La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mardi 29 mars 2011 | Mise en ligne à 12h53 | Commenter Commentaires (60)

    Une histoire qui finit bien

    J’aime les belles histoires. Les histoires qui finissent bien. Parce qu’elles nous donnent confiance, nous font voir le revers de la médaille, le côté moins obscur des choses. Parce que souvent, avec des enfants, on voit le danger partout. Mais croyez-le ou non, parfois, danger il n’y a pas.

    Bref, pour toutes ces raisons, voici ici une fabuleuse histoire qui finit drôlement bien. Cela se passe au Danemark. En fin de semaine. Une mère part faire un tour dans un bois avec son fils. Fiston ne veut pas mettre son blouson. La mère insiste. Le fils se fâche. Et s’enfuit. Crac. Impossible de remettre la main dessus. Imaginez un peu l’angoisse.

    Une vaste recherche a été lancée dans le bois. Et plus de 24 heures plus tard, le petit bonhomme a été retrouvé. Sain et sauf. En un morceau.

    Il faut entendre, dans la vidéo, l’agent de la police crier de joie quand il apprend la nouvelle.  Un cri oh combien communicatif.

    (PS J’adore la chute du topo de CNN: “for the record” comme on dit, oui, le gamin avait sa veste sur le dos quand il a été retrouvé!)


    • Je partage avec vous une autre histoire qui s’est bien terminée… Il y a environ deux ans, mon conjoint revient d’un voyage en camion à l’autre bout du Yukon quand son collègue, membre d’une équipe de secours et de recherche, reçoit un appel lui disant qu’un bambin de deux ans s’est perdu dans le bois non loin de l’endroit ou ils étaient. Les parents, de la Colombie-Britannique en vacances dans un coin reculé du territoire, montaient leur tente quand un chien est venu roder autour de leur site. Leur garçon joue avec le chien, puis se met à le suivre. Quand les parents lèvent les yeux, leur fils a disparu dans le bois. Il faut s’imaginer ici le bois sauvage, avec un petit village à proximité de 300 personnes. L’équipe de secours et la police sont appelés, tout le village est sur le pied d’alerte. C’est l’automne, la température est de 5-6 degrés la nuit. Des battues sont organisées, auxquelles participent mon conjoint et son collègue. Des hélicoptères survolent le territoire. Le petit bonhomme a été retrouvé par le collègue de mon conjoint 24 heures après sa disparition. Il était toujours avec le chien, ce qui l’a probablement sauvé. Les propriétaires du chien ont donné l’animal au petit garçon, et la famille a décidé de déménager au Yukon l’année suivante.

    • J’ai un fils qui avait l’habitude de disparaître sans crier gare (disons qu’il nous a flanqué 3 ou 4 frousses). J’ai appris plus tard que, dans ces cas-là, l’enfant va presque toujours marcher dos au soleil. Bon à savoir.

    • Ouais, c’est une belle histoire, mais je garde très fraîches à ma mémoire les nombreuse fuites de mon propre fils. il était vite…on le voyait, on ne le voyait plus. On a faillit mourir d’inquiétude une bonne dizaine de fois durant sa petite enfance. Pourtant on redoublait de vigilance, pas moyen! Dès qu’on allait en plein air, il disparaissait. À la plage, en voyage (au Costa Rica, au Mexique) en randonnée de raquette…ce qu’il nous a fait chercher cet enfant!
      C’est pourquoi, même si l’histoire est bien cute, j’imagine que ses parents avaient tout autant envie de le punir que de le serrer dans leurs bras.

    • J’ai aussi un fils qui adore se sauver – je pense qu’il aime me voir paniquer et courir partout pour le rattraper. Alors lire cette histoire, ça m’angoisse totalement, même si ça finit bien. D’ailleurs, il n’y aurait pas des lecteurs / lectrices de ce blogue qui auraient de bons trucs pour convaincre un enfant de 3 ans que ce n’est pas une bonne idée de se sauver ?

    • Silvia Galipeau

      Silvia, j’hai cela quand tu utilises le mot bidonner. Tellement fransa de France et on n’utilise pas ce terme ici. Bidonner, yark. Cramper peut-être.

    • Certain ne comprendront pas ce commentaire et trouveront mes parent ignobles. Personnellement, je comprends très bien le pourquoi de la démarche. J’avais aussi tendance à “partir à l’aventure”. De nature curieuse, tout se qui m’intriguait, m’attirait et je disparaissais des radars de mes parents. Pour y remédier, mes parents s’étaient procuré un harnais et un “laisse” de cuir. Je ne suis pas un chien… je vous entends déjà. Ce harnais était conçu pour les enfants, pas pour les animaux. C’était il y a 30 ans. Les temps changent me direz-vous. Pas tant que ça, les enfants se sauvent toujours et il y a des êtres qui ne veulent pas leur bien n’importe où. Ce harnais permettait à mes parents de profiter de chaque moment de ces endroits publics avec moi et ça ne m’a jamais causé de traumatisme. Quand tout le monde est plus détendus parce que rassuré, les sorties sont tellement plus agréable.

    • Je ne comprends pas vraiment pourquoi on dit qu’il n’y a pas danger dans cette histoire? Retrouvé 24h plus tard… Si l’agent crie tant de joie, c’est parce qu’on sait bien ce qui peut arriver à un enfant seul dans le bois en 24h. Pas de danger, vraiment? Ce n’est pas parce qu’une histoire se termine bien qu’elle est sans danger.

    • Bon je pleure comme une madeleine!

    • @ yeah

      J’ai entendu le mot bidonner à plusieurs occasions et pourtant de ne vis pas en France…franchement

      @ladymara

      J’ai aussi utilisé le harnais avec mon fils autiste quand il avait 2-3 ans. J’ai eu droit à certains regards et quelques fois certains commentaires de pauvres malheureux qui ont eu droit à ma façon de penser. Déjà qu’il fallait “gérer” tous les stimuli de son environnement alors pour moi, c’était la façon la plus sécuritaire pour mon enfant qui aurait pu se jeter à la rue, à l’eau ou se sauver dans une foule à n’importe quel moment. Même lui se sentait en sécurité de cette façon.

    • @Nancy76

      Bravo ! Je ne connais pas d’enfants qui ne se sentent pas en sécurité près de papa ou maman. Le harnais, ça évite la petite main qui se retire de la main du parent et pouf ! Ça donne un semi liberté à l’enfant même. Un genre d’indépendance (quoi qu’illusoire peut-être) “Je suis grand(e), j’ai pas besoin de toujours tenir la main.” Mais au moins papa et maman savent toujours où l’on est et où l’on va.

      Pour ce qui est de votre commentaire à yeah… Je n’ai pas répondu moi-même car je trouve dommage que l’on doive toujours se rabaisser à ceux qui ne font pas d’effort en matière de vocabulaire et qui préfèrerait que l’on écrive dans un patois pas français. Cramper… franchement… Je n’ai rien contre les patois, le joual ou autre, mais laissons donc l’oral à l’oral et l’écrit à l’écrit.

    • @nancy76,29 mars 2011,15h56:«@ yeah.J’ai entendu le mot bidonner à plusieurs occasions et pourtant de ne vis pas en France…franchement»
      ++++++++

      Bis! Idem! Ditto! Bref, d’accord avec vous.

    • @nancy76
      Ma mêre s’est fait engueuler quelques fois par des passants parce que j’étais attaché à un arbre par un harnais lorsque j’avais 2-3 ans. Tout ce que je voulais était de courir vers la rue. Elle leur répondait qu’elle aimait mieux me voir attaché que mort dans la rue.

      @yeah
      Votre intervention intempestive m’a bien fait me bidonner.
      Je me bidonne lors que je vois des gens faire des crampes au cerveau comme ça.

    • Mon fils en des endroits pareils ou il peut se perdre dans une foule ou dans la nature, c’est soit attaché dans la poussette (regards parce que je prends de la place) ou dans un harnais (regards parce qu’on pense que je le traite comme un chien).

      Jusqu’a ce qu’il comprenne qu’il doive rester avec moi en tout temps et qu’il le prouve dans un endroit sécuritaire auparavant.

    • @ladymara j’ai été à Disney dernièrement et j’ai fais porter un harnais fais maison dès qu’il mettais le pieds sur l’asphalte. là-bas (aux us) ils en vendent pleib en forme d’animaux. Sincèrement si je vais dans un endroit bondé je vais le remettre et sincèrement je me fout de ce les autres peuvent dire.

    • @nancy76

      tu me fais franchement …. bidonner. C’est comme dire bouffe, de la bouffe, c’est archi fransa. On rigole quoi. Archi fransa. Faut toujours imiter ailleurs pour faire ”in”.

    • cjulie, une bonne et sincère claque sur le cul, avec le bras serré bien fort de façon à laisser des marques rouges, et ton visage rouge de colère qui lui dit que la prochaine fois qu’il te fait ça, ça va aller encore plus mal, et tu le ramènes illico vers toi, brusquement, et tu le tiens DE FORCE par le bras, qu’il crie, pleure, ou menace, tu le tiens encore et toujours, sans douceur.

      Mais bon, évidemment, quelle horreur! mieux vaut être douce et compréhensive et risquer de perdre son enfant que d’être intraitable.

    • @cjulie
      @vivianep

      Ou, encore, un harnais… ;-0

      Franchement!!!!

    • À part pour des enfants autistes, selon moi, attacher son enfant avec un harnais, c’est un aveu d’échec parental et d’incapacité à jouer son rôle de parent.

      Pour moi, c’est complètement indigne.

    • @vivianep

      Ce n’est pas mon style de parentage que d’imposer des règles par la peur et les menaces de douleur physique.

      @guylaine101

      Je me suis toujours dit que je n’utiliserais pas un harnais… Mais j’ai essayé un nouveau truc pas plus tard qu’hier: j’ai attaché son auto préférée à mon poignet. Il veut TOUJOURS avoir son auto à la main, alors pour une fois, il ne s’est pas sauvé. Y’a de l’espoir !

    • @cjulie
      Je ne pensais pas dire ça de sitôt, mais je suis d’accord avec Vivianep. Je me rappele qu’un jour, je devais avoir 2 ans, ma mère me cherchait partout dans la maison et dehors. Elle m’a retrouvé assise au milieu de la rue! Elle m’a tapé les fesses très très fort et crié après. Je n’ai plus jamais fait ça.

    • @marie-so123

      Il y a une différence entre une tape sur les fesses et du serrage de bras qui laisse des traces, et la menace de sévir physiquement de façon plus intense dans le futur.

    • @vivianep

      Ah ben, c’est drôle, pour moi, c’est “une bonne et sincère claque sur le cul, avec le bras serré bien fort de façon à laisser des marques rouges” qui est un constat d’échec parental…

      À mon avis, c’est quand il faut frapper pour se faire obéir, qu’il y a un grave problème. Ce ne sont pas des chiens, ce sont des enfants, des êtres humains.

    • @cjulie

      Oui, je comprends, j’ai déjà pensé comme cela moi aussi… mais j’en avais trois en même temps… je me souviens de moment où je magasinais avec les trois (7, 4 et 2 ans), et j’aimais mieux attacher la plus jeune, pour sa sécurité, elle était vraiment vite, la petite torpinouche et trois secondes lui suffisaient.

      Et puis, d’une certaine façon, en attachant son auto préférée à votre poignet, c’est un peu comme attacher l’enfant à votre poignet, non? ;-)

    • @guylaine101, oh, je ne saurais battre un chien, encore moins un enfant. Ni l’un ni l’autre n’a besoin d’être frappé pour comprendre. Il y a des modes de punition efficaces sans recours à la violence. Les gens que je connais qui ont subi la fessée enfant sont généralement très tendus. @cjulie, ma référence scientifique préférée, vous avez déjà lu des études sur ce thème ?

    • @chouettemaman

      Moi non plus, et j’ai déjà eu plusieurs chiens sans en frapper un seul, je suis vraiment douce… mais ça c’est moi, comme vous savez il y bien des gens qui font mal à leur animal pour le “dresser”… mais où je voulais en venir justement, c’est que l’enfant est une personne, douée encore plus de sentiments et de raison, alors il faut le frapper encore moins…

    • Guylaine, non, les enfants ne sont pas des chiens, JUSTEMENT.

      Quant à connaître l’efficacité ou pas de telle ou telle méthode d’apprentissage, je vous dirais que dans le cas qui nous occupe ici, il n’est pas une seconde question dans mon esprit de laisser à un enfant le TEMPS d’APPRENDRE. Non, je ne demanderai pas à mon enfant d’apprendre à ne pas se faire tuer par une voiture ou à ne pas mettre sa vie et sa sécurité en danger immédiat en se sauvant.

      Pour moi, s’il y a bien une chose qui mérite qu’un enfant recoive une claque au cul avec menace de recevoir pire la prochaine fois, c’est quand un enfant a tendance à se sauver!

      Pour moi, il n’y avait même pas l’ombre du début du commencement d’une négociation possible avec mon enfant à ce sujet. C’était l’obéissance immédiate et définitive. Rien d’autre. Et certainement pas de laisse!

      Rien de plus pathétique pour moi que de voir une mère courailler après son petit enfant de 2 ou 3 ans dans un centre d’achat. Pour moi, c’est l’image parfaite de l’aliénation parentale.

    • Quand j’entends aux nouvelles des histoires d’enfants morts dans la piscine familliale parce qu’ils ont “échappé” à la vigileance de leurs parents, ou d’enfants qui se font frapper par des voitures parce qu’ils leur ont échappé durant la seconde où ils n’étaient pas attentifs, ce que je vois, moi, ce sont les effets les plus pervers et les plus nocifs, parce que mortels, de la mollesse d’éducation à la québécoise.

      Un enfant a besoin d’être très profondément convaincu que son parent ne le laissera pas mettre sa vie en danger. Le message se DOIT d’être on-ne-peut-plus clair.

      Alors évidemment, je vous laisse risquer ce que vous voulez risquer, c’est-à-dire la vie de vos enfants, tout ça, parce que, bien sûr, vous avez des principes…

    • Waw, Julie, stupéfiant ce truc de la petite auto. Et tu te donnes combien de temps avant de t’assurer que ça marche?

      On va tous te souhaiter que ça marche vite vite vite… et que le prochain truc sur lequel il trippe ne soit pas un ordinateur. Ça va être compliqué à trimballer à ton poignet…

      Pauvres enfants.

    • @ guylaine: Je ne parle pas de l’utilisation de la violence comme moyen d’éducation parental. Je parle de l’utilisation de tapes sur les fesses, ou de tirage d’oreille pour envoyer un message très clair à l’enfant de ne pas répéter un comportement dangereux pour sa vie. La différence avec le chien, c’est que s’il va se faire frapper en courant dans la rue, je serai triste mais je m’en remettrai. Si mon enfant se fait frapper par une auto et meure, ça me prendra toute ma vie pour m’en remettre.

    • Et honnêtement, dès qu’on parle de l’utilisation de la fessée, cela amène toujours un débat. Honnêtement, quand je vois le comportement de certains enfants à l’école de mes enfants, je suis PERSUADÉE qu’il y a une couple de claques qui se perdent quelque part… Mais c’est pas gentil de dire ça hein?

    • @guylaine101

      En effet, c’est une forme de harnais “soft”. Mais j’avoue qu’avec trois enfants, mes grands principes sur le harnais prendraient le bord très rapidement ! :-D

      @chouettemaman

      :-)
      Il existe une pléthore d’études qui démontrent les effets néfastes des corrections physiques sur les enfants. On est loin de mon domaine de recherche, mais disons que pour me faire une idée sur un sujet que je ne connais pas, je fais généralement une recherche sur google scholar (dans ce cas ci avec les mots-clé “corporal punishment” et “consequences”).

      “Depressed mothers spank their children more frequently and experience higher levels of marital conflict, which, in turn, is directly related to their use of physical punishment. Younger, more educated mothers spank their children less often. Children who are spanked more frequently exhibit more socioemotional problems.” – doi:10.1016/S0145-2134(01)00239-3

      “Parental corporal punishment was associated with all child constructs, including higher levels of immediate compliance and aggression and lower levels of moral internalization and mental health. ” – doi:10.1037/0033-2909.128.4.539

      “The current findings suggest that even minor forms of CP, such as spanking, increase risk for increased child aggressive behavior. Importantly, these findings cannot be attributed to possible confounding effects of a host of other maternal parenting risk factors.” – doi:10.1542/peds.2009-2678

    • Vous avez raison guylaine101. De plus, je vous perçois comme une personne douce isi sur le forum;)

    • Tenir de force, la colère, les menaces ou une fessée passent encore. On ne peut pas tout expliquer à de jeunes enfants surtout en situation de danger.

      Mais jamais je ne me vanterais d’utiliser un langage aussi vulgaire que ‘’cul’’ chez moi ou en référence à des parties du corps de mes enfants et encore moins de laisser des marques de violence sur les bras.

    • @vivianep

      Oui, mais justement, le temps que les enfants apprennent et comprennent, il faut les protéger du danger. Vous vous le faites en laissant des traces de mauvais traitements (autant physiques que mentales, il n’y a aucun doute dans mon esprit). Moi c’est en les empêchant de s’enfuir dans le cas qui nous intéresse, soit en utilisant un harnais, en les mettant dans un panier, un pousse-pousse, un parc d’enfant, en les clôturant, peu importe… mes enfants n’ont pas été mis en danger plus que les vôtres, sauf une fois qu’une s’est enfuie, ce qui m’a poussée à ne plus jamais les laisser libres, et en prime, les miennes n’ont pas eu à subir de mauvais traitements. Vous n’avez pas de quoi vous vanter de ces choses, vous savez.

    • @marie-sot123

      Je ne peux voir de situation qui justifierait la fessée selon moi, sauf peut-être un enfant qui s’enfuit continuellement de la maison et qui va jouer dans la circulation alors qu’il a 2-3 ans, pour sa propre sécurité. Et sa vie. Je n’ai jamais eu à l’utiliser et je suis absolument contre. Il y a toujours selon moi une façon d’être plus intelligent que de se laisser à la colère contre un être plus petit que soi.

    • @chouettemaman

      Merci… et moi j’aime beaucoup votre pseudo. Il est chouette. ;-)

    • @cjulie

      Hahaha… un moment donné, c’est la sécurité de l’enfant qui prime… ;-)

      Et merci pour les études que vous fournissez. ;-)

    • @cjulie, merci pour les infos! Mon observation (que les adultes ayant subi la fessée durant leur enfant sont des gens tendus) n’est pas si farfelue! Une fessée dans un cas extrême (éviter la mort!) est une chose, la fessée sur une base régulière, non merci. Un enfant qui a une relation saine avec ses parents n’a pas besoin de fessées régulières. Mon enfant a 22 mois et sa capacité de compréhension en mode verbal m’étonne. Un non bien senti avec une explication simple et un regard un peu colérique fonctionne très bien. Et mon enfant est une tornade de 2000W sur 2 pattes qui aime tester les limites.

    • oups, fonctionnent.

    • @chouettemaman
      “Un enfant qui a une relation saine avec ses parents n’a pas besoin de fessées régulières.”

      On est d’accord. Et je vais continuer à trouver des trucs pour faire comprendre à mon fils qu’il doit rester près de moi avec des mots, pas avec des tapes. Et franchement, la désaprobation des vivianep de se monde, je m’en tape. Héhé.

    • guylaine101, oh oui je m’en vante. Oh oui. Parce que je n’ai pas eu besoin de harnais pour qu’ils apprennent le danger. Ils ont eu peur de moi, et ils ont donc compris à quel point ce qu’ils risquaient était dangereux.

      Mais en fonctionnant avec des leurres (un jouet attaché à un poignet) ou des restrictions physiques honteuses comme la laisse à enfant, vous risquez, tous, la minute d’inattention qui pourrait causer sa fuite, ou sa mort. Parce que la sécurisation est EXTÉRIEURE à votre enfant, alors que moi, je les ai sécurisé de l’intérieur. Je leur ai innoculé la sécurisation. L’interdit de s’éloigner était dans leur tête.

      Plus encore, le message que vous leur envoyez est “je ne t’autoriserai jamais à te mettre en danger”.

    • “Parce que la sécurisation est EXTÉRIEURE à votre enfant, alors que moi, je les ai sécurisé de l’intérieur. ”

      “Parental corporal punishment was associated with all child constructs, including higher levels of immediate compliance and aggression and lower levels of moral internalization and mental health. ” – doi:10.1037/0033-2909.128.4.539

      C’est ça qui est ça.

    • @vivianep

      Vous ne les sécurisez pas, c’est tout le contraire! Vos enfants intériorisent surtout qu’ils ne peuvent vous faire confiance, que vous êtes prête à leur faire mal, les enfants disciplinés par des punitions physiques sont plus agressifs, peureux, dépressifs, lisez les études fournies par cjulie… ou ne les lisez pas, vous ne les croiriez pas de toute façon… vous croyez détenir la vérité absolue.

    • Vous avez raison Guylaine, je n’y crois pas. Je crois que les enfants ont peur quand ils sont à la charge de parents qui ne savent pas leur montrer, très très clairement, qu’ils ne les laisseront pas se mettre en danger. Quand on le fait en douceur, comme vous le proposez, vous leur mettez sur les épaules une énorme responsabilité: celle de juger par eux-mêmes de ce qui est dangereux alors qu’ils ne sont pas en âge de le faire!

      Alors quand une mère essaie de “convaincre” son enfant de ne pas se sauver, elle l’insécurise profondément. Tandis que moi, par la fermeté non-négociable, je leur ai prouvé très tôt qu’ils pouvaient compter sur moi pour les empêcher de se mettre en danger de mort.

      Vous avez tout à fait raison: j’étais prête à leur faire mal pour les empêcher de se tuer. Calcul positif, il me semble…

    • @Viviane

      Zut. Je n’ai jamais eu à me fier sur le jugement de mes enfants quand elles avaient 2-3 ans! Je ne les jamais “convaincues” de quoi que ce soit. Et je n’ai surtout pas eu besoin de les serrer fort jusqu’au point de laisser des marques pour leur faire comprendre, c’était quand même moi qui prenait les décisions, lol. Et elles n’ont pas non plus été mises en situation de danger.

    • @guylaine

      C’est clair: soir on utilise la méthode Viviane, soit nos enfants sont (musique dramatique) *en danger de mort*…. ;-)

    • @Julie

      ;) lol…

    • @vivianep

      Il n’y a rien d’honteux à faire porter le harnais à son enfant. On ne choisit pas l’utilisation du harnais pour se dé-responsabiliser. Quand on est rendu à choisir cette technique, c’est pour une raison, que VOUS NE CONNAISSEZ PAS. L’hyperactivité, les déficits d’attention, l’autisme, la surdité, pour ne nommer que ces troubles requièrent parfois des méthodes plus drastiques. Savez-vous ce que c’est que de vivre avec un enfant présentant ces troubles et/ou handicap? Moi je le sais et croyez-moi c’est un combat de tous les jours. Ça demande tellement d’énergie, de courage, de persévérence. Imaginez-vous la claque au visage qu’on doit se taper chaque fois que quelqu’un comme vous nous regarde de travers comme si on était une mauvaise mère…comme si on avait besoin de cela…

    • @vivianep
      “Je leur ai innoculé la sécurisation.”
      Faux. Vous leur avez inculqué la peur de représailles physiques s’ils n’obéissaient pas immédiatement à votre ordre.

      “Tandis que moi, par la fermeté non-négociable, je leur ai prouvé très tôt qu’ils pouvaient compter sur moi pour les empêcher de se mettre en danger de mort.”
      Faux. Vous leur avez prouvé qu’ils pouvaient compter sur vous pour leur mettre une baffe. Je doute fort qu’un enfant en bas âge voit l’intention louable derrière le sévice physique.

    • sebacote, vous êtes dans le champs. Ils ont eu peur de représaille physique sur le coup, et ça les a forcé à comprendre. Les claques sur le cul ont une utilité, et ce, depuis la nuit des temps, et toutes les espèces animales ont leur équivalent à la baffe. Elle a une utilité que l’on refuse de voir parce qu’on se croit moralement supérieurs, en Occident. On se croit meilleurs. Et cette démonisation de la fermeté PHYSIQUE a des conséquences.

      Nancy76, pourquoi vous vous sentez visez? Votre enfant est autiste ou a un trouble de développement? Mes commentaires ne vous concernent pas. Ils concernent les enfants qu’on attache parce que les parents refusent d’assumer leur rôle.

    • “Pourquoi vous vous sentez VISÉE”. Désolée.

    • cjulie, vous riez, mais c’est pas loin d’être ça quand même.

    • vivianep, cjulie nous a énuméré quelques études qui tendent à démontrer que les enfants ayant reçu la fessée sont plus anxieux ou plus agressifs à long terme. Avez-vous des études à présenter démontrant que les enfants qui reçoivent la fessée contre un mauvais comportement sont plus en sécurité que les autres ? Qu’est-ce qui vous permet de cracher sur un nombre élevé d’études qui mettent en évidence le côté malsain de la fessée ?

    • @vivianep Je me sens visée parce que ce n’est pas écrit dans son front. Physiquement, ça ne paraît pas…alors oui je me suis fait juger comme étant une mère refusant d’assumer ses responsabilités à plusieurs reprises. Comment faites-vous pour voir la différence entre un enfant avec un trouble de celui qui en a pas quand vous portez votre jugement? Aujourd’hui, bien que je n’utilise plus le harnais, je suis assez forte pour pouvoir faire face aux commentaires des autres. Mais malheureusement, au début ce n’était pas le cas. Comme plusieurs parents dans ma situation, j’ai souffert d’isolement parce je n’avais plus la force d’affronter le monde extérieur et leurs regards mérpisants. Vous avez raison d’affirmer que certains parents se déresponsabilisent face à l’éducation de leurs enfants, mais parfois faut savoir faire preuve de tolérance.

    • Chouettemaman, la plupart de ces personnes qui citent des études font aussi partie de celles qui disent qu’au bout du compte, elles se fient d’abord et avant tout à leur jugement.

      L’écrasante majorité des enfants de la planète terre, et ce, depuis que le monde est monde, se sont fait secouer par leurs parents à un moment ou l’autre, et ont reçu à un moment où l’autre un coup au postérieur ou derrière la tête. Il n’y a que depuis qu’on se croit plus fin que tout le monde que l’on remet en question la validité d’une certaine répression physique dans l’éducation des enfants. Avant que l’on me convainque que toute forme d’agression physique est à rejeter dans l’éducation des enfants, va falloir se lever de TRÈS bonne heure! Les êtres humains des derniers deux cents milles ans étaient-ils tous des imbéciles déconnectés? Sommes-nous prétentieux au point de croire que toute l’humanité depuis homosapies a eu tort et que nous sommes les seuls, les Occidentaux du XXIe siècles, à avoir raison? Come on…

      Nancy76, en effet, ça ne se voit pas, ça ne se lit pas toujours. Malheureusement, c,est comme ça, et en effet, c’est injuste. Parce que dans le cas d’un enfant ayant un trouble envahissant du développement, c’est tout à fait justifiable de l’utiliser.

      Mais pour un enfant normal, non.

    • Hé bien vivianep, je répondrais que l’esclavage a été monnaie courante depuis des millénaires. Fort commun dans plusieurs parties du monde, dont en Grèce Antique, à Rome, en Afrique (où il existe encore), dans plusieurs parties d’Asie. L’esclavage est-il acceptable pour autant ? Les dénonciateurs de l’esclavage au 18e et 19e siècles s’opposaient à l’air du temps en dénonçant cette pratique pourtant répandue. Oui, l’humanité a survécu avec l’esclavage, du plomb dans son eau comme à l’époque romaine et autres époques pas si lointaines, du lait de vache non pasteurisé et des claques sur le cul, comme vous vous plaisez tant à écrire, avec un délice presque sadique. Je dis merci au destin de m’avoir fait naître à la fin du XXe siècle et d’élever mon enfant au XXIè siècle.

    • @vivianep (13 h 44)

      Il y a quelque chose qui s’appelle l’évolution. Des fois on se rend compte qu’une certaine façon de faire n’obtient pas d’aussi bons résultats que ce qu’on pensait, alors on s’efforce de s’améliorer. Des fois il faut des études scientifiques bien étayées pour que les gens s’en rendent compte. Mais je dois dire qu’il est vraiment rare qu’on voit quelqu’un balayer du revers de la main de telles études.

      C’est sûr qu’il y a 50 ans les parents étaient plus durs envers leurs enfants, mais la vie était plus dure aussi, mais il y a eu aussi des périodes et des sociétés où les enfants étaient élevés comme des êtres dotés d’intelligence, comme au Moyen-Âge. Et ce fut le cas aussi pour différentes sociétés. Alors n’essayez pas de présenter cela comme “des millénaire de sagesse”, ça ne marche pas. Les gens n’étaient pas tous des imbéciles déconnectés (et c’est votre expression que je reprends).

      Non, je le répète, les agressions physiques à l’encontre des enfants n’ont rien de bon. Rien-de-bon. Oui à la discipline, mais à la discipline intelligente où justement l’adulte prend un rôle de meneur édifiant. Où il donne l’exemple à suivre.

      Qu’allez-vous dire à un enfant que vous avez frappé plusieurs fois quand il se met à frapper les plus petits que lui pcq les choses ne fonctionnent pas à son goût? Vous allez lui serrer les ouïes encore plus fort pour lui montrer que ce n’est pas la chose à faire??!!!??

    • @chouettemaman, guylaine101

      J’admire votre ténacité.

    • @cjulie

      On appelle ça de l’entêtement… ;-)

    • @ cjulie, mes mains sont douces, je me bats plutôt avec les mots!

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