La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Jeudi 31 mars 2011 | Mise en ligne à 10h39 | Commenter Commentaires (24)

    On cuisine en famille?

    Très intéressant dossier de ma collègue Marie Allard dans La Presse ce matin: les enfants aiment cuisiner, dit-on. Pas à peu près. Ils sont 80% à dire qu’ils aimeraient participer davantage à la préparation des repas. Or dans les faits, seuls 18% d’entre eux le font.

    Pourquoi? La journaliste suggère quelques réponses: peut-être les parents ne cuisinent-ils eux-mêmes que très peu (si 80% des parents voyaient leurs propres parents cuisiner enfants, aujourd’hui, ils sont deux fois moins nombreux à manger des repas maison); le tiers des familles mangent à l’extérieur au moins un soir par semaine (et encore plus souvent, les enfants grandissant); et puis même si les parents sont très peu nombreux à l’admettre (à 7%), près d’un enfant sur deux affirme manger “souvent” devant un écran (même si le lien avec le fait de participer ou non à la confection des repas n’est pas ici évident).

    La collègue Marie-Claude Lortie amène un éclairage plus concret à ces chiffres: dans la vraie vie, avec nos horaires chargés, peut-être les familles n’ont-elles tout simplement pas le temps, ni l’énergie, de laisser les enfants se lancer dans une béchamel, des boulettes de viande, ou un dessert élaboré. Parce que oui, un enfant aux fourneaux, ça fait souvent des dégâts. Un dégât qu’on n’a pas nécessairement envie de gérer, un jeudi soir du mois de mars!

    J’ajouterais que les enfants (et les chiffres de l’enquête le confirment) ont souvent envie de préparer des desserts (c’est ce qu’ils font le plus souvent, à 38%). Chez nous, c’est classique: on rentre de l’école et mes filles veulent se lancer dans la préparation d’un gâteau. Désolée, mais il faut souper, aussi! Pas toujours faisable, non, quand il y a en prime les devoirs à faire, les cheveux à laver, bref, la routine à respecter….

    Et chez vous? Vos enfants manifestent-ils de l’intérêt pour la cuisine? Comment conciliez-vous leur créativité et le déroulement de votre soirée?

    S’il est vrai que la quasi totalité des enfants souhaitent cuisiner, vos trucs risquent d’être fort appréciés!


    • Deux filles sur trois aiment cuisiner… mais c’est vrai que je les laisse seulement expérimenter la fin de semaine. La semaine je n’ai pas le temps ni la patience de m’occuper de gérer les dégâts. Pendant la semaine, je prépare le repas en 25-30 minutes chrono, tout le monde a faim et est fatigué – et ce n’est pas le temps de se mettre dans mes jambes… le plus que je vais les laisser faire, c’est préparer la salade.

    • J’implique mon fils de 4 ans et demi dans les préparations amusantes et pas dangereuses (je ne lui demanderais pas d’ouvrir le four ou de couper des carottes!) Il prépare des mélanges à muffins, des croustades… et même du pain! Cet hiver il a préparé lui-même un pain, en 2 jours, avec le pétrissage, la préparation du levage, le pliage, etc. Je me suis contenté de “coacher”, de mesurer les ingrédients et de mettre au four.

      C’est une activité aussi intéressante que le bricolage, pour les enfants curieux.

    • Pour ce qui est d’une bonne alimentation, nous avons habitué notre enfant à manger sainement dès l’introduction des solides. Le fast-food, il ne connaît pas. La seule et unique fois où nous avons fait un saut dans un resto de fast-food (St-Hubert), il n’a rien voulu manger. Les croquettes de poulet, les frites, rien voulu savoir et nous en étions ravis. Nous mangeons presqu’exclusivement de la cuisine maison. C’est beaucoup de travail mais ça vaut la peine. Je prépare mes ingrédients la veille et je les fais cuire avant le souper. Oui, des fois, j’en ai marre et on sucombe au pré-préparé.

      Pour l’initier à la cuisine (ce qui va de soi, j’ai appris très tôt à cuisiner) : il n’a pas encore 2 ans, c’est un peu tôt pour apprendre à cuisiner. Pour le moment, il s’intéresse à ce qu’il voit dans la cuisine alors je le laisse toucher les aliments et il me regarde faire le souper avec curiosité. Quand il sera un peu plus vieux, je lui donnerai graduellement des petites tâches en cuisine, selon ses habiletés. Je sens qu’il voudra s’impliquer et c’est tant mieux. Les enfants adorent cuisiner, sentir les odeurs de cuisson, regarder le gâteau lever dans le four. Pour ma part, ce sont de beaux souvenirs d’enfance.

    • Mes enfants sont jeunes, mais ils adorent participer à la cuisine.

      Ils aiment beaucoup avoir des “responsabilités”. Si je veux avoir la paix 5 minutes, je leur donne un couteau en plastique et ils coupent des champignons ou des avocats (quand ça fait partie du souper, on s’entend). C’est pas trop salissant! En plus, ils sont tellement habitués de voir tout le monde leur dire qu’un couteau, c’est juste pour les grands, qu’ils sont très fiers d’avoir le “privilège” d’en tenir un et font doublement attention.

      Sinon, il y a le traditionnel shortcake aux fraises. Je fais le gâteau et je bats la crème, eux ils crèment le gâteau et ajoutent des fraises. Facile, même avec un enfant de 18 mois. Aussi les biscuits. On roule la pâte et ils choisissent leurs emporte-pièces et font leurs formes préférées.

      Il y a aussi de les faire faire leur propre pizza maison (c’est tellement pas compliqué comme souper en plus) en faisant des bols avec chaque ingrédients (on dirait qu’ils mangent plus dans ce temps-là) ou de les laisser monter eux-mêmes leur burritos ou leur tortillas. Après, ils se vantent qu’ils on fait à souper!

    • Ma fille de 3 ans adore nous aider en général, peu importe ce qu’on fait. La cuisine ne fait pas exception. C’est vrai que ce n’est pas toujours possible, mais quand on prend le temps d’y réfléchir un peu, il y a presque toujours un petit quelque chose qu’elle peut faire, comme laver les légumes, m’apporter les ustensiles, me sortir un chaudron, sortir un aliment du frigo.

      Non, on ne fait pas de gâteau tous les jours (on ne mange pas de gâteau tous les jours non plus!), mais on essait de la faire participer dans ce qu’on fait. Depuis quelques semaines, c’est elle qui met la table tous les soirs. Il y a bien quelques gouttes de lait qui tombent sur le plancher en chemin, mais avec deux enfants de 3 et 1 ans, on n’en est pas à un dégât près! ;)

      Depuis peu, c’est elle aussi qui beurre ses toasts de beurre de peanut le matin, à sa grande fierté. Ce n’est pas glorieux, ce n’est pas des brioches à la cannelle ou même du pain doré, mais c’est notre petite routine qu’on partage en famille!

    • Bon je suis peut-être déillusionner, mais pour moi la famille c’est sacré et comme j’ai eu des enfant c’est pour les éléver et non les domper à la garderie 11h par jour et pas avoir de temps pour le soir.

      Mon premier à 3ans1/2 et il adore cuisiner et manger, il m’aide pratiquement à chaque soir, dans la mesure de ses capacités bien sur. Bien souvent c’est lui qui choisi les légumes que l’on intègre dans la salade. Je crois sincèrement que bien manger va avec bien cuisiner. Chez nous on achète pratiquement rien de faite j’ai ma machine à pain, à crème glacé, je fait mes paté et confiture etc.

      Selon moi si on prends le temps on a le temps et oui on doit mettre nos priorités. Moi et mon mari on a fait le choix qu’on allait moins travailler pour être plus là pour nos enfants et oui avoir plus de temps pour cuisiner pparce que en plus ca coute vraiment moins cher le faire soi-même et c’est milles fois meilleur.

      Mais bon je ne porte pas jugement sur ceux qui travaillent beaucoup c’est leur choix et je le respect chancun ses priorités, mais on doit aussi avoir les conséquences de ses choix. ON peut pas tout avoir dans la vie.

    • Chez nous, le samedi matin, on fait de la soupe. Chacun leur tour, nos deux garçons (7 ans et 14 ans) ont le privilège d’inventer une recette de soupe. De mon côté, j’en profite pour vider le tiroir de légumes avant d’aller faire l’épicerie, tout en leur offrant une activité ludique qui profite à toute la famille et les rend très fiers. Quand c’est le plus jeune qui invente la soupe, je l’aide à couper les aliments plus durs (courges, rutabagas, etc.). Étonnament, le résultat est toujours mangeable et très souvent, absolument délicieux! Essayez-ça… Succès garanti!

    • C’est un des devoirs de parent d’apprendre aux enfants à cuisiner, comme à tondre le gazon, passer la balayeuse, faire la lessive correctement… Bref, de les rendre plus autonomes dans toutes les facettes de la vie. Je n’ai pas vraiment le goût que mes enfants mangent des Ramen ou du KD les premières années où ils seront en appartement parce que c’est tout ce qu’ils sauront cuisiner.

      Quand les enfants sont petits, il faut leur montrer à s’habiller seul. C’est drainant, fatiguant et oui souvent on est pressé. Mais quand ils commencent la maternelle et s’habillent sans aide rapidement, on est récompensé. Les débuts et fins de sorties sont pas mal plus agréables. Les enfants en sont fiers et avec raison aussi.

      C’est la même chose pour la cuisine. Faire des desserts, monter des assiettes de fruits, de trempette est à la portée d’un enfant de 6-7 ans. En plus, les enfants adorent cela. Mais il est important de passer à l’étape suivante, celle des repas. Un repas de semaine se fait en quoi? 30 minutes max? Pourquoi ne pas prendre 10 minutes de plus et leur montrer comment faire? Ici aussi on en sera récompensé un peu plus tard. Pensez-y plus de lunch à préparer au secondaire, ce sont les enfants qui le font! Croyez-moi grosse récompense! ;-)

      On se plaint souvent que les enfants ne sont d’aucune aide dans la maison. Mais souvent, on a pris la peine de les ”tasser” de la cuisine parce que c’est trop long de leur montrer.

      Faire la cuisine et une activité plaisante à faire en famille. Et il arrive que les enfants nous surprennent en ajouter leur touche personnelle… De plus, un enfant est plus réceptif à essayer de nouveaux aliments quand il a vu toutes les étapes de préparation du mets et y a participer.

    • Vos arguments face aux devoirs, hockey dehors, faire à souper, pas juste du dessert etc … sont tous valables, mais j’ajouterais l’âge et la tâche à effectuer.

      Je suis père de 2 enfants en bas âge et lorsqu’ils se lancent aux fourneaux, je trouve cela dangereux. Surtout que la plus petite qui a 3 ans veut aussi participer. Pas toujours évident, surtout pour les plats principaux, avec les couteaux, le poulet cru, le BBQ, le fourneau etc …

      Je les fais participer surtout pour les tâches facile ou amusantes, comme des galettes au gruau, du pain maison, des pâtes maison. Je suis persuadé que le fort taux de partiicpations aux dessert vient du fait que c’est plus simple gérer un dessert.

      De plus, c’est surtout quand je cuisine pour me détendre et pour le plaisir que je les faits participer. Soit le week-end. Une journée par 2 semaines, je fais une journée popotte. Là je me lance dans divers plats, couper des légumes pour la semaine, sauces à spaghetti et conserves, pains maisons. En semaine, c’est trop la course folle. Oui il manque de temps en 2h30 pour tout faire. 2h30 pour Sport(4 sportifs), bouffe, devoirs, bains … pas évident.

    • Chez nous, mon fils de douze ans, se fait régulièrement à manger. Il dine à la maison, seul. Quand c’est pour lui seul, son menu est souvent des pâtes ou des pizza (il ne fait pas la croute !) Il arrive qu’il fasse des muffins ou dessert le weekend. Pour un repas familial, il va nous faire des omelettes ou une de ses milles variantes du grill-cheese.

      Il a commencé vers 8 ans a laver et couper les légumes. Ensuite sont venus les desserts (type mélange à gateau) et les oeufs au plats.

      Il m’arrive de faire faire les burgers par sa gang d’amis. C’est étonnant de voir qu’a cette âge, la plupart ne savent pas comment éplucher un concombre ou trancher des tomates. Ne serait-ce que de se servir d’un couteau coupant de façon adéquate. Je trouve ca un peu triste, car c’est notre rôle les parents de rendre nos enfants autonomes. Quand on est pas capable de se servir des outils de base d’une cuisine, c’est une lacune.

      La bouffe faite pas son enfant est la meilleure de toute. De voir la fierté dans ses yeux quand on dit que c’est bon. Ca n’a pas de prix.

    • Ma grande fille de 15 ans m’aide de plus en plus à préparer le souper. Elle s’occupe de couper les oignons par exemple. Je suis très satisfaite de ses exploits et je l’encourage à aller plus loin. J’aime beaucoup lorsqu’on discute ensemble dans la cuisine pendant que les mets mijotent. Je suis très heureuse de la nouvelle complicité qui nous unit.

      Je trouve, au contraire, que cuisiner avec les enfants est vraiment moins stressant qu’escompter! En tout cas faire des crêpes les samedis matins avec elle est carrément merveilleux et que dire de ses omelettes au jambon? SUPERBE!

    • Sans vouloir faire une critique de l’émancipation des femmes, parce que ce n’est réellement pas mon intention, j’aimerais bien susciter la réflexion autour de ces transformations dans notre société. Nous sommes passés d’une société où un des parents, la femme presqu’à 100%, demeurait à la maison et s’occupait de ce qui touchait le fonctionnement de la maison et l’autre pourvoyait au revenus du ménage. Les salaires permettaient de vivre convenablement avec un seul revenu laissant la possibilité d’économiser à la maison, puisque nos mères faisaient la plupart du temps la cuisine, le nettoyage, l’entretien des vêtements et la couture. Nous sommes passés de cette société à une société où il faut deux revenus pour joindre les deux bouts, où il faut envoyer les enfants à la garderie pour gagner ces deux revenus et où il faut dépenser cet argent-là en frais d’entretien ménager, en repas préparés, en transport, en frais de garderie, etc. N’avons-nous pas perdu quelque chose en cours de route?

      Et ATTENTION (oui, je mets en majuscules), je ne suis pas en train de dire qu’il faut retourner au modèle traditionnel des années 60, je me dis qu’il me semble que quelque part nous nous sommes fait avoir, parce qu’en fin de compte nous avons doublé la main d’oeuvre sur le marché, ou presque, et qu’avons-nous gagné en bout de ligne? Elle est où cette société des loisirs promise à l’époque? Sommes-nous d’avantage asservis aujourd’hui qu’hier?

      Bon, nous sommes loin de repas et de la cuisine, mais pour ma part, mes enfants manifeste de l’intérêt et je les laisse faire lorsque ça convient. Ils ont consigne de nettoyer, mais disons que le résultat au niveau du nettoyage laisse beaucoup à désirer. Ça fait partie de l’apprentissage. Personnellement, j’essaie de préparer un maximum de repas à la maison et je pense que de voir les parents cuisiner est un incitatif pour les enfants de s’intéresser à la cuisine et d’apprendre les trucs du métier par l’observation. Personnellement, j’ai beaucoup appris de ma mère en l’observant.

    • Ma fille aime beaucoup participer à la confection des repas, dessert ou plat principal. Elle a commencé par mettre la table vers 4 ans et depuis, elle en fait toujours un peu plus (éplucher les légumes, les mettre à bouillir, piler les pommes de terre etc…). Seul la hauteur des comptoir de cuisine l’empêche d’en faire davantage. Elle a neuf ans. Son frère de 16 ans ne s’intéresse qu’aux desserts et fait de très bon biscuits. Il ne se ramasse pas toujours mais je me dit que ce n’est pas si grave, il apprend.
      Je travaille à la maison depuis quelques années, ça aide à faire de bon souper maison. Avant, je cuisinait beaucoup la fin de semaine de façon à avoir des plats prêts une fois le lundi arrivé (soupe, sauce à spaghetti, mijoté…).
      Je pense que c’est par paresse que les gens ne font plus la cuisine, ce n’est pas si compliqué. Une amie de ma fille, justement, ne mange que des plats préparés ou du fast food. Ça me sidère car dans quelques génération s’en sera fini de l’habitude de faire soi-même son repas dans cette famille. Mon premier objectif, ce n’est même pas la santé, c’est que je me souviens de la bonne odeur chez nous quand nous rentrions de l’école. Je sentait qu’elle avait penser à nous, ça voulait dire bienvenue à la maison pour moi…Je tiens à ce que mes enfants aient le même privilège et qu’ils prennent plaisir à s’asseoir à table à la fin de leur journée.

    • Je n’ai aucun souvenir d’avoir cuisiné avec mes parents. Absolument aucun, même pas des biscuits… Je me rappelle avoir vu dans les films/séries TV des familles faire des biscuits de Noel ensemble, et je trouvais que ça avait tellement l’air le fun. Alors maintenant, je le fais avec mon plus vieux (3 ans). Il a adoré! Et ma mère de dire, oh, j’avais tellement hâte de pouvoir faire ça avec mes petits-enfants. J’étais tellement étonnée qu’elle dise ça, pourquoi ne l’avoir jamais fait avec moi ou mon frère alors? Même si on le demandait, on nous disait d’aller faire nos devoirs, ou de sortir de la cuisine, on était dans les jambes, etc…

      Pourtant, d’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours mangé de la bouffe faite maison (même si mes 2 parents travaillaient), on allait rarement au resto (4 fois par année pour les anniversaires…) et on mangeait TOUJOURS en famille, pas de télévision… Bien sur, comme l’article le mentionne, mes taches se résumaient à vider/remplir lave-vaisselle, mettre la table, mais rien qui ne touchait à la nourriture.

      Quand je suis partie pour l’université, dans une autre ville, à 19 ans, je ne savais pas cuisiné. J’ai appris sur le tas, ce n’est pas la fin du monde, mais mettons quej’aurais aimé perdre moins de temps au départ. J’ai tenté mes expériences, en me basant sur ce que j’avais vu mes parents faire, en regardant mes colocs… Des fois c’était bon, des fois c’était moyen, mais on finit par apprendre…

      Avec mes enfants, j’essaie parfois d’intégrer mon plus vieux. Il a un marchepied dans la cuisine pour pouvoir se laver les mains, mais il le déplace beaucoup pour voir ce qu’on fait. Comme je dis, j’essaie de l’intégrer, comme faire des mini-pizza, c’est pas compliqué SAUF que mon gars, au lieu de mettre les légumes et le fromage sur la pizza, il se met tout dans la bouche… On doit le surveiller de proche car il a déjà failli gouter à du poulet cru (j’avais tourné le dos pour prendre un couteau…). Donc oui à l’intégration des jeunes dans la cuisine, mais je crois qu’il est encore trop jeune à 3 ans pour comprendre que du poulet cru, ça peut rendre malade…

      Mais pour les biscuits de Noel, on est s’est très bien amusé, et on en a refait pour la st-valentin, et on en fera pour Pâques :-)

      Et puis pour ce qui est de NOS repas en famille, chez nous, c’est 100% fait maison (allergies obligent) et rarement le resto… Et tout le monde assis ensemble, pas de télévision… Pour moi c’est important. Mais des fois, mon chum, qui a grandit avec des repas en famille devant TV, il m’énerve… Quand on reçoit le publi-sac, bien il le feuillette en mangeant, au lieu de participer à la conversation. Heureusement que c’est seulement 1 fois par semaine! Je fais des compromis, je lui ai quand même coupé “sa” TV en mangeant depuis 10 ans :-)

    • Voici nos trucs:

      - Tout d’abord, presque jamais de cuisine les soirs de semaine, pour les raisons que vous donnez.
      - Lorsque c’est possible, chaque enfant a sa spécialité (par exemple, chacun prépare sa pizza).
      - Nous leur faisons prendre conscience des ingrédients utilisés, ainsi que des quantités (ils réalisent maintenant à quel point les aliments achetés peuvent être gras et sucrés en lisant les recettes, ce qui a un impact très positif sur leurs habitudes alimentaires).

      Bien sûr, au départ ils ne préparaient que des desserts. Ils cuisinent très bien et sont très fiers des plats qu’ils préparent. Nous ne remplacerions jamais un de ces repas par une sortie au restaurant.

    • “pour moi la famille c’est sacré et comme j’ai eu des enfant c’est pour les éléver et non les domper à la garderie 11h par jour et pas avoir de temps pour le soir”

      Pourquoi n’importe quel sujet est prétexte pour certains à écrire leur petite rhétorique anti-garderie ? C’est vraiment, mais vraiment lassant. Ça n’apporte tellement rien au débat. C’est beau, on a compris, garderie = enfer et source de tous les maux de la société.

      Ce n’est pas toujours possible, mais j’essaie de faire participer mon fils à la préparation de tous les repas, même si son rôle se limite à laver les légumes. Ça lui fait plaisir et à moi aussi. Même chose pour le ménage, le lavage et les autres tâches ménagères.

    • je crois que les enfants devraient obligatoirement participer à la réalisation des repas , je ne me souviens plus à quel âge les mien ont débuter mais c’était relativement tôt dans leurs vies , la règle chez moi c’était que la priorité est aux devoirs et aux leçons , si tu n’a pas de devoir ni leçon , tu aide à la préparation des repas et très peu négociable cette règle , ils ont utilisés les couteau de cuisine relativement jeune et personne ne c’est jamais couper , ils faut leur faire confiance et leur apprendre comment les utilisés et ils saisisent bien aussi le concept que la semaine , çà ne nous tente pas toujours de prendre une heure et demi pour préparer le repas alors si on ne veut pas dépasser la règle des 20 – 25 min de préparation vu les horaires de semaines , ils faut s’y mettre tout le monde ensemble et travaillé en équipe bien coordonner , le professeur de secondaire 2 de ma fille , en techno probablement a demander au enfants c’était quoi une béchamel , 2 élèves ont levés la main et savait la préparer en plus .
      l’avenir appartient à ceux qui savent ce débrouiller dans la cuisine .

    • @cjulie: Allez, faut pas s’en faire avec ça! Moi aussi ça me tapait sur les nerfs… maintenant de plus en plus ça me laisse indifférente. Parce que je sais que je fais de mon mieux selon mes valeurs et que mes enfants ne manquent de rien. Même quand je regarde les statistiques, et que je regarde compare avec ce qui se passe chez nous, je me dis que mes filles n’ont rien à envier aux voisins…

      Même que je pense que quand les deux parents travaillent, c’est une maudite bonne raison de faire participer les enfants. En tout cas c’était comme ça chez nous. Ma mère travaillait… quand elle arrivait du travail, en même temps que nous on arrivait de l’école, le souper était à faire. Alors elle nous mettait un couteau et un sac de patates (ou de carottes) dans les mains et on se mettait à la tâche. Même pas par souci de nous apprendre à cuisiner, vraiment… plutôt parce que ça lui rendait service et ça lui sauvait du temps. Puis du pelage de patate on est passé graduellement à d’autres tâches plus complexes et vers 13-14 ans, on était tous capables, chacun des 4 enfants, de préparer un repas complet. Rendue à 17 ans, les plus vieux étaient partis et j’habitais seule avec ma mère, et je dirais que je faisais pas loin de la moitié des repas. Et j’aimais ça.

    • Mon fils démontre occasionnellement de l’intérêt, mais pas souvent. Il a déjà fait les petits cuistots au Loblaws un été, mais sans grand succès. Il préfère simplement manger. Mais je ne me décourage pas. Il est toujours là quand je prépare les mets, ou une nouvelle recette, et il pose beaucoup de questions. Il commence à ne pas haïr les nouvelles choses, au moins pour les goûter. Alors, peut-être que tout ça s’intégrera dans sa petite (grande) tête.

      cookeryandwivery.blog.ca

    • J’adore cuisiner et je le fais pratiquement 3 fois par jour. J’ai vu ma mère cuisiner toute mon enfance et je suis certaine que l’on apprend beaucoup de cette façon. Je retiens surtout que c’est une façon de plus de montrer à mes enfants que je les aime. Ils me voient faire les purées pour la plus petite et savent que j’ai passé autant de temps à le faire pour eux. Ils se sentent appréciés et importants.

      Mes enfants, 9 et 5 ans (pas celle de 9 mois!!) m’aident de temps à autres. Ils mettent la table, râpent le fromage, coupent certains légumes, versent les trempettes, préparent les crudités et leurs lunches, préparent des muffins et des biscuits avec moi. Ils aiment beaucoup aider.

      Ils peuvent aussi choisir certains des aliments qu’on achète à l’épicerie: les yogourts, les fruits, les légumes, les viandes froides, les biscuits… Avec un droit de veto de ma part lorsque c’est déraisonnable.

      Ils rapportent leur vaisselle au lavabo, chargent parfois le lave-vaisselle, vident les restants dans la poubelle, se versent eux-même leur jus/lait.

      Avec le temps, ils prendront encore plus de responsabilités dans la cuisine. À mon avis, cela fait partie du bagage d’éducation que je dois leur donner. C’est certain que c’est parfois plus long. Il faut savoir être patient et tolérant. Et oui, il faut prendre le temps.

      Et les miens mangent devant la télévision 1 fois par semaine, simplement parce qu’ils aiment cela! Comme nous mangeons tous nos autres repas en famille, je n’y vois pas de mal.

    • @ c julie
      je suis nullement anti-c’est excellent pour la socialisation de l’enfant je suis seulement contre le fait de laisser les enfant 11h par jour la-bas p.s mon fils va dans un cpe, mais pas 11h par jour

    • Pas encore chez moi, les enfants sont trop petits. Chez mes parents, je refusais de cuisiner … parce que ma mère, qui était une des rares femmes de son époque à obtenir un diplôme universitaire et qui occupait un emploi à l’extérieur de la maison avec un bon salaire, me disait que c’était l’obligation des femmes de faire à manger. Ouach!

      Quand mes enfants exprimeront leur désir de faire à manger, j’appliquerais les mêmes mesures que présentement: pendant la semaine, les repas doivent être préparés rapidement (1/2 heure au maximum). Laver les fruits et les légumes, assaisonner les viandes seraient a la portee des petits. Qu’on travaille beaucoup tous les deux ou pas, passer plus de temps aux fourneaux ne donnent pas des repas qui goutent meilleur ou qui soient meilleur pour la santé. Pour ce qui prend plus de temps, on réserve ça pour la fin de semaine. Et pas question de faire des desserts tous les jours, on n’en mange que rarement.

      Si l’envie de cuisiner ne vient pas pendant leur enfance, rien à craindre, je me suis très bien débrouillée une fois adulte. Surtout quand on sait ce qui est de la malbouffe et ce qui ne l’est pas, la cuisine viendra tout seul pour qui sait lire une recette.

    • Ma puce a 3 ans et elle adore aider dans tout, y compris la cuisine. Pour moi, la règle est claire: la semaine, on oublie ça, trop pressée pour me permettre que ça prenne 2 heures de préparation pour un repas. C’est pourquoi j’essaie de préparer le plus de repas possibles la fin de semaine. Je suis moins pressée, moins stressée, plus détendue donc plus patiente. Ma fille s’assoit alors sur le comptoir et elle m’aide. Elle mélange, verse, mesure et goûte ;). Pour moi, c’est très important, ça fait partie de l’éducation d’un enfant, de l’apprentissage de bonnes habitudes, d’une saine alimentation, de débrouillardise et en même temps de découvertes et de curiosité culinaire. J’ai reçu cette éducation et je la transmets de la même façon.

      Mon père était cuisinier, il passait des heures en cuisine, mais il n’aimait pas beaucoup recevoir notre “aide”, c’était SA cuisine, SON espace de travail. Par contre, mes frères et moi pouvions goûter à tout et lécher les ustensiles après, de la bonne pâte à biscuits et du glaçage à gâteau, hummmm. Nous étions donc toujours en cuisine à regarder mon père. Je vous jure que je n’ai JAMAIS touché à un chaudron avant mes 19 ans, jour où je suis partie de chez mes parents pour vivre en appart. Et pourtant, faire la cuisine a été si naturel pour moi! Je ne me suis pas posé de questions, j’ai fait ma première épicerie, je suis rentrée chez moi, j’ai préparé des repas, des desserts et des collations. J’avais 1 ou 2 livres de recettes, je cuisinais avec des aliments frais et nutritifs, ce que j’avais toujours mangé chez mes parents. Je ne voyais pas les choses autrement.

      Alors, aujourd’hui, je transmets, mais je fais partie des chanceuses qui ont quelque chose à transmettre. Et c’est ça le problème aujourd’hui. Je m’inquiète de tous ces parents qui ne savent pas cuisiner ou qui disent n’avoir jamais le temps de le faire… En fait, je m’inquiète plutôt pour leurs enfants… Préparer des repas sains pour sa famille ne devrait pas faire partie des choses que l’on coupe de notre horaire quand le temps presse!

      Virginie

    • @cassiope01

      11h par jour ? La limite imposée par le gouvernement pour les garderies avec permis (incluant les CPE, les garderies privées en installation) est de 10h par jour. La plupart des garderies en milieu familial ont des heures d’ouverture ne dépassant pas 10h par jour, souvent moins. Alors vous exagérez un peu. Ils sont plutôt rares les enfants qui passent 10h par jour en garderie, la plupart des parents se débrouillent pour limiter le temps en garderie.

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