La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mardi 28 juin 2011 | Mise en ligne à 11h13 | Commenter Commentaires (37)

    Après l’enfant sans genre, la garderie sans fille ni garçon…

    Les poupées pédagogiques de la garderie éducative Égalia, en Suède. Photo AP.

    Les poupées pédagogiques de la garderie éducative Égalia, en Suède. Photo AP.

    Je vous ai parlé récemment de cette famille ontarienne, qui a décidé d’élever son petit dernier dans la neutralité sexuelle la plus complète. Personne, à part la famille immédiate, donc, ne sait si bébé est une fille ou un garçon. Objectif: l’élever loin des stéréotypes sexuels, et le laisser décider, à terme, de sa propre identité (le masculin est ici utilisé par pur conformisme grammatical, il va sans dire…)
    On se souvient, bien sûr, qu’un couple suédois fait depuis quelques années la même expérience, avec son bébé baptisé “Pop” pour la cause.
    Et bien figurez-vous maintenant que la Suède va encore plus loin dans cette quête d’élever les enfants dans la neutralité la plus objective. Une garderie, Égalia, accueille une trentaine d’enfants d’âge préscolaire, en n’employant jamais le féminin ou le masculin. Pas de filles ou de garçons ici, seulement des amis. Pas de jeux de rôles stéréotypés. On joue à la famille avec une, deux, ou pourquoi pas trois mamans (ou papas). Bref, chaque outil éducatif est pensé pour ne pas tomber dans les stéréotypes. Aussi, les livres présentés aux enfants mettent en scène des personnages homo, bi ou transsexuels.
    L’histoire a fait le tour de la planète en ce début de semaine (ici, ici, et ici, entre autres)
    Mais sans surprise, même en Suède, les méthodes de cette garderie (publique) suscitent la controverse. Des parents estiment que l’on va trop loin dans la volonté de gommer les rôles de genre. En attendant, la liste d’attente pour cette garderie novatrice est … très longue.
    Qu’en pensez-vous? Fausse bonne idée? Ou projet intéressant? Votre garderie renforce-t-elle certains stéréotypes sexuels? Et vous, surtout, enverriez-vous votre enfant dans ce genre d’établissement?


    • Un peu mieux que les ontariens. A peine.

      Dans 10 ans, un journaliste demande à un des enfants qui est allé dans cette garderie :
      “Quel était votre sexe à la garderie ?”
      “On ta rien” (”on était rien” en parlure ado)

      “Aussi, les livres présentés aux enfants mettent en scène des personnages homo, bi ou transsexuels.”
      Belle leçon de diversité ? Et les couples ordinaires eux ?

    • J’ai bien ri en lisant La Presse ce matin. Non, je n’enverrais pas mes enfants dans cette garderie. C’est trop extrême. D’accord pour ne pas renforcer des stéréotypes à outrance mais pas au point de faire du lavage de cerveau dans le sens contraire. Quand il faut tout repenser, tout calculer, c’est qu’on va à contre-nature. Le message que je souhaite passer à mes enfants c’est d’être fiers ce qui ils sont, de s’accepter et d’accepter les autres dans leur différence. La véritable égalité, ce n’est pas de nier les différences mais de reconnaître que chaque sexe – et orientation sexuelle – est digne de respect.

    • “Aussi, les livres présentés aux enfants mettent en scène des personnages homo, bi ou transsexuels.”

      Comment présenter un homosexuel à un enfant qui n’a pas de conception de ce qu’est la sexualité? Comment expliquer naïvement à un enfant de 4 ans c’est quoi un transsexuel? Des livres présenté qui mettent en scène des personnages homo, bi et transexuels… pourquoi pas noir, handicapé et sourd aussi?

      Il était une fois, Herménégile, le petit gars/fille à qui il manquait un bras, qui avait une forte attirance pour le même sexe (whatever it was). Il n’entendait rien et les autre se moquaient beaucoup de lui.

      Bon ok j’ai pas le courage de continuer.

    • Un enfant peut tout à fait faire ses choix en matière de genre et de sexualité sans être élevé dans la neutralité sexuelle au niveau linguistique! Je crois sincèrement que d’agir ainsi, c’est de démontrer que le genre sexuel est d’une très grande importance. En tentant de l’éviter, les parents montrent à leur enfant à quel point cette distinction a une importance immense. Un jour, ils devront bien se définir par rapport aux autres.

      Je préfère élever ma fille en lui disant qu’elle est une fille mais en lui démontrant que les choix qu’elle fera ne changeront en rien ma perception d’elle. Il est, à mon sens, plus facile de se définir quand on a une base de référence. De plus, je crois que nous avons suffisamment d’exemples démontrant qu’il est possible d’être heureux pour une personne née fille ou gars et qui est homosexuelle, bi ou transgenre.

      Quant à moi, cette décision marginalise et confond encore plus l’enfant qui cherche assurément à se définir. En sachant qui on est, ce que l’on est, et pourquoi on est physiquement différent d’un ami de l’autre sexe, on peut débuter notre réflexion sur ce qu’on veut réellement être.

      Bref, ça va trop loin je trouve. Je suis convaincu qu’en montrant à ma fille que l’orientation sexuelle des personnes n’a aucune réelle importance à mes yeux, que c’est du pareil au même, qu’elle sera apte à faire les choix qu’elle veut, même si elle sait fondamentalement qu’elle est une fille.

    • @ needle: LOLOLOLOLOLOL j’adore l’histoire que tu as commencé!

    • Les gens ne savent vraiment, vraiment plus quoi faire.

    • Les enfants sont-ils en danger? Non.

      Alors laissons-les donc élever leurs enfants comme ils l’entendent. C’est quoi ce délire de toujours vouloir contrôler et règlementer ce que font les autres?

    • @legorf, la question principale est : enverriez-vous vos enfants dans cette garderie ? et non pas : devrait-on interdire la garderie ? Répondre que non, on n’y enverrait pas notre enfant n’a rien de délirant. Personne n’a mentionné ici vouloir aviser la DPJ suédoise…

    • @legorf
      Des commentaires et des opinions ne sont pas des controles et des règlements.

      En essayant quelque chose de différent, eux aussi portent un jugement sur la méthode “traditionnelle”. C’est un opinion ça aussi.

      Mon opinion est la réalité va rattraper les jeunes à un moment donné. Toute cette expérimentation n’aura pas donné grand chose.

    • J’ai hâte que cette mode de tout vouloir remettre en question passe un peu. La nature est ce qu’elle est, les filles et les garçons ne sont PAS PAREILS, pourquoi s’acharner sur cette question? Ce n’est pas sexiste que de dire qu’il y a des différences, c’est juste normal!

      Je prône pour l’égalité des droits et libertés de chacun, mais la nature ne nous a pas faits hermaphrodites, c’est parce qu’à quelque part, on n’avait pas à l’être, et donc on doit célébrer ces différences, être à l’écoute de chacun, accepter chacun tel qu’il est et faire tomber les tabous, oui d’accord. Mais ça n’a pas de sens de voir à quel point les adultes font de leurs enfant des objets de tests sociaux douteux.

    • @kirkpitaine
      C’est la stratégie “Nintendo”. Quand on se plante, on ne pense pas trop et on essaie quelque chose d’autre. Faut que ça bouge.

    • Ce serait quand même interessant de tenir une étude statistique comparée sur le taux de suicide des gens éduqué de façon conventionelle à celui des gens éduqué de façon bigarré.

      Personellement, je suis plutot satisfait de pas avoir subit ce genre d’éducation à forte teneur en masturbation cérébrale.

    • Je partage la vision de philgoug.

      Nous sommes des êtres sexués et il est important d’en prendre conscience et de s’accepter dans ce que nous sommes, physiquement et psychologiquement.

      Il faut plutôt apprendre aux enfants que certaines barrières ont été créees et n’ont pas lieu d’être.

      En tout cas, à quand la garderie “nous sommes tous la même couleur de peau” !

    • Même si je suis pour l’égalité des sexes et que ce projet est plein de bonnes intentions, j’ai peur que des enfants élevés dans un milieu qui s’efforce d’éviter la moindre référence sexuelle finissent par développer une honte de leurs organes sexuels qui eux, ont forcément un sexe.

      N’y a-t-il pas là un manque de confiance dans l’être humain que de croire qu’il est impossible à un enfant de s’épanouir et d’être lui-même s’il réalise qu’il est un être sexué? Lutter contre les stéréotypes est très important mais on peut le faire sans jeter une sorte de tabou sur le corps humain. L’égalité, c’est se respecter dans la diversité et malgré les différences, pas de prétendre que nous sommes tous et toutes identiques.

      J’ai grandi avec l’idée que j’étais une fille et jamais je me suis demandé si telle activité ou tel trait de caractère me convenait ou pas à cause de mon sexe. Ce qui me convenait était ce qui m’intéressais, point! Bien sûr quand tu trippe à la fois sur Candy et Goldorak, les garçons comme les filles peuvent trouver que t’as de drôles de goûts :)

    • Si vous saviez comme y’a des fois où je suis content d’être vieux!

    • En lisant ça, je ne peux pas m’empêcher de penser que les enfants (en tout cas les miens), font naturellement abstraction des stéréotypes dans leurs jeux sans qu’on ait à y faire grand chose. On a juste à les laisser faire.

      Ma fille de trois ans, par exemple, quand elle joue avec son papa, lui dit régulièrement qu’il a un bébé dans son ventre. Son papa, qui n’est pourtant pas gros, ne s’en offusque pas. Il lui mentionne à l’occasion que seule les mamans peuvent porter un enfant, mais si elle insiste que non, c’est lui le papa qui est enceinte, il la laisse fabuler à sa guise. Ce n’est qu’un jeu. De la même manière, elle joue souvent à la maman avec sa soeur (qui n’y comprend rien… encore trop jeune). Selon le cas, elles sont tour à tour deux mamans, deux papas, ou une maman et un papa. Et pourtant elle n’a pas d’exemple de couple homosexuel avec enfants sur qui se baser. Si elle a envie de jouer qu’elle est un papa, eh bien soit. Ça n’empêche pas qu’elle sait qu’elle est une fille.

      D’un autre côté, elle s’invente des stéréotypes basés sur ce qu’elle voit. Par exemple, elle est convaincue que seuls les hommes (son père) mangent de la moutarde avec leur saucisse ou mettent de la sauce forte sur tout. Les femmes boivent quant à elles leur café noir. C’est du n’importe quoi, mais c’est le monde dans lequel elle vit.

      Je pense que l’idée de cette garderie est un peu ridicule et surtout ne sert pas à grand chose. Les enfants reproduiront avec le temps, dans une certaine mesure, le modèle qui leur est présenté quel qu’il soit. Peu importe ce qu’on fait, on leur impose un modèle. C’est impossible de faire autrement.

      Pour ma part, j’aime mieux présenter un modèle ou il y a des hommes et des femmes, différents et semblables à la fois. Et les laisser fabuler et s’imaginer la vie comme elles le veulent dans ses jeux et son imaginaire.

      Par contre, je suis d’accord avec legorf. Est-ce que ces enfants sont en danger? Est-ce qu’ils sont aimés? Le reste c’est du domaine des préférences personnelles.

    • Je ne vois vraiment pas en quoi cette approche est révolutionnaire.

      Mes trois garçons, bien assumés dans leur “garçonitude”, ont tous fréquenté le même CPE et ont tous les trois joué au coin cuisine qui jouxtait le coin construction… ont tous eu accès à des casse-têtes de princesse à côté de ceux représentant des camions de pompiers… ont tous pigé dans le coffre à déguisement pour revêtir armures de chevaliers, habit de pompier, souliers clic-clacs roses à paillettes, ou chapeau de clown… ont tous bricolé des lapins de Pâques, cuisiné des biscuits, regardé des papillons grandir et semé des fleurs.

      Et surtout, dans le respect de leur individualité, ils ne se sont jamais fait appelé “mon ti-gars” ou “ma belle fille”… Non, on les appelait (tenez-vous bien), par leur nom ! (mais que voulez-vous, je n’ai pas été assez avant-gardiste il faut croire car ils ont des noms masculins)

      De plus, je constate ce même genre d’attitude non-sexiste et d’organisation du jeu chaque fois que je vais chercher mes enfants à la garderie ou au service de garde de leur école… oui oui… ici au Québec, sur la rive-sud de Montréal plus précisemment, dans une ville tout ce qu’il y a plus de cosmopolite, où les différences de couleur, de langue, de culture, d’orientation sexuelle sont la normalité. Un ami avec deux papas… ça existe !

      Il suffit d’entrer dans un CPE ou au SDG pour constater que le principe des aires de jeu y est établi et que les coins ceci, voisinent les coins cela, que le rose et le bleu se mélangent allègrement avec le rouge, le mauve, le jaune ou le vert et que, bien que le personnel éducateur soit majoritairement féminin, leur style est assez varié et leur engagement et passion et leur formation font en sorte justement de ne ségréger les gars et les filles. Y’a des éducatrices plus “fifilles” tout comme il y en a des plus sportives pour ne pas dire “tom boy”, artistique, scientifique, trippeuse de bibittes, amatrice de grands jeux… Et oui, they come in all shapes and forms ! Comme dans la vraie vie. Comme les enfants, les parents, les profs, les voisins, les amis.

      Mes 3 gars sont des gars tout ce qu’il y a de plus gars : ils aiment les camions et les jeux physiques et trippent sur les sports (hockey, soccer, basket, piscine, roller, tennis, ski, snow,… y’en a jamais assez) mais ils dessinent, tricotent (et oui ! c’est un excellent moyen pour calmer les petits anxieux et turbulents), bricolent et cuisinent avec moi.

      Oui vraiment, je ne vois vraiment pas en quoi cette approche est révolutionnaire (à moins que mon CPE ait été importé de Suède il y a fort longtemps ??)

    • Ce qui manque dans cette histoire, c’est l’orientation sexuelle des dirigeants de cette garderie. Les homosexuels ne représentent qu’entre 1% et 2% de la population (oubliez les fausses statistiques véhiculées par les lobbys). Le recrutement est un problème constant pour eux.

    • Je laisserais les enfants des autres être des prototypes de ce programmes.

      Soyez assurés que les autres enfants ou ados vont harceler les enfants de cette garderie qui auront certainement un comportement hors norme appris en bas âge (Les parents doivent aussi être assez ‘hors-norme’!) Est-ce que des problèmes de santé mentale/dépression découlera de cette exclusion sociale? Je suis pro-liberté mais au Quebec, c’est l’état qui fourni les services sociaux. On ne peut pas dire: ‘Oui allez-y, envoyer vos enfants dans ce programme, mais s’il deviennent dépressif a faire rire d’eux à l’école, on n’offrira pas de services!’

      Personnellement, Je ne prendrais jamais ce risque. Le bonheur d’un enfant passe devant les idéologies et quand il sera adulte, il saura faire la part des choses et décider de ce qu’il veut. Ce serait égoïste comme parent de passer ses idéaux en premier.

    • What’s gonna be next? Ça sera quoi la prochaine étape dans la dépersonnalisation?

      J’abandonne. Je débarque. Je dételle.
      Au diable!

    • les jeunes écoutent les télétubbies toute la journée…

    • Quelle absurdité. Je pressens d’ici quelques années une forte augmentations des consultations psychiatriques en Suède. À nier ce qu’on est, on se dénature complètement. Qu’y a-t-il de mal à être un homme ou une femme? “Les êtres humains naissent différents, mais vivent égaux”. Voilà ce qui devrait être le fondement de toute notion d’égalité sociale. L’homme et la femme sont différents (heureusement), mais ça ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas être traités de façon égalitaire et qu’ils ne peuvent vivre ensemble malgré leur différence. Nier la différence, tenter de la taire, c’est implicitement lui attribuer un mal qui n’existe pas à la base. C’est de dire que la différence est mauvaise. C’est presque de l’eugénisme et c’est franchement dangereux.

    • Ce qui me choque le plus, dans le concept “Pas de filles ou de garçons ici, seulement des amis”, c’est cette banalisation du mot “ami” pour “camarade” ou “copain”.
      Dans la vraie vie, personne n’a 30 amis. Sauf sur Facebook, évidemment.

      Cela dit, mise à part l’histoire des livres présentent des homo-bi-trans (qu’est-ce que les petits on à f**tre des activités sexuelles des adultes ?), je mettrais volontiers mes enfants dans une telle garderie. Je saurais, au moins, si c’est leur entourage ou si c’est eux-mêmes qui sont à l’origine de leurs goûts.

    • Fausse bonne idée sur toute la ligne.

      l’égalité ne consiste pas en la suppression de l’identité sexuelle des individus (en général) ou des enfants (en particulier). L’égalité consiste à savoir que l’on a tous les même droits peut importe ce qu’on possède entre les deux jambes.

      Cette idée d’éliminer les genres est complètement absurde et stupide. Point bare.

    • “Les homosexuels ne représentent qu’entre 1% et 2% de la population (oubliez les fausses statistiques véhiculées par les lobbys). ”
      ———–

      Des preuves svp de ce que vous avancez?

    • Le genre de nouvelles qui te fait penser “Fuck tout ça, j’fout mon camp dans l’bois jusqu’à ma mort.”

      L’humain est de plus en plus malade.

    • Je ne crois pas nécessairement en ce concept.
      Mais je crois a la base que c’est plutôt pour faire comprendre à l’enfant que même s’il a des organes génitaux mâle ou femelle, s’il croit qu’il est un garçon ou une fille dans sa tête, c’est ça qui importe, peu importe le vagin ou le pénis qu’il possède.
      Pour ceux que ca intéresse, il a des ouvrages écris sur l’identité et le genre, beaucoup provenant du mouvement Queer, qui peuvent donner beaucoup de renseignements pertinent.

      Par contre, je ne suis pas d’accord avec le fait de ”forcer” des enfants qui n’ont pas encore nécessairement une conscience sexuelle à être ”libre d’être ce qu’il veulent” (c’est pas déjà le cas?). C’est un peu poussé!

      L’éducation sexuelle dans ce cas devrait se faire plus vieux, ou si on se rends compte que notre enfant ne semble pas bien dans ”le sexe qu’il a” en bas âge, de tout d’même prendre une chance et de discuter avec lui.

    • @larousse_estdouce
      “Des recherches plus récentes indiquent que 2 à 7 % des hommes et 1 % des femmes se considéreraient comme homosexuels ”

      Donc en additionnant et en divisant pas 2, ça donne de 1.5% à 4%. Gasston était pas loin.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Homosexualit%C3%A9#Statistiques

    • Je n’enverrais jamais mes enfants dans un tel endroit. Aux dernières nouvelles, c’est encore légal d’être soit un gars, soit une fille!

      La course à la rectitude politique ou le nian-nian en vogue dans le moment me tape royalement sur les nerfs!

      Allez!
      Aucun genre (garçon ou fille)
      Aucune culture
      Aucune couleur de peau
      Aucune langue
      Aucune nationalité, la terre appratient à tout le monde yeah!
      Aucune orientation sexuelle
      Aucune religion
      Plus aucun esprit critique: tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. “I’d like to teach the world to sing in perfect harmony”. Vive Utopia!

      Plus aucune différence qui rend la vie si passionnante et nous permet d’apprendre des autres. Tous drabes! Tous pareils. Tous égaux, pas un poil qui dépasse!

      La Chine n’a pas essayé ça par hasard? Les Chinois ont l’air heureux vous croyez?

      jeanfrançoiscouture: mettez-en que je suis contente d’être “vieille” dans ce maudit monde en train de devenir fou!

    • De toute façon, à l’école, les enfants sont confrontés aux stéréotypes. Ou alors ils voient comment la société fonctionne et font leurs propres déductions. Un petit exemple: mon fils de 4 ans, qui aime autant les toutous que les voitures, joue avec un petit voisin qui a les cheveux longs, et il me dit que c’est une fille. J’ai dû lui expliquer qu’il y a des garçons et des hommes aux cheveux longs ainsi que des filles et des femmes aux cheveux courts. Où a-t-il bien pu aller chercher une idée pareille? Mon fils de 7 ans me ramène régulièrement des observations qui m’obligent à défaire les stéréotypes. J’exerce une profession encore largement masculine et j’étais une petite fille qui aimait Candy ET Goldorak, les poupées Barbie ET les Lego. Mon conjoint, lui, travaille dans un moment davantage féminin. Je ne pense pas qu’il soit utile de couper ses enfants de la société, c’est à même la réalité que les stéréoytypes peuvent se déconstruire, pas dans un monde imaginaire comme cette garderie suédoise. Et puis il y a quand même une réalité biologique derrière tout ça. Elle n’est pas le seul déterminant de la construction du genre, mais elle est bien réelle. Les enfants voient leurs corps et (j’espère au moins parfois) celui des autres. Comment peut-on s’imaginer escamoter cela, faire comme si les enfants étaient assez stupides pour ne pas le remarquer d’eux-mêmes?

    • Sérieux, on confond tous les concepts ici. Il ne s’agit ni d’une expérience afin de laisser l’enfant déterminer son orientation sexuelle, ni d’une qui vise à éliminer le développement d’une identité sexuelle.
      L’identité sexuelle est une construction sociale, c’est pourquoi d’une culture à l’autre être un homme et être une femme ne signifie pas la même chose. Lorsque la nature est invoquée comme support au concept de genre cela implique que le genre est inné, ce qui est faux. L’identité sexuelle de l’enfant est construite par l’interaction de celui-ci avec son milieu social. De plus, comme il s’agit d’une interaction entre l’individu et l’autre, cela implique aussi une part de l’identité qui est innée et qui s’affirme par l’interaction. Cela explique pourquoi il y a des différences d’un individu à l’autre.
      De projeter une identité basée sur une différence physique arbitraire, c’est un schème de reproduction sociale, c’est-à-dire, on cherche à recréer la société telle qu’elle est en modélisant ses nouveaux individus (enfants) selon les rôles que la société attend d’eux. Par conséquent, d’éviter d’inculquer un genre à un enfant, donc un rôle implicite dans la société, implique qu’on valorise l’identité individuelle avant et au dépend de l’identité sexuelle. Je n’ai rien contre et je me passerai d’effectuer un jugement moral sur la validité des choix des parents qui ont décidé de tenter cette expérience. D’ailleurs, je ferai remarquer que la plupart qui s’affiche très ouvertement contre cette expérience ne font qu’en fait illustrer des dynamiques inconscientes d’inclusion et d’exclusion à la société. Je vous propose donc de tenter une réflexion sur vos propres motivations à critiquer cette expérience.

      Pour terminer, je vous rappelle une citation de Simone de Beauvoir: “On ne nait pas femme, on le devient”. Donc, on peut dire également: on ne naît pas homme, on le devient. Cela parce qu’on nous apprend à être femme ou à être homme. Supposons qu’on apprenne seulement à être un individu…

    • @lebougnat

      Excusez-moi mais je vais employé une expression triviale à votre sujet: vous êtes “sauté s’ul crank”. L’identité sexuelle n’est pas une construction sociale. L’identité sexuelle est d’origine génétique. En soutenant que l’identité sexuelle est acquise vous sous-entendez qu’il serait possible avec la thérapie adéquate de “guérir” l’homosexualité” ou la transexualité, ce qui est une aberration (par contre vous faites plaisir à toutes les Sarah Palin du monde.) Je vais vous renvoyer votre phrase: “je vous propose donc de tenter une réflexion sur vos propres motivations.”

      Je me demande juste, au sujet de cette expérience insensée, comment une telle niaiserie peut être tentée sur des enfants. Éthiquement l’expérience devrait être interdite, pourquoi la permet-on? Ces enfants après quelques années de ce traitement par l’absurde seront complètement inadaptés.

    • @ sotrem : Vous mélangez tout.
      Si on a sorti le concept de « genre », c’est justement par opposition à « sexe ».
      Les enfants savent parfaitement ce qu’ils ont dans les culottes. Ce qu’ils y trouvent n’a tout simplement rien à voir avec ce qu’ils ont dans la tête, et c’est cette adéquation que cette garderie tente d’éliminer.

    • Je ne vois en quoi cacher le sexe de son enfant est obligatoire pour ne pas brimer sa liberté.
      Je suis une fille, et pourtant quand j’étais jeune, j’aimais beaucoup plus jouer aux petites autos qu’aux barbies! L’été, je jouais au baseball, j’ai joué pendant 7 ans, avec une ligue de gars seulement. Et pourtant, je suis pas lesbienne aujourd’hui.
      Mon filleul de 3 ans adore jouer avec les barbies de sa cousine quand il vient chez nous. Et puis quoi? Il a bien le droit, personne le lui empêche!

    • albertk

      Parfois les hormones produites par les gonades se rendent jusqu’au cerveau. Biologiquement il me semble spécieux d’affirmer que “Les enfants savent parfaitement ce qu’ils ont dans les culottes. Ce qu’ils y trouvent n’a tout simplement rien à voir avec ce qu’ils ont dans la tête”.

      Vous me semblez re une généralisation à partir de la minorité. Mais je m’excuse d’exprimer une idée politiquement incorecte.

    • Ça sera quoi la prochaine étape dans l’éducation? C’est bien cela l’éducation post-modernisme pour les futures générations ?
      Ce que je veux dire ce n’est pas du tout contre les homosexuels, bisexuels ou transsexuels…, je les respecte. Mais ils représentent combien de population du pays? Pourquoi les enfants doivent être exposés à ces genres de livres ? Quel est le problème avec la norme ? Je ne comprends pas quelle est la nécessité de l’enseignement de la sexualité pour les enfants de la maternelle ? Je ne vois pas vraiment l’intérêt de cacher la sexualité et effacer les identités. Pour lutter contre les stéréotypes et les méthodes traditionnelles? Il n’y a vraiment pas d’autres solutions ? Ce n’est qu’un mélange des concepts!

    • Çà vole bas les commentaires ici. En très jeune âge j’étais apte à comprendre que mes oncles gays (un couple) vivait ensemble, et n’importe quel enfant le moindrement futé (en fait, surtout les filles) va déguiser un Ken en fille ou raser les cheveux d’une Barbie. Je déteste l’infantilisation. Les enfants d’abord s’identifie beaucoup avec leurs camarades. Si un gang de rue règne dans votre quartier, les stereotypes vont vite circuler. Le genre est un phénomène social. Je pense pas qu’une garderie ne peut rien faire contre les moeurs sociales. Une décision comme le droit aux mariages des gays à New York a beaucoup plus d’impact.

      La droite religieuse prétends qu’il n’y a que 1 ou 2% d”homosexuels (comme si ce n’était pas déjà un chiffre énorme). Moi je vais me mettre d’accord avec Kinsey que si les moeurs sociales étaient réellement libre, 33% des gens auraient fréquemment des aventures bixesuelles (avec un ou l’autre, sans préférence définie), et non pas par construction sociale, mais parce que beaucoup de gens sont biologiquement plus ouvert d’esprit qu’ils ne le savent. C’est la construction sociale qui les forcent à choisir un camp. Bref, dans ce sens l’expérience ci-haut pourrait avoir une influence sur la vie sexuelles des, euh, “cobayes”, mais pas dans le sens de créer une sexualité définie (”oh les gays, oh les hétéros”!).

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