La mère blogue

Archive, juin 2011

Mercredi 29 juin 2011 | Mise en ligne à 10h54 | Commenter Commentaires (94)

Espionner son enfant à la garderie

On y a tous peut-être secrètement rêvé. Puis on s’est ressaisi. Ravisé. Voyons donc, ça n’est pas raisonnable! Voilà que l’affaire est officiellement possible, du moins pour une poignée de familles de Gatineau dont les enfants d’âge préscolaire fréquentent la garderie Excelsiori: d’ici un mois, des caméras (une trentaine!) filmeront en permanence les enfants et leurs éducatrices. Leurs parents pourront du coup consulter en tout temps les faits et gestes de tout ce beau monde, en direct sur Internet.
La directrice sait bien que l’affaire risque de faire jaser. Il faut dire qu’il s’agit, sauf erreur, d’une première au Québec. Aux États-Unis, plusieurs établissements offrent déjà ce genre de “service”. Jusqu’ici, la Commission des droits de la personne s’est toujours opposée à ce genre de pratique. Or sans plainte, la Commission n’a aucun pouvoir d’action. Seulement voilà, nous apprend la nouvelle du Droit, à date, aucune famille ne s’est plainte, justement. De son côté, le Ministère de la Famille n’a apparemment aucune politique à ce sujet.
La garderie affirme par ailleurs faire signer un formulaire de consentement aux familles (et employés). Ceux qui ne sont pas d’accord avec le concept ne peuvent tout simplement pas fréquenter (ou travailler à) la garderie. On promet aussi que le tout sera sécurisé, et que les images ne pourront jamais être réutilisées. N’empêche. Toutes sortes de dérives, potentiellement inquiétantes, sont ici envisageables. Qu’en pensez-vous? Auriez-vous aimé un tel service, ou incarne-t-il selon vous le comble du parent moderne dit “hélicoptère”, en état de surveillance permanente de son enfant?
Anecdote: la garderie en question offre par ailleurs une panoplie de services: cours de français, anglais et mathématiques tous les jours (!), programme informatique, gymnastique, etc… J’imagine que les caméras auront au moins le mérite de permettre aux parents de vérifier toutes ces belles prétentions pédagogiques!

Lire les commentaires (94)  |  Commenter cet article






Mardi 28 juin 2011 | Mise en ligne à 15h38 | Commenter Commentaires (45)

Dormez-vous avec vos enfants?

Photo Reuters.

Photo Reuters.

La question est large, je le sais. Mais je la pose ainsi exprès: vous arrive-t-il, donc, chers parents, de dormir avec vos enfants? Vos bébés? Vos plus grands? En êtes-vous fiers? Est-ce que ça vous procure, collectivement, un certain bonheur? Ou est-ce un vilain petit secret dont jamais au grand jamais vous n’oseriez vous vanter? Et ce pour toutes sortes de raisons que vous allez, j’en suis sûre, vous faire un plaisir de partager…
Toujours est-il qu’une journaliste du Globe & Mail confie ici ce qu’elle appelle son “petit secret” (dirty little parenting secret): oui, il lui arrive, encore, de dormir avec ses enfants. Le sujet, elle le sait, demeure tabou. Pourquoi? Parce que la minute que bébé arrive au monde, dit-elle, on dirait que la mission des parents est de l’endormir dans son propre lit. C’est aussi ce qu’elle a fait (ou du moins essayé, tant bien que mal) de faire avec son aîné. Plusieurs cernes et nuits blanches plus tard, elle a changé de philosophie avec son deuxième. Après tout, il est si facile d’allaiter couchée, écrit-elle. Elle a donc pratiqué ce qu’on a depuis baptisé le co-dodo, dormant avec son nouveau-né le temps qu’il grandisse, au plus grand bonheur de toute la famille, qui a ainsi immédiatement profité de pleines nuits de sommeil.
Je vous entends déjà, d’ici, pousser de hauts cris d’horreur (vrai, la Société canadienne de pédiatrie n’encourage pas le co-dodo à cause des risques associés à la mort subite du nourrisson), ou au contraire, de soulagement: ouf, une autre qui a fait comme moi …
Parenthèse: en France, et dans plusieurs guides français, les pédiatres n’encouragent pas non plus le co-sleeping (!), moins pour les risques pour le nourrisson, que pour l’intimité du couple. Intéressant, culturellement, mettons…Fin de la parenthèse.
Mais revenons à notre maman. Elle poursuit dans l’article en disant qu’aujourd’hui encore, donc, même si ses enfants sont plus grands, il arrive de temps à autre qu’ils dorment dans le lit familial. Parce qu’un parent est absent, ou après un mauvais rêve, par exemple.
Conclusion? Ses fils sont-ils des dépendants affectifs? Toujours dans les jupes de leur mère? For the record, conclut-elle “mes fils font leurs nuits depuis qu’ils sont bébés. Exactement comme les vôtres”.
Réactions?
Est-ce une mauvaise mère, un cas de DPJ, ou au contraire un exemple de gros bon sens (à suivre, même, peut-être?)?

Lire les commentaires (45)  |  Commenter cet article






Les poupées pédagogiques de la garderie éducative Égalia, en Suède. Photo AP.

Les poupées pédagogiques de la garderie éducative Égalia, en Suède. Photo AP.

Je vous ai parlé récemment de cette famille ontarienne, qui a décidé d’élever son petit dernier dans la neutralité sexuelle la plus complète. Personne, à part la famille immédiate, donc, ne sait si bébé est une fille ou un garçon. Objectif: l’élever loin des stéréotypes sexuels, et le laisser décider, à terme, de sa propre identité (le masculin est ici utilisé par pur conformisme grammatical, il va sans dire…)
On se souvient, bien sûr, qu’un couple suédois fait depuis quelques années la même expérience, avec son bébé baptisé “Pop” pour la cause.
Et bien figurez-vous maintenant que la Suède va encore plus loin dans cette quête d’élever les enfants dans la neutralité la plus objective. Une garderie, Égalia, accueille une trentaine d’enfants d’âge préscolaire, en n’employant jamais le féminin ou le masculin. Pas de filles ou de garçons ici, seulement des amis. Pas de jeux de rôles stéréotypés. On joue à la famille avec une, deux, ou pourquoi pas trois mamans (ou papas). Bref, chaque outil éducatif est pensé pour ne pas tomber dans les stéréotypes. Aussi, les livres présentés aux enfants mettent en scène des personnages homo, bi ou transsexuels.
L’histoire a fait le tour de la planète en ce début de semaine (ici, ici, et ici, entre autres)
Mais sans surprise, même en Suède, les méthodes de cette garderie (publique) suscitent la controverse. Des parents estiment que l’on va trop loin dans la volonté de gommer les rôles de genre. En attendant, la liste d’attente pour cette garderie novatrice est … très longue.
Qu’en pensez-vous? Fausse bonne idée? Ou projet intéressant? Votre garderie renforce-t-elle certains stéréotypes sexuels? Et vous, surtout, enverriez-vous votre enfant dans ce genre d’établissement?

Lire les commentaires (37)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    juin 2011
    L Ma Me J V S D
    « mai   juil »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité