Une Commission scolaire de Colombie-Britannique vient de prendre le virage numérique, pas à peu près: on a acheté une centaine de tablettes numériques (style iPad) à partager entre les élèves du primaire, et ce … dès la maternelle!
Les tablettes ne seront utilisées que pour un temps limité (”Nous avons trouvé que ce n’était pas une bonne idée de leur laisser tout le temps », explique ici le directeur des relations publiques de la Commission scolaire) et seront aussi partagées entre 350 élèves de 15 écoles différentes.
Objectif? À long terme, on vise ici à avoir des classes sans papier.
Je vous entends déjà bondir: oui, il y a un petit quelque chose d’effrayant d’imaginer nos enfants, dans un avenir pas si lointain, vivre sans papier. Mais dans la vraie vie, n’est-ce pas ce qui se passe de plus en plus déjà? Et n’est-ce pas là le rôle de l’école: outiller les enfants à la vraie vie?
Ce qui m’amène à cette autre réflexion ici, de la mère blogueuse du New York Times, qui s’interrogeait tout récemment sur notre obsession à limiter le temps d’écran de nos enfants. Vrai, qui dit écran ni souvent perte de temps (jeux, chats, etc.) Mais comme le prouve la démarche de cette Commission scolaire, les écrans ont aussi un pouvoir pédagogique sous-estimé. Car avec un écran, on peut aussi écrire, composer, créer. Avez-vous déjà installé vos enfants devant iMovie? Ils font des miracles … Or en limitant leur temps d’écran, on limite du coup leur temps de création. Et s’il fallait non pas moins, mais plus de temps d’écran, s’interroge finalement la blogueuse.
Certaines écoles ont visiblement déjà fait ce choix.
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