est un monde moins compétitif et plus humain l’école publique. Si c’est une question de budget, l’école publique près de chez vous. Si c’est être avec ses amis ça dépend souvent du budget des amis de son enfant, école publique ou privée c’est selon.Si vous croyiez que l’école publique n’est pas adéquate (tellement de quand dira ton) l’école privée soulagera vos inquiétudes, mais ce n’est pas garanti que l’école privée soit mieux.
      Si votre enfant a de bonnes valeurs, éthique, rigueur, discipline, engagement, partage, solide entre les 2 oreilles, la réussite est assurée peu importe l’école. Laissez votre enfant choisir, c’est le 1 ie critère d’autan plus, s’il a les quelques valeurs énumérées ci-dessus.

    • On vont ses amis ? C’est probablement un des premiers critères.
      Veut-elle aller en sports-études ? Si oui, pour suivre ses amis ? Il fut lui en parler pour avoir la vraie raison de son choix. Est-elle influencée par ses amis et elle va s’emmerder ?

      @louisaudet
      On parle d’un choix qui change les activités du jeune pour un peu plus d’une heure par jour. Allo les inégalités !!!

    • Bonjour,

      AhAH… Alors à ce que je vois vous avez engendré une petite futée… Elle a raison c’est toujours une question de sous peu importe ce que sera votre choix !

      Personnellement je ne crois pas que les écoles privées soient les meilleures, en tous cas à ce que j’en ai vu… Je trouve qu’elles (les écoles privées) éloignent les enfants de la vraie vie, qu’elles les retranchent dans une classe de la société qui n’est pas représentative de l’ensemble.

      Bien sûr au début du secondaire (de mon enfant) j’y ai pensé aussi, mais après quelque mois à l’école publique j’ai commencé à mieux voir les avantages, surtout en rapport avec la société dans laquelle nous vivons. Petit à petit je me suis aperçu que ma petite fille (si jeune encore) développait à vitesse grand V sa perspicacité à bien juger les gens qui l’entouraient, à choisir avec soin qui elle fréquentait, et qui elle évitait. Ça c’est quelque chose qui lui servira toute sa vie.

      Le basic du secondaire (le plus important) ce sont les math et des math toutes les écoles en font. L’Avenir se joue en secondaire III-IV-V car les maths c’est la clé pour l’entrée au Cégep et pour avoir le + GRAND CHOIX de cours donc d’ouverture sur les carrières réelles. Pas de bonnes math = pas beaucoup de choix au cégep = pas beaucoup de choix de carrière. Le reste de la formation au niveau de l’école secondaire est + ou – accesoire.

      De toute façon si vous voulez que votre enfant évite les pièges de l’école secondaire il faut absolument lui imposer :
      1) d’avoir des activités en famille tous les weeks-end
      2) une activité sportive (avec ou sans la famille) au moins 1 jour par semaine
      3) la faire participer à toutes les occupations de la maisonnée

      Éviter qu’elle se sente ”à part” parce qu’elle est ado et au secondaire. L’adolescence fait partie de la vie et franchement ce n’est pas toujours dramatique.

      En ce qui me concerne l’école du bout de la rue est aussi bonne que n’importe quelle autre c’est la famille qui fait la différence.

    • Nous visitons actuellement les écoles secondaires pour mon aîné. Voici nos critères:

      1. Un programme scolaire adéquat et bien ficelé, permettant de l’enrichi, des projets stimulants et des matières alternatives.

      2. Un milieu de vie agréable, limitant la drogue, la violence et l’intimidation.

      3. Le support aux élèves, psychologique et scolaire. On ne sait jamais.

      4. La proximité avec la maison. Je ne voyage pas mes enfants, même au primaire. C’est le vélo, la marche ou l’autobus. À bientôt 4 enfants, ce serait invivable.

      Le reste est complètement sans importance. Le beauté de l’école? Les dernières rénos? Le beau grand gymnase? La belle cours de récré? Superficiel et sans importance.

      Le sport 3 heures par jour? Sans importance. Mes enfants font du sport dans le cadre de notre vie familiale et je n’exige pas que l’école le fasse à notre place. S’il y a des programmes extracurriculaires qui plaisent à notre enfant, tant mieux. Mais je ne choisirai pas une école parce qu’elle offre du basketball après l’école ou pas.

      La présence des amis? Complètement sans importance. Sérieusement, combien de vos amis du primaire sont encore dans votre vie?

      La pression sociale nécessitant d’aller au privé parce que toute la ville y va? Totalement sans importance. Je ne me préoccupe jamais des pressions sociales de ce genre.

      Leur avenir, nos enfants le préparent en travaillant fort. Le choix de l’école est un mince facteur dans la réussite. L’effort personnel, à ce niveau, fait foi de presque la totalité du succès futur.

      Beaucoup d’entre nous viennent d’école secondaire tout au plus correctes (c’est mon cas). C’est par mes efforts que je suis devenue médecin, pas parce que mes parents m’ont payé l’école privé (ce qu’ils n’ont pas fait).

      Pour nos enfants, nous optons pour l’école secondaire publique de notre quartier, qui remplit tous nos critères.

      Pour le collège, par contre, c’est une autre paire de manches.

    • Ouf, contente de ne pas y être encore! Je crois que comme certains l’ont dit, le fait que l’enfant se sente bien à un endroit plus qu’à un autre peut jouer. Et s’il veut aller avec ses amis ou plutôt changer d’environnement.

      Si je n’avais pas fait mon secondaire dans le programme international (dans une école publique) je serais allée à mon école de quartier, ce n’est pas une question que mes parents s’étaient posé.

      Je crois que le choix de l’école doit aussi aller en fonction du choix de l’enfant pour un programme particulier. Dans mon cas, je voulais faire le PEI… mes cousines et mon frère l’avaient fait et plusieurs de mes amis au primaire passaient le test. Je l’ai fait et je ne regrette pas mon choix! Malgré le fait que le programme se donnait dans une des écoles les plus défavorisée de la ville (pour les 3 premières années) et dans une école plus aisée pour les 2 dernières années. (À l’époque c’était une école pour secondaire 4 et 5 seulement), j’ai eu droit à des professeurs extra-ordinaires!

      Oui j’ai peut-être fait un programme particulier, mais c’était les mêmes profs qui nous enseignaient qui enseignaient au régulier. Je n’ai jamais douté de la qualité de l’enseignement. Et je ne douterai pas non plus de la qualité de l’enseignement au public lorsque sera venu le temps d’inscrire mes enfants. Alors, à moins qu’ils veulent faire un choix de programme particulier, ils iront fort probablement à l’école de quartier. Les programme de parascolaire se ressemblent beaucoup d’une école à l’autre dans ma petite ville. Donc je crois que dans mon cas les écoles se valent.

      Donc pour moi les 3 critères important: la proximité de l’école, un certain encadrement des jeunes, et un programme particulier si c’est le désir de l’enfant. Mais je croix que la proximité est mon numéro 1. Sans que ce soit l’école la plus proche, mais un enfant ne devrait pas faire des heures d’autobus par jour.

      Les activités parascolaire ou l’encadrement? mmm quelque part entre les 2. N’ayant jamais fait d’activités parascolaire à l’école (parce que je n’y voyait pas l’intérêt) je ne peux pas dire que ça fasse présentement parti de mes critères. C’est bien beau une école qui offre des activités parascolaires extra-ordinaires mais si ça n’intéresse pas votre enfant, ça change quoi au final?

    • Je suis surprise que plusieurs mentionnent comme critère de sélection d’une école le choix selon les amis du primaire. Voyons donc!

      Souvent au primaire, les meilleur amis habitent à 2-3 maisons l’un de l’autre. En vieillissant les intérêts se précisent et les amis changent. D’après moi, c’est la pire chose à faire d’encourager son jeune à suivre la vague d’amis pour ne pas qu’il soit seul. C’est encourager la dépendance de notre jeune envers les autres.

      Si dans son choix il a des amis, tant mieux mais s’il est seul tant pis. Il faut lui expliquer qu’il se fera des amis facilement et rapidement car ceux-ci auront le même centre d’intérêt. Et ce sera pour le mieux.

      De toute façon, il pourra toujours jouer avec ses anciens amis aux pedago ou encore l’été.

    • @nemo
      Que vous le vouliez ou pas, ça sera un critère pour votre enfant. Il faut dialoguer avec lui pour lui faire comprendre que ce n’est pas le principal critère. Sans dialogue, ca va causer de la confrontation et le passage au secondaire sera plus difficile.

    • @gl00001
      Mes 2 gars sont allés dans une école où ils étaient les seuls de leur cohorte du primaire. Mon fils ainé a aussi un ami qui est allé seul dans une autre école au secondaire parce qu’il avait des besoins précis. Tout les autres se sont répartis au programme international, au programme d’anglais, d’informatique et dans une école privée près de chez nous. les gangs se sont reformées au secondaire. Mais il demeure que ces jeunes se voient pendant les vacances de Noël et d’été encore.

      Par contre, un des amis à mon fils cadet a été obligé d’aller dans une école qui n’était pas de son choix du tout mais qui offrait un programme que ces parents tenaient absolument. Il y est allé seul parce que cette école est assez loin de chez nous. Il est en secondaire 2 et encore, il haït ça pour mourir… Pas de sport à son école mais des arts et ce n’est pas disons un artiste dans l’âme… Il n’a donc pas beaucoup d’amis à l’école.

    • Je suis d’accord avec nemo: les amis, c’est le dernier critère à considérer.

      Dans la vie, il faut apprendre tôt à ne pas se laisser influencer par les autres. Les enfants des autres ont certains besoins et certains styles de vie. Cela ne veut pas dire qu’il faut faire comme eux. Dans notre ville, 95% des parents insistent pour que leurs enfants aillent aux privé, pour toutes sortes de raisons, y compris parfois par snobisme. À en lire certains, je devrais laisser mon fils choisir son école selon ses amis, et non pas selon les critères qui lui conviennent, notre style de vie et notre budget? Je trouve cette suggestion un peu ridicule.

      Bien sûr, j’en discute avec mon fils. Mais ce sont des discussions que nous avons depuis longtemps déjà. On ne prend pas des décisions parce d’autres ont pris telle ou telle décision. On la prend pour nous et pour les bonnes raisons.

    • @nemo
      D’ou l’importance de dialoguer avec son jeune. Le garçon de vos amis n’a pas su passer son point auprès de ses parents. Ou bien ses parents sont particulièrement obtus.

    • Nous sommes passés par-là l’an dernier avec notre aînée et nous avons vécu cette période avec un mélange d’excitation et de stress assez intense. Et sachant ce que je sais aujourd’hui, je serais beaucoup plus détendu avec tout ça.

      Notre fille est sérieuse et réussissait très bien à l’école primaire. Mais lorsque les examens arrivent, il est facile de perdre confiance. Notre fille n’a fait que quelques exercices dans des manuels de préparation aux examens alors que d’autres enfants en ont fait des tonnes tout l’été avec des tuteurs et tout le tintouin, peut-être que fistonne sera désavantagée? Elle réussit certes à l’école, mais que vaut cette école par rapport aux autres? Peut-être que leurs enfants sont en avance sur fifille? Et si elle échouait aux examens, quels seront les impacts sur sa confiance? Si tous ses amis sont acceptés à telle école et pas elle? Certaines écoles seraient tellement formidables pour notre fille, ce serait tellement poche qu’elle n’y soit pas admise et qu’elle soit obligée de se rabattre sur une école qui ne l’enchante guère, etc. Mon Dieu, que d’inquiétudes! Un conseil aux parents stressés: si votre enfant réussit bien à l’école, et même moyennement bien, soyez assurés qu’il fera tôt ou tard sa place dans une bonne école.

      Finalement, notre fille s’est présentée aux examens de trois écoles très sélectives et à un autre d’une école plus facile d’accès, juste au cas où. La première impression, rassurante, c’est que les examens sont pas mal plus faciles que les exercices des manuels. Je crois que c’est bon à savoir. Et quand pitchounette a été acceptée partout, ce fut évidemment la fête et un piano venait de glisser doucement le long de nos épaules.

      Mais le stress n’était pas pour autant complètement évacué, puisqu’il fallait maintenant choisir LA bonne école. Le sempiternel débat public/privé s’est évidemment posé. Dans mon milieu, l’école privée n’est pas très bien vue. On la juge très conservatrice, élitiste, bref, de droite. Je remarque à ce propos que ces préjugés viennent souvent de gens qui n’ont pas d’enfants et qui n’ont donc pas à faire le choix de l’éducation de leur progéniture. Mais passons, c’est un autre débat… J’avoue que j’étais un peu influencé par ce discours et que j’avais quelques scrupules à envoyer ma fille au privé, même si moi-même j’en suis en quelque sorte le produit. Ajoutons à cela que ma fille était acceptée dans une super école publique où nous rêvions depuis toujours de l’envoyer: disons que nous penchions fort de ce côté-là… Sauf que notre fille ne voyait pas les choses comme nous. Il faut dire qu’au moment des portes-ouvertes, l’école publique part avec trois prises contre elle. On en visite une le matin avec ses couloirs sombres, la peinture qui part en couille, le gymnase aussi petit que triste, etc… Et, l’après-midi même, tu te retrouves dans une école privée lumineuse, pimpante, trois gymnases, piscine, studios d’enregistrement et tutti quanti et tu es supposé convaincre ton enfant qu’elle ne doit pas tenir compte de tout ça, que ce n’est pas important, que ce qui compte c’est… c’est quoi au juste? Bref, quand on a a priori l’école publique à coeur, ces journées portes-ouvertes sont d’une grande cruauté.

      En fin de compte, notre fille a choisi elle-même son école (privée) et, un an plus tard, nous ne le regrettons absolument pas puisque à peine un mois après la rentrée, poupoune semble déjà s’y épanouir. Rétrospectivement, je me souviens des étoiles dans ses yeux quand, aux portes-ouvertes, elle a découvert la salle de musique du collège qu’elle fréquente aujourd’hui et je me dis qu’il aurait été parfaitement vain, voire inhumain, de lutter contre ça. La meilleure des écoles ne vaudra que de la schnoutte si l’enfant n’y est pas heureux, c’est bien connu.

    • Petite précision: la question des programmes est cruciale. L’école publique où nous aurions aimé envoyer notre fille est très orientée vers l’apprentissage des langues et le travail communautaire. Celle que notre fille a finalement choisie offre, entre autres, un excellent programme de musique. Des deux, la deuxième correspondait nettement mieux à la personnalité de notre enfant. C’est surtout cette évidence qui nous a incités à accepter son choix.

    • J’ai deux filles, l’une au cégep, l’autre au secondaire. Je me souviens de l’angoisse liée au choix d’une école. Mon mari et moi avions quelques critères en tête au moment de faire une sélection:

      - Nous tenions absolument à ce que l’école soit assez multiethnique. Nous voulions que nos filles apprennent à vivre, à échanger, à devenir amies avec des gens différents d’elles. Sur ce point, je dirais que c’est mission réussie.

      - Elles sont allées dans une école pour filles seulement, ce qui était un plus, à notre avis.

      - La qualité de l’enseignement faisait également partie des critères principaux.

      - Enfin, nous préférions une école de petite taille, pour son côté “grande famille”.

    • Pas beaucoup de choix ici, deux écoles publiques et une privée. Ça nous simplifie la vie et je pense comme plusieurs, la meilleure école au monde ne fera pas la job des parents à cette étape charnière. Ma fille est sportive et adore le théatre et les langue…j’ai encore deux ans avant de faire un choix avec elle. Ouf, pas hâte quand même. Si elle tient à suivre le troupeau au détriment de ses talents, nous aurons une sérieuse discussion, on parle quand même des cinq prochaines années.

    • Il faut aller en banlieue. Ici, à Montréal, c’est la drogue, la prostitution, les gangs de rues, les gangs dans l’école, à la fin, la pression est trop forte et la fille (surtout) finit par succomber. Vous avez 50% des chances de la perdre. De là, la difficulté que vous avez à lui trouver une école. Je vous comprends. Vaut mieux la garder à la maison que de la sacrifier dans ce bordel. Sinon, elle devra faire partie d’une “bonne” gang à l’école, et très tôt en arrivant. Pourquoi la séparer de son groupe actuel? Regrouper les parents afin que le même groupe se retrouve à la même école. Les enfants arrivent au secondaire sans Kit de survie et ce ne sont pas les adultes qui vont l’aider, malgré leurs bonnes intentions (fondation Jasmin Roy). Inscrivez-la à un cours de karaté/judo, d’auto-défense etc. Passer à l’action au lieu de vous épuisez à dialoguer. Faut qu’elle apprennne à devenir une dure elle aussi. Plus dure que son agresseur éventuel.

    • @ louisaudet

      Considérant le temps que mes enfants passeront à l’école secondaire, il m’apparaît nécessaire et justifié de choisir le milieu de vie qui leur conviendra le mieux. C’est une responsabilité importante. Évidemment ce magasinage place les écoles en concurrence. Mais la concurrence n’a jamais fait de mal à personne. Au contraire elle oblige à se botter le derrière afin de ne pas s’ankyloser dans la routine. Elle oblige à sortir de sa zone de confort. Bref la concurrence oblige à faire preuve d’imagination afin de s’améliorer et se dépasser. Nous ne sommes pas dans un débat « privé vs. public ». Plusieurs écoles publiques ont relevé le défi avec brio alors que certaines écoles privées, jouissant d’une réputation surfaite, « dorment au gaz » depuis plusieurs années. Mais pour le savoir, il faut s’informer et prendre le temps de les visiter.

      Ceci dit, parmi les critères qui influenceront notre choix : la qualité du programme académique (et sa cohérence avec nos besoins), les professeurs (il faut aller les rencontrer), la démarche d’encadrement scolaire, les valeurs de l’institution et les moyens mis de l’avant pour les promouvoir, la qualité des installations et des équipements, la situation géographique et un choix d’activités parascolaires correspondants aux intérêts des enfants.

    • @bernem, oh, la, la, 50% des jeunes filles de Montréal sont perdues, sacrifiées ? Mais c’est un énorme problème social et de santé publique. Vite, il faut avertir les autorités, il faut fermer les écoles, il faut confiner les jeunes filles chez elles.

      Le 50% s’appuie sur une étude, sur un reportage ?

    • Pour nous les critères étaient:
      1) Pédagogie et encadrement
      2) Proximité (accessible à moins de 20 min à pied ou autobus)
      3) Possibilité de cours de musique extra-scolaire

      L’école publique ne répondait malheureusement pas au critère (1). Nous aurions habité un autre quartier, nous aurions éventuellement opté pour le public.
      Finalement une seule école privée respectait nos 3 critères, c’est le choix qui fut fait pour l’aînée.
      Nous avons aussi agi par anticipation pour le 2ème, dont je voulais que le trajet maison-école soit réduit au maximum (10 min à pied en l’ocurrence), vu que 2 voire 3 de ses soirées de semaine sont occupées pendant 2h30 par le soccer.
      Il était aussi “plus simple” pour moi que les 2 grands (2 ans d’écart) se retrouvent dans la même école secondaire et soient donc autonomes (j’ai aussi un plus jeune, hors de question de se retrouver pendant des années dans le cas de figure “3 enfants, 3 lieux différents”).

      Et nous n’avons pas considéré le choix “suivre les amis” car la plupart sont allés dans une école qui ne suivait pas nos options pédagogiques.

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