La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 30 mai 2011 | Mise en ligne à 10h16 | Commenter Commentaires (120)

    La reconnaissance des mères au foyer: y croyez-vous?

    Non, ça n’est pas la première fois, ni certainement la dernière, que l’on parle de cette question ici. Mais voilà qu’elle revient encore dans l’actualité: la reconnaissance sociale des mères qui font le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants est-elle possible? Y croyez-vous, vous?

    Dans une lettre coup de poing publiée ce matin dans La Presse, une ex (ex: elle vient de retourner aux études) mère au foyer répond que non, elle, elle n’y croit plus. Ouch.

    Socialement, elle voit bien qu’après toutes ces années passées à élever ses enfants, elle n’a plus rien. Pourtant, elle a payé, écrit-elle:

    “Tout au long de ces années, je n’ai rien demandé à la société. C’est elle qui a été bien gagnante avec moi. Elle m’a coupé mon allocation familiale pour le programme de garderies dont je ne me servais pas. Elle m’a facturé les heures de dîner de mes enfants à l’école alors que je pouvais aller les chercher. Des frais, d’ailleurs, que je n’ai jamais pu déduire faute d’avoir des revenus. Je me suis occupée de l’aide aux devoirs, j’ai fait du bénévolat auprès d’enfants à l’école.”

    En effet, poursuit-elle, elle a sauvé bien des sous à la société:

    “Une psycho-éducatrice me disait que depuis l’avènement des garderies, ils ont vu une claire augmentation de problèmes avec les enfants. Ce qui entraînera de plus en plus de coûts sociaux. J’ai probablement évité aussi d’en faire payer les frais à la société.”

    Mais voilà, elle vient de se séparer de son conjoint… Que lui reste-t-il? Pas grand chose, dit-elle. Elle est donc retournée aux études, mais peine à se trouver un poste. Malgré toutes ses connaissances. Pourquoi? À cause du “trou dans son C.V.”…

    C’est une histoire comme il en existe malheureusement bien d’autres. Alors je vous propose quelque chose.  Rêvons un peu: que faudrait-il pour que les années passées à la maison soient reconnues? Pour que socialement,  ce “trou” ne soit pas mal vu? Qu’il soit valorisé? Un salaire? La force du nombre? Rêvons, je dis …


    • Oui j’y crois, mais ça ne sera pas pour demain. Ça prendra encore quelques années et beaucoup de travail de promotion pour que la reconnaissance officielle des mères au foyer se fasse.

      Les gens ont encore l’idée qu’une mère au foyer, ça ne rapporte rien. C’est faux! Les mères au foyer peuvent s’impliquer beaucoup dans la vie de leurs enfants et leur communauté, tant sur le plan social et économique, ça rapporte.

      Alors à mon avis, il faudra encore se battre pour véhiculer le message et faire comprendre la valeur d’un parent qui se consacre entièrement à sa famille.

    • J’y crois à long terme mais comme larousse_estdouce, je doute que ce sera pour bientôt. C’est fort dommage. La difficulté qu’éprouve cette dame à se trouver un emploi démontre bien qu’on manque de respect pour cet art difficile et exigeant qu’est d’élever des enfants. C’est pourtant un travail qui demande intelligence, débrouillardise et énergie.

      J’espère que le sujet ne donnera pas lieu à une mommy war, qu’on ne va pas automatiquement dénigrer les femmes au travail pour appuyer les femmes au foyer et vice-versa.

    • PS: Je ne suis pas une mère au foyer mais ayant été presque 2 ans en congé de maternité, j’ai compris que ce “travail” était énorme et important ;-)

    • Est-ce qu’un homme avec un trou dans son CV plusieurs années et d’un certain âge aurait de la difficulté à se trouver un emploi face à de jeunes personnes diplômés la même année que lui? Je crois que oui. Pas sur que le fait d’être mère au foyer est le seul problème dans ce cas particulier.

    • Tout le bénévolat accompli durant cette période peut être inscrit à titre d’expérience dans un CV. Le trou à l’air beaucoup moins grand quand on prend la peine de bien faire son CV. Malheureusement, trop d’employeurs voient encore les femmes comme des “éléments à risque”.

    • Ouais… Et pour les pères au foyer c’est pire encore!!!

      Parce qu’il faut que t’explique ben des choses…

      Pas très bien vu, je vous le dis…

    • Mon épouse a fait le choix de demeurer à la maison pendant plusieurs années. Effectivement ce choix est peu reconnu par la société et il est difficile de retourner travailler car ce “trou” dans le cv est vu comme une perte de temps et de capacités. Heureusement mon épouse est secrétaire alors elle a pu vivre de contrats fait à partir de la maison; elle a pu ainsi concilier le travail et la vie familiale. Toutefois, il y a quand même des impacts, surtout celui de travailler en soirée quand j’étais là pour prendre la relève avec les enfants.

      Je souhaite qu’un jour la société reconnaisse les mères qui prennent cette décision.
      Je lance une réflexion : les commentaires les plus durs envers les mères qui décident de rester à la maison viennent de d’autres femmes qui se sentent remises en question par ce choix.

    • NON…………………….Mais des mères et/ou des pères oui….Lâchez moi avec votre société frisée matriarcale only pis après on fait passer les hommes au rang des tapettes à mouches. Les demandes par des hommes pour de congés à l’occasion de la naissance ou de l’adoption d’un enfant ont explosées…..pcq la législation leur permet….ce qui n’était strictement réservé qu’aux femmes avant.

    • Que non ! Je n’y crois pas. Mon expérience m’a appris que lorsque tu restes à la maison pour élever tes enfants, tu dois être très convaincue de faire le bon choix parce qu’à ce moment, socialement, tu arrêtes d’exister, tu n’as aucun droit, aucune reconnaissance, aucune voix.

      Bonne chance à celles ou ceux qui ont encore ce genre d’illusions.

    • @jeffypop, bon point. Peut-être que le coeur du problème ne se trouve pas dans le CV (le trou dans le CV) mais l’attitude des employeurs envers les travailleurs plus âgés. Dans un cas ou dans l’autre, c’est un bon combat.

      @ouate_de_phoque

      En réponse à votre réflexion : je suis mère au travail et les commentaires les plus acerbes envers mon statut proviennent de mères au foyer. Car elles se sentent aussi remises en question par mon choix (qui n’est pas un à 100%). Je trouve bien dommage que les femmes se fassent ainsi la guerre.

    • Il ne fait aucun doute que la contribution des mères/pères au foyer est socialement utile.

      Combien cela vaut-il ? Voilà une question plus complexe.

      En fait, c’est un peu difficile à avaler, mais : pas grand chose, économiquement parlant. Pourquoi ? pcq tout le monde peut le faire. L’offre est infinie, les compétences présumées présentes chez l’ensemble de la population adulte. Aussi bien dire le salaire minimum…

      Et pourtant, un parent ayanet élevé avec succès 4 enfants, en organisant le foyer, l’éducation, les activités avec succès est une personne ayant démontré de belles compétenses qui pourraient être mises à profit dans une multitude de projets. Malheureusement, personne n’est là pour attester de la différence entre cette personne et un parent négligent ayant assumé ses responsabilités parentales avec plus ou moins de dévouement et de succès auprès d’1,6 rejeton.

      L’entourloupette légale pour circonvenir ce problème d’évaluation de la valeur a été de lier cela à la valeur économique du parent travaillant sur le marché. Gross-modo père riche = mère riche vs le patrimoine familial. C,est le raisonnement de lola n’est-ce pas. Même si on a fait éclater l’institution matrimoniale, il faut trouver des manières de compenser. Quitte à générer des situations d’enrichissement sans juste cause. Car toute dévoué qu’aie peu être Lola envers ses enfants, bien d’autres personnes auraient pu assumer son rôle, alors que peu de gens ont les compétences d’Éric. Enfin, cela n,est qu’une parenthèse sur l’appropriation des ressources d’autrui au nom de la reconnaissance d’un travail inestimable, au propre come au figuré.

      Si on veut traduire la valeur du parentage en termes économiques : socialisons-le. Envoyons nos enfants dans des kibboutz et nos femmes au travail mériter un salaire à la mesure de leur talent.

      sigh !

    • Mais vous voulez quoi exactement? Qu’une femme qui reste avec ses enfants pendant 10 ans sois considéré comme une personne qui n’a jamais cessé de travailler? Vous voulez offrir un salaire aux mères au foyer? Concrètement, on parle de quoi? Reconnaissance de la société ça ne veut rien dire.

    • Ce que je trouve le plus dommage, c’est que le parent à la maison ( homme ou femme) le fait avec la confiance basé sur le couple. Avec toutes ces séparation aujourd’hui, c’est tellement à la mode malheureusement, c’est un très gros risque que de choisir de rester au foyer. Advenant une séparation, le parent au foyer se retrouve… sur l’aide social ?!

      Je suis femme au foyer par choix, j’ai un DEC en électronique mais aucune expérience d’emploi, ayant eu mes enfants jeunes. Pour mes enfants et ma famille, je n’ai d’autre choix que d’avoir confiance. J’élève la prochaine génération, ca ne vaut pas toue la confiance du monde ?? Pourquoi c’est si mal vu alors ?

    • Je veux juste ajoute`r ceci. Le sentiment de dépossession qu,éprouvent les meres au foyer qui se séparent apres avoir élevé les enfants, devrait pouvoir se comaprer à celi qu,éprouvent les pères à qui on aliène leurs enfants après un divorce. : contribution non-reconnue. Absence de droits et de reconnaissance.

    • Perso je me demande si certaines mères au foyer n’ont pas considéré un retour aux études à temps partiel (un cours d’université par semaine).

      Il me semble que si tu passe 5 ans à la maison, on parle de 10 sessions donc 10 cours universitaires, 30 crédits.

      On ne peut pas blamer les entreprises qui considèrent que passer x années loin du marché du travail c’est perdre un peu de son capital humain. Pour la bonne raison que c’est vrai. Prendre soin d’un enfant, ça demande plein de qualités et de compétences mais pas toujours les mêmes que celles utilisées dans le cadre d’un travail rémunéré. Je suis désolé mais vous ne pouvez pas, si vous êtes une firme comptable, considérer que 5 ans passés à changer des couches (j’exagère) équivaut à 5 ans à travailler pour la firme ou un compétiteur. Il faut aussi se mettre dans la peau de l’employeur qui, lui, a une pile de cv devant lui et cherche le meilleur candidat.

      La solution, c’est d’entretenir ce capital humain en travaillant à temps partiel ou encore en étudiant.

      Est-ce que quelqu’un s’est posé la question à l’invesrse? Qu’est-ce qui favorise le retour au travail des femmes au foyer? Quelle est la recette de celles qui ont réussi? Comment éviter le trou dans le cv?

      Poser ces questions me semble plus constructif que de se plaindre d’une évidence, c.a.d. la perte de capital humain aux yeux des entreprises.

    • @needle
      Bien d’accord.
      Quelqu’un qui arrête de travailler pendant 10 ans n’a pas les mêmes capacités que quelqu’un qui a été sur le marché du travail pendant tout ce temps. Imaginez un(e) informaticien(ne) qui revient aujourd’hui sur le marché du travail après 10 ans. Ouch !
      En outre, je comprends l’employeur qui doit l’embaucher : cette personne revient-elle sur le marché du travail par obligation ? Elle sera la première à me faire faux bond dès que l’occasion se présentera.

      Quant aux économies… Une universitaire qui a coûté très cher en études, qui ne pratique pas son métier et ne paie aucun impôt pendant 10 ans, puis qui retourne aux études… Des économies ?

      Pour ce qui est d’un salaire offert au parent au foyer, il ne réglera en rien le problème de la reconnaissance. À mes yeux, à part ajouter l’étiquette de « BS de luxe» à leur statut, je ne vois pas en quoi cela le aiderait à retrouver un travail quand ils en éprouveront l’envie.

    • @ needle: reconnaissance sociale = que la société, incluant les employeurs, ne te considère pas comme une personne inactive/oisive quand tu es parent au foyer. Donc la reconnaissance sociale, c’est à la base une question de perception des gens.

      Le reste, la rémunération etc. c’est un détail technique.

    • La reconnaissance des mères au foyer, ce n’est pas très “tendance” dans un société où le statut social d’une personne passe par le travail. Si tu ne travailles pas, tu n’es rien, tu ne vaux rien, tu es paresseux, profiteur, tu n’es pas productif, pas performant, etc. On se fout que tu éduques des enfants, la génération de demain, que tu évites des frais à la société, que tu fasses du bénévolat, que tu dépannes toutes tes voisines qui travaillent en gardant leurs enfants quand leur éducatrice est malade et ferme la garderie, que tu t’impliques dans 1000 projets dans ta communauté, dans ton quartier, etc. “Qu’est-ce que tu fais dans la vie?” C’est juste ça que les gens veulent savoir.

      La reconnaissance des parents au foyer passent par un équilibre entre les valeurs d’une société. Le travail a une valeur disproportionnée dans notre société, par rapport à la famille, au bien-être, à l’équilibre mental, à la qualité de vie. C’est pas grave si tu n’aimes pas ton boulot, que ça te rende malheureux, que ça t’embourbe dans des horaires de fous, que tes enfants te réclament, suspendus à tes vêtements le matin quand tu les laisses au CPE, que tu n’aies plus le temps de relaxer, de développer des liens avec des gens, de diversifier tes amitiés, de prendre soin de ton couple et de ton nid familial, ce qui compte vraiment, c’est que tu participes au progrès de la société, à la productivité du système. Fais du cash, dépense, pis farme toé.

      Et je crois que les grandes victimes de cela, ce sont nos enfants. Comment en sommes-nous venus à croire que de les laisser entre 40 et 50 heures entre les mains d’éducatrices, aussi compétentes et qualifiées soient-elles, dès l’âge de 10-12 mois, est une avancée dans une société et que cela n’a aucune conséquence négative sur nos tout-petits? Comment en sommes-nous venus à croire que de se déresponsabiliser à ce point de l’éducation de nos propres enfants était, en fait, pour leur bien? Comment peut-on croire qu’un enfant ne souffre pas de voir sa mère et son père seulement 2-3 heures par jour, dans la course folle d’une journée, coincé entre une foule de tâches, avec le stress et la fatigue que cela comporte? C’est alarmant, je trouve, et péniblement triste.

      D’ici à ce qu’il y ait une véritable reconnaissance, si on fait le choix de demeurer à la maison, il faut vraiment être convaincue, le faire pour soi et sa famille, comprendre tous les nombreux enjeux qui viennent avec cette décision, y compris d’accepter de retomber en bas de l’échelle quand il y a un retour sur le marché du travail, comme de retourner aux études ou d’effectuer des cours de mise à niveau, ou d’accepter de travailler temporairement chez Tim Hortons, même avec un diplôme universitaire en poche.

      Virginie, une maman au travail, le coeur déchiré

    • @legorf, needle et an_guille: bien d’accord avec vous!

      Je suis une jeune professionnelle sans enfant. Je fais un très bon salaire grâce à mes études universitaires, et j’ai travaillé d’arrache-pied pour être où je suis maintenant. Près de 55% de mon salaire part en impôts, assurance-salaire, assurance-invalidité, pension, RQAP, RRQ, et autres déductions utiles (voire nécessaires) à la société.

      Peut-être que les mères au foyer sauvent des sous à la société, mais elles utilisent les divers systèmes tout autant, sans rien payer en retour! Alors qu’on ne vienne pas me dire que les argents payés pour l’heure du lunch à l’école, ou l’allocation familiale valent autant que les impôts de ceux qui travaillent!

      Mesdames les mères au foyer: vous utilisez le sytème de santé, les services à la famille, le réseau de l’éducation, les infrastructures publiques, etc. Alors pour les quelques centaines, ou milliers de bidous que vous faites sauver à la population, vous en retirez beaucoup plus!

      Et ce pendant que moi, et les autres travailleurs du pays, vous construisons un filet social et vous offrons ce que la société québécoise/canadienne a de meilleur à offrir…

      Et non, ne venez pas me dire non plus que vous valez autant sur le marché du travail qu’une travailleuse qui a bûché dur à se construire une carrière pendant que vous, vous viviez votre choix de rester à la maison. Parce qu’être mère au foyer, c’est un CHOIX!

      Alors cessez de pleurer sur votre sort… et vivez avec les conséquences de votre choix!

    • Pourquoi est-ce que les gens assument que les enfants doivent être collé après leurs parents? Avez-vous déjà oublié votre jeunesse?

    • @mlleopinion, vous avez de très bons arguments. Mais… et je précise que je suis mère au travail, attendez d’avoir un enfant, vous aurez peut-être un autre point de vue. Élever un enfant qui sera un jour un membre productif de cette société est une tâche colossale. Beaucoup plus utile et rentable à la société que ce que vous vous imaginez. Je vous dirais que mon ‘travail’ de mère est plus complexe et épuisant (mais aussi plus valorisant et agréable) que mon travail rémunéré qui exige pourtant des études des cycles supérieurs.

    • On a le droit de rêver, d’accord, mais il faut bien composer avec la réalité. Toute solution échafaudée sur un idéal mais qui ne tient pas compte des impératifs pratiques est condamnée à échouer.

      C’est un fait de la vie, les gens qui s’absentent de leur travail assez longtemps finissent par être rouillés, surtout si l’absence est longue ou si le métier en est un où les choses changent rapidement. Peut-on exiger des employeurs qu’ils en fassent abstraction?

      Le parent qui demeure à la maison a beaucoup de mérite. Son travail est éminemment honorable. S’il existe encore des préjugés à leur endroit, il faut espérer qu’ils finiront par disparaître. Il est vrai aussi que cette situation entraîne certains avantages pour la collectivité, encore qu’il ne soit pas facile de les quantifier. Mais il faut bien s’avouer que les couples qui font ce choix ne le font pas d’abord dans le but purement altruiste d’éviter un coût social et économique à la société : ils le font d’abord pour eux-mêmes, car ils jugent que c’est dans le meilleur intérêt de leurs enfants.

      Tout choix entraîne un coût de renonciation, et il en va de même pour celui-ci. Devrait-on verser un salaire au parent à la maison? Mais alors, qui le paiera? Une minorité de la population déjà écrasée par un fardeau fiscal ridicule, et qui sera d’autant plus minoritaire qu’une grande partie des parents décideraient eux-aussi de profiter de ce programme? C’est impraticable.

    • J’avoue que je ne comprends pas trop de quoi les parents au foyer se plaignent exactement. Comme d’autres l’ont demandé, que voulez-vous au juste? Le “travail” que vous avez effectué durant les 5-6-10 ans où vous êtes resté à la maison doit être reconnu? Pendant que vos collègues assumaient leur “choix” de tenter de concilier le travail et la famille, vous voudriez retourner sur le marché du travail comme si ces années passées à faire VOS CHOIX équivalaient à un emploi sur le marché du travail?

      Je suis désolée, mais ça ne fonctionne pas comme ça. Bien sûr que de rester à la maison pour s’occuper des enfants n’a rien à voir, de près ou de loin, avec de la paresse. Bien sûr que vous ne passez pas vos journées à faire du macramé, j’en conviens. Mais vous n’êtes quand même pas sur le marché du travail. Vous n’êtes pas en train de mettre à jour vos connaissances et vous n’êtes pas en train d’acquérir de l’expérience dans votre sphère d’activité, au contraire.

      Alors, je répète ma question. Que voulez-vous exactement comme reconnaissance sociale? Un salaire? Je comprends, mais je suis désolée, tout comme mlleopinion et des milliers de travailleurs, 50% de mon revenu s’envole en fumée à chaque deux semaines. Le guichet automatique est fermé, rupture de stock.

    • @Chouettemaman: Je n’ai jamais dit que je ne reconnaissais pas le travail accompli par les mères au foyer. Au contraire, c’est courageux de rester à la maison à s’occuper de sa marmaille.

      Ce pour quoi je ne suis pas d’accord, c’est qu’on dise que le ‘travail’ de mères au foyer vaut autant que celui des membres actifs de la société. J’en ai assez d’entendre les mères au foyer revendiquer leurs années passées à la maison comme des années actives. Désolée, mais ce ne sont pas des années actives économiquement! Les travailleurs actifs paient pour ceux qui font le choix de rester à la maison… donc un est plus rentable que l’autre au niveau économique, c’est la logique même!

      Alors oui bravo si vous vous épanouissez avec vos petits! Mais c’est un choix, et ça reste un choix qui vient avec toutes les conséquences… dont celle de la perte du statut de personne active au sens économique!

      Et ne venez pas non plus me dire que votre expérience au foyer vaut autant que ceux et celles qui ont bûché dur au travail… désolée mais chanter des comptines et faire des purées, quoi que ce soit louable, n’est PAS une activité professionnelle reconnue par les employeurs et ne devrait pas l’être non plus…!

    • Le problème dans une société d’acquis sociaux c’est que tout le monde prends les prend…pour acquis. Je dirais qu’il fut un temps où on n’avait pas le même fillet social qu’aujourd’hui et où les mères n’avaient pas vraiment le choix de rester à la maison. Mais aujourd’hui c’est vraiment un choix personnel. Les famille où seulement l’un des deux conjoints ont droit à une pléthorie de déduction et autres etc de façon à “alléger” leur fardeau fiscal. De plus de nos jours la femme qui divorce de son mari à quand même droit à la moitié des avoirs acquis par le couple et si nécessaire à une pension. Ça la “rembourse” d’une certaine façon. bon pour celle qui sont restées conjointe de fait alors là… c’est un peu votre faute de pas avoir poussé pour la bague.

      Alors non, je ne crois pas qu’on devrait “payer” les gens pour s’occuper de leur enfants. J’ai plein d’amis dont l’un des deux membres du couple a fait ce choix et je vois mal pourquoi il faudrait les “dédommager”. En réalité le problème c’est que les gens on toujours de la misère à assumer leur choix. Sans faire le troll, c’est la même rengaine qu’on entend de la part des gens qui ont choisit d’étudier dans un domaine qui ne mène à rien comme “l’histoire de la pinède d’afrique”. “oh mon dieu MAIS pourquoi je ne trouve pas d’emploi ?” Parce que tu as choisi de suivre ton rêve ti-gars, tite-fille mais entre-moi pis toi tu savais où ça te mènerait. Faut s’assumer et assumer ses choix. Attendez-vous pas à ce que la société paie pour tout.

      J’avoue cependant que d’éléver des enfants avec un travail ça doit être du sport. Ce que je conviens AVEC TOUTES LES MAMANS. Mais c’est un choix. Personne ne vous force en avoir. Et là là ne venez pas me dire que vous faîtes des enfants pour faire un monde meilleur. Quand on fait des enfants on le fait pour soi en premier; pour son bonheur.

    • Je crois que tout est dans la façon de se vendre lors de l’entrevue. Si en partant on croit en les raisons qui nous ont fait choisir d’être mère au foyer et qu’on croit maintenant en notre motivation de retourner au travail, les portes vont s’ouvrir.

      C’est sur que la femme qui arrive en entrevue avec l’attitude de «loser» du genre: ben je m’essaye, mais je vais comprendre si vous ne m’engagez pas… Ça ne donnera pas grand chose!

      D’ailleurs, la dame, si elle s’est impliquée dans les activités scolaires, ça se mentionne, ce n’est pas rien, ça montre qu’elle a été capable de se lever le matin et de se retrousser les manches pour avancer, qu’elle n’a pas juste passé ses journées à plugger ses enfants devant la TV pendant qu’elle faisait son scrapbooking!

      2 possibilités:
      Employeur: Ah vous avez un trou dans votre CV, il s’est passé quoi?
      Femme: J’ai eu des enfants.
      Employeur: … ok…

      Ou encore:
      Employeur: Ah vous avez un trou dans votre CV, il s’est passé quoi?
      Femme: Ah, mais je n’ai pas chômé, j’ai eu la chance de rester à la maison pour élever mes enfants, mais j’en ai aussi profité pour aider aux devoirs, m’impliquer dans XYZ activités, etc…

      Me semble que ça ne donne pas le même résultat au final!

      Donc je ne crois pas que c’est utopique d’y croire. Je pense que n’importe qui qui s’accepte et qui est fier de ce qu’il est peut se faire accepter par la société.

    • “Élever un enfant qui sera un jour un membre productif de cette société est une tâche colossale.”
      ——–

      C’est très vrai. Je suis une jeune maman qui travaille (mais à mi-temps, par choix) et avant d’avoir un enfant, je ne réalisais pas l’ampleur de cette tâche. Maintenant que j’en ai un, j’avoue que je regrette mes propos de jeune vingtenaire sans enfant qui clamait que les mères au foyer n’avaient pas de tâche si lourde à faire.

      Chouettemaman a raison. @mlleopinion votre vision changera beaucoup quand (ou si) vous deviendrez (devenez) maman (et c’est le genre de phrase que je détestais entendre il y a à peine 3 ans, mais malheureusement c’est trop vrai).

    • @ needle «Pourquoi est-ce que les gens assument que les enfants doivent être collé après leurs parents? Avez-vous déjà oublié votre jeunesse?»

      J’étais en garderie à l’âge de 2 ans. Mes fils à l’âge de 6 mois.
      J’ai travaillé toute ma vie; cela n’a pas empêché mes enfants de devenir des personnes performantes et équilibrées, et cela ne m’a jamais empêchée de faire du bénévolat à l’école, à la garderie, à la piscine; ni à animer la vie de mon quartier.

      @ virbe «Et je crois que les grandes victimes de cela, ce sont nos enfants. Comment en sommes-nous venus à croire que de les laisser entre 40 et 50 heures entre les mains d’éducatrices, aussi compétentes et qualifiées soient-elles, dès l’âge de 10-12 mois, est une avancée dans une société et que cela n’a aucune conséquence négative sur nos tout-petits?»
      ————
      L’expérience européenne (les garderies d’État y existent depuis plusieurs décennies) est là pour prouver que le fait que les enfants soient en garderie très tôt n’a aucun impact négatif sur les adultes d’aujourd’hui.

    • @mlleopinion, même si je suis mère au travail, je ne peux tout simplement pas aller dans votre sens, ou dans celui des autres répondants qui ne souhaitent pas un certain soutien pour les parents au foyer (car dans certains couples, ce pourrait bien être monsieur qui reste à la maison). Autant je suis en faveur des ressources pour aider les familles défavorisées à accéder au marché de l’emploi – par les garderies à faible coût par exemple, – autant je serais tout à fait enchantée à ce que mes impôts aident les femmes à rester un peu plus longtemps au foyer. Peut-être pas 20 ans mais pourquoi pas 2, 3 ans ? Durant la petite enfance, cette période si fragile et déterminante de la vie.

      Mon enfant va à la garderie et ça se passe bien. Mais une partie de moi est déchirée – comme Virbe, plus haut – et se demande comment cela affectera son comportement, son développement à plus long terme. Les coûts sociaux engendrés par le travail à temps plein des deux parents valent-ils la contribution de ceux-ci à l’économie ? C’est mon questionnement.

    • @ mlleopinion: je viens tout juste de lire votre dernière intervention et oui, bien entendu, économiquement et professionnellement parlant, les années comme mère au foyer ne valent pas autant que les années sur le marché au travail, je suis d’accord. Le problème, c’est qu’on compare 2 choses très différentes (travail économique et travail de société).

      Quand j’ai lu la lettre ce matin de Mme Abran dans le journal, je ne sais pas si vous l’avez lu au complet mais ce que j’ai interprété c’est qu’elle regrettait d’être disqualifiée automatiquement pour un emploi pour lequel elle était nouvellement diplômée et compétente, uniquement parce qu’elle n’avait pas travaillé pour élever ses enfants. Visiblement, elle a profité de ces années pour acquérir des connaissances poussées en horticulture et une expérience à titre personnelle qu’elle n’a même pas l’occasion de faire valoir et que personne ne lui donne sa chance.

    • Il n’y a pas beaucoup de domaines qui n’ont pas évolué dans les 10 dernières années. Une maman qui travaillait en journalisme ne sait pas comment internet et les médias sociaux affectent maintenant son travail. Une enseignante n’a pas vu la réforme. Etc.

      @larousse – ok, le patron potentiel reconnait que vous ne vous êtes pas pogné le cul. Ensuite? Il peut facilement préféré qqn qui a de l’expérience récente. Ce que vous avez fait pendant 10 ans c’est essuyer des fesses et des nez, jouer, courrir, planifier, cuisiner, etc. Est-ce que ça se traduit en expérience significative pour un job de… enseignante? comptable? programmeur?

    • @ virbe

      Bravo et merci pour votre commentaire! Vous remarquerez que les personnes qui fustigent le plus le choix difficile qu’est celui de demeurer au foyer sont celles qui ont pris l’autre option… (dont je suis)

    • Si la rénumération de la mère au foyer avait été en vigueur du temps de ma mère,elle en aurait profité et se serait sentie plus indépendante.Je crois que de mon côté ,j’aurais préféré demeurer à la maison et de faire des enfants.Ce que je dis à ma brue que si un jour je deviens riche,et que celà lui tente,elles pourrait me faire d’autres beaux petits-enfants et seraient payés pour celà.Personne à part les Bérets-Blancs ont pensés que celà pourrait être possible.Y-a-t-il un gouvernement dans la salle à l’écoute de ses femmes ?

    • Je suis désolé, j’ai commenté sans lire la lettre de la lectrice.

      Je tiens à pointer que la dame écrit la lettre après quoi? une entrevue? Bienvenue sur le marché du travail ma grande! Est-ce que ça serait possible aussi que les jeunes filles se sont mieux vendu en entrevue car elles en ont fait un tas depuis leurs 16 ans? Faut en tenir compte dans cette histoire!

    • Légalement, je croyais que nous n’étions pas obligé de dévoiler nos status personnels durant une entrevue. Genre: j’ai X enfants en bas âge (lire: je vais être absente durant toutes les épidémies de gastro…).

      Je comprend que concrètement, il y a un trou dans le CV à expliquer…

      D’un autre coté, je pense qu’il y a toutes sortes de mères au foyer, tout comme il y a toutes sorte de mère travailleuses. Dans mon entourage, il y a une mère au foyer qui ne fout rien de ses journées à part plogguer ses filles sur la TV… Dans une entrevue, je ne donne pas cher de sa peau, quoique, même sans enfants, sa vie se résumait à se plogguer elle-même sur la TV… Pas de culture, pessismiste et si je n’étais pas obligée de la cotoyer, elle ne ferait pas partie de ma vie (mais malheureusement, elle est dans la famille immédiate…)

      Et j’en connais une autre, merveilleuse, qui s’occupe de sa marmaille, les stimule, fait du bénévolat, cultive son network, est de tous les comités, ma foi, je crois que son entregent et l’énergie positive qu’elle dégage partout où elle passe ferait qu’en entrevue, les employeurs se l’arracherait. Comme quoi, je pense qu’on est artisan de son avenir.

    • @mimi25: Exactement!

    • @larousse_estdouce: que j’aie des enfants ou non ne change en rien ce que je pense du ‘travail’ de mère au foyer! Je n’ai jamais dit que leur ‘travail’ n’était pas épuisant… mais plutôt que c’est un CHOIX et que la conséquence de ce choix, est que leurs activités n’ont pas la même valeur sur le marché du travail et ne rapporte pas autant économiquement à la société! Donc qu’on arrête de me casser les pieds avec la valeur de leur choix… Bravo, ce sont des supers mamans qui s’occupent au jour le jour de leurs petits, mais non leurs cv ne vaut pas autant que celle ou celui qui a roulé sa bosse au boulot pendant qu’elles étaient à la maison! Et pour votre second commentaire, je trouve triste que la dame soit victime de discrimination par rapport à un travail pour lequel elle vient juste de terminer des études. Je vous l’accorde c’est triste, mais c’est ce qui vient avec le fait de rester à la maison… c’est la conséquence de ses CHOIX! Comme disait Manz26, si vous étudiez en histoire biélo-russe-post-duxième-guerre-mondiale, et que vous ne trouvez pas de travail dans votre domaine, c’est plate mais c’est la conséquence de vos CHOIX!

      @chouettemaman: c’est triste de vous savoir si coupable d’aller travailler… mais c’est encore plus triste de savoir que vous vous questionnez par rapport au futur de votre enfant… Les garderies de maintenant font tout pour donner le meilleur aux touts-petits… Une grosse partie des générations X et Y ont grandi avec des mères au travail, et nous (je suis du nombre) ne sommes pas plus ‘fuckés’ que les générations précédentes. Alors ne vous en faites pas trop, les éducatrices ne feront pas de votre enfant un taré ou un tueur à gage! Pour ce qui est de payer pour les mères au foyer, non, alors là non! Comme disait Danbel: on paie assez comme ça… le guichet automatique est fermé!

      J’aimerais aussi spécifié que mes commentaires s’appliquent autant aux mères qu’aux pères au foyer.

    • J’ai tendance à être plutôt sensible au sort des pères et des mères qui tentent un retour au travail après avoir consacré tout leur temps à leur famille. Si j’avais l’occasion d’en engager un ou une, je le ferais, si cette personne était en mesure de me démontrer qu’elle a su accumuler au cours de ces années des compétences utiles au travail qu’elle devra accomplir.

      Par contre, quand je lis des foutaises du style “Une psycho-éducatrice me disait que depuis l’avènement des garderies, ils ont vu une claire augmentation de problèmes avec les enfants. Ce qui entraînera de plus en plus de coûts sociaux. J’ai probablement évité aussi d’en faire payer les frais à la société.” alors je suis clairement moins sensible au sort de la dame.

      Les mères au foyer sont stigmatisées ? Pourtant les commentaires les plus acerbes et méprisants qui ont été publiés sur ce blogue proviennent justement des mères au foyer en regard des mères qui ont fait le choix de travailler. Les mères aux foyer ont fait un choix que je respecte, je suis loin de penser que c’est un choix facile, mais elles ne méritent pas non plus d’être mises sur un piédestral.

    • @mlleopinion, mon jeune enfant est dans une ultra bonne garderie en laquelle j’ai entièrement confiance, ai-je de plus écrit qu’il deviendra taré ? Mais il s’ennuie de sa maman parfois, c’est évident. Beaucoup de femmes se sentent un peu coupables d’aller travailler, on est folles de nos enfants. On se questionne peu importe nos choix, c’est normal. Cela ne signifie pas qu’on ne se réalise pas au travail, qu’on n’aime pas celui-ci, mais qu’on ne prend pas à la légère le développement de nos enfants. Je vous souhaite de découvrir, un jour, ce fardeau et cette joie. Sans rancune. ;)

      @cjulie, oui, vous et moi avons fait les frais ici de commentaires très acides venant de certaines mères au foyer. C’est étrange pour moi de me porter à leur défense sur ce même blogue!

    • Coucou tout le monde!

      Le problème, c’est quand on attend quelque chose de la société pour avoir élevé ses enfants. Pourquoi donc? Élever ses enfants, ça devrait aller de soi. C’est le contraire qui ne va pas. Je ne demande pas à la société de m’applaudir parce que je me soigne, parce que je m’occupe de moi, parce que je me lave, parce que je me nourris? Pourquoi devrais-je alors espérer que la société me soit reconnaissante parce que je fais tout cela pour mes enfants? Pour une mère, s’occuper de ses enfants, ça devrait être comme s’occuper d’elle-même.

      J’ai la reconnaissance de mon mari, et l’immense satisfaction de voir mes enfants bien grandir. Ils sont même suffisament conscients pour voir qu’ils ont de la chance, en se comparant à leurs amis. Alors ils me sont eux aussi reconnaissants. C’est déjà beaucoup.

      Et excusez-moi, mais nos enfants n’ont pas “besoin” qu’on soit mère au foyer jusqu’à leur 20e anniversaire! Et pas besoin non plus de se sortir complètement du marché du travail. Je n’ai pas de trou sans fond dans mon cv. Go figure.

    • Citation: “Aujourd’hui, mes enfants et mon ex-conjoint n’ont qu’à continuer leur vie. Moi, je dois refaire la mienne complètement, parce qu’un jour, j’ai choisi de m’occuper des miens à l’intérieur d’une société qui privilégie les garderies et la surconsommation. ”

      Ouach. Même une mère au foyer trouve le moyen de m’exaspérer. Elle doit “recommencer” sa vie. Comme si élever ses enfants, ce n’était pas vivre.

    • Je suis d’accord avec toi mimi25. Rester à la maison pour s’occuper des enfants ne veut pas dire arrêter de s’instruire et de suivre la parade. Il est possible de maintenir des connaissances sur son métier; c’est cependant plus difficile de maintenir une expérience directe avec le milieu du travail.

      Mon épouse comme secrétaire, a pris quelques cours pour se maintenir à jour sur les divers logiciels. Lorsqu’elle a arrêté de travailler, WordPerfect était le traitement de texte le plus populaire. Quand nous avons vu que Word prenait maintenant la place de WordPerfect, elle a pris des cours et nous avons installé Word à la maison afin qu’elle apprenne à le maitriser. Son métier lui permettait de suivre la parade; mon métier (informatique) me permettait de l’assister dans sa démarche.

      En tout cas, à voir certains commentaires, je me demande pourquoi il est obligatoire de se ranger d’un côté ou de l’autre. Entre les commentaires “tant pis pour vous si vous perdez en restant à la maison” et les “je devrais être reconnue car je fais quelque chose de bons pour la société”, il ne faut pas perdre de vue que chaque choix, celui de travailler ou des rester à la maison, comportent des inconvénients et des avantages. C’est une question qui relève du choix personnel et de la situation familiale (ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre de vivre sur un seul salaire).

      Je trouve dommage de voir des réactions où chacune essaie de démontrer que son choix est le meilleur. Pourquoi vouloir convaincre les autres? Est-ce par manque de conviction dans votre propre choix? Est-ce par regrets?
      Est-ce par jalousie?

    • La question est surtout: comment aider une mère qui a consacré des années de sa vie à élever ses enfants, qui se retrouve dans une situation précaire (ex: séparation) ou qui souhaite simplement retourner travailler à réintégrer le marché du travail?

      Cette femme a l’impression, à juste titre, d’avoir contribué à la société en élevant ses enfants à temps plein. Je n’ai pas l’impression qu’elle ait fait ce choix dans l’unique but d’être reconnue, mais peut-on comprendre un peu sa déception quand elle se butte à des difficultés pour se trouver un emploi dont elle a besoin pour survivre? De sentir que ses années comme femme au foyer sont perçues comme de l’oisivité?

    • @chouettemaman

      Tout est dans l’équillibre en fait. On peut tout-à-fait être en désaccord profond avec certaines personnes, tout en défendant leur choix de vie ! Le contraire est aussi vrai.

      Comme je l’ai mentionné plus haut, je suis sensible au sort des gens qui reviennent au travail après s’être consacrés à leur famille. Mais il faut savoir prévoir l’imprévisible !!! Les enfants de cette dame ont 20 et 22 ans. Ils sont donc à l’école à temps plein depuis 15 ans… Ce sont les 15 dernières années qui sont difficiles à expliquer, par les 7-8 premières ! Et puis il y a quelque chose dans le ton de la lettre qui m’énerve grandement. Cette façon de s’imaginer être beaucoup plus compétente que les autres étudiants qui ont suivi le même cours qu’elle… Quand on commence une carrière, la modestie est de mise, que l’on aie 21, 35 ou 50 ans.

      Ce que je propose pour aider les gens dans son cas, c’est de multiplier les stages de retour au travail (dont une partie est subventionnée par le gouvernement). Ça serait utile pas seulement pour les pères et mères au foyer, mais aussi pour les gens qui ont dû s’absenter du travail pour être aidants naturels, à cause d’une maladie… Aussi pour les gens (de plus en plus nombreux) qui se voient dans l’obligation de réorienter leur carrière à un âge considéré comme avancé.

    • @vivianep:
      je dois avouer que j’ai pensé un peu comme vous en lisant la lettre… Un trou de 20-22ans? Pour élever 2 enfants?? Pas 15, mais 2 enfants?!? Je trouve ça exagéré aussi…

      Dans mon commentaire précédant, j’avais oublié de mentionner que la mère au foyer “poche” que je décrit, non seulement elle est poche, mais en plus, elle n’a aucune protection légale. Elle a peu d’éducation (sec. 5 normal, même pas technique…), elle n’est pas marié, et n’a pas de contrat de vie commune avec son conjoint. Lui, il a mis la maison à son nom seulement (avant leur “union” de vie commune). Résultat: si demain monsieur décide qu’il sacre son temps, ma chère belle-soeur se retrouve devant rien, si ce n’est qu’une pension pour les filles. On lui en a déjà parlé, mais Mme est fiancée (depuis 12 ans…) et elle dit que c’est suffisant. Elle ne nous croit pas quand on dit qu’elle aurait droit à rien (son couple ne va pas très bien, mais bon, c’est une autre histoire…).

      De grâce, les parents au foyer, SVP négocier dans votre couple pour un minimum de sécurité, ne serait-ce que d’avoir la résidence à votre nom aussi, et un contrat de vie commune et un minimum de connaissances pour pouvoir un jour espérer occuper un emploi autre que flipper des burgers au McDo… Je trouve ça abherrant de se lancer dans l’aventure de “parent-au-foyer” sans filet de secours. C’est beau l’amour avec un grand A, mais faut rester réaliste un peu…

    • Diplômée universitaire, je suis une de celles qui a décidé d’être à la maison avec ses enfants pendant quelques années. Et oui, au cours de ces années, je n’ai pas payé d’impôt et, honte à moi, c’est mon mari qui m’a fait vivre et en plus de payer mon prêt étudiant.

      Pour notre société québécoise moderne, j’ai été un parasite économique, social, familial et conjugal.

      J’ai rejeté les dogmes de “les enfants ont besoin de fréquenter la garderie pour apprendre à socialiser”, “quand ils sont malades, ça développe leur système immunitaire (???)” et “l’importance de passer du temps de qualité en famille” qui ne sont que de la rationalisation utile aux parents qui se déculpabilisent de se déresponsabiliser de plus en plus face à leurs enfants.

      Il a été très difficile d’aller à contre-courant de ces valeurs imposées par notre société mais à constater tous les problèmes personnels et familiaux qui nous ont été épargnés, je ne regrette absolument rien.

    • Je crois que les mères et pères au foyer méritent une reconnaissance de la part de leur enfants et conjoints puisque ces derniers ont CHOISI de rester et de s’occuper des entants.

      Mais de là à demander une reconnaissance de la société ? Franchement là. Arrêtez-moi l’enfant-évangilisation là. C’est beau des enfants, j’en veux mais faut pas en faire une religion. Ça fait partie des choses de la vie, tout comme le reste. En avoir ou pas c’est un choix. Lachez-moi la complainte du phoque en alaska; J’aurais pu choisir de faire la ballerine en tutu rose, ce qui m’aurait donné un look franchement ridicule mais ça aurait été à moi d’accepter les conséquences de mon CHOIX et non pas de demander au gouvernement de me dédommager parce que les patrons veulent pas avoir de ballerine à poitrine poilue en tutu rose comme réceptionniste. Comme dirait les anglophones: “On ne peut pas garder son gâteau et le manger en même temps.

    • Moi je sens la venue d’un nouveau programme social pour bonifier le formidable modèle québécois: un salaire pour les femmes qui feront le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants.

      Voyons comment ça va marcher:

      An 1: Le gouvernemaman lance ce nouveau programme hautement avant-gardiste. La Presse publie des éloges en première page pendant trois semaines! En plus ça coûtera pas cher, seulement $100 Million par année, et voyez tous les avantages!

      An 2: Surprise! Il y a “beaucoup plus de mamans que prévu” qui quittent leur emploi pour rester à la maison avec leurs enfants… le programme est en déficit, il coûte déjà plus de $5 Milliards par année et ça continue de monter!

      An 3: La CSN syndique les mamans à la maison et, avec l’accord enthousiaste du gouvernemaman, leur négocie les mêmes conditions de travail que les travailleuses en garderie, incluant vacances, avantages sociaux et pensions à vie!

      An 4: La grande majorité des femmes est inscrite au programme. Le Québec est officiellement mis en faillite.

    • @cjulie, oui, c’est vrai que 20 ans sans travailler c’est long. Quand j’écris vouloir soutenir les femmes au foyer, c’est pour 2-3 ans, un peu plus peut-être. Votre proposition de stages – pour toutes les personnes écartées du marché du travail pendant quelques années – est très pertinente.

    • @gasston:
      trop drôle!

    • @gasston:
      si les mamans au foyer ont des “vacances”, alors qui s’occupe des enfants? ;-)

    • Pour moi, “carrière” et “maternité” ne vont pas ensemble. Si on souhaite une société où une femme étudie pour devenir avocate ou ingénieur et que, lorsqu’elle se retire 20 ans pour élever ses enfants, elle puisse à son retour sur le marché du travail ne subir aucun désavantage, WO!!!

      Mais on peut gagner sa vie sans faire une carrière, aussi. Ça se peut, ça. Moi, je ne souhaite pas particulièrement faire carrière, parce que ce qui m’occupe le plus l’esprit, ce sur quoi je m’investis le plus, c’est mon foyer. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir des occupations, et de réintégrer le marché du travail un jour, en me trouvant une job qui n’est pas une carrière. Le trou dans le cv, il n’a pas la même importance dans tous les domaines!

      Si la Femme Québécoise souhaite que la maternité soit reconnue comme une expérience de travail, j’ai des réserves! Je dirais que ça dépend grandement du domaine qui nous intéresse…

    • Je peux comprendre que les premières années avec un enfant sont importantes mais je ne vois pas l’utilité pour une mère de rester à la maison lorsque les enfants vont à l’école. Que peux elle bien faire des ses journées ?

    • Je suis parfaitement d’accord avec mlle opinion, et contrairement aux propos de chouette maman et larousse, je ne crois pas forcément qu’elle changera d’avis si un jour elle a elle-même un enfant:

      Je suis mère de 2 filles ados, j’ai toujours travaillé depuis la naissance de mes filles, sauf 2 X 6 mois de congé de maternité.

      Financièrement, je pourrais très bien rester à la maison, mais je n’ai jamais fait ce choix et n’entrevois pas le faire.

      Sans parler de la stimulation intellectuelle que me procure mon travail et qui me nourrit, je serais incapable d’être une maman à la maison et du même souffle insister auprès de mes filles que les études sont d’une importance capitale… il faut penser à l’effet concret de nos gestes, pas uniquement de nos paroles.

    • Mlle opinion,
      J’ai été et suit encore père au foyer. Mes enfants ont une différence d’age de 6 ans. Je n’ai pas besoin d’aucune reconnaissance sociale, ni de mes enfants. D’ailleurs si quelqu’un s’attend à une reconnaisssance pour quoi que soit, c’est une grande déception qui s’annonce à coup sure. Meme chose pour le travail, vous verez.
      Ce qui m’amène à la raison de ma participation à ce blogue, principalement suite à la lecture de vos interventions. Je vous direz simplement que je vous remercie, comprenant dans toutes ces choses que vous avancez, vous évitez tous ce qui, hors mis le travail, permets aux membres d’une collectivté de se développer pleinement, et je ne parle pas ici du fait de rester à la maison ou pas pour s’occuper de ses enfants.Une vision uniquement centré sur la rentabilité économique des personnes témoigne de carence si importante que je vous remercie de ne pas encore avoir d’enfant.
      J’espêre que l’avenir vous résevera autre chose que les satisfactions que vous émettez envers votre personne.
      Je sais, vous ne comprenez pâs…un jour peut-etre.

    • Je n’ai pas lu tous les commentaires, je l’avoue, mais il me semble qu’on compare des pommes et des oranges, non? Il est sûr qu’avoir des enfants et de leur consacrer quelques années de sa vie, c’est très louable, une forme de travail, du travail parfois difficile et ingrat, et que c’est une contribution à la société de l’avenir, mais cela ne compte aucunement comme une expérience de travail. Ce sont deux choses bien différentes… si la femme (ou l’homme) veut retourner au travail après avoir passé disons 8 ans à la maison à s’occuper de ses enfants, il va probablement falloir qu’elle se perfectionne ou se recycle lorsqu’elle retournera à sa carrière ou profession. Avoir un enfant, ce n’est pas une expérience de travail, c’est une expérience de vie. Un patron ne va pas embaucher une personne qui s’est occupée de ses enfants au lieu d’une personne qui a travaillé et qui a accumulé de l’expérience dans le domaine qui l’intéresse, même si on s’entend pour dire que la femme qui s’est occupée de ses enfants a travaillé très fort…

    • Ce sujet me touche particulièrement, moi qui pense bientôt avoir un enfant (attention, commentaire long et assumé).

      Pas facile du tout. D’un bord comme de l’autre, on est tiraillé soit par la culpabilité de laisser ses enfants à d’autres, soit par la frustration d’une vie sociale/professionnelle etc. en dehors du nid familial qui tombe souvent à plat (à moins d’avoir un tas de copines habitant tout près de chez soi tombant enceintes en même temps et décidant de rester à la maison… Bref, ne venez pas me dire que de faire des gaga-goui-goui à longueur de journée n’est pas aliénant). Étant orgueilleuse, féministe-féminine dans l’âme, je trouverai sûrement très difficile d’être confinée chez moi pendant que mon « futur » mari ira « s’aérer » au travail. Et que dire de ces employeurs qui après votre congé de marternité vous traitent comme si toutes vos compétences avaient été flushées avec le placenta… Justement, je pense que côté emplois, pour ceux où cela est faisable, les compagnies devraient s’adapter davantage au nouvel ère de la communication et proposer plus d’options de travail à domicile (tant qu’à être 8 heures dans un cubicule devant un ordi, aussi bien tout faire chez soi via courriel et web 3 jours semaines, et peut-être rentrer 2 jours au bureau afin de régler ce qui ne peut l’être en dehors). Mais de là à réclamer une reconnaissance monétaire pour être mère à temp plein… non. C’est quelque chose dont la nature nous a doté, comme toutes les espèces terrestres, et je ne verrais pas pourquoi on nous payerait pour élever notre propre marmaille.

      Autre chose aussi : je suis une femme du début de la génération Y. Mes parents et la société autour de moi nous ont enfoncé dans le crâne que l’université était le summum de tout et qu’être indépendante était ce qui primait sur tout en tant que femme. Dans les années 80-90, être femme au foyer n’était pas du tout à la mode, et même ma mère qui en était une n’aurait pas voulu que j’en sois une plus tard! Femme de carrière qu’ils disaient! Mais moi, maintenant, je fais quoi à jongler entre mon désir de défoncer les portes du firmament professionnel ou de moucher le nez qui coule de mon petit dernier? Arggggg c’est un peu déboussolant.

      Concernant le débat garderie vs maman au foyer, voici ma petite histoire personnelle : Ma mère a arrêté de travailler dès ma naissance afin de s’occuper de moi (je suis enfant unique). Mes parents ont fait ce choix en 1981, puisque cela collait à leurs valeurs et qu’ils voulaient le meilleur pour moi, selon eux. Cependant… je ne crois pas que d’avoir eu ma mère 24 h/24 avec moi ait été beaucoup PLUS bénéfique que si elle avait travaillé. Je m’explique par quelques exemples (selon ce que j’ai ressenti et pensé étant petite) : ma mère étant à la maison, je n’allais pas au camp de jour au parc municipal l’été et dieu sait que j’enviais les enfants qui y allaient, je ne dînais jamais à l’école avec mes amies (mais non, maman venait me chercher à tous les midis), je devais attendre des heures mes copines qui étaient au service de garde et j’en étais frustrée de ne pas être avec elles… etc. Bref, je dis souvent aujourd’hui que j’aurais été une bonne candidate pour la garderie, sociable et curieuse comme je suis. Oui, avoir ma mère avec moi (que dis-je, à la portée de la main) jusqu’à mes 18 ans m’a apporté beaucoup niveau sécurité (« maman est toujours dispo pour moi, je n’ai pas à m’en faire ») et je lui en suis 1 000 fois reconnaissante, surtout pour son sacrifice, mais de là à dire que les mamans à la maison, c’est ce qu’il y a de meilleur et que les garderies sont mauvaises, non je ne crois pas. De plus, après tout ce temps sans avoir travaillé, disons qu’elle en a arraché afin de se retrouver un emploi, ce qui m’a beaucoup peiné et surtout, je crois, dans un sens, traumatisée. Ce qui fait que je ne veux surtout pas reproduire cela, MAIS (le grand « mais ») en même temps, je ne sais pas si je serai capable de laisser mes enfants à d’autres, bref on ne s’en sort pas!!

      Au secours, j’aurais dû naître perruche ou maringouin, la vie aurait été moins compliquée ;o)

    • @ mimi25: vous avez raison, si vous vivez au Québec il faut mieux en rire sinon on n’arrêtera pas de pleurer!

    • vivianep, je ne crois pas que l’auteure voulais dire que le parent à temps ne vivait pas durant cette periode. Elle voulait dire qu’une fois les enfants en âge de voler de leurs propres ailes elle se retrouve à la case départ ou elle doit se construire une carrière et se ramasser un capital. Elle ne pourra jamais rattraper son ex-conjoint qui lui a probablement gravi les échelons, peut se permettre de voyager, a probablement une nouvelle personne dans sa vie et un réseau social enrichissant. Il s’est aussi probablement ramassé une retraite dorée. D’autant plus que je vois souvent des enfants être plus admiratifs de leur père carriériste que de leur mère au foyer.

      Je pense que la reconnaissance des mères (et des pères, pourquoi encore toujours les mères?) au foyer est possible mais pas pour le travail relié à l’éducation des enfants. Ce serait plutôt pour toutes les activités pouvant être décrites sur un CV et dont les acquis sont vérifiables et pertinents pour le poste convoité.

      Même si la candidate pour un poste énumère toutes les compétences nécessaires à l’éducation d’un enfant, comme psychologue, pharmacienne, chauffeure, cuisinière, etc., avec un ton de “je vaux pas moins que toi avec ton diplôme et ton expérience professionnelle”, ce n’est pas facile à vérifier et pas nécessairement pertinent pour l’emploi.

    • @cacophonie

      Merci de votre témoignage, c’est ce que j’ai toujours pensé, que les enfants dont la mère reste à la maison pendant de nombreuses années sont très (trop!) couvés. Les colocs que j’ai eus qui avaient eu une mère à la maison étaient beaucoup moins débrouillards, côté bouffe, ménage, lessive… ma mère est retournée sur le marché du travail alors que j’avais 12 ans (mes frère et soeur avaient 11 et 7 ans) et c’est là qu’on a été mis à contribution beaucoup plus. Il le fallait… et c’est comme cela qu’on apprend.

    • @ cacophonie101 : «je ne sais pas si je serai capable de laisser mes enfants à d’autres»

      Ne vous inquiétez pas, cela se passe très bien quand on a un boulot valorisant qui nous attend à 9h00 du matin.
      Les premiers jours, je ne dis pas… mais au bout d’une semaine, tout est oublié. Et quel plaisir de retrouver Junior quand on a fini le boulot ! Comme on est contente de faire les courses et le souper avec eux, et puis de leur raconter leur histoire pour le dodo ! On n’a pas l’impression d’avoir fait ça toute la journée, et cela donne à ces moments-là une valeur qu’ils n’auraient pas s’ils étaient notre quotidien de 9 à 5.

      En fait, pour savoir ce qu’on ressent, il suffit de demander aux 99,9% des pères qui travaillent et qui… vivent avec sans se poser toutes ces questions-là.

    • J’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi une société qui se dit prête à accepter que des vieux croutons qui ont cessé depuis belle lurette d’être productifs restent au boulot jusqu’à ce que mort s’ensuive ne serait pas encline à accorder une chance à des jeunes femmes qui ont accepté de s’occuper de leurs en fants…

    • @mlleopinion,
      “désolée mais chanter des comptines et faire des purées, quoi que ce soit louable, n’est PAS une activité professionnelle reconnue par les employeurs et ne devrait pas l’être non plus…!”
      Ah non? Et que font les éducatrices en garderies? Pourquoi, elles, sont payées pour s’occuper de “nos” enfants, et non les parents qui font la même chose?

    • Madame vante sa qualité de vie.

      Maintenant, sa vie est plus facile.

      Si elle avait eu une mauvaise qualité de vie plus jeune, en conciliant travaille et famille, aujourd’hui, sa vie serait plus facile.

    • Cacophonie, plusieurs choses.

      D’abord, pour moi, il y a un monde entre le modèle de la maman à l’ancienne qui n’avait pas de vie ou presque en dehors de son foyer, et le modèle de la mère moderne qui retourne sur le marché du travail à temps plein dès son congé de maternité terminé. Je recherche l’équilibre. C’est ce qui a manqué, dans votre enfance. Bien sûr, je préfèrerais que toutes les mères de mon quartier soient au foyer, que leurs enfants reviennent tous dîner à la maison et qu’ils marchent tous ensemble pour revenir, et qu’après l’école, tous ces enfants soient au parc ou dans la rue à faire du vélo en attendant le souper. Mais ce n’est plus le cas, de nos jours (et ça me désole). Moi, j’ai choisi de prioriser mon foyer, avec tout ce que ça englobe (pas seulement gagagougou avec les enfants! pour moi, le Foyer, c’est la vie de famille, le couple, l’entretien de la maison, les repas, les rendez-vous, la vie sociale de tous, bref, c’est large!). Mais mes enfants ont connu la garderie, le camp de jour et le dîner à l’école, aussi. Ils ont connu cela, mais en petite dose.

      An-guille: “Ne vous inquiétez pas, cela se passe très bien quand on a un boulot valorisant qui nous attend à 9h00 du matin. Les premiers jours, je ne dis pas… mais au bout d’une semaine, tout est oublié. Et quel plaisir de retrouver Junior quand on a fini le boulot ! Comme on est contente de faire les courses et le souper avec eux, et puis de leur raconter leur histoire pour le dodo ! On n’a pas l’impression d’avoir fait ça toute la journée, et cela donne à ces moments-là une valeur qu’ils n’auraient pas s’ils étaient notre quotidien de 9 à 5.”

      … ayoye.

      Pauvres petits enfants qui sont là pour entertainer leurs parents.

    • @anza

      Une mère qui est restée à la maison pour ses enfants n’est pas nécessairement qualifiée pour travailler en garderie! Il faut une formation pour ça, des cours de psychologie enfantine, etc… pas pareil du tout…

    • La fourmi dit à la cigale: “Vous avez dansé, vous m’en voyez bien aise. Alors dansez maintenant”.

    • @needle: Ou bien vous n’avez pas d’enfants, ou bien vous êtes dans une minorité à penser comme vous.

      J’aimerais bien que ma conjointe ou moi restions au foyer pour nos enfants. Par contre, nous considérons que c’est trop de sacrifice: $$$ et difficile retour au travail.

      Je crois, comme certains l’ont mentionné, que le problème n’est pas relié au fait d’avoir été mère au foyer, mais plus une discrimination basée sur l’âge.

      trentaine et peu d’expérience ou vingtaine et peu d’expérience, les employeurs choisissent généralement les plus jeunes!

      cinquantaine avec expérience ou trentaine avec expérience, les employeurs choisissent encore les plus jeunes!

    • oups: “Vous avez chanté tout l’été, vous m’en voyez bien aise. Alors dansez maintenant”.

    • Natg, je suis d’accord avec vous, pour ce qui est de la reconnaissance de l’expérience de la mère au foyer. C’est très difficilement quantifiable! et des mères au foyer, il y en a absolument de tous les genres! De la très compétente, à la très poche. On ne peut pas quantifier l’expérience de mère au foyer, c’est impossible.

      Si une femme dit “je suis avocate”, tout de suite, on peut conclure qu’elle a au moins fait des études universitaires, et qu’elle a même obtenu un diplôme. Ça nous assure au moins ça. Pareil pour une femme qui dit “je suis vice-présidente au marketing”, on se dit qu’elle a au moins dû faire des études, au moins avoir été diplômée et au moins avoir été suffisament bonne pour être engagée.

      Mais si je dis “je suis mère au foyer”, ça ne prouve pas grand chose! Aucunes études ne sont nécessaires ni obligatoires. Personne n’a besoin de m’embaucher pour que je devienne mère au foyer, je n’ai pas à présenter mon cv pour devenir mère au foyer et je peux pratiquer ce “métier” sans aucun diplôme en poche.

      En fait, les “cartes de compétence” de la mère au foyer, elle ne les obtient que très tard! quand ses enfants sont adultes.

    • Je suis maman à temps plein. Je suis pour une certaine reconnaissance de cette expérience. Mais une reconnaissance des vraies expériences aquises durant ces années: nutrition, gestion de budget, chauffeure, cuisinère, gestion de conflits interpersonnels, biblothécaire (scolaire), service de garde, etc.

      À ceux qui disent que nous coutons plus à la société parce que nous ne payons pas d’impôt: nous sauvons de l’argent en n’utilisant pas les services de garde, nous sommes celles qui sauvent aux écoles les salaires de bibliothécaires et probablement de certaines personnes ressources, nos conjoint(e)s sont moins stressés (et donc moins malades), ils sont absents moins souvent puisque c’est nous qui s’occuppent des enfants quand ils sont malades, ont des rendez-vous chez le dentiste, ortho, médecin, etc. et ils peuvent également travailler de plus longues heures (et être plus payés et donc contribuer plus à l’État), en voulez-vous plus?
      Devrions-nous avoir un salaire? Je ne crois pas. Mais peut-être avoir une certaine partie de la subvention qu’une garderie receverait si notre enfant y allait.

    • @anza: elles sont payées pour que les parents puissent aller travailler! Dieu merci pour notre super système de garderies, CPE et autres belles ressources à l’enfance!
      Les éducatrices en garderie gagnent leur croûte, paient des impôts et redonnent de surcroit à la société. Donc à moins d’être éducatrice en garderie, et de pouvoir vraiment dire que vos activités à la maison ont pu peaufiner votre expérience et votre savoir-faire au travail, ne tentez pas de me dire que les couches que vous avez changé pendant 5 ans valent autant que la personne qui a travailler au boulot tout ce temps! Et si vous désirez vraiment revenir sur le marché du travail un jour, pourquoi ne pas continuer vos études, ou avoir un emploi à temps partiel (du remplacement ou des contrats par exemple). Là, votre expérience au foyer sera rentable… et je vous serai la première à vous lever mon chapeau! Ma mère est restée au foyer jusqu’à ce que j’aie 7 ans. Elle a trouvé les premières années très aliénantes… avant de décider de retourner faire un Bac, un certificat et une maitrise! À son retour au travail, elle valait de l’or et les employeurs se sont arrachés son cv!

      Ceci étant dit, je crois que nos éducatrices en garderie devraient être payées beaucoup plus… Et contrairement à ceux et celles de ce blogue qui croient que je dénigre le ‘travail’ au foyer… je vous dis que oui je pense qu’élever un enfant demande beaucoup (pas besoin d’avoir d’enfant pour le savoir!) et que ceux qui le font, sont bien courageux et je les en félicite! Alors oui pour vous en féliciter, non pour vous le payer ou encore non pour vous ‘créditer’ votre belle expérience en puériculture au foyer une fois de retour au travail…

    • Et je tiens à spécifier qu’au niveau économique, les parents à la maison font partie de la population inactive. Ce n’est pas pour rien… On ne considère pas qu’un enfant, une personne retraitée ou encore une personne invalide rapporte à l’économie du pays. Ces personnes peuvent être extraordinaires, avoir de belles qualités, et faire beaucoup pour leur entourage… elles restent des personnes qui ne rapportent rien au PIB du pays… Leurs accomplissements méritent d’être soulignés tout autant que ceux des gens qui travaillent. Mais reste que ceux qui travaillent, bien ils paient pour tous les autres! Et que mes impôts servent à aider la personne invalide, ou encore la jeune fille mère monoparentale qui n’a pratiquement pas de revenu, je suis POUR à 100%! Je crois que nos impôts devraient aider les gens qui ne peuvent pas travailler. Mais si on commence à me dire que je devrais en plus aider ceux qui peuvent travailler mais qui choisissent de ne pas le faire pour vivre le luxe d’élever leurs enfants, alors là je ne suis pas d’accord…

    • “je ne sais pas si je serai capable de laisser mes enfants à d’autres”

      Oh croyez-moi, vous allez vite y prendre goût ;-)

      Mon conseil si vous le permettez: la conciliation travail-famille est difficile. Essayez d’avoir un emploi qui vous permettra de le faire (poste à mi-temps, horaires flexibles, télétravail, etc.)

    • Il y a plusieurs genre de parent à la maison. L’un se consacre uniquement à ses enfants, à son mari et à sa maison. Souvent ce parent va dire avec une fierté non-dissimulée que ses enfants sont ”toute sa vie”. Exit les loisirs, les autres intérêts, on ne pense qu’aux enfants, sommes disponibles 24/24 heures pour eux et les chouchoute au max. C’est certain que pour ces parents le retour au travail est plus difficile.

      Il y a un autre modèle de parent à la maison. Celui qui s’occupe de son enfant, est toujours là pour lui mais a une autre ”vie parallèle”. Souvent le parent va faire du bénévolat à l’école, dans les sports, dans n’importe quoi de connexe à l’enfance en général. Ces parents sont d’une grande utilité pour les écoles en particulier, socialement et économiquement. Pensez à la maman qui va coudre des costumes pour la pièces de théâtre de Junior, à la maman qui est de toutes les sorties au primaire, à la maman qui s’occupe des campagne de financement,… Souvent ce parent sait se tisser un réseau social assez étendu qui fait que plus tard quand il ira se chercher du travail, ce sera beaucoup plus facile. Maintenant, on retrouve beaucoup de ce genre de parents dans les écoles et ils apportent vraiment un plus à l’école.

      Dénigrer la femme au foyer? Jamais, moi-même je n’ai qu’un travail saisonier par choix. Par contre, je ne me sens pas beaucoup d’affinité avec une maman qui ne parle que de ses enfants et n’a rien à dire en dehors de son monde. Même chose avec une femme de carrière qui ne parle que de son travail et n’a pas de vie en dehors de celui-ci.

    • @anza
      Les éducatrices en garderie sont formées pour s’occuper des enfants adéquatement, assurer leur sécurité, leur bien-être. Si tous les parents qui restent à la maison pour s’occuper de leur marmaille suivent cette formation (qui est un DEC en passant) je n’ai rien contre les rémunérer. À voir la quantité de parents inaptes et incompétents qui mettent au monde des enfants, y en a pas beaucoup qui réussiraient leurs examens!

      Tant qu’à y être, vous pourriez aussi affirmer que vous pouvez être enseignantes, infirmières, psychologues!

      Les parents qui CHOISISSENT d’avoir des enfants ne devraient avoir aucune rémunération. C’est un CHOIX avec ses avantages et inconvénients tout comme celui de poursuivre une carrière et d’avoir une famille. Faut assumer.

    • Quand on lit attentivement la lettre de cette dame, on comprend que son amertume provient surtout du fait qu’elle trouve difficile de gagner sa vie à la suite de sa séparation, après être restée VINGT ANS à la maison.

      Pas sûre qu’elle serait retournée sur le marché du travail si le monsieur n’avait pas pris la poudre d’escampette. Bref, pas sûre qu’elle se plaindrait de son sort si elle était toujours à la maison avec des enfants d’âge adulte qui volent probablement de leurs propres ailes.

      Ceci dit, de quelle reconnaissance parle-t-elle ? Depuis quand fait-on des choix pour avoir la reconnaissance des autres ?

      J’ai toujours cru que nos choix de vie étaient guidés par nos valeurs, nos capacités, nos besoins, nos idéaux et tous les facteurs que l’on doit prendre en considération et sur lesquels nous n’avons pas de contrôle. On fait pour le mieux et on se débrouille avec ce que l’on a.

      Nous vivons dans une société qui nous donne beaucoup de latitude et nous oublions souvent à quel point nous sommes chanceux de pouvoir faire les choix de vie qui nous sembles justes pour nous. Pourquoi toujours regarder ailleurs si l’herbe est plus verte ? Pourquoi juger les autres qui ont fait des choix différents ? Pourquoi ce besoin de toujours vouloir rejeter la faute sur la société quand les choses ne tournent pas comme on l’aurait souhaité ? Pourquoi faut-il toujours chiffrer en dollars ce que l’on a fait dans la vie et exiger que ça nous soit remis ?

    • Pas le temps de lire tous les commentaires désolé… Mais je me suis assez délecté merci!
      Moi je les ai encore les trois petits enfants en bas âge à la maison. :-)
      Ils sont dehors alors j’ai une minute:

      Notre époque sera celle de la fin du couple comme base de la famille.
      Le couple n’est plus une institution assez solide pour assurer le bien-être des familles.
      La famille du 21ième siècle sera basée sur les parents en forme de communauté et non plus en forme de couple.

      Nous verrons apparaître une nouvelle forme d’architecture en forme d’ovale avec tous les services aux familles concentrés au centre et des bâtiments aux formes flexibles tout autour. La forme des bâtiments suivra la formation des couples qui désireront partager leur quotidien. Et les murs permettront à ceux qui voudront se séparer, de le faire tout en gardant un contact au quotidien avec les enfants issus du couple. Chaque ovale sera un village familial et ce sera la fin du bungalow.

      Le partage des tâches au sein de la communauté de parents permettra d’éliminer ce dilemme inhumain du parent au foyer ou au travail. Le concept tout aussi absurde de la famille mono-parentale disparaîtra lui aussi. Ce sera l’ère du village familial multi-parental.

      Bon la petite dernière vient de se réveiller le rêve est fini…

      Au plaisir de vous lire.

    • “L’expérience européenne (les garderies d’État y existent depuis plusieurs décennies) est là pour prouver que le fait que les enfants soient en garderie très tôt n’a aucun impact négatif sur les adultes d’aujourd’hui.”

      Vrai.

      Ils ont juste moins de remords à vous parquer à votre tour une fois que vous êtes devenu vieux.

    • Il y a deux choses dans ce discours:

      1. La reconnaissance des mères au foyer. Mais encore là, faut se demander ce qu’on entend par reconnaissance. Reconnaissance de qui? Sous quelle forme? Moi je pense que la mère qui fait ce choix, qui est bien avec son choix, elle a la reconnaissance de son mari et de ses enfants, de ses proches. Qu’est-ce qu’il faut de plus?
      2. La capacité pour ces mères de réintégrer le marché du travail après 10 ans d’absence et plus. Ça, c’est plus compliqué. Tu ne peux pas espérer mettre ta carrière de côté pendant 10 ans et reprendre comme si de rien n’était, au même niveau que si tu n’avais jamais quitté. Il y a quelques années, j’ai engagé une femme merveilleuse dans mon équipe qui avait été à la maison pendant 14 ans. 14 ans, ce n’est pas rien!!! Évidement, elle a commencé au bas de l’échelle, dans un poste normalement occupé par des finissants du bacc, même si elle avait, dans le temps, travaillé 6-7 ans dans son domaine. Mais elle partait de loin. Ses connaissances n’étaient plus à jour. Ses compétences en informatiques étaient inexistantes. Mais elle était débrouillarde et intelligente, elle a rapidement fait son chemin. Je n’ai pas eu à regretter une minute de l’avoir engagée… mais je n’avais pas d’autre choix que de la faire commencer au bas de l’échelle.

      Dans la vie, il faut assumer les choix qu’on fait. Je suis un peu tannée du discours des mères au foyer “vertueuse” qui se sacrifie pour le bien de leurs enfants et de l’humanité, qui nous regarde de haut, nous, les mères qui travaillons à l’extérieur, mais qui, du même souffle, braillent qu’elles n’ont pas notre salaire, notre train de vie, notre carrière, etc.

      @anza: “que font les éducatrices en garderies”? Ben oui, si la mère au foyer décide de s’ouvrir une garderie en milieu familial, son expérience est pertinente. Si elle veut être biologiste, orthophoniste, comptable ou informaticienne, mettons que c’est moins pertinent.

      Les éducatrices offrent un service et elles sont payées pour le faire. Pourquoi est-ce que moi je ne suis pas payée quand je coupe les cheveux à mon chum et à mes enfants? Pourtant les coiffeuses sont payées, elles? Pourquoi est-ce que je ne suis pas payée quand je cuisine pour ma famille? Les chefs qui travaillent dans des restos sont payés, eux? Pourquoi est-ce que je ne suis pas payée quand je déneige mon entrée? Le gars qui le fait pour mes voisins, il est payé, lui? Pourquoi est-ce que les mères qui font l’école à la maison ne sont pas payées? Après tout l’état paye pour faire éduquer les autres enfants, non? Pourquoi est-ce que les parents qui ont des enfants en santé ne sont pas subventionnés? Après tout, les enfants malades reçoivent des soins gratuitement? Je pourrais continuer longtemps.

      Pour la première, j’y crois. Mais encore faut

    • Mon épouse a cessé de travailler à la naissance de nos enfants . Ce fut son choix et je l’ai appuyé . Par contre je lui suis reconnaissante pour l’éducation qu’elle a donnée à notre garçon et notre fille. Vendredi ,nous assisterons à la remise d’un doctorat à notre fils et dans deux ans , ce sera au tour de notre fille. Oui , ce ne fut pas toujours facile.Oui ,elle a travaillé très fort et…moi aussi. Cependant ,nous visions une qualité de vie au détriment d’un haut niveau de vie . Nous avons toujours conjugué au nous au lieu du je . La famille a toujours passé avant le couple , avant notre petit je, mon ,moi. Vous direz que c’est discutable comme choix , vous aurez peut être raison ,mais , dans notre cas , ça s’est bien passé. Mais la mère au foyer n’est pas un gage de réussite tout comme la mère au travail. En fin de compte , c’est d’être sans nécessairement toujours chercher à avoir . Plusieurs textes précédemment écrits mentionnent l’aspect économique . C’est probablement ce point qui poussent les deux parents à travailler , à cumuler des biens. Ça sécurise . Personnellement , je trouve la femme québécoise très wonder woman :allier travail à l’extérieure ,mère de famille , projet de carrière , apparence et j’en passe rend la vie difficilement supportable .Sont-elles si heureuses ? En ce qui a trait à mon épouse , je n’ai JAMAIS trouvé son travail à la maison improductif .Elle et moi , on se complète et tout ce que j’ai matériellement lui appartient et vice versa. ÊTRE OU AVOIR…. VOILÀ LA DÉCISION À PRENDRE .

    • La reconnaissance, c’est pas assez. Il faut payer les mères selon les mêmes échelles salariales des éducatrices de garderie. On donne des tchèques aux aidants naturels. Les mères, en plus d’être des aidantes naturelles, doivent sacrifier surtout leur vie professionnelle. Comme dans les coopératives d’habitation, pourquoi ne pas payer leur logement ou hypothèques à la hauteur de 75%. C’est automatique dans une coop, la SHQ et l’office municipale d’habitation bourrent les familles d’argent, sur le seul principe qu’ils vivent dans une coop d’habitation.

    • Moi je serais d’accord que oui.

      À une seule et simple condition , les mamans qui décident de rester a la maison doivent mettre une pancarte indiquant qu’elles vont aussi garder gratuitement les enfants des mères qui veulent encore travailler.

      Au moins, sa leurs donnerait quelque chose a mettre dans leurs C.V. ! Anyway, avec la société dans lequel ont vie, le coût de la vie, les besoins pour le futur ( REER, Celi etc.. ) à moins de vous pogner un petit mari riche pour vous remplir le gossier, c’est vraiment un luxe sans bon sang de vouloir rester à la maison quand l’enfant a dépassé 3 ans….

      Personnellement, j’ai jamais compris ce que la mère au foyer fait de plus, que celle qui travail. À la maison, notre ménage est fait a deux, ma blonde fait le souper, je fais la vaisselle. Donc une reconnaissance, simplement pour préparer des lunch le midi ? Ya du feuilleton télé et des siestes derrière tout sa !

    • @anza
      En plein dans le mile! Et elles viennent de se syndiquer pour obtenir la reconnaissance qui va de pair avec l’importance de leur travail. Il faut croire que s’occuper des enfants des autres est plus important que de s’occuper des siens.
      cacophonie 101
      Petite histoire vraie ici, ma fille a connu les deux, maman qui travaille, dîner en garderie scolaire et service de garde après l’école. Cette année, je travaille de la maison et elle prend l’autobus pour venir dîner. Idem après l’école, elle revient directement à la maison. Parfois je dois la confier à l’école pour des rendez-vous à l’extérieur et elle est très déçue. De loin, elle préfère venir dîner ici et rentrer après l’école. Je pense que, comme tous les enfants, vous avez idéalisé ce que vous ne pouviez pas vivre. Vivre en groupe avec des consignes, dans le bruits et à un rythme imposé durant 9 à 10 heures par jour, ce n’est pas reposant à la longue.
      Enfin @mlleopinion
      Ouf, votre propos est certainement intéressant mais il est noyé dans le mépris. Vous semblez hargneuse et en colère contre les mères à la maison. Y’a anguille sous roche. Sachez qu’après quelques années exclusivement à la maison (après 18 ans sur le marché du travail), j’ai été engagée à l’école de mes enfants comme intervenante spécialisée auprès d’un enfant à problèmes particulièrement réticent aux intervenantes qu’il avait eu depuis plusieurs années. Mon aîné ayant les même caractéristiques, la direction a pensé que comme j’avais fait une bonne job avec lui (et j’ai le bon diplôme quand même), je serais peut-être la bonne personne pour l’aider. et ben, ça a marché!!! J’y suis resté deux ans, à temps partiel. J’avais quitté le marché de travail pour m’occuper de mon fils même s’il était à l’école et avais beaucoup consulté, fait des recherches etc. Aujourd’hui j’ai complètement changé de boulot et je m’occupe de l’entreprise familiale avec mon conjoint.
      Tout ça pour dire qu’il n’y a pas de recette miracle, la vie n’est pas une ligne droite, loin de là. Si on m’avait dit le cheminement que j’ai fait lorsque j’ai commencé ma vie de travailleuse, je ne l’aurais pas cru. En prime je ne pense pas avoir été un poids pour la société durant mes années de “mère au foyer”. En plus de prendre soin des miens, j’ai eu du temps pour ma mère vieillissante, ma belle-mère, les enfants des voisines au travail et le bénévolat à l’école. Il n’y a pas que le travail rémunéré dans la vie. Je souhaite à tous et à toute le courage d’avoir plusieurs vies.

    • Même situation que la femme de l’article. Je suis retourné aux études par crainte d’une séparation d’avec mon conjoint. Je suis à la maison depuis 5 ans(2 enfants, 2ans et 5 ans). C’est mon conjoint qui voulait ça, pour s’éviter le stress de courrir le matin et moi je n,avais pas terminé mes études universitaires, alors j’ai pris le congé, étant d’accord que d’être à la maison nous enlèverait la course, le stress mis sur les enfants et surtout, j’étais incapable de me résoudre à ne voir mes enfants que quelques heures par jour.

      La perspective d’une séparation me mettait inévitablement sur le BS, alors j’ai repris les cours(une technique pour terminer plus tôt, pour partir plus tôt)…mais là n’est pas le point. Je crois que par reconnaissance, l’auteur de la lettre parle plutôt d’un salaire pour les mères. à mlle opinion, si le gouvernement nous payait un salaire, on payerait des impôts et vous ne subviendrez plus seule à nos services….blablabla…Sachez que les éducatrices en milieu familiale seront bientot payées 53000$ par années, payés par le gouvernement à même vos taxes pour qu’elles fassent des gaga-gougou, des purées et des comptines….UN salaire au mère, serait beaucoup moindre, beaucoup, beaucoup, elles parlaient d’un 100$ par semaine, ce n’est rien et ça coûterait moins cher à la société que l’argent pour les garderies. Mes enfants sont(ceci-dit sans filtre de mère) polis, sociable, pas méchant pour deux sous, ils parlent et ce sont développés plus vite que des enfants de leur âge en garderie. Les éducatrices n’ont pas le temps de s’occupper autant de chaque enfant. Je fréquente les parcs et les enfants de deux ans et moins sont tout le temps en poussette, les madames éducatrices parlent entre elles pendant que les petits pleurent et s’ennuient et quand les parents rentreront du boulot, elles diront qu’elles ont passées l’avant-midi au parc(alors que le petit s,est emmerdé et n’a rien fait car elle préfèrait parler que d’aller le balancer)…et ce sont elles qui ont le salaire…c’est moi qui dit aux éducatrices qu’un de leur petit est en train de se sauver car elles sont trop prit dans leur conversation…c’est moi qui dit à l’autre que ce petit mange du paillis, ou qui enlève un mégot de cigarette à un enfant qui n,est pas surveillé par ces éducatrices qui parlent ensemble sans surveillées…si vous saviez le nombre de fois où je les entends dire;«Bon, y’é où lui ?»et partir à courrir car il est parti trop loin…Si les mères au travail voyaient comment sont vraiment gardés leurs enfants, elles resteraient peut-être plus nombreuses à la maison!

    • La dame veut faire compenser son amertume par une reconnaissance sociale. C’est dommage mais s’il y a une compensation à demander, c’est auprès de son ex-conjoint qui probablement a lui aussi profité de cette qualité de vie qu’elle vante tant. Etait-elle mariée ? Sinon, pourquoi a-t-elle accepté de s’exposer au risque de se faire larguer sans aucune compensation pour des années sans revenue à la maison ?

      De plus, j’ai du mal à croire que pendant toutes ces années, elle n’a pas pu prendre des cours à temps partiel ou un peu de travail pour étoffer son CV, si c’est le trou dans ses occupations officielles qui l’empêche de se trouver du boulot. La garderie c’est pour les 5 premières années ! Qu’a-t-elle fait quand ses enfants étaient à l’école (pendant au moins 10 ans)? Et quand les enfants étaient au secondaire ou à l’université, elle ne continuait quand même pas à aider à faire les devoirs et a diner avec eux?!? Elle fait de bénévolat alors pourquoi n’a-t-elle pas inclus cette activité dans son CV? On veut savoir si elle vient a l’heure, fait ce qu’elle doit faire et plus, si elle a appris quelque chose etc …

      Et pour les économies a l’état, on repassera. Ce n’est pas les quelques allocations qu’elle n’a pas recu qui compensera pour le cout des profs et des médecins et autres services qu’elle a utilisés.

      Elle a fait 1 (une !) demande d’emploi. Elle ne précise pas si elle s’est rendue en entrevue (si c’est le cas, elle n’a pas réussi a vendre l’utilité de ses connaissances en plantes). Si son diplôme est récent, il n’y a aucune raison de croire que c’est son âge qui l’empêche d’avoir un emploi . Peut-être est-ce sa façon de se présenter ? On sait bien que les connaissances et les études ne sont qu’un critère parmi tant d’autre pour l’embauche.

      S’occuper des enfants est certainement un travail éreintant, ingrat, non rémunérée mais dont la satisfaction est toute personnelle. On ne devient pas parent en espérant que nos enfants nous remercient. On ne devient pas parent pour que la société nous remercie. J’ai 2 enfants et je ne m’attends pas à ce qu’on me donne une tape sur l’épaule.

      La compensation est en gLa dame veut faire compenser son amertume par une reconnaissance sociale. C’est dommage mais s’il y a une compensation à demander, c’est auprès de son ex-conjoint qui probablement a lui aussi profité de cette qualité de vie qu’elle vante tant. Etait-elle mariée ? Sinon, pourquoi a-t-elle accepté de s’exposer au risque de se faire larguer sans aucune compensation pour des années sans revenue à la maison ?

      De plus, j’ai du mal à croire que pendant toutes ces années, elle n’a pas pu prendre des cours à temps partiel ou un peu de travail pour étoffer son CV, si c’est le trou dans ses occupations officielles qui l’empêche de se trouver du boulot. La garderie c’est pour les 5 premières années ! Qu’a-t-elle fait quand ses enfants étaient à l’école (pendant au moins 10 ans)? Et quand les enfants étaient au secondaire ou à l’université, elle ne continuait quand même pas à aider à faire les devoirs et a diner avec eux?!? Elle fait de bénévolat alors pourquoi n’a-t-elle pas inclus cette activité dans son CV? On veut savoir si elle vient a l’heure, fait ce qu’elle doit faire et plus, si elle a appris quelque chose etc …

      Et pour les économies a l’état, on repassera. Ce n’est pas les quelques allocations qu’elle n’a pas recu qui compensera pour le cout des profs et des médecins et autres services qu’elle a utilisés.

      Elle a fait 1 (une !) demande d’emploi. Elle ne précise pas si elle s’est rendue en entrevue (si c’est le cas, elle n’a pas réussi a vendre l’utilité de ses connaissances en plantes). Si son diplôme est récent, il n’y a aucune raison de croire que c’est son âge qui l’empêche d’avoir un emploi . Peut-être est-ce sa façon de se présenter ? On sait bien que les connaissances et les études ne sont qu’un critère parmi tant d’autre pour l’embauche.

      S’occuper des enfants est certainement un travail éreintant, ingrat, non rémunérée mais dont la satisfaction est toute personnelle. On ne devient pas parent en espérant que nos enfants nous remercient. On ne devient pas parent pour que la société nous remercie. J’ai 2 enfants et je ne m’attends pas à ce qu’on me donne une tape sur l’épaule. Tout au plus, j’ose esperer que mes enfants m’aideront plus tard si je suis dans le besoin …

    • @blablablabla:

      S’occuper des enfants est certainement un travail éreintant, ingrat, non rémunérée mais dont la satisfaction est toute personnelle. On ne devient pas parent en espérant que nos enfants nous remercient. On ne devient pas parent pour que la société nous remercie. J’ai 2 enfants et je ne m’attends pas à ce qu’on me donne une tape sur l’épaule. Tout au plus, j’ose esperer que mes enfants m’aideront plus tard si je suis dans le besoin …

      :) Ah enfin ! Dieu merci le gros bon sens ^^^Et si je peux me permettre moi j’envoie des fleurs à ma mère à toute les fêtes de mères. C’est pas dur de dire “Merci Maman” ou “merci Papa” des fois.

    • Bizarre votre commentaire Blablabla, puisqu’on le voit en double, mais je suis assez d’accord avec vous.

      Je continue quand même de croire que les mères au foyer devraient toucher au moins le montant des allocations prévues pour la garderie.

    • Renko

      “Personnellement, j’ai jamais compris ce que la mère au foyer fait de plus, que celle qui travail. À la maison, notre ménage est fait a deux, ma blonde fait le souper, je fais la vaisselle. Donc une reconnaissance, simplement pour préparer des lunch le midi ?”

      Ouf. Je crois en effet que vos enfants, si vous en avez, ont tout intérêt à être élevés par d’autres que vous. Vraiment! Je crois que vous faites le meilleur choix dans les circonstances! Une mère au foyer, la seule différence, c’est qu’elle prépare le dîner! Aouch…

    • denisclambert@hotmail.com: bravo.

      Je ne reste pas à la maison que pour mes enfants. Je le fais aussi pour moi, pour mon couple, et j’utilise ce temps que j’ai pour le mettre à contribution pour ma communauté.

      On n’en parle pas de ça, mais c’est certainement une des plus lourdes pertes de notre société, depuis que les femmes sont aussi massivement actives sur le marché du travail. Il n’y a pratiquement plus de communauté, de vie de quartier, de bénévoles. Tout ce que les femmes faisaient pour la communauté, ça a été perdu. Aujourd’hui, il faut compter sur l’état pour faire tout ce qui était assumé par la communauté (les femmes). Les personnes âgées doivent être en centre d’accueil, les handicapés et les grands malades aussi. Les enfants sont à la garderie. Et les enfants de la DPJ trouvent de moins en moins de foyer pour les accueillir parce que les femmes sont au boulot. Tout ce que les femmes faisaient pour leur communauté et qui n’était pas comptabilisé a été perdu en grande partie. Nous ne pouvons pas ne pas être perdants.

      Une femme qui reste au foyer a du temps, pour ses enfants, pour son foyer, pour sa communauté, sa société. Nous avons perdu beaucoup au change, et tout ce qui branle et s’écroule dans notre société est lié à ça.

      Mes enfants sont à l’école, maintenant, et je ne vois pas poindre le jour où j’aurai envie de réintégrer le marché du travail à temps plein! Vraiment pas. La vie est beaucoup trop agréable et équilibrée comme ça. Et j’ai du temps. Du temps pour moi, bien sûr, mais pour les autres aussi.

      Si les femmes retournaient à la maison massivement, aussi massivement qu’elles sont au travail aujourd’hui, on réglerait de très nombreux problèmes de notre société.

    • Incroyable de lire les commentaires des gens qui crachent sur les éducatrices en garderie, comme si leur travail se résumait à faire des purées et changer des couches. Il y en a plusieurs qui ont le complexe de supériorité bien développé.

    • Wow, l’expérience de cette mère est tellement parlante! Par ses mots, elle décrit ce que je reproche depuis des années aux mères au foyer: sous-estimer leur situation précaire si jamais chouchou décidait de partir ou s’il décédait prématurément. Oui j’aimerais vivre dans une société où lles mères au foyer sont reconnues pour le travail extraordinaire qu’elles réalisent quotidiennement. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Et je suis peut-être pessimiste (ou réaliste), mais je ne crois pas que ce soit demain la veille que cela changera. Il y a certes la possibilité, émise par Vivianep, de faire du travail partiel ou d’être travailleuse autonome durant quelques années. Mais je serais curieuse de voir l’impact sur le niveau de vie à la retraite, surtout si chouchou n’est plus là…

    • @vivianep, surprise, me voilà d’accord avec vous. La société s’est fragmentée, chaque génération vit dans une bulle, à part des autres. Je suis optimiste, je vois poindre un féminisme nouveau genre. Au fond, si on a tant méprisé la contribution traditionnelle des femmes à la société, et je ne parle pas seulement de cuisine ou de ménage, mais celle via le bénévolat, le soin aux autres, la présence dans les parcs, dans la rue, etc, – c’est parce qu’on a jugé celle-ci comme inférieure à la contribution masculine traditionnelle, celle du travail rémunéré. Or, en quoi s’occuper d’un parent âgé ou de jeunes enfants est-il inférieur à du travail dans un bureau par exemple ?

    • Chouettemaman, mon Dieu, c’est tout à fait ça! C’est bien dommage, mais le mépris des hommes envers l’incroyable contribution des femmes à la société, il y a quelques décennies, a donné ce que nous vivons aujourd’hui. Mais nous avons beaucoup perdu en voulant prouver aux hommes notre valeur. Je trouve dommage que pour faire comprendre aux hommes et à la société tout ce qu’ils nous devaient, nous avons dû changer complètement. Au lieu de valoriser vraiment le travail “au noir” effectué par les femmes, nous avons juste changé d’occupation! et tout ce qui était fait par ces femmes a été en grande partie perdu.

      Pire: je crois que beaucoup de femmes modernes contribuent par leurs commentaires à mépriser le travail des femmes, celui-là même qui était si important et que nous avons perdu.

    • Marie-so123: “Mais je serais curieuse de voir l’impact sur le niveau de vie à la retraite, surtout si chouchou n’est plus là…”

      C’est sûr que ça a son importance. Mais quand j’ai mis des enfants au monde, j’ai surtout pensé à ce qui était dans leur intérêt à eux. Sinon, je me serais concentrée à économiser pour mon REER.

      Évidemment que mon niveau de vie à la retraite (et celui de mon mari) ne sera pas celui d’un couple qui a travaillé à temps plein toute sa vie. Et alors? Je ne voyagerai pas autant… pis? Ma vie d’adulte, avant que je ne devienne une “personne âgée”, dure combien d’années? Disons 40? au moins. Durant ces 35 ou 40 années de ma vie adulte, durant lesquelles je suis plutôt en santé et alerte, et où mes enfants grandissent, j’ai eu et j’ai toujours une qualité de vie.. comment la qualifier? Je respire! Je me sens bien, je profite du temps, je vois mes enfants grandir, et les arbres que j’ai planté aussi. Je prends soin de moi, de nous 4, et de quelques autres personnes qui profitent du temps que j’ai. C’est vraiment un luxe. Qui a un prix, et qui vient avec des risques. Bien sûr. Soit. Je vous laisse votre retraite dorée! Je prends ma vie dorée.

    • @vivianep Je suis entièrement en accord avec vos énoncés. Effectivement , la femme au foyer ne remplie pas seulement un rôle de mère mais aussi, elle est un très précieux actif pour la société. Le problème est que tout ce qui compte , malheureusement , c’est le pouvoir d’achat. L’esprit est dominé par la matière , l’altruisme fait place à l’égocertrisme et on en voit les effets , aujourd’hui. Enfants laissés à eux mêmes ,personnes âgés mal soignés , même mal traités. C’est très triste à dire , mais la femme s’est masculanisée au cours des cinquante dernières annés et c’est très bien Par contre , l’homme a refusé de se féminiser. Naturellement l’homme et la femme étaient , sont et seront toujours différents. Alors , que faire pour améliorer la société ? Pas évident . Peut être voir le bonheur qu’en le donnant ou du moins se motiver à être dans cet état d’esprit…. Mais , je le dis , je plains la femme moderne , elle n’a pas améliorer sa qualité de vie.

    • @marie-so 123
      Resté à la maison est une décision qui se prend à deux et s’assume à deux. Je ne compte pas sur l’État ou la société pour assumer à ma place. C’est pas parce que j’ai renoncé au marché du travail pendant quelques années que mon cerveau s’est mit à off. Si Chouchou lève les pattes vers une vie meilleure ou l’au delà, Bobonne s’en va avec les REER qu’il a garni pour elle, la moitié de la maison, la moitié des biens acquis durant leur union et la moitié de ses économies. Un contrat notarié, ça se fait. Bobonne s’est assuré de demeurer indépendante et de ne pas faire seule les frais d’une décision, je le rappelle, commune!
      J’ai reçu plusieurs offrent de contrats depuis que je travaille à la maison. Je peux vous dire que Chouchou ne veut pas du tout que Bobonne retourne à l’extérieur, on est trop bien comme ça!!
      Quant à la question initiale, les femmes qui choisissent de demeurer à la maison doivent être prudentes et assurer leurs arrières, point à la ligne. Si monsieur refuse de passer chez le notaire, restez au travail et allez voir ailleurs, monsieur est juste un profiteur et un macho qui veut le beurre et l’argent du beurre!

    • @vivianep : Mais j’attends vos exemple.

      La nourriture ? On le fait déjà a deux.
      Le ménage ? Même chose.
      Les achats domestiques ? Aussi.

      La si vous me sortez les exemples de super-maman qui vont au commité de parents, passent tout les soirs coller à leurs enfants pour les aiders dans leurs études afin qu’ils soient des premiers de classes, en les amenants partout pour le sport en plus de leurs confectionner des vêtements ou réparer les anciens.

      Sortez moi des arguments qui justifient de retire 30…40…voir 50 000 $ et plus en revenu familial par années.

      En bas de 4 enfants, rester à la maison est un luxe. En haut de sa, les allocations familials valent amplement une forme de salaire.

    • @chouetteman : Le fait que sa n’engendre QUE et QUE des coûts.

      Comme citoyen ou citoyenne, si vous faitent le choix de rester pendant 20 ans a élever vos enfants, ce seras 20 ans durant lequel le gouvernement va vous soigner, vous offrir un système de transport, des routes, des institutions scolaire, etc…

      Tout sa pendant que vous ne rapportez rien à l’ensemble de la société. Le pire, c’est qu’a 65 ans, vous aurez tout de même droit à une retraite payé par l’état auquel vous n’aurez jamais contribué.

      Imaginez que vous avez passé 20 ans a vous occuper d’une petite fille qui elle va aussi passer 20 ans a s’occuper de sa propre fille.

      Qu’es-ce que vous allez avoir apporter en 2 génerations a notre société ? ABSOLUMENT RIEN, hormis des coûts en éducation, en soin et en protection.

      Si ça peux vous reconforter, sa n’enlève en rien le fait que ce soit un geste ”noble”, mais de la à demander a ce que l’état en plus paie une forme d’assistance-social pour maman, c’est charier en maudit.

    • [Moi] “L’expérience européenne (les garderies d’État y existent depuis plusieurs décennies) est là pour prouver que le fait que les enfants soient en garderie très tôt n’a aucun impact négatif sur les adultes d’aujourd’hui.”
      [loubia] Vrai.
      Ils ont juste moins de remords à vous parquer à votre tour une fois que vous êtes devenu vieux.
      —-

      Faux. Allez faire un tour en Europe et dites-moi combien de vieux vous voyez dans les rues, Combien d’entre eux vivent chez eux, autonomes et heureux. Puis revenez au Québec et comparez avec toutes les «résidences soleil» où l’on s’assure que les petits vieux resteront bien cachés dans leur bunker.
      Au passage, nommez-moi deux personnes de votre connaissance au Québec qui s’occupent et hébergent une personne âgée en perte d’autonomie.

    • @ vivianep
      « Une mère au foyer, la seule différence, c’est qu’elle prépare le dîner! Aouch…»

      Bon. Quoi d’autre qu’une éducatrice de garderie ne fait pas ?
      Des calins ? Les enfants en ont-ils besoin 24/24 ?

      Sinon, je ne vois pas.

      Vous vous donnez un rôle que vous n’avez pas vraiment, et vous justifiez vos peurs de la vraie vie et celle de lâcher la seule chose que vous sachiez faire à peu près correctement, en vous plaçant ainsi au-dessus de celles qui ont choisi d’exercer le métier qu’elles ont appris.

    • @cicianep «On n’en parle pas de ça, mais c’est certainement une des plus lourdes pertes de notre société, depuis que les femmes sont aussi massivement actives sur le marché du travail.»

      À part un bref épisode de quelques décennies au début du siècle dernier, à la suite de la révolution industrielle; les femmes sont sur le marché du travail depuis la nuit des temps.

    • Oups, faute de frappe (le copier-coller, c’est mieux) : vivianep

    • Pour commenter l’article:

      J’ai fait des études en horticulture, avec deux femmes avec le même parcours. Des femmes extraordinaires, plus en forme que moi, et avec beaucoup d’entregent. Elles ont fait de lourds sacrifices pour leur famille. Elles ont toutes deux un meilleur emploie que le mien, dont l’une d’entre elle pour sa ville. Tout est possible, dont une belle carrière après ses enfants. Faut croire en soi et aux autres aussi!

    • @katchoupichoi

      53000 $ par année ? Je sais pas où vous avez trouvé cette information, mais la réalité est pas celle-là tout de même. Les éducatrices ne sont pas payés plus cher que les enseignants au primaire au secondaire, au contraire, elles le sont moins. Sachant qu’en enseignant débutant fait 36 000 $ par an, l’éducatrice ne fera pas vraiment plus que cela. Voyant le reste de votre commentaire, il semble que vous avez quelque chose contre les éducatrices.

      Sachez que pour un exemple de garderie douteuse que vous soulevez, il y en a 10 autres qui sont excellentes. Les éducatrices sont formées afin d’offrir un environnement aux enfants qui fréquentent ces établissements. Vous n’avez aucune idée de ce qu’être une éducatrice comporte comme charge de travail également. La seul point négatif que je vois des garderies en milieu familial, c’est que les gens qui opèrent ces entreprises privées veulent avoir les avantages des employés d’un service public. C’est encore plus sidérant lorsque l’on donne ces mêmes avantages à des gens n’ayant pas la formation nécessaire pour tenir ces garderies, mais ça c’est un autre débat totalement.

      Pour ce qui est du sujet du blogue, il me semble évident que l’employé qui décide de quitter le marché du travail pendant x nombres d’années, se verra pénalisé, aussi noble sa raison de quitter soit-elle. Cela est encore plus vrai quand le métier que l’on pratique a besoin de compétences pointues. Cependant, je crois pas qu’être un parent au foyer a restreint quelqu’un dans l’obtention d’un poste de commis d’épicerie tout de même.

    • @vivianep “Ouf. Je crois en effet que vos enfants, si vous en avez, ont tout intérêt à être élevés par d’autres que vous. Vraiment! Je crois que vous faites le meilleur choix dans les circonstances! Une mère au foyer, la seule différence, c’est qu’elle prépare le dîner! Aouch”

      Et bien, expliquez-nous… que font-elle de plus que les femmes qui travaillent? Parce que quand les enfants sont rendu à l’école, à part faire le ménage et la bouffe, que font-elles d’autres qui es si important pour le bon développement de l’enfant. Parce que moi, je suis le plus jeunes de 4 enfants et ma même à été à la maison pendant le 6 premières années de ma vie. Et malgré le fait qu’elle fesait le ménage, la cuisine, de l’aide avec nos devoirs et leçons (elle fût une maman formidable, aimante, qui à très très bien éduqué ses enfants)… elle trouvais quand même le temps de se taper tout les soaps américains qui passait dans l’après-midi…d’ailleurs les côtes d’écoute si élevées de ces émissions l’étaient graçe à qui vous pensez? Surement pas les mamans au travail. D’un autre coté je connais des parents qui travaillent, et qui font exactement la même chose, sauf que quand les enfants sont à l’école, eux, ils travaillent.

    • Il a d’excellents commentaires mais tellement, tellement de commentaires méprisants, et ce, tant du côté des mères qui travaillent à l’extérieur que de celles qui restent à la maison pour élever leurs enfants.Il y a tellement de facteurs qui entrent en considération (éducation, revenu familial, milieu de vie, valeurs, personnalité des parents et des enfants, soutien familial élargie, etc.) que c’est vraiment difficile à départager. Mais, selon mon expérience personnelle de maman de 3 jeunes enfants qui travaille à temps plein, les commentaires hargeux sont souvent le fait de personnes non satisfaites de leur choix (même si elles affirment le contraire).

      Certaines mamans à la maison ont fait le choix, personnel ou familial (et non le sacrifice), de mettre leur carrière en veilleuse quelques années. Tant mieux pour elles et leurs enfants si cela convient à tous et qu’elles donnent du vrai temps de qualité à leur enfant. Mais ne nous leurrons pas… à la garderie de mon fils, bien des mamans viennent reconduire leur progéniture en voiture de luxe et tenue de gym pour ensuite aller s’entraîner, prendre un Starbucks, aller faire des courses, etc… et laisser les enfants être “ramassés” par la gardienne. Être maman riche à la maison et ne pas s’occuper de ses enfants plus qu’il faut, c’est un style de vie et je n’ai pas de pitié pour ces femmes si elles se font ensuite laisser pour une plus jeune, plus belle, plus facile à vivre ou encore si elles ne voient jamais leur mari, trop occupé à gagner des sous. J’ai toujours prolongé un peu mes congés de quelques mois (13, 15 et 16 mois) à mes frais et j’aurais bien pris jusqu’à 18 mois si mon employeur avait pu s’en accommoder… Ça, se serait une mesure facile et peu coûteuse : laisser le choix aux mères qui le veulent de prolonger lors congé de maternité à leurs frais. C’est moins pire entrer à la garderie à 18 ou 24 mois qu’à 6-9 mois et pour la maman, c’est un beau cadeau. Une maman qui veut le faire pour quelques année et vraiment s’occuper des ses enfants et de sa famille a toute mon admiration mais il faut qu’elle soit consciente des conséquences de son choix (trou dans le cv!)

      D’autre part, sachez que même quand on travaille, on met notre carrière en veilleuse car on refuse les promotions pour conserver des heures décentes, on refuse les projets spéciaux pour pouvoir se libérer pour les nombreux r-v et activités, on refuse les formations à l’extérieur pour aller au soccer des enfants, on plafonne de salaire car on fait la même chose pendant plusieurs années… etc.

      Et malgré tout les “sacrifices” consentis par les mères à la maison, je ne crois pas qu’un salaire ou reconnaissance monétaire soit une bonne idée. Premièrement, je ne suis pas intéressée à payer via mes impôts pour que d’autres restent à la maison, ni mon chum qui fait aussi des “sacrifices” pour partager les tâches familiales et les responsabilités qui viennent avec des enfants – ça tombe sous le sens ! Ma carrière, je l’aime, mais pas au point de la garder en payant pour que d’autres mères restent à la maison. J’aime l’idée de concilier les deux en étant bien organisée, en me faisant aider pour le ménage et en ayant mis mes limites avec mon patron. J’aime l’idée que mon chum ne soit pas un VP avec un gros salaire mais qu’on ne voit jamais. J’aime l’idée d’avoir chacun “une pas pire” carrière, avec des enfants extraordinaires qui voient leurs parents s’impliquer dans leur vie et contribuer à la société à leur façon et qui ont aussi une petite vie à l’école et à la garderie qui fait d’eux des petits allumés, intéressés et tellement mignons. J’aime ma vie, j’aime mon choix de vie et j’aimerais donc que ça soit de même pour tout le monde !

      Et en terminant, les commentaires lus sur les éducatrices me laissent pantoise et vraiment gênée que des gens aient le culot d’écrire cela. Je ne suis pas éducatrice mais j’ai des amies qui le sont et j’en côtoie chaque jour à l’école et à la garderie… Elles font un travail EXTRAORDINAIRE en mettant l’épaule à la roue pour faire vivre une petite enfance enrichissante, rempli de merveilleux et de douceur. Il ne faut pas prendre le temps de les connaître pour dire cela. Elles me font voir des côtés de mes enfants que je ne verrais jamais dans le contexte familial, elles nous donnent des trucs pour les petits et grands défis, elle aiment nos enfants et leurs offrent un complément à ce que nous leur donnons à la maison. On dit qu’il faut un village pour élever un enfant… au Québec en l’an 2011, les éducatrices, professeurs, voisins, animateurs, enseignants, sont ce village élargi.

    • @marie-zaza

      J’appuie à 100% vos propos sur les éducatrices en garderie.

    • Le drame de cette femme, c’est d’avoir été plaquée par un sans coeur.

      Ca n’a rien à voir avec la reconnaissance sociale.

      On a droit à un cas de Lola et Eric, avec moins de cash en jeu, mais c’est le meme
      problème.

      Des conjointes de fait qui font des mauvais choix et qui se soumettent au bon vouloir de leur chéri.

      Mais diantre, pourqoi pensez-vous, cher jeunes filles, que les femmes des générations précédente ont été féministes ?

    • @filleduroi

      ”Mais diantre, pourqoi pensez-vous, cher jeunes filles, que les femmes des générations précédente ont été féministes ?”

      Comique venant d’une personne avec un pseudo qui signifie……prostitué!

    • @tabarly

      Eh boy, on a pas eu les mêmes cours d’histoire! ;-0

      Les filles du roi étaient en grande partie des orphelines ou des femmes pauvres, élevées dans des convents qui désiraient immigrer en Nouvelle-France pour se marier et la peupler. On les appelait fille du roi pcq c’était le roi qui payait leur dot…

    • @filleduroi : ”Le drame de cette femme, c’est d’avoir été plaquée par un sans coeur. ”

      Ah oui ? et qui dit que ce n’est pas parce qu’elle l’a trompé, elle devait avoir le temps d’avoir un amant entre 7h00 a midi et 1h00 a 4h00….

    • @ loubia, à propos des petits vieux européens :
      http://www.youtube.com/watch?v=7iJN9Tiht-k

      L’idée a été achetée par Canal V. J’ai bien hâte de voir si on sera aussi impertinents.

    • @ renko

      Méchant !

    • C’est une question de justice sociale.

      Les parents qui disposent de place subventionné ont droit à un réel support de l’état.
      Mais les place manquent. D’autres parents doivent donc payer plus cher pour un service similaire tandis que d’autre encore ne pouvant payer plus cher, doivent renoncer à ce service.

      Alors, pourquoi ne pas offrir le service à tous? Parce qu’il n’y a pas assez d’argent disponible.

      Donc, il n’y aura pas assez d’argent non plus pour envoyer un chèque aux mamans (ou au papa) qui choisiront de rester à la maison.

      En terme de justice sociale, ça me semble être mal barré.

      Il faut, selon moi déterminer combien d’argent l’état peut et veut mettre dans le soutien à la famille et à la petite enfance, puis remettre cet argent aux parents à part égales. Les parents choisiront alors ce qui leur semble le plus approprié pour leur familles. Mais ce serait un recul car cela ressemblerait aux allocotions famillial d’autrefois.

      Le rôle du gouvernement peut très bien être de percevoir les impôts, de redistribuer la richesse, de légiférer puis de voir à ce que lois et réglements soit appliqués.

      Combien d’entre nous estime que si tu as pas les moyens d’aller à l’école, tu devrais travailler au salaire minimum?
      Combien d’entre nous estime que si il conduisent une auto, le gouvernement devrait pas construire de piste cyclable?
      Combien d’entre nous estime que puisque le hockey les intérèssent pas, on devrait pas construire le nouveau colisée?

      Nombrilisme?

      Et puis pour la participation active à la société, outre le bénévolat, les études à temps partiel, l’entraide communautaire et toute autres choses décrites ci-haut, on aura qu’à rendre imposable les allocations familiales, la fiscalité doit bien avoir une utilité.

    • Mlleopinion, en marge de votre commentaire du 30 mai 2011 à 12h04.
      Vous faites un très bon salaire grâce à mes études universitaires que j’ai quelque peu financé au cours des 20 dernières années (je paye des impôts depuis 35 ans alors je pense dire vrai…). Vous avez travaillé d’arrache-pied pour être où vous êtes maintenant et je suis content d’avois travaillé d’arrache pied pour vous soutenir.
      Vous écrivez : « Près de 55% de votre salaire part en impôts,) à la société. » Je me permets de souligner qu’assurance-salaire, assurance-invalidité, pension, RQAP, RRQ, sont des déductions qui sont faites pour votre bénéfice privé. Il ne faut pas confondre ni assimiler ces déductions à de l’impôt.
      Je me permets de préciser qu’au Québec le taux marginal d’imposition est de 48% pour des revenus de l’ordre de $129 000.00 ce qui correspond à un taux d’imposition effectif de 35%.
      Ces précisions me semblent utiles afin de ne pas sombrer dans la démagogie.

    • @ renko et an_guille

      Si tel est le cas, elle aurait du joindre l’utile à l’agréable et se constituer un petit fond de pension.

      Mais de telles spéculations confinent à la caricature. Bien sûr si on apprenait que madame fait de la politique, alors on pourrait plus facilement conclure…

    • Tout d’abord merci à Doumguy de remettre les choses en perspective: malheureusement, la grande majorité des gens ne savent pas compter et surévaluent les impôts réels qu’ils payent.

      Ceci étant dit, ce petit apparté n’est pas la raison principale de mon commentaire tardif (comme à mon habitude… Je suis comme la cavalerie, j’arrive généralement trop tard -la faute à pas de temps, vous lirez plus bas pourquoi).

      En fait, je veux ici discuter de la valeur réelle de l’expérience d’être mère et par le fait même de la valeur de la présence d’une femme sur le marché du travail. Non pas en terme économique ou monétaire, (un court billet dans un blogue est amplement insuffisant pour discourir sur un sujet aussi complexe), mais sur la valeur professionnelle et transférable que cela peut apporter au travail. Je me permets même de souligner que mes propos sont aussi applicables aux finissants universitaires sans expérience dont j’ai un jour fait parti, cela s’applique aussi aux immigrants qui ont des difficultés à faire reconnaître tout le passé vécu ailleurs, mais aussi aux têtes blanches qui décident de faire un changement de carrière ou un retour sur le marché du travail pour une raison ou l’autre.

      D’abord pour la mise en contexte, j’ai 4 enfants et je travaille à temps plein. Je précise: 4 enfants de 7 ans et moins. J’ai fait ce choix non pas pour des raisons économiques, puisque mon conjoint gagne bien sa vie, mais pour des raisons de santé mentale. En effet, je ne suis pas de celles qui parviennent à se réaliser à la maison. D’ailleurs, quand je suis épuisée du travail et de la course quotidienne ininterrompue que nous nous imposons mon conjoint et moi, il m’arrive de parler d’arrêter de travailler. Non pas pour retourner à la maison, mais pour retourner faire ma maîtrise… Parce que cela me permettrait une latitude d’horaire que le marché du travail n’est pas en mesure de m’offrir, tout en bonifiant mon potentiel professionnel pour le jour où je ne serai plus le taxi matinal de toute la tribu ou l’infirmière des journées difficiles de poupons malades.

      Nous voici donc arrivés au nœud de mon discours. Sur le marché du travail, il y a une surévaluation de la valeur réelle d’une expérience de travail au devant des autres types d’expérience. L’erreur que nous faisons tous c’est de catégoriser l’expérience de travail dans une catégorie à part, pourvue d’une grande barrière pure et infranchissable. Nous considérons les individus qui se présentent pour un emploi selon ce seul paramètre qui est pourtant loin de définir le savoir, la profondeur de raisonnement, l’analyse critique, la rapidité d’exécution, la capacité d’apprendre, la capacité de s’adapter, etc.

      Un individu se caractérise par tout le bagage de son vécu et de ses particularités personnelles telles que sa personnalité. Sa croissance en tant qu’individu et en tant que travailleur est intrinsèquement lié à ce bagage. En effet, on n’est pas le même travailleur à 20 ans qu’à 30 ans. Cela, non pas grâce à la seule expérience de travail, mais aussi grâce à la maturité acquise par ses dix années de vie en société, d’interactions avec le monde extérieur, par les contextes personnels vécus et parfois par le fait d’être devenu parent…

      L’expérience de parent à la maison à ce titre est donc une expérience unique, qui amène des apprentissages uniques au même titre qu’une expérience professionnelle. L’expérience ne sera sans aucun doute pas identique à celle vécue au travail, mais les expériences vécues au travail n’ont pas toutes des bases comparables les unes avec les autres non plus, CHAQUE expérience est unique!

      Peut-être qu’une avocate à la maison n’aura pas appris les dernières bases légales des dernières mises à jour du code civil, mais elle aura appris à négocier avec les plus terribles négociateurs existants: ses enfants. Plus aucun adversaire ne sera à la hauteur des débats interminables et illogiques rencontrés avec ses enfants, elle aura élargi son argumentaire au-delà de ce qu’elle croyait possible. Peut-être qu’un comptable qui s’est retiré à la maison pour s’occuper de ses enfants aura oublié quelques notions sur la rotation du stock et autres notions d’analyse comptable. Toutefois, ayant vécu sur un budget restreint par l’apport d’un seul “input” financier au couple, il aura appris la véritable valeur de l’argent et la notion de sacrifice. Ce qui pourrait en faire par exemple, le plus fidèle chien de garde des dépenses illogiques et gonflés de certains employés, gestionnaires ou clients ou le plus raisonné et étudié des décideurs quand viendra le temps des choix entre la mise à pied de 10% des employés et la compression des budgets de recherche.

      L’expérience de travail ne fait pas le bon employé. Misez plutôt sur l’expérience de vie. Cette ouverture vous permettra de jouir de l’expérience de candidats aux parcours uniques qui apporteront une diversité de bagages dans une organisation et qui permettront de déployer des résultats exceptionnels.

      Misez aussi sur le talent, le dévouement et la passion. L’analyse de bien des employeurs est souvent de penser que rien ne prépare mieux un travailleur qu’un autre emploi occupé avant ailleurs. Pourtant des siècles avant ce jour Montaigne a dit: “Une tête bien fait vaut mieux qu’une tête bien pleine “. On aura beau entretenir un plant de mauvaise herbe avec les meilleurs engrais pendant des années, cela demeurera de la mauvaise herbe. À côté, un rosier abandonné, sauvage, défraîchi et un peu abîmé, deviendra magnifique avec un peu d’entretien et d’amour.

    • @ doumguy
      Conclure, conclure…. comme vous y allez !

    • an_guille 1 juin 2011 22h10

      Comprenez bien que je me moquais de cette dérive.

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