À lire le dernier livre de Peggy Orenstein, Cinderella ate my daughter, je dirais que oui: les princesses seraient aujourd’hui aux fillettes ce que la drogue est aux ados. Et j’exagère à peine. Dans un article publié dans le Toronto Star, la journaliste résume le livre en question en ces mots (et je résume moi-même):
“À trois ans, en écoutant Cendrillon, nos fillettes apprennent que ce qui compte le plus au monde, c’est d’être belles. C’est le début de la fin. Aussi, quelques années plus tard, vers dix ans, elles portent toutes des bottes de cuir jusqu’aux genoux, pour assister aux concerts de leurs idoles (Hannah Montana et cie). Puis vers 13 ans, pour faire comme Britney, elles ne portent plus de petite culotte. Et elles envoient à leurs 622 amis Facebook des tonnes de photos d’elles, archi posées, archi suggestives. “
Vous trouvez qu’elle exagère? L’auteure est une spécialiste de l’hypersexualisation des jeunes filles. Elle n’en est pas à son premier livre sur la question non plus. Selon elle, nos fillettes sont aujourd’hui gavées par une industrie marketing qui leur échappe, et surtout qui leur dicte un comportement et des désirs qui ne sont pas, mais pas du tout, de leur âge.
“Nous ne sommes pas en train d’élever des princesses, mais des vilaines belles-soeurs: gâtées, matérialistes, superficielles”, cite la journaliste dans le Star. Chiffres à l’appui (un enfant sur deux de la première à la troisième année rêve d’être plus mince; la moitié des gamines de 6 à 8 ans porte régulièrement du gloss ou du rouge à lèvres; et une gamine de 8 à 12 ans sur 5 porte régulièrement du mascara), la journaliste conclut: “ces tendances ne sont pas normales. Nos enfants ne grandissent pas plus vite qu’avant. Ce sont les publicitaires qui les forcent à grandir plus vite. Et le pire, c’est que nous les laissons faire.”
Réactions?










elvince
14 février 2011
17h47
“L’auteure est une spécialiste de l’hypersexualisation des jeunes filles. Elle n’en est pas à son premier livre sur la question non plus.”
Autrement dit, si l’hypersexualisation n’existait pas (ou si ce n’était pas un véritable problème), l’auteure serait au chômage. Et bien sûr, personne ne questionnera jamais ses motifs…
charloudelidou
14 février 2011
18h14
Des histoires de princesses, il y en a toujours eu, et pourtant l’hypersexualisation des jeunes filles est un problème relativement récent…je ne vois pas trop le lien personnellement. Il y a quand même tout un saut a faire entre Cendrillon et Hannah Montana!
pattie
14 février 2011
18h18
Tellement d’accord avec l’article. J’ai une fille de 8 ans, nous sommes submergées par ces influences (hypersexualisation, superficialité, maquillage, etc.). J’essaie de ne pas élever ma fille selon ces dictats mais il me semble que nous sommes seules. On passe pour des extra-terrestres. Oui, elle est à la mode autant que possible, le maquillage c’est pour les occasions (Noel, le jour de l’an par exemple). J’essaie d’influencer le choix de ses amies et il y a des règles. La famille, l’école sont importants dans l’éducation de notre fille, pas avoir le dernier look ”in”…à 8 ans!!!
En passant, elle est dans les scouts et fait du sport. Nous essayons de garder le contôle un peu sur les influences qui sont en contact avec notre fille. On fait notre job de parent quoi!
Pattie
jeanfrancoiscouture
14 février 2011
18h28
Vous avez vu ce reportage dans lequel on annonce que Walmart s’apprête à introduire une «ligne« de produits de maquillage destinés aux fillettes âgées entre 8 et 13 ans? J’en suis resté pantois.
Ma conjointe et moi n’avons pas eu de filles donc je n’ai pas vécu cette expérience mais la pub et moi ne faisons pas bon ménage et ce depuis longtemps. Je suis de l’époque où, pour les garçons, (À partir d’au moins douze ans) c’était la mode de fumer. Or, je n’ai jamais embarqué là-dedans et ça ne m’a pas dérangé, pas plus que je n’ai sacrifié à la mode de «virer une brosse». (J’étais ado des années 60)
Notre fils n’a pas non plus embarqué dans les pitreries des années 80-90 du type «calage d’alcool» et autres niaiseries. Il me semble que les parents ont un grand rôle à jouer là-dedans, pour ne pas dire une responsabilité essentielle. À eux de faire le nécessaire. Si tous le font, les firmes de marketing n’auront qu’à aller cuver leur vin ailleurs.
djiefp
14 février 2011
18h34
je me demande bien qui leur achètent ces produits de beauté. Mystère.
cassiope01
14 février 2011
19h03
personellement je suis un peu déconnecté des jeunes fillettes de 6 à 12 ans, mais ceux que j’apperçois quand je fais mais course me semble être plus préocuper par leur apparence que moi à leur âge, es ce qu’on doit mettre toute la faute sur les publicitaire je ne crois pas il faut aussi regarder comment les adultes agissent. Sincèrement je crois qu’il revient au parent d’Avoir la décision finale sur ce que porte ou non son enfant. Je trouve de nos jours que le parent se déresponsabilise tout est de la faute de l’autre.
oeildefaucon
14 février 2011
19h05
Votre question est importante car elle concerne un modèle féminin créé par notre société, qui rejoint un bon nombre de petites filles, que les mères encouragent, et qui par la suite ne peut qu’avoir des répercussions dans bien des secteurs,dont entre autre dans les rapports hommes-femmes. Vous posez cependant votre question dans un contexte émotif soit à savoir si on doit avoir peur de ce phénomène. Là,je ne vous suis plus. Pourquoi la peur? Qui doit avoir peur de cela? Les mères? Les hommes? Les petits garçons?Les petites filles elles-mêmes?Il me semble qu’on a à être d’accord avec cela ou pas et d’en préciser les raisons. Mais en avoir peur…Bref je ne suis pas d’accord avec ce phénomène de princesse car il renvoie à la fillette une image faussée d’elle qui l’entraîne vers une sur-estime. Cela peut être gratifiant passagèrement mais comme ce n’est pas réaliste je pense qu’elle finira infailliblement par retomber sur terre et à en payer le prix. Bref je ne suis pas d’accord. Mais cela ne me fait pas peur. M.Boily
jolico
14 février 2011
19h37
Le plus triste, c’est quand on voit de ces mères qui mènent leurs fillettes à des concours de beauté. Les “princesses” ou les “wannabe” sont à plaindre et il va falloir trouver un prince charmant, sans peur et sans reproche pour venir tuer le monstre du marketing! J’suis trop vieille pour la job, mais sûrement que quelque part, il y a des mamans et des papas qui pourraient s’en mêler.
hdufort
14 février 2011
19h44
J’ai connu des filles névrosées qui, fin vingtaine, avaient cristallisé toute leur vie sentimentale dans l’imagerie d’un mariage parfait, décrit dans les plus petits détails, et dans la vie idéale qui s’ensuivrait (avec un chien, deux chats et une maison à lucarnes), leur homme idéal (farci de qualités chevaleresques). Elles étaient incroyablement malheureuses, perdues dans leurs rêves impossibles, et ne brillaient pas du tout lorsqu’elles côtoyaient les femmes saines et réalistes, aux rêves “de dimension humaine”.
Les princesses et leurs rêves ne sont jamais de dimension humaine.
erich_karl_fedder
14 février 2011
19h46
Je n’ai pas d’enfant et je ne suis ni sociologue, ni anthropologue. Je vais donc parler “à travers mon chapeau”. Il me semble que la théorie que vous présentez, c’est du gros n’importe quoi. Certes, personne ne niera que les contes de fées présentent des stéréotypes (ils sont construits dessus!) mais de là à les blâmer pour l’hypersexualisation ambiante, il y a un pas que je ne serais pas prêt à franchir. À ce que je sache, ni Cendrillon ni Blanche neige ne portait de g-string!
hdufort
14 février 2011
19h51
PS: Puisque beaucoup de filles sont attirées, même très jeunes, vers les jolies choses et par les couleurs douces, nous avons dirigé notre fillette (d’âge préscolaire) vers Fraisinette plutôt que Disney Cendrillon. Les valeurs véhiculées par la série sont d’ailleurs très saines.
camouflage
14 février 2011
20h35
Et le pire, c’est que nous les laissons faire. Tout est dit. J’ai déjà dit a une amie que sa fille était habillée comme une agace picette (après tout elle avait 13 ans) parce qu’elle portait le string qui dépassait de son jeans et qu’elle avait un t-shirt serré avec un gros “sexy kitten” devant…
Elle m’a dit: tu comprend pas parce que tu a des garçons toi!
Ah ben, peut-être.
teacherondabeat
14 février 2011
20h44
C’est mon avis aussi. Mais je n’en parle jamais parce que mon opinion semble trop marginale, et je me fais regarder de travers ou je me fais traiter de féministe archaïque…J’ai moi-même un jour décidé de séduire avec ma culture au lieu de mon c…et ça fait 10 ans que je suis célibataire…
tabarly
14 février 2011
20h45
Je vais vous semblez excessif mais, oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui.
Il n’y a rien de positif dans une princesse.
On se doit de revoir les modèles, princesse et joueur de hockey-spiderman.
Je n’ais pas d’idée tout de suite, mais oui, il faut revoir les modèle TOUT DE SUITE.
Le conformiste est une plaie, qui grandit tout les jours…
chouettemaman
14 février 2011
20h59
M’y connais pas trop en princesses, j’ai un garçon. Mais je remarque l’obsession du rose chez les petites filles (et chez les parents qui les habillent!). C’est une jolie couleur mais est-ce la seule qui soit convenable pour les petites filles ? Quand j’étais petite, je portais du rouge, du bleu, du orange, du jaune. Du rose des fois mais pas systématiquement!
Et les jouets roses ? Rose, rose, rose partout. Alors j’imagine les princesses font partie de ce mouvement de marketing du rose princesse. En tant que parent, j’imagine qu’il faut doser avec prudence.
Je ne pense pas que Cendrillon soit la vraie coupable de l’hypersexualisation des filles. Ma génération a grandi avec Cendrillon et Blanche-Neige et rares étaient les mères qui laissaient leur filles se balader en tenue sexy à 13 ans! En tous les cas, pas la mienne, au grand jamais. J’ai lu Cendrillon – qui est une jeune fille fort sage après tout – et j’ai rêvé d’être astronaute en même temps, une astronaute avec de jolis cheveux et une belle robe mais une astronaute quand même. Le problème me semble plutôt provenir du marketing hypersexuel pour les filles.
kirkpitaine
14 février 2011
21h07
Je ne vois pas vraiment le lien entre Cendrillon et le fait de ne pas porter de petite culotte. D’ailleurs, je ne savais pas que Britney ne portait pas de petite culotte. Est-ce qu’on n’exagère pas un peu, quelque part?
dalehunter
14 février 2011
21h41
C’est ce que je notais chez les ados et pré-ados de mon secteur justement (450). Il semble que se prendre soi-même en photo soit devenu un sport national.
Assez décourageant.
Mais c’est encore l’encadrement parental qui fera toute la différence.
Je ne crois pas qu’il faille être alarmiste si on est attentif.
En parlant à nos enfants, on s’explique, on se comprendra pas nécéssairement mais on leur fera réaliser peut-être l’absurdité de certaines situations.
S’habiller en petite putain attire les cochons.
Se respecter attire le respect.
loubia
14 février 2011
21h47
Ce sont les princesses des contes de Perreault au 17e siècle, celles de Andersen au 19e ou celles des frères Grimm au 18e, qui ont fabriqué des mini-p*tes ou si c’est plutôt le laxisme des 20e et 21e siècle qui, au nom de la sacro-sainte liberté d’expression, a laissé les Madonna, Britney, Lindsay et autres mochetés hyper-camées devenir des “role-models” pour nos petites filles? Les journaux jaunes en étalant leurs hauts-faits, ne se sont-ils pas rendus coupables d’avoir glorifié ces conduites inqualifiables que les petites veulent imiter à tout prix avec la bénédiction de parents démissionnaires? On s’étonne après ça que les enfants soient devenues “des vilaines belles-sœurs: gâtées, matérialistes, superficielles”???
Si on ajoute à ça la sidérante lâcheté de CERTAINS parents qui sont incapables de dire: NON! Tu ne vas pas sortir accoutrée comme ça ou pire encore, qui sont des mères attifées comme des call-girls… “Que voulez-vous que je dise à ma fille! Elle a tout un caractère à 7 ans!” Fais ta job de parent moman/popa!
Mon incomparable voisine vient de teindre en rousses ses deux filles de 10 et 12 ans. Celle de 10 ans se peinture comme une fille de joie. Elle vous rirait au nez si vous lui parliez de princesses. Ça se montre les fesses et les seins naissants aussi nonchalamment que ça se montre le nez et ça joue les offusquées quand un petit gars regarde.
Désolant.
agaguk40
14 février 2011
22h28
L’essentiel est dit dans la dernière phrase “Et le pire, c’est que nous les laissons faire.”
Il faudrait cesser de tout mettre sur le dos des méchants publicitaires. Des parents qui savent parler avec leurs petites filles ça peut aussi peser dans la balance…
gl000001
15 février 2011
07h48
“Ce sont les publicitaires qui les forcent à grandir plus vite.” Exactement.
A 60 Minutes, j’ai vu un reportage sur des compagnies de marketing qui préparent des boites avec des produits de toute sorte, visant les enfants, qui ne sont pas encore sortis sur les tablettes. En fait, ils sont en cours de développement. Et ces boites sont distribuées gratuitement à des gens pour donner en cadeau ces produits à leurs enfants lors de “pyjama party”. Dans la boite, il y a bien évidemment un sondage à l’intention des enfants et des parents. Les marketeux veulent savoir précisément ce qui attire les enfants pour mieux leur revendre et les rendre accros à la consommation.
Dans mon temps, mes soeurs en ont lu des histoires de princesses mais elles savaient que c’était pas vrai, que c’était juste des histoires. Maintenant, il y a des équipes de marketing très bien organisées pour leur vendre l’idée qu’elles peuvent en devenir une.
nandou2012
15 février 2011
08h14
Euh, et le rôle des parents ? Ce n’est pas parce que l’enfant désire du rouge à lèvres à 8 ans que le parents doit lui donner du rouge à lèvres à 8 ans.
Cendrillon et les autres histoires de princesses sont regardées depuis des lunes par les petites filles, elles n’ont pas toutes envie de ressembler à des jeunes femmes de 18 ans qui sortent dans les bars pour autant.
michele32
15 février 2011
08h31
Je dirais que non seulement elle exagère mais c’est carrément du délire!
Ce ne sont pas les princesses qui causent toutes ces choses ce sont les parents qui encadrent les enfants qui écoutent des films de princesses.
Nous avons toutes (ou presque) écouté Cendrillon ou Blanche Neige. Ces films de Walt Disney datent de bien avant 1970. Nous n’en sommes pas devenues des dévergondées pour autant. Au contraire j’ai remarqué que les films de WD avec les princesses éssaient d’envoyer des messages positifs aux filles (pour qu’elles soient moins “nouilles” et plus autonomes). Il n’y pas de mal à ça.
Ma fille aînée a été une fan des princesses, puis ça a passé. Aujourd’hui à presque 15 ans, pas hypersexualisée. Très prude et correcte.
Ma cadette a été une hyper fan des princesses (encouragée par papa). Mais à 6 ans, ça commence à passer. Et on commence à les éliminer du décor doucement. Pareil pour les Barbies: bye bye costume de mariée, bonjour Barbie vétérinaire!
Tout est la faute des parents. Il faudrait arrêter de jeter le blâme aux autres pour ce qu’on n’a pas fait soit même: éduquer ses enfants.
isasabi
15 février 2011
08h34
Enfin un article qui décrit les méfaits des princesses et autres dérivés ! Quand Gabrielle est venue au monde, il y a presque 4 ans maintenant, je ne réalisais pas à quel point les personnages de Disney et autres auraient un impact négatif majeur dans la vie de nos petites filles. Lorsque elle avait 5.5 mois nous sommes déménagés en Belgique pour 3 ans et sommes revenus il y a 6 mois. Et c’est tout un choc que j’ai eu. On ne parle que de princesses ici ! Bien sûr en Europe il y en a et il faut sélectionner, sinon on se fait envahir, mais ici c’est partout, et tout le temps ! Si j’avais compté le nombre de fois où j’ai reçu des compliments avec le “princesse” qui semble toujours aller avec ou qu’elle se fait demander si elle aime les “princesses”… ses études seraient déjà payées ! Je n’ai jamais entourée ma fille de vidéos, jeux, personnages, déguisements, etc. de princesses… et ce sans pour autant lui cacher qu’elles existent… résultat, elle n’est pas une princesse, et surtout elle n’agit pas comme une princesse. Elle est une petite fille heureuse qui adore jouer avec ses amis, ne fait pas de crise quand elle ne porte pas de “rose”, aime beaucoup faire des activités physique et des bricolages… bref une enfant équilibrée que je garde à l’abri du Monde crapuleux de Disney !
minilu
15 février 2011
08h36
Ce ne sont pas, à mon humble avis, les princesses le véritable problème. J’ai pour ma part été élevée en me faisant lire par mon père chaque soir Cendrillon qui est, aujourd’hui encore à 34 ans, mon histoire préférée ! Cette histoire ne m’a pas appris qu’il faut être belle, mais qu’il fallait croire à ses rêves dans l’adversité et qu’il est possible de se sortir d’une situation terrible en restant positif. Si c’est pas la morale retenue en regardant Cendrillon, c’est qu’on a mal raconté l’histoire !
Oui, les fillettes sont gavées par une industrie de marketing mais la clé dans tout ça reste la façon d’élever nos enfants et de leur donner les outils afin qu’ils puissent vieillir et se sentir valorisés autrement qu’en montrant leur petite culotte. Je suis belle-mère d’une fillette de 8 ans et tante de plusieurs jeunes adolescentes et elles ont assez de jugement pour faire la différence entre Lady Gaga qui est à moitié nue pour faire un clip et les vêtements décents qu’elle doivent porter à l’école.
L’hypersexualisation des jeunes filles, c’est la responsabilité des parents. C’est eux qui techniquement, doivent donner la confiance nécessaire à leurs enfants pour qu’ils se sentent beaux et bien dans leur peau sans artifices.
weeza
15 février 2011
09h09
Faut-il avoir peur de son ombre?
Et si le problème ce n’était pas vraiment les contes de princesses? Depuis toujours, les petites filles aiment les histoires de princesses et de prince charmant. Ça n’en faisait pas des objets sexuels à l’âge de 5 ans.
Si on expliquait à nos enfants que Cendrillon et cie, c’est des histoires? Que Barbie, c’est juste une poupée?
Si on dosait, tout simplement? Un peu de Cendrillon par-ci, un peu de Tonka par là.
Si on mettait nos culottes et qu’on imposait (oui oui IMPOSAIT) à nos petites ado de mettre des sous-vêtements pour aller à l’école?
Si on prennait le temps de parler de sexualité avec elles et de démystifier tout ça?
Je ne suis pas une grande fan de Disney. J’aime bien les films, à petite dose, mais tout le marketing qu’il y a autour m’écoeurre un peu. Quand il faut chercher pour trouver un couvre-lit pour enfant qui n’est pas un panneau publicitaire pour Disney, à mon avis, c’est qu’il y a un problème. Mais on cherche et on trouve.
Cela dit, je trouve que Cendrillon a le dos large. Que je sache, c’est moi la mère de mes filles… pas Cendrillon. Il me semble que j’ai un petit peu d’influence, moi aussi. Alors dans ce contexte, je pense qu’on peut laisser à nos petites filles le plaisir de jouer à la princesse… tant que ce ne devient pas une obsession.
madmaf
15 février 2011
09h27
Quand j’étais flos, les filles étaient mordues de Candy (qui était « caline et coquine, toujours jolie… ») et les princesses de Disney, il y en avait dans les années ’60 et ’70. On n’est pas devenue une génération de dévergondé(e)s et de névrosé(e)s pour autant!
Ma fille en écoute des trucs de princesses mais pas juste ça! Il y a un monde imaginaire, celui des princesses, et un autre, réel, dans lequel il n’y a pas de princesse. Et c’est la même chose pour les trucs de Hanna Montana, d’autres vedettes pour jeunes filles ou encore pour le maquillage. C’est aux parents de mettre des limites.
Ce n’est quand même pas la faute de la tivi si maman achète un string à sa fille de 8 ans, cibole! Dans ce cas, c’est un cas de non intelligence parentale. Et çà, y en a des masses!
guylaine101
15 février 2011
09h39
Comme plusieurs ont dit ici, ce sont les parents qui ne font pas leur travail. Oui bien sûr les compagnies de marketing sont à blâmer, mais si les parents disaient non et élevaient leurs enfants comme du monde (une petite de 8 ans c’est encore une enfant, elle devrait aller jouer dehors plutôt que s’affubler de toutes sortes d’artifices et se monter la tête de rêves impossibles), ces compagnies ne feraient pas de profits et finiraient par chercher d’autres cibles.
On en avait, quand j’étais petite, des Cendrillon et des Blanche-Neige, mais cela ne nous poussait pas à nous maquiller à 10 et 12 ans…
Ma plus jeune de 11 ans me supplie pour que je la laisse se maquiller et se raser les jambes comme toutes les amies de sa classe… mais c’est non et non et non! Elle aura bien assez de temps pour se préoccuper de telles choses… de toutes façons elle n’a pas de poils, ce n’est qu’un tout petit duvet… c’est comme ces jeunes qui portent des soutien-gorges alors qu’elles n’ont pas encore de seins… le temps va venir où elles auront besoin d’en porter, et ça va durer des années de temps, alors une étape à la fois… profitez du temps où ce n’est pas nécessaire! ;-)
chouettemaman
15 février 2011
09h47
@tabarly : contente de vous lire ce matin. Finalement, vous avez choisi de demeurer parmi nous et c’est tant mieux.
nemo
15 février 2011
09h48
Je sais que je vais me faire tapper sur les doigts pas à peu près… Mais si la réponse des princesses étaient dans les mères?
Comme beaucoup j’ai lu des histoires de princesses, mon père m’a appelé sa petite princesse quand j’étais petite. Est-ce que ça en a fait de moi une princesse? Non. J’ai su bien jeune faire la distinction entre une princesse et la vie réelle. Ma mère était très belle et toujours bien habillée. Elle l’est d’ailleurs toujours à 82 ans. Mais jamais jamais elle n’a eu recourt à la chirurgie, à des visites excessives chez l’esthéticienne. Jamais ma mère ne s’est maquillée à outrance, sauf peut-être lors des ”belles soirées” où mon père l’amenait. Jamais elle ne s’est habillée sexy à la maison ou pour aller à nos différentes activités. Un peu de maquillage: oui, surtout pas de coton ouaté en guise de pantalon, toujours bien coiffée: oui. Bref, elle avait l,air d’une mère et nous étions fières d’être à ses côtés.
Aujourd’hui, il y a beaucoup de mères qui s’habillent sexy à outrance. On dirait qu’elles vont puiser dans la garde-robe de leurs filles de 15 ans! Ce n’est pas toujours très chic… Si je regarde autours de moi, très peu n’ont pas eu recours à la chirurgie plastique. Aujourd’hui il faut avoir l’air jeune (au moins 10 ans de moins à 40 ans) et surtout avoir l’air sexy et cool. Oui, c’est l’fun une fois de temps en temps mais en tout temps? Mettre ses bottes à talons aiguilles pour aller à l’arena? Mettre son maquillage de soirée pour aller à L’épicerie? Mettre son décolleté plongeant pour habiller la petite princesse pour son cours de patins?
D’après moi, en refusant de vieillir et en voulant avoir l’air cool et sexy, les mères donnent une image pas mal plus négative que le simple fait de lire une histoire de princesse… Regardez les petites filles hypersexualisées et regardez leurs mères…
moptop
15 février 2011
10h11
Sans être mère, mais n’étant pas si éloignée moi-même de l’enfance (j’ai grandi dans les années 90), il me semble qu’il y a plusieurs facteurs autres que l’exposition aux princesses qui joue un rôle dans l’hypersexualisation des petites filles… Petite, j’adorais les contes de princesse et les barbies. Je ne suis pas devenue une petite guidoune à 12 ans, et mes soeurs non plus. Nous n’avions pas la télé par cable à l’époque, et je pense que de ne pas avoir été exposées à Musique Plus et ses vidéos de nymphettes qui se shakent les foufounes a pas mal aidé.
Madonna avait beau provoquer à l’époque avec l’érotisme de son propos et de ses clips, je ne crois pas qu’elle ciblait les petites filles! Les chanteuses les plus populaires aujourd’hui sont d’autant plus provocantes que leurs albums et clips sont très accessibles aux fillettes. Lady Gaga, Katy Perry, Rihanna… Vous n’irez pas me dire que leur pop bonbon n’est pas attrayante pour les filles en bas de 13 ans.
Un autre facteur qui est encore plus important que le modèle présenté par la culture populaire est l’influence des pairs. Les petites filles cherchent beaucoup l’approbation de leurs amies. Et si ça passe par vouloir s’habiller en petite pitoune pour faire comme l’autre, plusieurs n’hésiteront pas longtemps. Et c’est aux parents de ramener leur enfants à l’ordre et imposer des restrictions. Des ateliers sur l’hypersexualisation sont donnés dans certaines écoles. Pourquoi ne pas en faire une partie intégrante de l’éducation sexuelle des enfants?
bananajoe
15 février 2011
10h13
Ma fille va se tenir loin des princesses, tout comme moi, qui les a toujours évité !
alyla
15 février 2011
10h13
Comment dire que les histoires de princesses c’est mauvais… mon dieu, c’est tellement beau ! Toujours une belle morale, qu’il faut travailler pour se sortir de différentes situations ou de l’adversité, ça stimule l’imagination et les rêves ! C’est beaux avoir des rêves !
Pourtant, nos mères et nos grands-mères ont eu les mêmes histoires et la mode n’était pas au g-string en publique!
C’est juste une histoire de mœurs et coutumes… ça passera… nos mères aussi étaient considéré comme des putes comparativement à nos grand-mères.
J’avais beau être un petit garçon manqué lorsque j’étais au primaire, je n’avais que des vêtements très larges, j’étais la meilleure dans les sports. Néanmoins, je me maquillais tout de même, j’étais intéressée par les petits garçons et surtout déjà au primaire la sexualité était présente. J’étais la moins sexy ça c’est clair, mais c’était juste parce que mes parents ne m’achetaient pas de vêtements à la mode par manque de moyen! Reste qu’on ne peut aller contre les hormones…
C’est juste qu’avec nos antécédents de féminisme mal placé, les femmes ont perdu leur classe, leur retenu et maintenant elle ose crier haut et fort ce qu’elles aiment… à partir du moment où une fille a ses règles, c’est une femme… qu’elle est 8 ou 14 ans, c’est NORMAL qu’elle aime plaire aux hommes, le rôle de parents c’est de montrer où sont les limites et d’inculquer la morale et une éthique personnelle. Je ne crois vraiment pas que le marketing ait une influence sur les hormones, ça n’a pas changé, c’est juste les vêtements !
q.terreux
15 février 2011
10h16
Les parents sont ou ? Savent-ils dire non ? Valeurs et autorité sont-ils devenus des “gros mots” !
Vous m’excuserez mais quand je vois de jeunes mères faire leur marché affublées comme Lady Gaga je n’ai pas vraiment envie de blâmer Disney !
jeffypop
15 février 2011
10h22
Promenez vous dans n’importe quel Centre d’achat et vous verrez que le problème c’est les parents. Quand la mère s’habille comme la fille adolescente et que le père veut ressembler à un gars d’occupation double ont est bien parti pour avoir des problèmes avec ces enfants là.
imoi
15 février 2011
10h22
Sûrement une étude financée par le lobby des fabriquants de petites culottes…
cjulie
15 février 2011
10h24
La journaliste du Toronto Star fait vraiment une mauvaise job de résumé du livre. En fait, Cendrillon est utilisée pour faire un titre qui attrape l’oeil, mais l’argument central du livre se trouve dans la marchandisation à outrance de la “princesse”. En particulier aux USA, où il est pratiquement impossible de trouver une fillette de moins de 12 ans qui ne porte pas un quelconque élément de princesse sur elle. Et celles qui ne font pas partie de cette mouvance (comme la fille de l’auteur) se trouvent “contaminées” dès qu’elles se mettent à socialiser un peu (à la garderie, genre). Et comme un enfant veut par-dessus tout ressembler à ses amis, alors le mal est fait.
cjulie
15 février 2011
10h27
ps. Moi aussi j’ai lu Cendrillon quand j’étais jeune. Mais je me souviens très bien que les magasins de jouets et les sections de vêtements pour enfants section filles à l’époque n’étaient pas monochromes roses avec un seul thème: la princesse (et sa petite soeur la beauté). Faut vraiment se mettre la tête dans le sable pour ne pas constater ce fait.
stephanie2009
15 février 2011
10h32
Nous les laissons faire, c’est bien vrai mais il ne s’agit pas que des parents mais de toute la société. Ce culte des apparences et sa récupération par le marketing ciblant les fillettes n’est pas venu tout seul. Ça prend des gens pour faire une société et ce sont des gens qui participent à ses problèmes ou qui “laissent faire”, ne se croyant pas concerné. Les parents sont de plus en plus dépassés par l’omniprésence d’une publicité agressive qui cible les enfants depuis le berceau et qui n’a aucune commune mesure avec celle des années 80.
Les enfants apprennent par imitation et l’industrie de la beauté s’est assuré de fournir aux fillettes une version enfantine du culte des apparence pour femme adultes. Tout ce qu’on voit dans la publicité c’est la dichotomie ménagère-séductrice. Quand cendrillon et Blanche-Neige ont rencontré le prince, la brosse à plancher à pris le bord! Si les fillettes ont le choix entre les modèles principaux d’identification que la publicité leur donne, bien sûr qu’elles vont choisir la séductrice!
L’univers de princesse dans lequel elle baignent depuis leur naissance ne fait que ça, les conditionner à être belle en attendant un prince charmant qui comblera tout leurs besoins. Maquillage pour enfants, parfum, bijoux, vêtements sexys, tout est mis en oeuvre pour qu’elles croient dur comme fer qu’elle ne sont qu’une marchandise qui doit séduire le “client”, que seule leur apparence et leur sex-appeal leur permettra d’être aimée. Ce n’est pas lorsqu’elles vont avoir 15 ans et se feront vomir qu’il faut commencer à penser à leur inculquer de meilleures valeurs!
Moi aussi lorsque j’étais petite, j’aimais les contes de fées traditionnels et je dessinais des centaines de princesses mais pour moi c’était un jeu, je ne me sentais pas obligée de me conformer à ce modèle puisque le reste du temps, je ne portais presque jamais de robe et ma mère n’insistait pas pour que j’aie toujours l’air d’une poupée de porcelaine. J’ai tout de même commencé à me casser la tête avec mon apparence à 12 ans et à me maquiller à 14 ans. Heureusement, mon poids ne m’inquiétait pas, j’étais maigre comme un clou!
Les remarques des pairs peuvent faire très mal et il est tentant de vouloir “prouver” qu’on peut être belle aussi. Au moins, je refusais de suivre la mode et je lisais pas de magazines pour adolescentes. J’ai l’impression d’avoir payé cher le fait d’être restée moi-même et je comprends les parents d’avoir peur que leur enfant ne s’intègre pas bien mais au culte des apparences s’est greffé une pression à une sexualité précoce et superficielle où la hantise de la performance a remplacé toute spontanéité. On ne peut pas laisser cette culture de la perfection physique continuer à pourrir la vie des enfants comme ça. Faut faire sa “job de parent ” et sa “job de société!
nomadesse
15 février 2011
10h35
J’ai beaucoup aimé Cendrillon et toutes les autres princesses de mon enfance, mais je dois avouer qu’en vieillissant, j’ai fini par les trouver un peu plates. Et que je ne trouvais quasiment aucun modèle féminin intéressant dans les livres ou les films. Ces “héroïnes” étaient trop calmes, sages et gentilles pour que je m’identifie à elles; beaucoup trop parfaites…
Je me cherchais une “James Bond” féminine, une femme forte, pas nécessairement super belle, mais tellement charmante que personne ne pouvait lui résister. Une caricature puissante pour me donner confiance, un modèle de dépassement et de réussite. Plus tard, en vieillissant, j’ai trouvé Modesty Blaise (série écrite par Peter O’Donnell) et Xena à la télévision. J’étais loin, mais très loin du maquillage et des “classiques” de la féminité, mais enfin!, je trouvais des femmes que j’admirais comme des “héroïnes”.
Aujourd’hui, il y a plus de modèles féminins pour tous les genres de petites filles. Il ne faut pas se limiter aux princesses, car certaines filles recherchent autre chose comme modèles…
gl000001
15 février 2011
10h47
Mon dieu que les gens manquent le point.
Ce n’est pas Cendrillon le problème. C’est Cendrillon PLUS le marketing qui force dans la gorge des jeunes plein d’idées de consommer.
Il n’y a pas tellement plus de pubs qu’avant. Mais elle n’est plus faite pour seulement pour nous vendre un produit. Elle est faite pour nous faire sentir inadéquat si on n’a pas le produit. Et ça marche. Et ça marche encore plus chez les jeunes qui sont encore plus influencables.
vivianep
15 février 2011
11h06
Si j’avais des filles, et que je les voyais se pâmer sur des vedettes comme Justin Bieber, capoter à son show, plus se pouvoir comme on dit, je serais très inquiète.
Je crois que la surenchère d’histoires de princesses est carrément toxique. À mettre dans le même panier que le père Noël. Du toxique socialement acceptable.
gofrankiego
15 février 2011
12h03
Bonjour,
je comprends que cela puisse inquiété mais je veux souligner quelques points ici.
Que les jeunes filles veulent séduire c’est, quant à moi, un processus normal. Ce qui est anormal c’est de le vouloir aussi jeune.
1) Lamour.
Moi je pense que c’est du à l’extrême emphase que toute notre société nord-américaine met sur l’amour. L’extrême emphase que la société met sur les relations hommes-femmes (ou homme-homme) comme étant LA seule et UNIQUE façon d’être heureux.
Hors de l’amour homme-femme point de salut. On ne parle que de ça, on ne voit que ça partout toujours et tout le temps. AUCUNE forme d’amour n’est valorisée.
Ni l’amour des parents envers leurs enfants (en particulier quand ils dépassent les 10 – 12 ans), encore moins l’amour des enfants envers leurs parents (au Québec c’est franchement un sujet devenu tabou quand un grand gars (ou une fille) de 17-18 ans a le malheur de dire qu’il aime vivre dans sa famille et qu’il y est heureux !! On le traite de tous les noms).
2) La vitesse.
On est tellement pressé ici ça n’a plus aucun sens. Les grossesses c’est ben trop long! On voudrait bien forcer les naisances, à 7 mois c’est bien assez de temps pour une grossesse, et le bébé est viable, allez hop ! On sort ce bébé de là, une césarienne.
Si c’était possible on voudrait bien mettre les enfants en garderie dès le premier mois de vie et déjà combien le font ? On allaite trois mois et hop on passe au solide ça presse.
Les petites filles n’ont pas 4 ans et hop, on les mets en préparation de maternelle ELLES doivent absolument savoir leur alphabet avant de commencer l’école. On leur fait des jeux «instructifs». Rendu à 8 – 10 ans elles en savent déjà beaucoup, on a répondu à pratiquement tous leurs questionnments elles ont vus un tas de choses un peu partout qui les ont excitées, leur curiosité est pratiquement rassasiée et il ne leur reste plus qu’à passer à l’action. Dans à peine 4 ou 5 ans (vers 14 – 15 ans moyenne de l’âge auquel les jeunes filles québécoise ont leur premieres relations sexuelles) elle seront sur le «marché» elles doivent être préparées ! Non?
poypoypoy
15 février 2011
12h12
Sérieusement, ça me fait peur. Les techniques de marketing sont pernicieuses, sont de plus en plus perfectionnées. C’est difficile de résister. Surtout pour des enfants qui sont comme des éponges.
Je pense qu’il faut essayer de garder une certaine distance avec tout ça (les princesses, les bébelles). Pour ce qui est de l’hypersexualisation des petites filles…je suis toujours assomée de voir des mères approuver l’habillement de leur filles, ça me dépasse complètement. Par exemple, à l’Halloween j’ai vu des petites filles essayer des déguisements de guidounes, fesses à l’air, jupes très très courtes et leur mamans qui opinaient de la tête et trouvaient donc leur filles belles. J’avais dit en semi-blague à mon chum que j’étais contente d’avoir un gars et de ne pas avoir à “dealer” avec ça.
cestlavie
15 février 2011
12h15
Quand ma petite fille a eu 6 ans, je lui aie offert des marionnettes et je lui aie écrit une histoire où la petite fille qui aimait les princesses S’ENNUYAIT à juste se faire belle et attendre qu’on la regarde. Elle a modifié son jeu pour devenir une magicienne et avoir ainsi beaucoup plus de plaisir dans sa vie.
Malgré la vigilance que tous nous exerçons autour d’elle, cette jolie fillette aux yeux verts rêve de maquillage et ce même si les femmes autour d’elle ne l’utilise à peu près pas. Sportive et dynamique nous la sauverons peut être du culte de soi ambiant…mais rien n’est certain.
La pression est immense sur ces enfants qui sont devenus des clients.
litchi
15 février 2011
12h44
Cendrillon, Blanche-Neige, Peau d’Âne, La petite fille aux allumettes, La princesse sur un poids,La petite Poucette etc., sont tous des contes qui présentent une image de fragilité et de vulnérabilité des filles. Abusées par une belle-mère, une sorcière, un père, elles seront sauvées par un prince charmant, un bucheron fort et solide ou même un petit garçon, un peu plus futé que les autres. Sauvées par des hommes avec qui elles vivront heureuses et auront beaucoup d’enfants. Ce fut et ça demeure encore le rêve, le conte de fée, de la plupart des filles. Et ce malgré des décennies de féminisme. Car ces histoires elles ont été et sont toujours racontées à nos filles, mais pas à nos garçons.
Le petit Poucet, Tom Pouce, Ali Baba, GI Joe, Tom Sawyer, Tintin, Pinocchio, Les Trois Mousquetaires, etc. voilà qui ont été les héros des garçons. Des enfants et des hommes libres,forts, débrouillards, aventuriers, qui avaient pour mission de sauver les femmes et les enfants d’abord, les pauvres, les opprimés, et combattre les malins de ce monde au péril de leur vie.
Ces histoires, autant pour les filles que pour les garçons, sont obsolètes. Elles présentent une image non seulement désuète de ce qu’a été, est et sera la réalité à toutes les époques mais font perdurer des stéréotypes, féminins et masculins, totalement déconnectés de la vie.
Alors, pourquoi continuer à raconter de telles histoires aux enfants? Les Juliette, Caillou, Ti-Bout, Gigi, Harry Potter, Amos Daragon, et tous les merveilleux personnages de notre belle littérature jeunesse québécoise ne seraient-ils pas plus signifiants et actuels pour nos enfants?
Idem pour le cinéma et la musique.
Les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. C’est à eux de faire les choix qui s’imposent de l’enfance à l’adolescence. De leur faire distinguer ce qui relève d’un besoin, d’un souhait ou d’un plaisir. D’influencer et d’orienter leurs choix. De développer leur esprit critique face à toutes les sollicitations commerciales qui les envahissent.
En quoi une fillette de huit ans a-t-elle besoin de maquillage ou de g-string pour bricoler, jouer dans la neige, faire du sport, aller au cinéma, au musée, au centre d’achat, grimper aux arbres ou regarder la télé? À huit ans on se DÉGUISE pour imiter nos chanteuses préférées, on JOUE à être tels ou tels personnages, chanteuses, actrices, héroïnes, comédiennes, animatrices ou qui d’autres encore. Et quand le jeu est fini, on passe à autre chose.
C’est tellement plus facile de dire oui à tout ce que les enfants veulent ou demandent. On leur donne et après on a la paix. La paix le temps qu’un autre désir ou plaisir ne les envahissent. C’est beaucoup plus difficile de dire non et de les amener à vivre ce qu’il est sain et adéquat de vivre à chaque âge de leur vie.
aristiana
15 février 2011
13h07
Enfin quelqu’un qui en parle. J’ai 3 filles, 2 garçons et je suis sursaturée de voir tout ce rose partout. Des vêtements pas du tout appropriés dans les magasins. Et de me battre contre la famille pour éviter que mes enfants ne portent que des vêtements de princesses ou de Flash McQueen. Je n’en ai pas chez moi, vêtements, literies ou accessoires. J’ai décidé de me tenir loin de cet endoctrinement. Et nous passons pour des bizarres! Le seul film de Disney avec une princesse qui joue ici est Mulan. Une femme forte, déterminée qui prend son destin en main. Pour la même raison je vais rarement dans les grands magasins pour les jouets. Rose, rose, rose… Un département des jouets “garçon” et un “fille”. Et si un garçon veut jouer à cuisiner? Si une fille aime les Legos?
J’ai eu envie de pleurer de découragement quand, il y a quelques années, mon fils arrive à la garderie avec son déguisement de cowboy (rien à voir avec Histoire de jouet). Il était le seul… TOUS les autres enfants de son groupe, sans exception, était en SpiderMan ou princesse. Ils avaient tous 3 ans alors on ne viendra pas me dire que ce sont les petits qui ont choisit!
sauterelle79
15 février 2011
13h48
Ce qui est triste par dessus tout, c’est que les jeunes filles qui s’habillent de façon provocante envoient, sans le vouloir, des invitations aux pédophiles et abuseurs… Cela ne justifie en rien le comportement des agresseurs, mais cela banalise la sexualité chez les enfants et donne bonne conscience à ceux qui voudraient en profiter…
marie-so123
15 février 2011
14h22
Comme plusieurs parents l’ont écrit avant moi, je pense que les parents ont un grand rôle à jouer. Beaucoup de parents aujourd’hui ont peur de dire “non” à leur enfant: “Oui mais elle ne veut que s’habiller comme Hannah Montana”!!! Je ne sais pas trop si c’est par désir d’être le meilleur ami de leur enfant, la peur de ne pas être “cool” ou le fait que les parents qui travaillent trop désirent acheter la paix, mais je trouve que les parents se fient trop au “bon jugement” de leur enfant. Personnellement, je fait toujours attention aux films que je montre à mes enfants et quand j’ai des doutes, je n’hésite pas à regarder le film avant ou à visiter le site Common sense media (http://www.commonsensemedia.org/ , site vraiment bien fait et qui donne beaucoup d’indications sur les éléments importants du film, l’âge suggéré, niveaux de violence, sexualité, etc.
J’ai grandi avec Cendrillon, la belle au bois dormant, alors je ne pense pas que le problème sont les princesses en soi. Le problème est oui certes lié à la marchandisation de tous les articles de princesses que les cie cherchent à nous vendre. Mais le problème selon moi est surtout lié aux PARENTS qui achètent ces bébelles.
mblais552
15 février 2011
14h30
Avez-vous peur des princesse? Non. Je crois que c’est génial de croiser des étoiles à l’occasion.
D’un côté il y a les mites et les légendes urbaines. Les jaloux et les jalouses de la beauté.
De l’autre: il y a la passioneta, la passion diront les Italiens. En général; la beauté n’est
qu’une illusion; un homme de goût reconnaitra une femme intelligence à sa beauté que
si elle est intelligente. Malheureusement, il y a les extrêmes. C’est à 30 ans que les
femmes sont belles avant elle sont jolis, après ça dépend elle…
La beauté est relative. Elle n’a que de rapport qu’avec selui qui regarde. Cela vaut autant
pour la beauté des hommes.
celui qui regarde.
banane29
15 février 2011
15h52
Certaines publicités et vedettes, ainsi que la pression de leur entourage sont quelques exemples qui peuvent influencer négativement les jeunes filles.
C’est pourquoi les parents ont un rôle essentiel à jouer dans l’éducation de leur enfant et ce, à tous les niveaux.
C’est aux parents d’expliquer aux enfants ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas.
De mettre des limites et de les faire respecter. Et de les encadrer. De leur apprendre à faire la part des choses.
q.terreux
15 février 2011
20h09
mblais552
15 février 2011
14h30
Les “mites” !!! On a des “bébittes” dans la tête ?
Désolée madame Galipeau mais il y a des gens qui devraient consulter un peu plus le dictionnaire. Fautes de frappe…. mauvais accord… je veux bien. mais “merde” c’est tellement facile de se corriger sur le net….
Bref !
stephanie2009
16 février 2011
09h00
Dans le conte original de La Belle au bois dormant (pas la version Disney), ce sont 7 fées marraines qui entourent le berceau de la princesse. Elles lui font sucessivement le don de la la beauté, de la bonté, de l’intelligence, de la danse, du chant et de la musique (la 7e n’a pas le temps de faire son don car la fée Carabosse arrive avec sa malédiction).
Les petites filles devraient pouvoir compter, tout comme les petits garçons, sur des personnes qui se penchent sur leur berceau en imaginant toutes les choses qu’elles lui feront découvrir et qui les aideront à développer tout ses talents. Il n’y a pas d’enfance de filles et d’enfance de garçon. Il y a l’enfance, tout simplement.
@litchi
“Cendrillon, Blanche-Neige, Peau d’Âne…”
Au sujet de Peau d’Âne, suis-je la seule à trouver ça “weird” l’histoire d’un roi qui veut épouser sa propre fille parce qu’elle ressemble à sa femme morte?
@aristiana (quel beau pseudo!)
“J’ai 3 filles, 2 garçons et je suis sursaturée de voir tout ce rose partout.”
C’est incroyable que des fillettes à qui on offre pourtant des crayons, de la peinture, de la pâte à modeler et du carton de toute les couleurs soient littéralement contraintes à l’amour du rose, surtout si on regarde toute la variété de couleurs des jouets “pour garçons”. Ma couverture préférée était rose d’un côté et bleue de l’autre et malgré tout ce que j’ai pu avoir comme trucs roses, j’aimais beaucoup de couleurs différentes.
@gofrankiego
“L’extrême emphase que la société met sur les relations hommes-femmes (ou homme-homme) comme étant LA seule et UNIQUE façon d’être heureux.”
C’est le postulat de bas du conte de fée traditionnel. L’amour du prince charmant est LA voie vers le bonheur pour la princesse. Elle ne devient (ou redevient) princesse que parce que le prince l’épouse, sinon elle demeurerait une servante, dans le cas de Cendrillon et une comateuse neurovégétative dans le cas de Blanche-Neige et Aurore!
“On est tellement pressé ici ça n’a plus aucun sens. Les grossesses c’est ben trop long! On voudrait bien forcer les naisances, à 7 mois c’est bien assez de temps pour une grossesse, et le bébé est viable, allez hop ! On sort ce bébé de là, une césarienne”
On peut et on doit s’interroger sur la pertinence des césariennes de convenance mais celles-ci sont pratiquée en fin de grossesse, pas à 7 mois!
stephanie2009
16 février 2011
09h51
Je me suis allée sur la page Wikipedia concernant la Belle au bois dormant et on n’y mentionne aucun don de la bonté mais plutôt un don de la grâce! J’ai lu plusieurs versions de ce conte et j’étais sûre qu’il y avait un don de bonté quelque part…
Même la bonté n’est pas ce que les contes retiennent le plus des princesses et des reines. Dans “Le petit prince Je Veux” (un enfant-roi avant l’heure!), l’auteur mentionnait, en parlant des souverains des parents de ce dernier: “Le roi était bon, la reine était belle…” Et voilà tout était dit!
Au fait, je voulais dire “postulat de base” (pas de bas…)
tarzile
16 février 2011
13h28
J’ai vu le film Cendrillon en 1968 (environ). Je ne suis pas devenue une princesse en perdition. Ma fille l’a écouté et réécouté. Elle n’a pas eu droit à des bottes aux genoux à l`âge de 10 ans. Elle ne m’a pas suppliée pour aller voir Miley Cyrus (J’aurais dit non. Nous l’avons amené voir Les palmes du Dr Schultz avec la merveilleuse Sylvie Drapeau. Elle avait 10 ans et elle en parle encore. Nous avons choisi de lui faire connaître autre chose. Idem pour la comédie musicale Roméo et Juliette)
Bien sur, en sec 1 (pas à 6 ans), elle appliquait un peu de gloss et du mascara, mais ça s’arrêtait là.
Les parents sont responsables de ce qui se passe chez eux. Ils doivent dire non quand c’est le temps. J’entends trop de mères dire Bof, tout le monde le fait. Souvent, cette affirmation ne colle pas à la réalité. C’est de la déresponsabilisation. Moi aussi, j’utilisais cet argument bidon pour faire flancher ma mère qui répondait Si tout le monde va se jeter en bas du pont, iras-tu toi aussi ? Gloup.
Cette étude rend Cendrillon responsable de la démission des parents. C’est scandaleux à la limite. Que les gens apprennent à dire NON et à se tenir debout. Leurs enfants les respecteront plus. Pas dire NON pour des niaiseries. Mais quand ça compte, on met un stop. Parce que lorsque les enfants ont 10 ans, qui paye au magasin ? C’est la reddition collective qui inquiète. Pourquoi les parents démissionnent-ils ?
@michele32 – 15 février – 8h31, je suis tellement d’accord avec vous!
stephanie2009
16 février 2011
16h46
Les contes de fées tout seuls sont moins nuisibles lorsque les valeurs qu’ils encouragent chez les filles (la passivité, l’attente du prince charmant et l’amour dépendant de la beauté) sont contrebalancé par des valeurs plus saines. Heureusement qu’il y a Skrek! :)
Les contes traditionnels seraient moins nuisibles aussi s’ils n’avaient pas été vampirisés par Disney, Dreamwork et compagnie et n’étaient pas accompagnés par une véritable orgie de produits dérivés. Tout ces vêtements, accessoires, bijoux, maquillage, poupées, autocollants, livres, fournitures scolaires et jeux vidéos monopolisent l’espace ludique des fillettes et nuitsent à leur capacité d’intégrer d’autres modèles.
Même la culture générale en est affectée. Ce n’est pas un drame de ne pas le savoir mais qui savait que Cendrillon était allée à deux bals? Que Quasimodo et Esméralda meurent dans le roman de Victor Hugo? Que “Jasmine” s’appelait Badroulboudour et que le nom original en allemand de “Raiponse” est “Rapunzel”? Que, comme je l’ai déjà mentionné, la Belle au bois dormant avait 7 marraines fées?
davidsonstreet
16 février 2011
17h25
@vivianep
« Je crois que la surenchère d’histoires de princesses est carrément toxique. À mettre dans le même panier que le père Noël. Du toxique socialement acceptable. »
Ben coudonc, ça a l’air qu’on ne pourra pas être toujours en désaccord!
montrealaise
17 février 2011
08h50
Si l’interpétation des contes de fées vous intéresse… Deux extraits et le lien.
1. [...]Le saviez-vous ? La première trace écrite de Cendrillon et ses sœurs jalouses apparaît dans un manuscrit chinois vieux de trois mille ans. Pourquoi des histoires, si anciennes qu’on pourrait les croire désuètes, inadaptées à notre époque, nous parlent-elles encore autant ? Parce qu’elles reflètent nos structures psychiques fondamentales.[...]
2. Cendrillon de Perrault
[..]Tout au long du conte, les émotions de la jeune fille traduisent exactement ce que ressent un enfant en proie aux affres d’une rivalité pourtant « naturelle » et universelle. Si la situation de Cendrillon semble être poussée à l’extrême – elle est l’inférieure, la souillon –, elle correspond aux émotions de tout enfant dans une fratrie, et à ses sentiments envers ses parents. D’après l’auteur de la Psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim, vivre la belle-mère comme une figure terrifiante permet à l’enfant de faire face à ses fantasmes inconscients de haine et de dégoût envers ses propres parents, sans se sentir coupable.[...]
http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Savoirs/Articles-et-Dossiers/Ce-que-les-contes-nous-racontent/4
Peau d’Ane de Perrault
Le petit chaperon rouge
chouettemaman
17 février 2011
10h38
Merci montréalaise!
montrealaise
17 février 2011
13h00
Pâ de koi, chouettemaman ;)