La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mardi 30 août 2011 | Mise en ligne à 11h50 | Commenter Commentaires (16)

    Rentrée, retour et … relance d’un vieux mais excellent débat

    Me revoilà. Après un bel été franchement reposant, après avoir décroché à 100%, me revoici à mon tour au bureau. Après la rentrée scolaire des enfants, c’est ma rentrée à moi. Retour à la vraie vie quoi!
    Je pensais vous parler de la rentrée, justement, du retour à la routine, des lunchs, pourquoi pas de devoirs, ou encore d’activités parascolaires.
    Mais voilà que je viens de tomber sur une question pas du tout nouvelle, mais qui m’interpelle grandement. Alors même si cela n’a rien de rien à voir avec l’école (on aura le temps d’y revenir, je ne suis pas inquiète), mais tout à voir avec la conciliation famille-travail (et Dieu sait si elle est d’actualité, quand on a oublié tout du travail pendant l’été) je vous la lance comme ça:
    est-ce sexiste de demander à une femme comment elle fait pour concilier famille et travail?
    La question vient d’une blogueuse, qui fait ici référence à la fameuse journaliste Alex Crawford de Sky News, récipiendaire de plusieurs prix de journalisme, qui a été la seule à avoir émis un reportage en direct, pendant l’avancée des insurgés, à Tripoli la semaine dernière. La journaliste de guerre, mère de quatre enfants, est évidemment un cas extrême. Mais cela prend souvent des cas comme cela, justement, pour soulever des débats. On le sait: depuis qu’elle a choisi ce poste il y a six ans, c’est son mari qui s’occupe des enfants à la maison. N’empêche, elle se fait régulièrement poser la question: est-ce possible d’être une bonne mère avec une carrière pareille?
    Alors je vous relance: la question est-elle, ou non, sexiste? D’un côté, on ne poserait probablement jamais la question à un père de famille journaliste de guerre. D’un autre, les femmes de carrière ne sont-elles pas habituées à se faire poser ce genre de questions?
    Ironie du sort: je viens justement de recevoir un communiqué annonçant la publication d’un énième livre sur l’art d’être une mère au foyer moderne et de son temps…


    • Je la poserais, moi, la question à un journaliste de guerre. J’aurais le réflexe de lui demander s’il a des enfants et si oui, comment il a pu jumeler ces deux pans de sa vie. Rien de sexiste là-dedans, c’est un enjeu autant pour les hommes que pour les femmes. Je ne vois même pas le débat.

    • Je ne crois pas que ce soit sexiste du moment que même les hommes, de nos jours, nous nous faisons poser ces mêmes questions.

    • Bon retour.

      La question sera sexiste que si elle n’est posée qu’à la femme ou qu’à l’homme. Peu importe la question (sauf pour certaines considérations anatomiques évidemment).

      Le sexisme, c’est un peu de la généralisation à outrance. Donc de la paresse intellectuelle. Si la dame trouve la questions sexiste, elle peut toujours répondre par une question qui ferait réfléchir l’autre : “Est-ce possible d’être un bon ……… avec de tels préjugés”.

    • «…..est-ce possible d’être une bonne mère avec une carrière pareille?»
      ++++++++++

      Il est sans doute vrai que l’on ne pose cette question qu’aux mères et, exceptionnellement, aux pères.

      Par contre, n’entendons-nous pas à satiété des pères, des commentateurs, voire des fils et filles déplorer le phénomène des pères absents? Des pères qui disent regretter de n’avoir pas vu leurs enfants grandir?

      Je pense que la raison pour laquelle on ne pose pas souvent la question, c’est que l’on connaît bien la vraie réponse, au-delà des lieux communs que l’on nous sert pour se donner bonne conscience, style le «temps de qualité» et autres niaiseries.

    • Les femmes Américaines, c’est un fait reconnu, sont largement plus nombreuses que les Québécoises (toutes proportions gardées) à rester à la maison pour élever les enfants. Cela s’explique entre autre par les frais collatéraux reliés au travail (garderie, habillement, transport,etc.) qui sont si élevés qu’il n’y a pas d’avantages à vouloir profiter d’un 2e salaire.
      La tradition de la mère au foyer est aussi beaucoup plus enracinée aux États-Unis qu’au Québec.

      Je pense donc que la question de la conciliation travail famille doit être beaucoup plus posée aux femmes Américaines qui travaillent qu’aux pères. Dans ce contexte, je considérerais que la question est sexiste. Toutefois, j’estime qu’elle n’a rien à voir avec le fait d’être un bon ou un mauvais parent, qu’on soit une mère ou un père. Le père de mes enfants, qui était lui aussi journaliste, passait très peu de temps à la maison mais je ne l’ai jamais considéré comme un mauvais père pour autant. Car lorsqu’il était là, il savait rendre spéciale chaque minute qu’il passait avec eux.

    • Deux millions d’années d’évolution pour qu’en moins de 50 ans, on pense que l’homme et la femme ont le même rôle dans l’éducation de la progéniture…

    • En effet c’est un vieux débat, qui ne devrait plus en être un.
      Les couples dont le père participe peu ou pas du tout à l’éducation des enfants est tout simplement un couple issue du vieux modèle.

      Je trouve même très étonnant que vous nous posé la question.

    • C’est sans doute sexiste, et envers les deux sexes je dirais, de ne poser ce genre de question qu’aux femmes. Sexiste envers les femmes puisqu’on leur signifie que la conciliation travail-famille est leur responsabilité exclusive puis sexiste envers les hommes car on suppose que les pères n’ont pas ce soucis. Les écoles ont d’ailleurs encore tendance à téléphoner à la mère lorsqu’il y a un problème, même lorsque les deux parents travaillent.

      Il y a encore des gens qui voient les pères qui se prévalent d’un congé parental comme des paresseux qui se la coulent douce. Ils en a d’autres qui traitent les pères au foyer d’efféminés ou les voient comme des faibles qui ont peur de leur conjointes. Il y a encore des patrons qui grognent lorsqu’un père prend un congé pour raison familiale ou demande à rentrer plus tôt parce que leur enfant est malade.

    • Ça n’est pas sexiste. Dans la plupart des cas, les femmes sont les meilleures pour s’occuper des enfants, et les hommes sont les meilleurs pour travailler.

      Mais dans certains cas, c’est l’inverse. On est une société libre, tous peuvent décider ce qui fonctionne pour eux.

    • @rightman
      “Les hommes sont meilleurs pour travailler” Je suis un homme et je vous trouve très sexiste.

      @patpot
      Le modèle est peut-être vieux mais il est encore d’actualité s’il y en a qui l’utilisent encore.

    • Honnêtement, je me fiche de savoir si c’est sexiste ou pas, une question est une question.

      Traditionnellement, les femmes ne travaillaient pas (ou peu) et s’occupaient généralement des enfants. Et c’est encore leurs rôles de s’occuper des enfants, la différence aujourd’hui c’est que le père s’investis plus dans le partage des tâches.

      Chez nous, c’est moi qui effectue la plupart des tâches relié à l’enfant (l’habiller le matin, donner son bain, l’amener aux rendez-vous chez le pédiatre, le mettre au lit, etc.). Ce sont les “trucs de femmes”. Les mères sont généralement meilleures là-dedans.

      Mon chum lui, aime cuisiner et considère que lorsqu’il cuisine, il s’occupe de notre fille (car il faut bien la nourrir). C’est lui qui vérifie si tout dans la maison est sécuritaire (entretien, bris, moisissure), ça aussi c’est s’occuper de ton enfant, puisque tu lui assures une environnement sain. Ce sont les “trucs de gars”. Les hommes sont généralement meilleurs là-dedans.

      On considère que tous les deux qu’on s’occupe pleinement de notre fille, mais les tâches sont différentes, c’est tout. Celle des mères sont plus “day-to-day”, celles des pères plus abstraites.

      Rien de sexiste là-dedans.

    • @larousse_estdouce

      “Ce sont les “trucs de femmes”. Les mères sont généralement meilleures là-dedans. (…) Ce sont les “trucs de gars”. Les hommes sont généralement meilleurs là-dedans.”

      Vous ne pensez pas que c’est par la pratique qu’on devient compétent dans quelque chose? Nous ne naissons pas avec la science infuse, nous apprenons par l’imitation et la pratique. Presque toutes les émissions de télévision de cuisine sont animées par des hommes en ce moment. Ils ont appris la cuisine petit à petit comme n’importe quelle femme qui sait cuisiner.

    • Égal ne veut pas dire pareil. Je suis l’égale de mon conjoint mais biologie oblige, c’est moi qui a porté notre enfant et en porte un second à venir, pas lui. Que la question soit plus adressée aux femmes qu’aux hommes ne m’offusque pas. La question n’est pas méprisante.

    • Moi, je trouve cela sexiste dans la mesure où la société et les individus en général s’attendent à ce que ce soit la femme qui fasse des sacrifices au travail pour le bien des enfants. Une femme qui a un bon emploi et une tendance dite “carrériste” se fait automatiquement pionter du doigt,souvent par les autres femmes qui ne se gènent pas pour la traiter de mauvaise mère et de décrier qu’elle n’éduque pas ses enfants alors que c’est généralement faux… Un père par contre, ça passe mieux.

      Alors oui, je trouve sexiste de savoir, qu’en 2011, la question de l’éducation des enfants soit encore reléguer strictement à la femme. Comme si les pères n’avaient aucun rôle à jouer ou si leur importance étaient moindre.

    • Toute question posée respectueusement et susceptible d’éliminer des préjugés est une question pertinente et socialement utile. Puisque l’ignorance alimente les idées préconçues, il faut se donner la peine d’y répondre sans se vexer à mon avis.

    • @alyla:
      Ce n’est que récemment que les hommes gagnent assez pour que la femme puisse rester à la maison s’occuper à temps plein des enfants. Auparavant, tout le monde devaient mettre la main à la pâte pour assurer la survie de groupe.

      Les liens formés avec son milieu aussi étaient plus serrés avant alors en cas de maladie ou même de décès d’un des parents, il y a quelqu’un d’autre pour aider.

      C’est plus ou moins sexiste. Comment ce fait-il que le fait qu’elle ait 4 enfants soit connu? Si elle en parle, elle devrait s’attendre qu’on lui pose la question, non? Les hommes, de part mon expérience, dévoilent moins le fait qu’ils ont plusieurs enfants. Et oui, souvent, c’est la femme qui prend un recul professionel. Pour une part, c’est biologique, d’une autre, c’est souvent aussi un peu par plaisir de rester avec les enfants.

      Enfin, je trouve inconcevable de mettre ma vie (ou celle de mon conjoint) en danger pour quelques sous alors que de jeunes enfants dépendent de nous.

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