La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mardi 25 septembre 2012 | Mise en ligne à 10h35 | Commenter Commentaires (13)

    Dangereux, marcher pour aller à l’école en ville?

    Mes deux filles marchent pour aller à l’école toutes seules, depuis cette année. À sept et dix ans, je me suis dit qu’il était temps. En plus, avec mon petit bébé à la maison, disons que j’ai d’autres chats à fouetter. Il était temps de les responsabiliser. Et sans blague, j’adore ça. Elles reviennent si fières le soir, c’est adorable. Mes deux grandes ont pris un coup de vieux!
    Vrai, parfois, elles sont quelques minutes en retard: “il y avait un gros camion qui bloquait le trottoir, on a dû attendre”. Vrai, souvent, ces jours-ci, les trottoirs sont bloqués, pour toutes sortes de raisons: travaux, rénos, etc. C’est le règne du cône orange. Vrai, aussi, il n’y a plus de brigadier le soir, au coin de ma rue. Pour une question de délimitation du quartier, le temps que mes filles reviennent de l’école, à 16h, le brigadier est déjà parti.
    Est-ce que tout cela me fait peur? Non. Est-ce que, à la lecture de nouvelles comme celles-ci, qui indiquent qu’il est plus dangereux pour les enfants de Montréal de marcher pour aller à l’école, je vais changer d’avis? Non plus. À un moment donné, on ne peut plus tout contrôler. Mais ça, c’est mon avis.
    Et vous? Qu’en pensez-vous? Les dangers de la ville vous font-ils peur pour vos enfants? Votre verdict: à pied, ou pas?


    • Notre fils de 10 ans se rend à pied à l’école mais c’est tout près, au coin de la rue, environ 8 maisons. Il doit cependant la traverser, la rue et c’est très passant. À vrai dire, ce n’est pas vraiment une préoccupation bien qu’on lui rappelle quelques fois par année les règles de sécurité.

      Se rendre à pied à l’école est probablement plus dangereux pour les écoliers montréalais que pour ceux en région. Quoi que… ça reste à voir. Les dangers ne sont pas les mêmes. Pour l’enfant montréalais il y a la circulation dense mais surtout, les automobiles qui tournent au coin de la rue. C,est ceux-là qu’il faut surveiller et c’est cette règle de sécurité que nous rappelons à notre fils:

      “Attention quand tu traverses la rue! Même si c’est toi qui a le droit de passage il y a des fous prêts à te passer sur le corps avec leur automobile (ou même avec leur vélo) pour arriver plus vite au travail.”

      Imaginons maintenant si le virage à droite était permis à Montréal le nombre d’élèves qui seraient fauchés chaque année! des gens âgés aussi et des cyclistes.

    • Le plus gros danger sont les automobilistes. Je ne leur fait absolument pas confiance. Je vois souvent des automobilistes ignorer les passages piétons, faire des virages sans vérifier s’il y a un piéton qui traverse, brûler carrément leur stop et même passer au rouge. Une fois, un automobiliste est passée sur la rouge…alors qu’il y avait un brigadier qui faisait traverser les enfants!!! J’en étais stupéfaite et j’avais le coeur bien gros en voyant le désarroi du vieux brigardier.

      Ma fille ne va pas encore à l’école, mais quand elle ira je ferai tout ce que je peux pour qu’elle puisse avoir le transport scolaire.

    • Si c’est dangereux? Évidemment! Il suffit d’un seul taré de prédateur sexuel pour foutre une vie d’enfant à terre pour longtemps. Quand mes enfants et ceux des voisins immédiats avaient l’âge des vôtres, ils n’avaient pas droit à l’autobus scolaire parce que nous habitions du mauvais côté de la rue (ben oui…). Leur mère ou moi allions les reconduire et les chercher à tous les jours. C’était aussi une petite marche de santé et un moment privilégié passé ensemble. Et nous étions justifiés de le faire car une petite voisine a été agressée sexuellement pas une, pas deux mais bien trois fois dans le parc public qu’elle traversait pour rentrer à la maison. Fuckée la petite aujourd’hui? Pas à peu près! On n’en fait jamais trop quand il s’agit de protéger les petits.

    • @montrealaise: très pertinente réflexion sur le fameux virage à droite dont rêvent tant d’automobilistes! J’ajouterais que si tous les arrondissements prenaient modèle sur celui de Saint-Laurent où TOUS les feux de circulation sont pourvus de feux pour piétons (et pas pour 8 secondes seulement!), la sécurité des enfants serait améliorée. Quant aux brigadiers, il en manque beaucoup et ceux qui font ce travail risquent leur vie chaque jour. Pourtant, régulièrement, les commissions scolaires veulent en supprimer, y compris à des intersections dangereuses. À chaque fois, les parents doivent se battre et apporter des preuves du degré de danger de telle ou telle intersection.

    • Cette question, je suis en plein dedans. Mon plus vieux a 9 ans et demie, et son école est à environ 10 minutes à pied. Il réclamait de pouvoir se rendre seul à l’école et son père était d’accord. Moi, en mère poule, je n’étais pas certaine, mais j’ai décidé de le laisser faire le trajet seul, parce que je sais que j’ai un fiston prudent. MOn fils a fait le trajet seul un matin et m,a ensuite demandé pour partir avec sa jeune soeur (et un adulte) car il avait eu un peu peur de partir tout seul.

      Bref, sur le fond, je pense que 10 ans est un âge correct pour laisser cette liberté à un enfant et je serais presque portée à croire que la grosse ville (comme montreal) est moins dangereuse qu’une ville-campagne où il y a de grands espaces peu fréquentés à traverser et des virages à droite au feu rouge…

    • Peut-être que la différence est du au fait que les banlieusards reconduisent leurs enfants à l’école en voiture ou ils prennent le bus. Il faut faire attention avec ce genre d’études apocalyptique.
      Ce qu’on peut en retenir par exemple c’est que certains automobilistes sont des dangers en puissance.

      Sylvain Pelletier

    • @flo-rence Ce ne sont pas les commissions scolaire qui décident s’il y a des brigadiers ou non, c’est lle SPVM. Près de l’école où je travaille il a fallu se battre et fournir les statistiques concernant les élèves car selon eux, il n’y avait pas assez d’élèves qui provenaient du sud-ouest de l’école. Je dis à mes enfants de traverser AU MILIEU de la rue et non pas à l’intersection… de cette façon les autos ne viennent que de la droite et non pas de trois endroits en même temps (virages à gauche et à droite). Le problème, c’est que comme c’est dangereux, les parents viennent reconduire leur enfant en auto et contribuent au problème… et oui, très souvent ces “chauffards” sont des parents de l’école!!

    • Il me semble qu’à une autre époque on ne se posait pas ce genre de questions?

      Je comprends très bien que les temps ont changé et qu’il y a plus d’automobiles qu’avant mais est-ce que c’est tellement plus dangereux qu’avant? Je ne crois pas, il y a surement une différence mais est-ce qu’elle est significative? Pas sure, mais est-ce que les parents sont devenus beaucoup plus parano et “over-protecteurs”, je dirais que oui (est-ce que c’est mal? ça dépends de votre vision).

      Je me souviens de “mon époque” qui n’est pas si loin quand même… Habituellement, je prenais l’autobus (on habitait à plus de 2 km de l’école) et on avait même un service d’autobus sur l’heure du diner, ce qui fait que je revenais diner chez moi. Certains midi par contre, j’allais diner chez ma grand-mère qui, elle, restait près de l’école, c’était quoi 10-15 minutes de marche?! Je ne me souviens plus. Toujours est-il que nos parents ne s’inquiétaient pas trop pour nous… Il nous ont appris comment se comporter et a respecter les règles de sécurité routière et a ne jamais parler aux inconnus. Et à éviter les routes passantes si possible.

      Ok je viens d’une petite ville, mais jamais il ne serait venu à l’idée de mes parents d’aller nous reconduire à l’école! À partir de ma 3e année j’ai pu aller à l’école à vélo! Nos parents nous laissaient faire et avaient confiance en nous et en notre jugement pour notre sécurité.

      Oui pour un enfant qui marche pour aller à l’école pour la première fois à 9 ans ça peut être stressant… mais allez vous toujours leur tenir la main. Faite le marcher avec tous les amis du quartier (je ne peux pas croire qu’il n’y a personne d’autre que lui pour se rendre à l’école) Et après avoir fait le trajet quelques fois, il n’y aura plus de problème!

      Et justement, comme Mme Galipeau fait remarquer, les enfants acquièrent une confiance en eux, de pouvoir aller et revenir seul de l’école! Oui j’aurais tendance à croire qu’à Montréal c’est peut-être plus dangereux que dans ma petite ville à cause du traffic, mais les jeunes de Montréal n’auront-il pas à composer avec ça tant et aussi longtemps qu’ils vivront à Montréal?

    • Pour moi cette nouvelle là n’est en fait qu’une vérité de la palice. Quique c’est toujours bon d’avoir des chiffres pour quantifier.

      Il y a tout simplement plus de trafic à Montréal. Il est donc plus dangereux d’y être piéton, cycliste ou même automobiliste. La chose s’applique aussi aux écoliers. Juste à faire attention et à être prudent. Le petit comme le grand qui ne sait pas traverser la rue prend plus de risque partout au Québec. S’il y a pas personne, c’est sûr que tu te feras pas frapper.

    • C est aussi dangereux de respirer en ville , cessons de respirer

    • Dans le temps on appelait cela le bonhomme 7 heures…Sans vouloir minimiser les risques réels de la vie urbaine, il ne faut pas non plus tomber dans loe panneau de ces catastrophistes pour qui les enfants devraient être gardés entre deux petits morceau d`ouate.

      On se plaint que le enfants passent leur temps devant le petit écran mais on fait tout un plat quand ils reviennent à la maison avec le genou écorché.

      La vie urbaine présente des dangers différents que ceux du milieu rural ou campagnard mais ils seront toujours présents anyway ! Oui il faut faire attention, oui il y a des dangers mais de là à capoter et remettre en question notre style de vie ou la pertinence de déménager faudrait plutôt regarder plus attentivement dans le mirroir le vrai problême dans le blanc des yeux.

    • La grande différence entre mainteant et mon temps (celui des années 70) est que nous, nous marchions en gang pour aller à l’école. De la 1ère année à la 6ème. Des gangs de 6-7 voisins de 7 à 12 ans. Les petits devaient marcher vite mais on était une gang. Pour un petit, il devait apprendre à faire sa place au sein du groupe. Mais en fin de compte tout le monde s’attendait à la fin des classes et se protégeait.

      Maintenant, le jeune qui veut marcher doit le faire seul. Vous n’avez qu’à regarder le nombre d’enfants dans les rues dès que la cloche sonne. C’est minimal. Et en plus ils marchent souvent seuls.

    • C’est connu, les gens qui se font attaquer ont pratiquement toujours été observés scrupuleusement plusieurs jours avant l’attaque. Je pense qu’il n’est pas recommander de toujours faire la même routine.

      Ma fille a toujours marché pour aller à l’école. Au primaire en campagne c’était à une dizaine de maisons de chez nous.
      Au secondaire je lui ai imposer de ne pas prendre toujours le même chemin tous les jours d’en prévoir 4 différents et d’alterner de manière alléatoire. Encore mainenant je recommande toujours de ne pas prendre toujours la même route même en auto.

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