La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mercredi 26 octobre 2011 | Mise en ligne à 12h07 | Commenter Commentaires (34)

    Je culpabilise, tu culpabilises

    De quoi vous sentez-vous le plus coupable? En tant que parent, j’entends? De donner des repas pré-préparés à vos enfants? De les envoyer parfois un brin fiévreux en classe, faute de plan B? De ne pas passer assez de temps en famille? Ou de vous oublier, dans le tourbillon de la course?
    Et bien figurez-vous que LE sujet qui revient le plus souvent chez les mères, qu’elles travaillent ou qu’elles soient au foyer, est tout autre: oubliez les menus santé ou le temps de qualité, elles se sentent au contraire très très coupables quand leur maison n’est pas impeccable.
    Oui mesdames: la poussière, les jouets qui traînent, la vaisselle qui s’accumule, c’est ça, et non le temps de qualité passé ou non à lire une histoire avec bébé, qui compte le plus?
    Je suis sceptique.
    C’est pourtant ce qui ressort clairement d’un sondage réalisé ici par le Working Mother Research Institute, dont les résultats sont rapportés dans ce blogue du Wall Street Journal.
    On a sondé 2700 mères, des professionnelles d’un côté, et des femmes au foyer de l’autre.
    Dans le top trois des sujets les plus culpabilisants, les mères ont cité: 1- l’état de la maison; 2- le sentiment de ne pas prendre assez soin de soi; 3- le temps passé avec les enfants.
    Les mères au foyer, de leur côté, citent, dans l’ordre: 1- le sentiment de ne pas participer au revenu familial; 2- l’état de la maison; et 3- le sentiment de ne pas exploiter à son plein potentiel leur éducation.
    Surpris de voir que le ménage prenne ici autant de place? Vous reconnaissez-vous?


    • Encore le “paraitre”. Ca me semble juste. C’est le reflet de la société.

      Autre bonne question à poser : Vaut-il mieux culpabiliser un peu plutot qu’être négligent.
      La culpabilité va peut-être nous pousser à l’action.

    • Ça ne me surprends qu’à moitié. si on considère la multiplication des sites, magasines et émissions de télévision de décoration/rénovation/home staging/grand ménage. Il faut aussi mesurer l’impact du mythe de plus en plus répandue que la quasi perfection n’est qu’une question d’organisation et de gestion, qu’il s’agisse de décoration, de travail, de vie familiale de vie amoureuse, mythe soutenu par les livres-mode d’emploi qui explique tout en 150 étapes faciles!

    • Nous n’interprétons sûrement pas les résultats de la même manière. Moi, j’y lis que les mamans ne culpabilisent pas au sujet du temps passé avec leurs enfants ou des repas-santé parce qu’elles s’y consacrent en premier lieu au détriment du ménage… ce qui me semble plutôt réjouissant.

    • Non je ne me reconnais pas du tout!
      L’état de la maison c’est tellement superficiel pour moi, il a des choses tellement plus importantes dans la vie! On perd un temps fou à focuser sur des pécadilles!

      ce qui me fait le plus culpabiliser en tant que mère c’est :

      Le manque de temps passer avec mon enfant
      la difficulté de maintenir un horaire routinier pour mon enfant
      Perdre les nerfs, me facher contre mon enfant

    • 1- Ne pas pouvoir passer plus de temps avec ma fille (je travaille à temps plein)
      2- Ne pas pouvoir passer plus de temps de qualité en tête à tête avec mon mari (Je travaille à temps plein et j’ai un enfant)
      3- Ne pas avoir l’énergie, ni le temps, de me consacrer à des activités que j’aime, pour moi…
      4- Ne pas pouvoir gâter ma puce autant que je le souhaiterais (ça coûte cher, la vie!)
      5- Ne pas avoir le temps de cuisiner autant que je le voudrais (Je travaille à temps plein, j’ai un enfant et je suis mariée…)
      6- Ne pas avoir les moyens de voyager autant que je le voudrais (en famille et/ou en couple)

      (…)

      28- Que la maison soit en bordel!!! (Non mais… le ménage, pour moi, ce n’est qu’une tâche nécessaire et pas particulièrement agréable… en autant que c’est raisonnablement propre, j’ai bien d’autres choses à penser, et je choisis mes combats!)

    • De la culpabilité au sujet de mon “devoir parental”, à vrai dire je n’en ressens pas.

      Cependant, si j’envoyais mes enfants fiévreux à l’école, je me sentirais affreuse.

      Si vous connaissez des enseignants (primaire et préscolaire) demandez-leur combien de fois par année ils voient des enfants envoyés malades en classe… Vous pourrez comme moi constater que de l’abus de la part des parents de tous les milieux, il y en a plus souvent qu’on pense.

      En fait, ils prennent l’école pour une garderie.

    • Je ne sais pas si “culpabilité” est le mot juste quand on parle de ménage, mais j’admets volontier que je n’aime pas ça quand ma maison est bordélique et sale. Premièrement, je ne me sens pas bien là dedans. Ça m’agresse de voir tout traîner tout le temps, c’est comme de la musique trop forte, mais pour les yeux. Deuxièmement, ça m’écoeurre de voir mon bébé se mettre un morceau de banane vieux de 3 jours (ou d’une époque inconnue) dans la bouche. Ça m’écoeurre quand les bas viennent noirs juste à se promener dans la maison. Bref, ça m’écoeurre une maison sale. Finalement, j’éprouve de la gêne quand quelqu’un me “pogne” dans mon bordel. Que ce soit ma meilleure amie, le voisin, ou un parfait inconnue, je me sens toujours gênée d’ouvrir la porte quand l’état des lieux m’écoeurre moi-même. Pour moi, c’est un peu comme d’aller au bureau sans se laver. Le samedi, quand je reste à la maison, tu peux endurer un niveau de crasse légèrement plus élevé… mais si je sors et que je m’attends à rencontrer des gens, je veux être présentable et ne pas sentir mauvais. Pareil pour la maison. Si je reçois quelqu’un, j’aime qu’elle soit un minimum propre et accueillante.

      Mais culpabilité? non, je ne crois pas que ce soit le bon mot.

      Ce pour quoi je me sens coupable à l’occasion: perdre patience pour une niaiserie juste parce que MOI je suis fatiguée/malade/de mauvaise humeur. Ça ça me fait me sentir tout croche… Et oublier des choses “importantes” pour mes enfants. Genre quand j’ai oublié la journée pyjama à la garderie et que ma fille était la seule à ne pas être en pyjama… j’ai beau savoir qu’à 2 ans on se remet de ces choses-là, je me sentais poche en maudit.

    • Très rigolo! Ici, je ne culpabilise absolument pas sur l’état de ma maison. J’ai grandit avec une mère obsédée par le ménage qui passait chaque temps libre à laver quelque chose. Inutile de dire que la maison était impeccable… Cela m’a dégoûtté du ménage à tout jamais. Alors les 3-4 traîneries et le peu de poussière sur le meuble télé me passent 10 pieds au dessus de la tête.

      Sur quoi je culpabilise alors? Je culpabilise sur être simplement moi et non la mère parfaite tel que notre époque voudrait qu’elle soit. Selon ce que je lis à droite et à gauche, la mère parfaite, en 2011, est une mère à la maison, ce que je ne suis pas: par choix. Exit pour moi donc la perfection. Je culpabilise grandement sur ne pas avoir envi de faire ce choix, de ne pas idôlatrer la position ou pire ne pas penser que c’est mieux pour les enfants… Je voudrais donc être comme la majorité des mères et glorifier les femmes à la maison, je pourrais ainse participer aux discussions de mamans sans courrir le risque de me faire vilipender, mais non je ne suis pas ainsi.

      Alors voilà. C’est peut-être étrange comme réflexion, mais c’est comme ça.

    • Ce n’est pas mon cas. Je me sens mal d’avoir l’impression de ne pas en avoir fait assez pour mon plus vieux, né malentendant. Veut, veut pas, de mal entendre cause des problèmes de langage et de comportement. “Ah, si seulement j’avais…” mais je ne suis qu’une maman avec un bon papa, nous avons fait notre possible… On se sent quand même coupable.

      Et ont rajoute le “est-ce que je néglige les autres à cause des problèmes du plus vieux”?

      Du même coup, ça remet les priorités aux bonnes places. Oui, c’est le bordel chez moi et ça me passe 10 pieds au dessus de la tête. Je ne vais certainement pas annuler un rendez-vous avec l’ORL pour ramasser les jouets qui traînent! Et si ça dérange ceux qui viennent, et bien restez chez vous!

    • Toutes ces réponses!!

      Les planchers poussiéreux, les repas rapides, l’arrivée tardive à la garderie à la fin de la journée, les “ploguer” devant la télé pour faire la vaisselle, ne pas aller au parc alors qu’on pourrait prendre le temps, les laisser chez mami papi pour prendre du temps pour nous….. la liste est longue.

      Visiblement, on en fera jamais assez pour nos mômes, même si 95% des parents ne font que leur mieux, et on trouvera toujours quelque chose pour nous sentir coupable, mais qu’on se console….. nos enfants sont heureux! La culpabilité n’est peut-être qu’un faux sentiment dont on se passerais bien……

    • Il y a tjrs deux côtés à une histoire, à ce qu’on dit… Pour une fois, les deux convergent: les femmes se culpabilisent du ménage, et c’est LE reproche #1 à leur mari: qu’il n’en font pas assez dans la maison. Et le reproche #1 des gars face à leur femme? D’avoir des maudits critères ultra-perfectionnistes pour ce qui est du ménage! Insatisfaites, en permanence!!! Et bien sûr, c’est elles qui détiennent LA Vérité divine sur ce que doit être une Maison Présentable. (C’est aussi un reproche courant pour ce qui est des patronnes, notez bien… talonnantes et seules détentrices de la Vérité…)

      Prenez une résolution: appliquez cette expression majoritairement masculine: “Relaxe, man! Viens en boire une avec nous autre.”

    • moi je suis à la maison et oui, je l’avoue, je dois lutter pour ne pas trop culpabiliser quand je perds le contrôle de la maison justement… J’ai 3 enfants, un mari, 1 chien, 2 chats et une vie très active malgré mon statut de non-salariée. Et trop souvent à mon goût, les traîneries et la poussière s’accumulent. Je me sens déjà coupable d’avoir ce statut privilégié alors quand je ne le remplis pas selon les règles qui étaient en vigeur à l’époque où cette place était reconnue, j’ai l’impression d’être une usurpatrice.

    • Pour le ménage, j’ai réglé le problème, j’ai embauché deux femmes de ménage. Je ne fais que le petit nettoyage (ranger/vider le lave-vaisselle, brassées de lavage, nettoyer les surfaces pour manger, sortir les vidanges).

      Là où je me sens le plus coupable, c’est de travailler pendant que ma fille va à la garderie. Tout va quand elle est contente d’y être et de bonne humeur, mais les jours où elle aimerait rester à la maison et cherche à tout prix à ne pas aller à la garderie, alors oui, je me sens assez coupable…Ma mère ne travaillait pas quand nous étions d’âge pré-scolaire, mais moi j’ai trop besoin de me réaliser professionnellement et d’avoir une carrière. Je ne lui donne donc pas ce que moi j’ai reçu.

      À noter: ma fille n’a commencé la garderie qu’à l’âge de 24 mois, j’avais pris un an sans solde supplémentaire pour être avec elle. Je me console en disant que bien des enfants se retrouvent à la garderie à temps plein à l’âge de 11 mois…

    • Quand je vais avoir des enfants (vers 35 ans, le temps de vivre ma vie de jeune pleinement)… on se reparlera.
      D’ici là, le ménage, c’est la femme de ménage qui s’en occupe.
      D’autres choses à faire dans la vie.

    • Le traitement des virus, définitivement! Idéalement, il faudrait les garder à la maison le temps qu’ils se rétablissent pleinement, mais dans la vraie vie, on ne peut pas le faire à moins d’être mère au foyer! Et même là, le programme scolaire avance vite… Il n’y a rien de plus déchirant que de voir son enfant traverser la cour d’école le matin, son gros sac sur le dos, en toussant et en ayant le nez qui coule et les yeux cernés… Épouvantable…

    • @larousse_estdouce

      Et vous pouvez aussi vous consoler en pensant que la plupart des femmes qui ont répondu à ce sondage aux USA ont dû envoyer leurs enfants à la garderie à 4 semaines…

    • @ manutrix

      “…. J’ai 3 enfants, un mari, 1 chien, 2 chats et une vie très active malgré mon statut de non-salariée.”

      Vos 3 enfants, votre chien, vos 2 chats et votre vie active vous empêchent de contrôler l’accumulation de traineries et de poussière……. votre mari aussi? Je présume que non, sinon, c’est triste…… ;-)

    • @ rg8487 : Vous me faites du bien!!!

    • Je viens d’une très longue lignée de mères imparfaites qui ont commis leur lot d’erreurs tout en essayant de faire de leur mieux avec amour.

      Mes enfants ne sont pas plus “parfaits” que je l’étais. Et j’imagine que leurs propres enfants ne feront pas mieux.

      Alors tant pis pour la mode, les magazines qui veulent absolument qu’on se sente coupable, ne serait-ce qu’un tout petit peu.

      À moins d’être gravement tarés, les parents en général font de leur mieux.

      Dormons donc sur nos deux oreilles. La culpabilité et les regrets, c’est rarement productif et ça ne change strictement rien.

    • c’est pas pire, ca veut dire qu’ils culpabilisent sur quelque chose de plus ou moins essentiel comparativement au fait qu’ils jugent passer assez de temps de qualité avec leurs enfants, leur offrir tout ce qu’ils ont besoin.

      C’est évidement subjectif, pas grand monde on la capacité et encore moins la volonté de faire le recul nécessaire pour se demander si effectivement ils offrent le bons environnement de développement a leur enfant.

      Ca passe mieux de se dire qu’on fait pas assez le ménage que de dire qu’on est vraiment des mauvais parents, meme si tout les indicateurs sont là

    • J’ai une mère ”freak” du ménage. Même à bientôt 83 ans, elle fait son grand ménage (incluant récurage des murs) une fois aux 2 mois… Quand j’étais petite, tout les soirs nous avions un repas 3 services avec un dessert différent, elle cuisinait aussi 2-3 repas différents pour plaire à mon père, mes frères et mes soeurs. Mes standards de propreté sont donc assez élevé… Quoique beaucoup moins que ma mère.

      L’autre jour, nous regardions des photos de moi et ma famille et honêtement toutes les photos étaient parfaites. La maison était propre, mes frères, mes soeurs et moi tirés à 4 épingles. Pas beaucoup de place pour l’improvisation… Nous sommes plutôt figé sur les photos.

      Je regarde les photos de ma petite famille et au contraire je vois des bébés en couche et Ho Horreur! en pieds de bas bouchonnés. Des fois à l’arrière plan il y a même une porte de garde-robe ouverte sur un petit bordel ou encore si on regarde bien un panier de linge plié dans les escaliers… Mais je vois surtout des sourires fendus jusqu’aux oreilles et de petits yeux brillants. Ce sont plus ces souvenirs-là que je veux garder…

      C’est certain que j’ai un peu de ma mère. Comme Weeza je déteste le trop grand désordre ou la trop grande saleté. J’aime bien que chaque chose soit à sa place. Mais culpabiliser pour ça, non et non.

      Présentement ce que je culpabilise le plus? Ne pas passer assez de temps seule avec mes 2 ados. Depuis que mes enfants sont petits, j’ai toujours joué avec eux au basket, au badminton, à la course,… Je sens que je vieillis et pas toujours comme je le voudrais. Mes capacités physiques (même si elles sont bien au-dessus de la moyenne) diminuent. Mes ados, eux sont à un niveau physique de beaucoup supérieur au mien. Quand mon ado me demande pour jouer au basket avec lui, des fois je dis non car je sais que ce sera difficile… Et franchement c’est une chose qui me déçoit beaucoup de moi et me fait culpabiliser…

    • @larousse_estdouce: Ça fait plaisir :-) On ne peut pas toujours faire un vaccum de sa personnalité lorsqu’on a un enfant et on ne peut pas non plus limiter la reproduction aux seules mères qui remplissent les bons critères, selon la société bien-pensante.

      Sur ce, j’adore ma fille, c’est mon rayon de soleil.

    • Peut-être qu’elles culpabilisent sur le ménage parce que les autres priorités ne vont pas si mal?
      L’équilibre n’est pas synonyme de perfection… On peut toujours faire mieux, (ou pire, les autres nous dirons qu’on peut faire mieux!). Je fais de mon mieux selon ma liste de priorités, et je m’en tire pas si mal! Il y a l’activité physique que j’aimerais être plus assidue
      Pour le ménage, je fais partie des chanceuses qui ont engagé quelqu’un pour ça. Vital pour ma vie de couple!

    • On aura toujours une raison de se sentir coupable de quelque chose, que ce soit fondé ou non. Si, en plus, on fait un peu d’anxiété, ben, la vie devient infernale. Il n’y a pas de mère parfaite, ni de famille parfaite, ni de maison parfaite… on se sentirait bien mieux si on l’acceptait.

    • Pour ma part, je ne culpabilise pas pour le ménage. Il m’arrive d’en avoir assez de voir tout trainer, mais ce n’est pas un sentiment de culpabilité mais plutôt de colère par manque de temps.

      Si j’ai à choisir d’endormir ma puce de 3 mois dans mes bras au lieu de plier une brassée, et bien la brassée sera fripée. Ma fille passe avant. Si j’ai à choisir entre faire la vaisselle du souper ou bien donner le bain à mon grand de 2 ans et lui lire une histoire, et bien la vaisselle restera sur le comptoir. Mon fils passe avant.

      Si je réussis à endormir la petite le jour et que je sais que j’ai 2 heures de répit, LÀ je culpabilise. Je fais la sieste ou bien je plis les vêtements et fais la vaisselle? Souvent, ce sont les taches ménagères qui gagnent….

    • J’ai grandi dans une famille désunie avec une mère qui était tout sauf une femme d’intérieur. Elle n’aimait pas spécialement faire la cuisine ou s’occuper de décorer et de donner une âme à la maison, même lorsqu’elle y était à temps plein. Et c’est quelque chose qui m’a beaucoup manqué – grandir dans une maisonnée joyeuse et chaleureuse. Ce qui fait que je fais des muffins maison à 6AM, il m’arrive d’acheter des fleurs pour décorer et j’essaie de rendre agréable la vie à la maison, oui, c’est important de souligner les fêtes avec des décorations spéciales et de décorer un gâteau en famille, je veux que mes enfants aient des souvenirs joyeux de leur enfance. Le ménage, on s’en fout et les enfants s’en moquent. Mais les petites attentions qui peuvent sembler superflues pour quiconque les prend pour acquises, elles sont importantes pour moi. Alors, quand je deviens trop occupée pour cela, oui, je me sens un peu coupable. Cela dit, il est plus important de passer du temps avec mon enfant que de faire des muffins maison mais l’idéal pour moi est de pouvoir faire les deux.

    • Culpabilité? Je l’ai pas moi ce piton-là!

      La culpabilité c’est pour celles qui veulent attirer l’attention…

      “Tu comprends, je me sens tellement coupable de…” et les amies de répondre en coeur: “Pauvre toi! Voyons, t’es tellement bonne – rayez les mentions inutiles (dans, pour, de) …”

      Se sentir coupable est la meilleure façon de ne pas assumer nos responsabilité! Une façon de se complaire dans la passivité! Je ne peux pas croire que nous en soyons encore là en 2011!

    • Note importante: dans mon précédent commentaire, j’utilise le féminin car Madame Galipeau a précisé: “On a sondé 2700 mères, des professionnelles d’un côté, et des femmes au foyer de l’autre.”

      Je ne crois pas que les femmes aient le monopole de la culpabilité…

    • Je crois que la raison pour laquelle on culpabilise pour le ménage, c,est que c’est la première chose qui prend le bord quand nos horraires sont surchargées.

      C’est donc cela qui est le plus souvent négligé. On met moins souvent nos enfants de coté, qu’une vaiselle sale. Je prefere sauter la balayeuse que ma session de gym.

    • @chakana
      “La culpabilité c’est pour celles qui veulent attirer l’attention… Se sentir coupable est la meilleure façon de ne pas assumer nos responsabilité! Une façon de se complaire dans la passivité! Je ne peux pas croire que nous en soyons encore là en 2011!”

      Vous y allez un peu fort… Une certaine dose de sentiment de culpabilité (et non de culpabilité tout court, c’est tout autre chose) facilite la remise en question et peut permettre aux gens qui en souffrent de s’améliorer. Comme personne n’est parfait, il est normal de se sentir coupable de temps en temps. Certains ont plus de facilité à vivre avec ce sentiment, c’est tout. Faudrait se sentir coupable de se sentir coupable maintenant !?!

    • @cjulie 27 octobre 2011 13h51: “Vous y allez un peu fort… Une certaine dose de sentiment de culpabilité (et non de culpabilité tout court, c’est tout autre chose) facilite la remise en question et peut permettre aux gens qui en souffrent de s’améliorer. Comme personne n’est parfait, il est normal de se sentir coupable de temps en temps. Certains ont plus de facilité à vivre avec ce sentiment, c’est tout. Faudrait se sentir coupable de se sentir coupable maintenant !?!”

      Je crois que vous m’avez mal comprise, ou je me suis mal exprimée, mille pardons! J’avoue toutefois que je suis assez “carrée”.

      Le sentiment de culpabilité est un sentiment passif qui ne favorise en rien l’action ni la prise en charge, ce sentiment paralyse souvent l’individu qui le ressent. La sympathie qui en découle représente un gain secondaire sans doute rassurant pour le dit-individu, le confortant dans sa passivité. D’où mon commentaire sur celles qui aiment attirer l’attention.

      Se sentir “responsable” au lieu de se sentir “coupable” amène la prise de conscience qui amène l’action propice au changement. La responsabilité nous oriente vers la remise en question et l’amélioration ou, à tout le moins, la recherche de solution. Se sentir responsable de notre bonheur, de celui de notre famille, de la qualité de notre travail, de notre qualité de vie, etc. est beaucoup plus positif vous ne croyez pas? Quand vous êtes responsable, vous êtes debout, vous êtes adulte, vous vous assumez, vous avez les choses en main! Quand vous êtes coupable… vous êtes comment? Moi j’ai l’image de quelqu’un d’écrasé, de passif qui subit la vie.

      Je joue sur les mots? Que voulez-vous, j’aime ça!!! :o)

    • @chakana

      Ha ! Je comprend mieux votre point, merci d’avoir pris le temps de vous expliquer. En effet, être passif et écrasé devant une situation qui nous indispose n’amène rien de bon. Je dirais que ne pas faire suivre un sentiment de culpabilité par un changement d’attitude ou de priorités (ce que vous appelez responsabilisation), ce n’est effectivement aucunement constructif. Bref, je pense que l’on dit un peu la même chose mais avec des mots différents, et vos mots sont fort probablement plus précis et mieux choisis ! :-)

    • cjulie 27 octobre 2011 16h30: @chakana “Bref, je pense que l’on dit un peu la même chose mais avec des mots différents, et vos mots sont fort probablement plus précis et mieux choisis !”

      J’avoue honnêtement que mon premier commentaire était peut-être une soupape pour laisser s’échapper un peu de pression!!!!!!! :o)

      Oui, parce que ça m’irrite un peu cette espèce de “mode” de se sentir coupable (sourtout pour les mères de famille) à tout bout de champ! J’ai vraiment l’impression que certaines personnes se servent de ça pour colectionner les rassurants “pôvre toi!” qui rendent le rôle de victime presque valorisant! On dirait que ces personnes ne sont pas capable de s’assumer et de dire: “Au diable le maudit ménage, je me suis écrasée sur le sofa avec un bon livre!” :o)

      Je pars du principe que dans la vie, nous avons tous le choix. Choix de notre métier, de notre conjoint, de notre mode de vie, de nos habitudes alimentaires, d’avoir des enfants ou pas, etc. Alors, si je choisi tout ça consciemment, pourquoi me sentirais-je coupable?

      La vie est trop belle pour la polluer avec des sentiments aussi négatifs…

    • @chakana, vous avez raison, beaucoup de gens se sentent coupables et ne font rien pour passer à l’action afin d’améliorer leur sort. 100% d’accord avec vous.

      Par contre, il arrive des situations, des événements, des malchances que nous ne choisissons pas. Un enfant malade, un parent âgé qui devient sénile, une perte d’emploi, un conjoint en burn-out, etc. C’est une chose que de choisir son travail et de choisir entre faire le ménage ou passer du temps avec nos enfants. Par contre, des fois, nous sommes confrontés à un catch-22 qui nous coupe les ailes et dont il faut une énergie extraordinaire – que nous n’avons pas toujours le sentiment de posséder – pour s’en sortir. Dans ce contexte, quand il faut choisir entre s’occuper de son travail (parce qu’il faut un gagne-pain), de son enfant et de son parent âgé, jongler les 3 en même temps, le choix peut être dur sur le moral et allons donc blâmer celui ou celle qui n’a d’autres issue que de se sentir coupable.

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