
Photo PC.
Scusez-la pour l’apparente légèreté du sujet en ces temps difficiles (avouez que la une de La Presse n’est pas très encourageante ce matin…), mais histoire de penser à autre chose, permettez une petite question sociologique: êtes-vous mariés?
Je m’interroge, suite à la lecture très intéressante de cet article sur le mariage d’amour, apparemment voué à l’échec. Signe des temps, une foule d’essais ont été publiés en rafale sur la question: Le mariage d’amour a-t-il échoué (où l’auteur, Pascal Bruckner, y souligne que les mariages de raison étaient certainement plus durables, quoiqu’imparfaits, quand on sait qu’aujourd’hui, on attend tout, et trop, de l’amour), Une histoire du mariage (signée Elizabeth Abbott, une historienne qui souligne à grands traits les côtés moins utopiques du mariage de raison), et finalement Oui, je le veux (de la Québécoise Olivia Lévy, qui, à son tour, dénonce l’idéal d’un amour ardent et éternel).
Fini, le mariage d’amour? Autour de moi, plein de couples sont en union de fait. On entend aussi souvent les familles dire qu’un enfant est un signe d’engagement bien plus fort que le mariage. Et pourtant…
Pourtant, plusieurs familles décident aussi, sur le tard, disons, de se marier. Une fois les enfants plus grands.
Quoi conclure? Après le mariage de raison, le mariage d’amour, le mariage familial? Pourquoi se marier quand on a déjà une maison, des enfants, bref, un vécu? Quel sens supplémentaire cela donne-t-il à l’institution, pensez-vous?
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