La mère blogue

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  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mercredi 31 août 2011 | Mise en ligne à 10h09 | Commenter Commentaires (11)

    Rentrée progressive, ou pas?

    Photo Yan Doublet, Le Soleil.

    Photo Yan Doublet, Le Soleil.

    Chaque année, c’est le même débat: pourquoi diable impose-t-on une rentrée progressive … aux parents?
    Je m’explique: certaines écoles (notamment à la maternelle), choisissent de faire une rentrée en douceur, avec, au lieu d’une vraie de vraie journée complète, un avant-midi seulement, ou bien une heure le matin, puis une autre heure l’après-midi, etc.
    L’objectif étant ici de permettre à l’enfant de s’initier tranquillement au nouveau régime de l’école, tout en passant du temps avec sa famille en même temps (certaines rentrées se font d’ailleurs en présence des parents également).
    Sauf que dans la vraie vie, bien des parents ne prennent pas (ou ne peuvent pas prendre) de congé, et les enfants se retrouvent du coup au service de garde, pour la majeure partie de la rentrée. Bravo pour la progression…
    Apparemment, indique cet article de La Presse, bien des parents se plaignent de cette situation depuis des années déjà.
    Vrai, cette “rentrée progressive” a été pensée il y a des dizaines d’années, quand les enfants n’allaient pas en garderie. Aujourd’hui, les enfants sont certes habitués à la vie en groupe, aux routines imposées, etc.
    En même temps, l’entrée à l’école demeure une grande étape dans la vie d’un enfant. Est-ce qu’on ne minimise pas cette étape en imposant une rentrée plus brutale aux plus jeunes?
    Qu’en dites-vous? Pour ou contre, la rentrée progressive?


    • Je n’ai aucun souvenir si j’ai eu moi-même une rentrée progressive ou pas en 1985, mais une chose est sûre: je n’ai pas été traumatisée!

      Je crois qu’au lieu d’une rentrée progressive, il vaut mieux une journée d’accueil où les parents peuvent accompagner leur enfant durant la journée pour les familiariser.

      Le plupart des enfants ont passé 4 ans en garderie, la vie de groupe ne les terrorise pas.

    • Je ne me souviens pas d’avoir vévu une entrée progressive. Ma mère est venue à la maternelle le premier matin pour me montrer le chemin et le lendemain, j’y allais toute seule. Honnêtement, on s’inquiète parce que les jeux au parc sont devenus trop sécuritaires mais pas un mot sur cette constante attention que subissent les enfants. Entrée progressive et en douceur à la maternelle et une quinzaine d’années plus tard on ne s’étonne même plus de voir des grands dadais et dadaises de 20 ans se faire accompagner par leurs parents à leur première journée à l’Université. (C’est vrai, j’en vois à tous les jours où je travaille).

      Lâchez-les bordel !

    • Il ne faut pas attendre l’entrée en maternelle pour apprendre aux enfants à socialiser sinon la rupture sera forcément plus difficile.

    • Je suis pour. ET j’ai 3 enfants, et un emploi à temps plein, et je m’organise en conséquence. Ayant reçu le calendrier scolaire de la rentrée en JUIN dernier, cela fait longtemps que j’ai prévu travailler de la maison ces 2 journées.

      @minotte et autres… Pourquoi êtes-vous si sévères avec de si petits êtres humains ?
      La question n’est pas de savoir si “rentrée progressive = tanguy à l’âge adulte ou adulte fainéant” mais plutôt de savoir “pourquoi rentrée progressive = si grand dérangement pour les parents”.

      En connaissez-vous beaucoup d’adultes qui, au retour d’un long weekend ou de vacances, sont 100% performants au travail ? Généralement, quelques heures ou quelques jours dans le cas de longues vacances, sont nécessaires pour se remettre dans le bain, reprendre nos habitudes et nos réflexes de travail.

      C’est la même chose pour nos petits qui ont passé l’été à jouer dehors, hors d’un cadre structuré.

      Quel est le mal d’offrir, à ces enfants, qui auront bien le temps de stresser plus tard, deux demi-journées d’école (sur toute l’année) pour commencer l’année, s’habituer au nouveau professeur, nouveau bureau, nouveau casier, nouvelles matières. Les écoles offrent toutes (la très grande majorité en tout cas) un service de garde en après-midi lors de ces demi-journées, pour ces parents mal-pris. Oui, les enfants seront au SDG mais, au moins ils pourront y décompresser, jouer dehors, et aussi d’une certaine façon s’acclimater à leur groupe et à leur éducatrice… c’est différent de passer l’après-midi assis à un bureau crayon à la main.

      J’ai toujours été une partisane de la douceur et de l’équilibre, du respect du rythme de chacun. Nos enants deviendront grands assez vite et si on les a trop pressés, n’auront pas appris à être à l’écoute de leurs besoins et de leurs désirs. Ne dit-on pas que ceux qui partent en lion finissent en queue de poisson ?

    • Je trouve que certaines rentrées dites progressives sont exagérés… Une amie me comptait que son fils va à la maternelle 1h la première journée et que le lendemain, c’était congé pour décompresser et relaxer! Relaxer de 1h d’école! Pour moi, c’est trop. Je n’ai rien contre une ou deux demi-journée pour les tout-petits, mais pour les grands de 6ème année, je trouve ça trop.

      Pouvons-nous avoir un juste équilibre ici?

    • Pour les enfants (et ils sont majoritaires) qui sont habitués à fréquenter à temps plein les services de garde (CPE ou autres) depuis qu’ils ont à peine un an, je ne vois pas en quoi l’entrée à la maternelle constituera un choc! Pour les autres, je pense que la rentrée progressive est une bonne chose (dans la mesure où les parents ont la possibilité de l’assumer). Contrairement à la croyance populaire, la socialisation précoce n’est pas un facteur favorisant pour l’autonomie, mais bien au contraire une source de stress et d’insécurité pour l’enfant.

    • Encore du niaisage dans notre merveilleux système d’éducation.

      Les enfants ne vont pas mourrir a passer une journée ”complète” (qui finit quand-même a 3h?) a l’école. Ils ont intérêt a s’habituer a cette réalité, ils vont y être pour longtemps encore.

    • Contre… Ça n’existait pas en 1983-1984 quand j’ai commencé l’école et on ne s’en portait pas plus mal. Nos parents (plus souvent nos mères encore à l’époque) venaient nous “conduire” (notez que ce mot ne sous-entend pas en voiture nécessairement) le premier matin et ce premier matin avaient le droit de rester pour l’accueil (environ une heure). Puis on les revoyait le midi ou le soir dépendamment si on dinait à la maison ou pas.

      De plus, nos parents avaient le droit de venir nous “conduire” tous les jours jusqu’à la cours d’école. De se que j’entends de ma sœur qui a deux enfants, de nos jours le parent doit laisser son enfant à un ou deux coin de rue de l’école. Soit disant pour l’autonomie de l’enfant. Et si une maman est à la maison, elle ne peut pas venir saluer son petit, même de l’autre côté de la clôture, ou l’avoir à la maison pour le dîner. Personnellement, je préférais l’ancienne méthode.

      Pour ceux qui disent c’est stressant, je ne sais pas à quelle école vous êtes allé, mais je me souviens très bien que, tant au primaire qu’au secondaire, la première semaine ne se passait pas dans les livres et dans les grandes études. On apprenait à connaitre notre groupe, on avait des activités dehors dans la cours, le/la prof nous parlait de se qu’on allait faire et apprendre dans l’année… je n’appellerais pas ça stressant moi.

    • La maternelle ne durait qu’une demie-journée au début des années quatre-vingt, alors… Nous étions en intégration progressive toute l’année! Franchement, ce n’est pas du niaisage que de donner le temps aux enfants d’établir leurs repères, surtout si leur parents ne peuvent pas être présents à leur premier jour d’école. Quand ils grandissent, je comprends que ce ne soit plus nécessaire mais à 5 ans…

    • Pas encore ça. Ouvrez vous les yeux et reconnaissez que ce n’est pas tout le monde qui réagit de la même façon. Allez voir du coté des communautés ethniques. Vous en verrez des mêres qui pleurent parce que leur jeune rentre à l’école. Comment le jeune réagit face à ça ? Hé oui. Il y en a qui braillent pendant des jours. Il y en a qui braillent à s’en faire vomir.
      Il y a des jeunes qui sont avertis le matin même qu’ils rentrent à l’école. Et ça, pas juste dans les communautés.
      Probablement qu’ici, personne “garroche” leur jeune à l’école, mais il y en a au maudit qui le font.

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