La mère blogue

Archive, mai 2011

Mardi 31 mai 2011 | Mise en ligne à 14h10 | Commenter Commentaires (63)

Les déplacements et nous

Gare Bonaventure. Photo Patrick Sanfaçon, LA PRESSE.

Gare Bonaventure. Photo Patrick Sanfaçon, LA PRESSE.

Combien de temps passez-vous chaque jour en voiture? Dans les transports en commun? Le train, pour vous rendre du point A, au point B? Une demi-heure? Une heure? Plus encore?

De nos jours, il n’est pas rare de passer de plus en plus de temps pour se rendre au boulot. Le Globe & Mail rapporte ici le cas “extrême”  d’une femme de Calgary, ayant accepté un poste … à Vancouver! Aux États-Unis, récession et rareté des postes obligent, de plus en plus de travailleurs font aussi ce choix de travailler parfois très loin, sans nécessairement déménager, histoire d’éviter les coûts (et autres ennuis) de déplacer toute la famille. D’où les déplacements qui vont en s’étirant.

Or voilà qu’une récente étude danoise est sans équivoque: les déplacements nous tuent! Oui, non seulement ils tuent l’individu (provoquant, on le sait, migraines, douleurs au cou, et nous mettant à risque de souffrir d’obésité), mais ils tuent surtout les couples, qui ont 40% plus de risques de se séparer, si l’homme ou la femme passe plus de 45 minutes quotidiennes en déplacements! Pensez-y: 45 minutes, c’est vite atteint!

L’étude n’explique pas le pourquoi de cette relation. Mais un article publié ici dans Slate y va de quelques extrapolations: peut-être que si vous êtes coincés dans le traffic, vous n’êtes pas avec votre famille. Vous ne jouez pas avec vos enfants. Vous n’êtes pas en train de faire l’amour! Vous êtes en train de faire ce que la plupart des sondages confirment être l’une des pires platitudes de votre journée: vous êtes en “déplacement”.

Et pourquoi? Si nous vivons de plus en plus loin de notre travail, c’est souvent pour nous payer une plus grande maison. Un jardin. Une piscine, poursuit l’article.  Alors la question: est-ce que ça vaut vraiment la peine?

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Lundi 30 mai 2011 | Mise en ligne à 10h16 | Commenter Commentaires (120)

La reconnaissance des mères au foyer: y croyez-vous?

Non, ça n’est pas la première fois, ni certainement la dernière, que l’on parle de cette question ici. Mais voilà qu’elle revient encore dans l’actualité: la reconnaissance sociale des mères qui font le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants est-elle possible? Y croyez-vous, vous?

Dans une lettre coup de poing publiée ce matin dans La Presse, une ex (ex: elle vient de retourner aux études) mère au foyer répond que non, elle, elle n’y croit plus. Ouch.

Socialement, elle voit bien qu’après toutes ces années passées à élever ses enfants, elle n’a plus rien. Pourtant, elle a payé, écrit-elle:

“Tout au long de ces années, je n’ai rien demandé à la société. C’est elle qui a été bien gagnante avec moi. Elle m’a coupé mon allocation familiale pour le programme de garderies dont je ne me servais pas. Elle m’a facturé les heures de dîner de mes enfants à l’école alors que je pouvais aller les chercher. Des frais, d’ailleurs, que je n’ai jamais pu déduire faute d’avoir des revenus. Je me suis occupée de l’aide aux devoirs, j’ai fait du bénévolat auprès d’enfants à l’école.”

En effet, poursuit-elle, elle a sauvé bien des sous à la société:

“Une psycho-éducatrice me disait que depuis l’avènement des garderies, ils ont vu une claire augmentation de problèmes avec les enfants. Ce qui entraînera de plus en plus de coûts sociaux. J’ai probablement évité aussi d’en faire payer les frais à la société.”

Mais voilà, elle vient de se séparer de son conjoint… Que lui reste-t-il? Pas grand chose, dit-elle. Elle est donc retournée aux études, mais peine à se trouver un poste. Malgré toutes ses connaissances. Pourquoi? À cause du “trou dans son C.V.”…

C’est une histoire comme il en existe malheureusement bien d’autres. Alors je vous propose quelque chose.  Rêvons un peu: que faudrait-il pour que les années passées à la maison soient reconnues? Pour que socialement,  ce “trou” ne soit pas mal vu? Qu’il soit valorisé? Un salaire? La force du nombre? Rêvons, je dis …

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Vendredi 27 mai 2011 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Aucun commentaire

La journaliste ne cherche plus de pères!

Wow, merci à tous. Vous avez été très, très nombreux, à répondre à mon appel à tous. Je vous remercie sincèrement de votre générosité. Visiblement, les pères ont le goût de se raconter!

Je crois avoir trouvé tous mes pères. Évidemment, je ne peux pas parler à tout le monde. Alors je vais essayer de choisir l’éventail le plus varié possible.

Merci encore. J’ai bien hâte de vous parler. Mon reportage sera publié à quelques jours de la fête des pères.

Sur ce, bon week-end à tous!

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