La mère blogue

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  • Encore un blogue de maman? Oui... mais non. Vous ne trouverez pas ici les derniers états d'âmes de notre blogueuse, mais plutôt des nouvelles qui touchent de près ou de loin à la famille. Parce qu'avant d'être maman, Silvia Galipeau est d'abord journaliste.
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    Mercredi 2 février 2011 | Mise en ligne à 11h20 | Commenter Commentaires (62)

    90 minutes de temps libre par jour

    Photo fournie par Cardio Poussette

    Photo fournie par Cardio Poussette

    C’est ce qu’il reste aux parents par jour, apparemment: 90 minutes. 90 minutes de temps libre, du temps à eux, rien qu’à eux.

    C’est du moins ce qui ressort d’un sondage britannique, réalisé par la chaîne de boutiques Cooperative chain (genre de Métro local) auprès de 3000 parents clients, rapporte la mère blogueuse du New York Times ici.

    Précision: les parents sondés sont ici des parents qui travaillent. Une journée typique ressemble aussi à ceci: réveil, déjeuner, transport, boulot, transport, souper, devoirs, tâches ménagères, dodo.

    Le bon vieux métro-boulot-dodo n’est pas loin, quoi.

    Ce qui manque le plus aux parents sondés? Du temps pour jouer avec les enfants, ont répondu le plus grand nombre de répondants. Viennent ensuite, dans l’ordre: le temps de lire, de faire de l’exercice, de regarder la télé, de faire la grasse matinée, d’aller prendre une bière, de cultiver leur vie sexuelle, de voir les copains, de prendre une marche, et d’aller au cinéma.

    Vous reconnaissez-vous?


    • 90 minutes ? Wow, c’est beaucoup. 90 minutes de temps pour moi par jour ? Cela inclut-il les repas et la douche ? Et mon (seul) temps de lecture, soit dans le métro en chemin vers le travail ?

      En semaine, je n’ai que très rarement du temps pour les loisirs. La fin de semaine, c’est un peu mieux, nous délaissons le ménage (notre maison est constamment en désordre) pour faire des activités avec notre enfant. Mais du vrai temps pour moi, je n’en ai que rarement depuis la naissance de mon enfant et je l’accepte. Un jour, il sera grand, j’en aurai du temps et je repenserai avec nostalgie à cette période occupée de ma vie.

    • Maintenant que mes filles sont plus grandes (11, 13 et 16 ans), oui j’ai du temps libre, 90 minutes semble à peu près juste, mais quand elles étaient petites, je crois que ça se rapprochait plus du 10-15 minutes par jour – et encore! Je me souviens de m’être cachée dans la salle de bain pour lire en paix… je ne pouvais jamais lire tranquille et quand elles étaient couchées, j’étais tellement épuisée que moi aussi j’allais dormir.

      C’était le bon temps… ;-)

    • Notre monde ne favorise pas tellement les rapports humains (autre que virtuels). Le temps, l’une des seuls choses qui ne s’achète pas encore. Il y a des nouvelles mères en “congé” de maternité qui ont du mal à avoir 90 minutes par jour rien que pour elle. L’allaitement peut être tout de même être une occasion de détente, lorsqu’il se passe bien.

      Même en consommant raisonnablement, le coût de la vie, le prix des loyers et les tarifs augmentent, les emplois sont plus précaires et les gens ont moins de pouvoir d’achat. Ils doivent donc travailler plus pour avoir moins. Moins de temps, moins d’argent. Ce qui maintient l’illusion c’est le crédit et le paiement par versements. Ça se reflète sur le taux d’endettement inversement proportionnel au taux d’épargne…

      Dans la vie d’une famille, les devoirs et les leçons se transforment parfois en combat mais ce sont tout de même des moments entre parents et enfants. Les enfants d’autrefois ne pouvaient pas toujours compter là-dessus. Quant aux soupers, ils sont une occasion de discuter, alors qu’autrefois les enfants devaient souvent y garder le silence. Côté bain, les règles d’hygiène ont changé et les bains hebdomadaires sont devenus quotidiens.

      Avant qu’on ne se mette à culpabiliser les mères qui travaillent (alors que les pères qui travaillent voudraient sans doute aussi pouvoir s’amuser davantage avec leurs enfants), j’aimerais ramener, à la demande générale, (MDR!), nos ailleules qui n’avaient pas le temps de:

      -jouer avec les enfants (quand elles en avaient 12, elles ne voulaient pas les avoir dans les jambes)
      -lire (lorsqu’elles avaient eu la possibilité d’aller à l’école)
      -regarder la télé (ou le foyer),
      -faire la grasse matinée (elles se levaient à l’aube),
      -aller prendre une bière (faut pas rêver!)
      -cultiver leur vie sexuelle (sans commentaire…)
      -d’aller au cinéma (quand d’avanture il y en avait un dans le coin)

      Par contre je dois dire que les veillées permettaient de voir les copines et qu’elles marchaient généralement de nombreux kilomètres par jour mais dans ce dernier cas, ce c’était pour l’agrément!

    • Dans mon entourage, je connais plusieurs personnes qui ont à peu près ZÉRO minutes de temps libre. L’une d’entre elles consulte son Facebook juste avant de se coucher, vers 1h du matin (ce sont ses “5 minutes à elle”).

    • Mon fils a maintenant 7 ans et oui, je peut dire que 90 minutes c’est a peu près le temps que j’ai la semaine… lecture, nouvelles de fin soirée et dodo.
      L’été c’est mieux.. et plus il grandi, plus j’aurai du temps pour moi, et je suis heureuse comme ça. Avoir des enfants c’est un don de soi.

    • Oui, avec 2 enfants c’est à peu de choses prêt cela.

      Ma routine est bien rodé au quart de tour.

      A 5:30 je ramasse mes deux petits (14mois et 2-1/2) à la garderie
      A 6:00 on est au parc du coin de la rue pour 20 minutes
      A 6:30 on est dans la maison et je prépare le souper
      A 7:00 ils soupent
      A 7:45 on regarde la télé pour 15 minutes
      A 8:00 ils prennent leur bain
      A 8:30 on joue dans le salon pour 15 min ou je leur lis une histoire
      A 9:00 ils sont dans leur lit

      Je considère que les pauses sont necesaires et me permettent de passer du bon temps avec eux; de 9 à 11 j’ai comme même 2 heures devant moi.

    • Consolez vous ! Quand on est grand-parent on a plein de temps mais plus l’énergie ! Aie ! Mon arthrose ! :)

    • Non, pas du tout.

      Il faut peut-être redéfinir ce qu’est vraiment le temps pour soi.

      Quand mes enfants étaient bébés j’ai beaucoup marché avec eux. Quand mon plus jeune a eu 3 ans, nous avons jeté la poussette. Les roues étaient tellement usées! Je me suis très souvent aéré les esprits en faisant une promenade avec eux. C’était du temps pour moi… Mon chum avait transformé un traîneau pour que je puisse faire de la raquette. J’ai toujours profité de la sieste des enfants pour faire ces activités.

      Voilà, les enfants ont vieilli et ont commencé l’école et leurs activités. Pendant les pratiques de hockey ou de football, j’en profite quand c’est moi qui y va pour lire dans les estrades ou encore aller m’aérer les esprits en marchant. Perso c’est du temps pour moi.

      À l’âge du début l’adolescence maintenant j’ai appris à déléguer. Les enfants font leur lunch, le défont, font leur lit, le ménage de leur chambre. Bien-sûr reste les devoirs à superviser toujours, le taxi à faire mais à toujours penser qu’on n’a pas de temps pour soi on devient rapidement irrascible…

      Réduire le transport de la maison au boulot ou encore comme chouettemaman d’en faire un temps pour soi pour lire ou écouter de la musique peut être une solution. La mijoteuse, Le BBQ, les sautés sont des repas qui prennent peu de temps à cuisiner. Comme la plupart des gens, la semaine 1 heure pour faire le repas, le manger et faire la vaisselle est assez. Si on délègue un peu ben on en a un peu de temps pour soi…

      À voir les parents dans les centres-d’achats ou au gym, à lire les cotes d’écoute de la télé ou voir le nombre de personnes qui écrivent sur les blogues ;-) je suis surprise de ceux qui ne trouvent pas de temps pour eux…

      Le seul inconvénient quand à moi est qu’on ne choisit pas toujours son moment pour le prendre ce temps pour soi, on le prend quand il se présente. Mais un jour les enfants vieilliront…

    • @nemo
      “À voir les parents dans les centres-d’achats ou au gym, à lire les cotes d’écoute de la télé ou voir le nombre de personnes qui écrivent sur les blogues ;-) je suis surprise de ceux qui ne trouvent pas de temps pour eux… ”

      J’allais faire la même réflexion !

      En fait pour moi, le “temps pour soi”, c’est une question de définition. Je considère le temps de transport au travail (à écouter mes émissions de radios préférées en baladodiffusion) comme du temps pour moi. Le temps que je passe avec ma progéniture, c’est aussi du temps pour moi. Et quand je prend le temps de faire un bon petit plat (avec musique et coupe de vin), c’est quoi sinon du temps pour moi ? Et comme j’aime mon travail, je dirais aussi que c’est du temps pour moi. Et puis dormir, quel bonheur… Donc en fait,selon MA définition, j’ai environ… 24 heures de temps libre par jour !

    • Je suis contente de ne pas avoir d’enfant. Moi c’est 12 heures de temps libre que j’ai à chaque jour. Hourra!

    • Les moments avec les enfants sont importants mais il faut aussi accorder du temps à son couple. Dans certaines familles, les enfants ne sont pas couchés à minuit, se relèvent des dizaines de fois ou encore dorment dans le lit de leur parents durant des années. On finit par se demander comment leurs parents ont réussi à concevoir les plus jeunes.

      Ça prend une routine du coucher au plus vite et il faut s’y tenir sinon un enfant apprend très vite que s’il “toffe” assez longtemps dans son refus d’aller dormir (ou de rester couché), ses parents vont finir par le laisser gagner. On voit de plus en plus d’enfants de 8-9 ans aussi cernés que des adultes insoniaques de 45!

    • @nemo et cjulie,

      Ah, les blogues, un péché de pause-café au travail. ;) Oui, tout temps peut être du temps pour soi. Mais pour ce qui est d’un loisir (ex. du tricot, de la pâtisserie élaborée, retaper des meubles, apprendre l’espagnol, cultiver des violettes africaines, et même regarder la télé en ce qui me concerne, qu’importe), impossible maintenant. Un jour, ça reviendra!

    • @chouettemaman

      Je comprend ce que vous voulez dire… C’est vrai que parfois je regrette certaines choses que je faisais avant d’avoir une famille, ou du temps que j’étais étudiante. Sauf que je suis certaine d’une chose: vous n’échangeriez pas vos enfants (et les responsabilités qui viennent avec) pour n’importe quelle séance de tricot ou de retapage de meuble au monde !

      En fait, l’essence de mon commentaire, c’était que l’on peut voir sa vie de deux façons: comme une suite d’activités contraignantes, ou comme une série de choix que l’on assume et que l’on vit pleinement. Ce qui ne veut pas dire que l’on n’aimerait pas avoir plus de temps pour les loisirs… ;-)

    • @lasatire.com

      Chacun ses priorités. J’aime 100 fois mieux avoir moins de temps libre dans une journée et avoir un enfant que le contraire.

    • Moi, j’en ai des temps libres. Et mes enfants aussi. C’est parce qu’on vit en 1955.

    • lasatire, j’ai mieux que ça: du temps libre AVEC mes enfants.

    • Pour mon mari et moi, notre temps ensemble est sacré. Il est le soir, lorsque les 3 enfants sont couchés, et débute à 20h00. On en fait ce qu’on veut, seul ou ensemble, à la maison ou non. Il faut par contre que notre “ouvrage” soit terminé avant. Cela veut dire qu’on coure comme des fous jusqu’à cette heure. Il est certain que ce n’est pas toujours possible, mais puisqu’on est super organisés, on réussit 5-6 soirs sur 7.

      De plus, nos enfant n’ont pas le droit de sortir de leur chambre avant 7h00am. Ils dorment régulièrement jusqu’à cette heure, mais s’il fallait qu’ils soient éveillés, ils jouent dans leur chambre et en sont très heureux. Même le bébé de 7 mois joue joyeusement dans son lit jusqu’à ce qu’on aille la chercher. Ils ont été habitués ainsi dès leur plus jeune âge. Puisqu’on se lève à 6h00, on a donc une heure tranquille le matin pour se préparer.

      De 7h00 à 20h00, notre temps leur est consacré à 100%, ainsi qu’au travail de la maison. On parle quand même de 13h00 dans une journée. Maintenant qu’ils grandissent, j’ai parfois un 10 minutes par ci par là pour me changer les idées puisqu’ils jouent ensemble et ont moins besoin de moi à chaque instant. Ils jouent même avec le bébé et l’occupent pendant de longues minutes!

      Cela nous donne donc au moins 3 bonnes heures de libres par jour si on est raisonnable sur notre heure de coucher! Et tout le monde s’en porte mieux.

    • Mon Dieu… on peut ben se plaindre de ne pas avoir de temps libre…

      J’étais en train de lire ce blogue quand une publicité a attiré mon attention, à droite en haut de la page:

      “En congé parental? Étudiez de la maison avec la TELUQ”

      Hiii que le parentage moderne me décourage.

    • Du temps pour moi. Il y en a plein. Exemple : je me plogue sur mon iPod au bureau et c’est 50% de mon attention sur Miles Davis ou autre et 50% sur mon travail (mon travail est parfois répétitif).
      Quand je trouve la solution à un gros bug de programmation au bureau, ça compte comme du temps pour moi car ça remonte mon estime de moi (en montrant aux ti-jeunes autour qu’on ne montre pas à un vieux singe à faire une grimace).

    • 90 minutes? Je suis mère à la maison, mon garçon à l’école, je travaille de la maison temps partiel, mais avec tout ce que j’ai à faire, mon temps libre se trouve à la fin de la journée, une fois que tout le monde est au lit, incluant mon mari. J’aurais peut-être 90 minutes si je m’endors pas devant la télé pendant ce temps. Ça compte?

      cookeryandwivery.blog.ca

    • @cjulie, oh, je ne reviendrais jamais à ma vie d’avant. Mais j’ai un livre sur des hobbies (Get a hobby, de Tina Barseghian) et tous ces loisirs me font saliver : faire des bonbons, de la confiture, du tricot, cultiver des violettes africaines (ben non, je ne le fais pas), broder une nappe, ou même, pour les plus audacieux, nettoyer bénévolement les parcs de son quartier. ;) On a pas assez d’une vie pour essayer tout cela, même avec une retraite précoce. Alors avec un jeune enfant, on oublie cela complètement pour quelques années!

      Sur ce, je dois faire le souper de demain soir!

    • 90 minutes pour moi toute seule… je trouve que c’est bien, non? Une heure et demie, pour moi, chaque jour… Oui, c’est à peu près ça… moi ça me convient. ;)

      Si j’avais voulu avoir mes grandes journées à moi toute seule pour me regarder le nombril, je me serais mise sur le BS pis je n’aurais pas fait d’enfants. Quand on fait ce qu’on aime, c’est bien, non, d’être occupé? En tout cas, moi c’est comme ça que je le vois.

      Et puis je suis d’accord qu’il faut définir “temps pour soi”… J’ai eu un fun noir, aujourd’hui, dehors, dans la jolie tempête avec mes deux filles. Du temps pour elles..? ou du temps pour moi..?

    • J’ai plus que 90 minutes. Je travaille à mi-temps jusqu’à ce que mon enfant ait l’âge d’aller à l’école. Je commence le travail assez tard et je termine tôt. Ça me donne donc amplement le temps pour les tâches ménagères (soit le matin, soit le soir). Je fais 1 heure de métro par jour pour aller travailler, j’en profite donc pour lire (La Presse…) ou écouter de la musique, parfois jouer à des jeux sur mon iPod. Au travail, j’organise assez bien mon temps et je prends le temps de manger mon petit-déjeuner au bureau, bien relaxe. La course commence à la fin de la journée (chercher la petite à la garderie, préparer la table pour le souper, ranger la vaisselle, donner le bain). Mon conjoint s’occupe des repas vu qu’il aime ça et il travaille à domicile. L’épicerie se fait par internent (vive IGA,net!) et est livrée chez nous chaque semaine. Nous avons un condo donc pas d’entretien particulier à faire à part le ménage. La petite se couche à 20h30, et nous à 23h, ce qui me donne une bonne soirée avec mon chum ou pour faire mes loisirs préférés. Ma priorité a toujours été d’avoir DU TEMPS.

      Je suis consciente d’avoir de la chance, mais je me suis toujours débrouillée, avec mon conjoint, pour qu’on ait du temps libre. Évidemment, les épisodes de grippe-otite-gastro nous grugent plus de temps mais c’est prévisible quand on est parent!

      Et surtout, pas de 2e enfant en vue…

      PS: vivianep, j’ai étudié chez moi durant mon congé parental, question de ne pas mettre mon cerveau “à off”. Après les premières semaines d’ajustement, la petite dormait facilement 15 heures par jour. J’ai complété quelques cours sans trop de difficulté, mais maintenant qu’elle a 3 ans j’avoue que c’est un gros défi.

    • @vivianep

      “J’étais en train de lire ce blogue quand une publicité a attiré mon attention, à droite en haut de la page:

      “En congé parental? Étudiez de la maison avec la TELUQ”

      Hiii que le parentage moderne me décourage”

      Êtes-vous allée sur le site de TELUQ? Il n’y a pas de date limite pour s’y inscrire et on y étudie à son rythme puisqu’il n’y a pas d’échéancier. Un professeur fait le suivi et les examens obligatoires requérant une présence physique ont lieu tout les mois dans certains cégeps et universités. Vous pouvez compléter un programme en 10 ans si ça vous chante.

      Il n’y a pas de nombre minimal obligatoire de cours, vous pouvez n’en prendre qu’un seul si vous voulez. Vous pouvez également prendre un cours hors programme. Outre les programmes de bac, de maîtrise et de doctorat, il y a des programme courts d’attestations d’études (9 crédits) et de certificats (30 crédits). Si vous êtes démunie financièrement, vous avez accès à une aide qui peut atteindre le montant de deux cours. Il y a aussi des programmes de cégep à distance.

      C’est ça qui vous décourage? Que des mères aient la possibilité de s’instruire à la maison? Parmi les mères qui étudient à la maison, il y a des jeunes diplômée du cégep, parfois monoparentales, qui optent pour l’option qui leur permette le mieux de mieux concilier leurs études avec la maternité, des travailleuses à bas salaire qui veulent se perfectionner et des assistées sociales qui tentent d’améliorer leur sort (ces dernières peuvent prendre jusqu’à 3 cours sans être pénalisées).

      À vous lire, on croirait que vous êtes d’avis qu’une mère à la maison ne devrait jamais rien faire qui l’éloigne ne serais-ce qu’un instant de ses enfants jusqu’à ce que ces derniers soient adultes, avec les tâches ménagères et la cuisine comme seuls passe-temps quand ils sont à l’école! Je ne vois pas pourquoi le fait de consacrer quelques heures à étudier serait plus choquant que de lire un livre ou écouter la télévision.

      Je suis sûre qu’il y a des mères qui parviennent à réussir un programme à distance simplement en y consacrant le nombre d’heures que vous consacrez à les dénirer sur ce blogue. Il y a quelques mois, vous écriviez que la diplomatie était de l’hypocrisie. J’espère que vous aimez mon nouveau style!

      http://www.teluq.uquebec.ca/

      http://www.cegepadistance.ca/

    • Temps libre ne signifie pas temps de qualité. Dans mon cas, souvent ce temps se retrouve à la fin de la journée, après diverses tâches familiales. Comme je suis fatigué en fin de journée, ce temps libre est plutôt utilisé au repos, à la relaxation.

    • Ca peut paraitre simpliste , mais, organisation, planification et efficacité fait qu’en fin de journée, il nous reste du temps ou pas…C’est comme au travail, pourquoi certains vont réussir à en faire plus et être plus productifs que d’autres? Pour ces mêmes raisons. 90 minutes ne semble assez réaliste et conforme à ma réalité.

    • Il y a un truc qui me fait rire avec les gens aujourd’hui: on dirait que plusieurs se valorisent par le fait qu’ils aient une vie occupée, un agenda de vice-président etc. Les clichés du genre: j’aime ça quand ça bouge, je suis une personne dynamique qui cherche constamment des défis. Alors les fins de semaines sont organisées au quart de tour: activités pour les enfants, visite chez les amis, nettoyage de la maison (qui est souvent beaucoup trop grande pour une famille de 3), sans oublier le sacro saint magasinage.

      Conséquence: on se plaint de ne plus avoir de temps pour souffler, mais on est donc content de son train de vie, de ses enfants qui jouent au hockey 3A et des activités multiples qui nous donnent un ‘temps de qualité’ avec les enfants

      De notre côté, nous travaillons tous les 2 et mon conjoint a une garde partagée, donc c’est évident qu’on a plus de temps la semaine ou on est seuls, par contre on essaie toujours de respirer quand on le peut: petite maison, pas de panique avec le ménage, magasinage quand c’est nécessaire et surtout, surtout, apprécier les fins de semaine relax, sans agenda…elles compensent pour les semaines qui sont un peu plus rock and roll. Peut-être que si on avait 3 enfants, je tiendrais un autre discours, mais pour l’instant, nous avons sufisamment de temps pour nous et pour les autres

    • J’ai environ 60 minutes par jour; seulement. Mais ce que j’en fait vaut bien des 90 minutes de plusieurs. Pour résumer; aimez vous les uns les autres et cesser de vous hair. Il y en a déjà trop qui le font à notre place. Belle journée.

    • J’ai 40 ans, 3 enfants, un chum, une job très prenante, une grande maison à entretenir… Après des mois et des mois, pour ne pas dire des années à courir après ma queue, à mettre de côté, de plus en plus chaque année les choses qui me faisaient du bien et auxquelles je tenais, à en prendre de plus en plus car j’étais celle qui ne disait jamais non, j’ai comme on dit, foncé dans un mur il y a de cela 9 mois. Insidieusement, la bête s’est emparé de ma vie, de notre vie et on est devenus, débordés, et la super maman a fait un méga, super, gros burnout. Incapable de fonctionner, malaises physiques, oublis, absences, j’ai tout eu.

      Après plusieurs mois à me guérir, à prendre du temps pour moi, à marcher, marcher, marcher, j’ai enfin de goût de reprendre ma vie comme elle était mais en même temps tellement différement… donc oui, 90 minutes par jour pour moi c’est un must et même un minimum. 60 minutes pour aller marcher ou courir le matin SEULE, un petit lunch rapide mais un petit lunch quand même alors que je n’en prenais plus depuis longtemps, quelques minutes de lecture avant le dodo, du temps pour une petite partie d’UNO avec mon cadet, une séance de chatouille avec le bébé et une période de devoirs/discussion/lecture avec le grand. Et au lieu de passer du temps sur le net ou d’écouter la télé, mon chum et moi, on parle, on rit, on se raconte nos journées et on est bien.

      Je crois fermement que c’est possible en abaissant mes standards, mes attentes de perfection, mes exigences démesurées et en allant à l’essentiel, en sachant dire non. Pas le temps de faire des cupcakes maison pour la fête d’amis du petit dernier, too bad, les enfants mangeront le gâteau de la pâtisserie ! Je travaille (et impossible dans mon cas malheureusement d’obtenir un temps partiel ou un 4 jours) alors je me paie de l’aide ménagère, des repas traiteurs pour les petits une ou deux fois par semaine, quelqu’un qui déneige mon entrée ! Oui ça coûte des sous mais ça revient encore moins cher que de travailler 4 jours et de passer ma journée de “congé” à frotter la maison. Je refuse des dossiers, j’invite mes amis mais à la bonne franquette, je passe mon samedi à skier avec les enfants au lieu de magasiner ou d’aller au ciné. Oui ma maison est un peu moins bien rangée qu’avant, mes chemisiers moins bien repassés et les habits de neige ne sont pas achetés au mois d’août mais je suis enfin bien et je crois avoir trouvé l’équilibre qui me convient et qui convient à ma famille.

    • Stephanie2009 je ne me souviens pas de l’histoire de la diplomatie!

      Mais si la TELUQ se permet de faire une pub comme celle-là, c’est parce qu’il y a un marché! Et ce marché, c’est celui de la mère qui a un congé de maternité de près d’un an. Alors comme on sait qu’une importante proportion de ces mères capotent de se retrouver à la maison, paniquent, se sentent plus dans le coup, oh quelle horreur, je suis JUSTE une mère! ben quin, on va leur montrer qu’elles peuvent profiter de leur congé de maternité pour NE PAS s’occuper de leur bébé!

      Le marché de la mère en congé de maternité est très lucratif! Pourquoi? Parce que prendre le temps d’être une mère, c’est benke trop demander à la femme moderne! Tout ce qui pourra l’en éloigner sera le bienvenu. Et les marketingeux le savent.

    • @vivianep, une petite entorse à ma promesse, car trop irrésistible.

      Je ne vois pas ce qu’il y a comme différence majeure entre a) suivre un cours en ligne quand bébé dort et b) publier des opinions sous plus d’un nom et format et si souvent que c’est presqu’un travail à temps partiel, pour notamment y dénigrer les mères qui travaillent ou n’ont pas votre mode de vie. Je crois que Stephanie2009 a bien expliqué la flexbilité qu’offre la TELUQ pour les femmes qui veulent s’instruire TOUT EN s’occupant de bébé.

      Sans rancune. (Et en espérant ne pas être modérée)

    • Tu ne vois pas la différence, chouettemaman? eh bien pense à la disponibilité d’esprit que demandent les études, quelles qu’elles soient. Sauf exceptions, envisager s’investir dans des études quand on a un nouveau-né en charge, et qu’on est en congé de maternité, ça me semble tellement à l’inverse de se que suppose l’investissement d’une jeune maman dans sa nouvelle vie de mère! Au contraire: c’est un signe de résistance à l’appel de la maternité. Et ça se voit de plus en plus, cette résistance, tellement les femmes sont devenues obsédées par leur égo, leur autonomie, leur épanouissement professionnel! Seigneur Dieu, elles ont UNE petite année à donner à leur bébé, et elles sont incapables de s’y consacrer? Pour moi, c’est très triste. Et trrrrrès révélateur de nos bibittes modernes. Moi moi moi moi moi moi moi moi.

    • Je n’ai pas de nouveau-né à charge, pour répondre à ton insinuation. Quant à l’autre insinuation: je n’ai qu’une identité ici.

    • @vivianep

      “Parce que prendre le temps d’être une mère, c’est benke trop demander à la femme moderne! Tout ce qui pourra l’en éloigner sera le bienvenu. Et les marketingeux le savent”

      Les femmes qui étudient à distance ne font pas un programme de neurochirurgie ou d’astrophysique nucléaire et elles ne prennent pas forcément le maximum de cours possible. Pourquoi ce désir d’apprendre, qu’on cherche tant à encourager chez les enfants et les adolescents deviendrait tout à coup suspect chez une mère?

      Bien sûr que TELUQ exploite le créneau de la mère en congé, tout comme McCain exploite celui des mères qui travaillent avec ses patates prêtes à piler mais on croirait que vous considérez indigne de confiance toute autre mère que vous. Vous vous pouvez travailler à temps partiel (à moins que vous ayez cessé) mais toutes les autres cherchent forcément un prétexte pour ne pas s’occuper de leur enfant?

      Une mère à la maison doit-elle forcément consacrer 100% de son temps à son enfant, qu’il soit là ou pas? Doit-elle rester assise, immobile et les yeux ouverts comme un appareil en état de veille entre deux tâches? Personne ne vous dénie le droit de préférer le modèle que vous voulez. Nous sommes juste plusieurs à nous demander comment une mère épanouie peut s’exprimer aussi systématiquement comme une personne amère et aigrie.

      D’habitude, lorsqu’on adopte un mode de vie en accord avec ses valeurs, on est sereine et on partage ses expériences avec un ton pacifique. Vous donnez toujours l’impression d’être en guerre. Après les études à distance, ce sera quoi? Les loisirs non familiaux, les sorties de couple, les discussions au téléphone?

      Il y a quelques temps, j’ai écouté un documentaire sur les petits singes adoptés par des couples qui les traitent comme des enfants, les habillent, les maquillent, etc. L’une de ces “mères” a eu 6 enfants et les a tant étouffé d’attention qu’ils l’ont fuie à l’âge adulte et ne veulent plus la voir. Une grave dépression et un syndrome du nid vide plus tard, elle se réjouie maintenant d’avoir un “bébé” qui ne grandira jamais et qui aura toujours besoins d’elle.

      Je ne crois pas que vous ressemblez à cette femme, je veux simplement dire qu’une femme qui met toute sa vie et sa personnalité en parenthèse en devenant mère risque de perdre goût à l’existence lorsque ses enfants la quitteront. La maternité implique des sacrifices, c’est normal mais pas de renoncer à la moindre activité physique ou intellectuelle qui n’implique pas les enfants.

      En terminant, oui vous avez déjà écrit, je ne sais plus sur quel sujet, que la diplomatie était utilisée par les hypocrites qui ne veulent pas dire le fond de leurs pensée ou quelque chose du genre.

    • @vivianep, je ne voulais certainement pas insinuer que vous prenez soin d’un nouveau-né, ni que vous avez plus d’une identité ici, je me suis sans doute mal exprimée.

    • @Vivianep
      N’y aurait-il pas un peu de mauvaise foi de votre part?
      Je suis totalement en accord avec Stéphanie2009. Vaut mieux apprendre avec TELUQ qu’écouter Le Banquier ou La Poule, me semble-t-il…

    • Stéphanie2009, bonsoir,

      “Pourquoi ce désir d’apprendre, qu’on cherche tant à encourager chez les enfants et les adolescents deviendrait tout à coup suspect chez une mère?”

      Pas chez n’importe quelle mère, Stéphanie. Mais chez une mère qui vient tout juste d’avoir un bébé, alors là, pour moi, oui, c’est plus que suspect! Son désir d’apprendre devrait être occupé à apprendre à materner, à élever son enfant, à vivre sa maternité, et sa nouvelle vie de famille. Que l’on utilise cette année UNIQUE et précieuse pour apprendre autre chose, pour moi, c’est vraiment suspect. Déjà que la femme moderne ne consacre presque plus de temps à sa maternité! en plus, si la seule année qu’elle aura à temps plein pour sa maternité elle l’utilise à apprendre la chimie, ou les moeurs des pygmées, ou le marché des valeurs mobilières, alors là!!!

      Il y a tellement de choses à apprendre au contact de son enfant, à le regarder, à le nourrir, à le bercer, à le guider. Mais ça ne procure pas de diplôme ni d’augmentation de salaire. Si le désir est d’apprendre, alors là, mesdames, saisissez l’occasion de vraiment vous investir dans votre rôle de mère!

      Non, une mère à la maison ne doit pas consacrer tous ses moments d’éveil à se pâmer sur ses enfants. J’ai vu le documentaire dont tu parles, et je te rassure, je suis bien loin de ça! Mais j’avoue que je ne suis pas une personne totalement épanouie ou sereine. Mais ça, ai-je vraiment besoin de l’avouer? Malheureusement, l’idée que les personnes qui sont vraiment bien dans leurs choix sont nécessairement zen, c’est peut-être un peu facile… Je suis certaine d’avoir fait le bon choix en m’investissant dans l’éducation de mes enfants et dans la gestion de mon foyer et en réapprivoisant la féminité traditionnelle, car je suis convaincue que je serais bien malheureuse dans mon “autre” vie. Et cette vie, de mère à l’ancienne, elle me procure de nombreuses satisfactions et une profonde fierté. Mais ça ne veut pas dire que, ce faisant, j’ai réglé tous mes bobos à l’âme. Eh non.

    • “Seigneur Dieu, elles ont UNE petite année à donner à leur bébé, et elles sont incapables de s’y consacrer?”

      Une année ne veut pas dire être en train de s’occuper de bébé 24/7. Les jeunes bébés dorment beaucoup durant le jour, entre lire un bouquin pendant sa sieste, regarder les nouvelles à la télé ou réviser un examen, je ne vois pas trop quelle différence ça fait.

      Vous pouvez bien trouver ça scandaleux, moi au contraire je trouve ça excellent de donner cette possibilité aux jeunes ou moins jeunes mères qui veulent avoir plus de perspectives professionnelles ou simplement se stimuler

    • Eh bien que voulez-vous, Larousse, de mon point de vue, une mère qui est même pas capable de se stimuler en compagnie de son bébé alors que c’est la seule année de la vie de cet enfant qu’elle aura à lui consacrer, je trouve ça hautement déplorable. Mais ça, c’est la modernité! faudrait SURTOUT pas avoir l’air de s’épanouir à travers la maternité! quelle vision d’horreur digne de 1955…

    • Lorsque le choix d’avoir des enfants est réfléchi (ce qui n’est pas toujours le cas), il entraine la conscience qu’une grande partie de notre temps sera désormais consacrée à ces enfants. On peut ensuite s’en plaindre ou plutôt se responsabiliser et s’outiller pour trouver du temps pour soi.

    • Moi je me demande surtout comment font, les femmes qui allaitent aux 3heures, pour étudier, suivre un cours et même lire un livre (juste pour le plaisir)??

      Perso, moi je n’aurais pas été capable, entre deux têtées je dormais!

    • @vivianep

      Il est vrai que je trouverais étrange qu’une mère décide de s’inscrire à TELUQ à peine le cordon ombilical coupé! Une année, c’est ça passe très vite et je ne crois pas que le désir d’épanouissement doive passer par dessus toute autre considération. Je suis encore plus agacée par les articles sur comment être sexy enceinte ou perdre du poids après l’accouchement, comme si une femme se devait de ne jamais s’autoriser le moindre relâchement dans sa quête de la perfection esthétique.

      Cependant, même en pyjamas et en pantouffles de Fentex, une fois passé les premières semaines ou les premiers mois, certaines nouvelles mères éprouvent le besoin très légitime de s’aérer le cerveau un peu. Certaines vont choisir la télé ou la lecture et d’autres vont choisir de prendre des cours. Un programme cours ou un long à temps partiel ne me semble pas déraisonnable, surtout s’il n’y a pas d’échéancier précis.

      J’apprécie les nuances que tu apportes dans ton dernier message. C’est qu’après tout ces commentaires désobligeants sur les mères qui travaillent, généralement sans mention de l’âge des enfants, on finit par se méfier! Parmi les mères qui travaillent, certaines aimeraient réellement demeurer à la maison et ce n’est pas toujours possible et je ne parle ici de payer une deuxième voiture ou un écran géant.

      Quant à celles qui sont monoparentales, elles doivent être extrèmement démoralisées que tu leur fasse sentir que leurs enfants seront malheureux ou mal élevés. Enfin il y a des pères qui sont réellement frsutrés de ne pas passer plus de temps avec leurs enfants à cause d’un métier accaparent et qui aimeraient rappeler que leurs participation dans les soins aux enfants compte aussi.

      Moi non plus je ne crois pas qu’une vie en accord avec vos valeurs nous fasse continuellement flotter sur un petit nuage de zénitude mais il m’est arrivé d’entendre des personnes ayant fait un choix de vie qui ne m’attirait absolument pas, comme de jeunes personnes entrées dans les ordres ou des mères de 10-12 enfants, en parler d’une telle façon que j’avais l’impression de capter une partie de leur plénitude (quoique ça m’aurait surprise qu’elles pétent une coche devant les caméras…)

      Mes parents sont encore ensembles et les rôles étaient très traditionnels chez moi. Même enfant, je voyais bien que ma mère n’était pas très épanouie tant il y avait de contraste entre la jeune femme voyageuse et indépendante financièrement qu’elle me décrivait en évoquant sa jeunesse et celle qui soit travaillait à temps partiel dans un travail insatisfaisant, soit demeurait à la maison à faire du travail invisible même pas apprécié à sa juste valeur, que ce soit par moi ou mon père…

    • @ poypoypoy: qui allaite aux 3 heures quand son enfant a 6 mois?

    • larousse_estdouce ce ne sont pas tous les bébés qui font leur nuit à 6 mois.

    • C’est vrai Stéphanie2009 que rester à la maison n’est pas un choix qui suppose qu’on est nécessairement épanouie tout le temps. Mais combien de femmes ne le sont pas sur le marché du travail? Des femmes qui dégagent des frustrations et de l’amertume, il y en a 20 par étage, à Montréal… et un peu partout ailleurs. Mais ça fait partie de la vie, tout ça. J’ai fait mes choix pour être à la hauteur de ce que je considère être mes responsabilités et c’est ça qui me rend heureuse, même quand le quotidien peut être poche, parfois. Ce que j’ai, c’est l’âme en paix, face à mes enfants. C’est de l’or en barre, ça. Et ce qu’il y a de bien, avec la modernité, c’est que je n’ai pas à passer 50 années de ma vie au foyer pour être à la hauteur de ma conception du rôle parental. J’ai besoin d’y être beaucoup moins longtemps que ça.

    • @vivianep, c’est beaucoup plus enrichissant pour moi de vous lire dans ce contexte, quand vous n’êtes pas en mode attaque. Comment vous sentiriez-vous si un commentateur passait son temps à dénigrer les femmes au foyer, ex. à écrire qu’elles sont paresseuses et ne font que regarder la télé toute la journée ?

      Je suis plutôt hors-sujet mais je saisis l’occasion de dialoguer un peu : Ce n’est pas personnel, je veux dire, quand vous vous exprimez contre les mères au travail, je sais que ce n’est pas contre moi, personnellement. Mais je suis une mère qui travaille pour des raisons bien plus complexes que juste de l’égoïsme ou le désir d’acheter un grosse télé (nous n’avons même pas le câble mon conjoint et moi). Ce n’est pas toujours facile pour moi de faire garder mon petit dans une garderie. Vos dénigrements répétés finissent par m’atteindre et je me ferme à tout échange avec vous alors qu’au fond, j’aimerais bien en savoir plus sur ce qui vous a permis à vous et à votre conjoint de mener une vie plus traditionnelle. Si le changement a été possible pour vous, il ne l’est pas nécessairement pour tout le monde en criant ciseaux, et ce n’est pas par paresse ou égoïsme.

    • @ poypoypoy: pour celles que c’est le cas, elles n’étudient pas, point. Moi j’ai pu le faire sans problème, donc pourquoi ça vous emmerde?

    • Chouettemaman,

      Ce n’est pas tant que j’en veux aux parents qui font leur gros possible et qui, apparemment, n’ont pas le choix. J’ai parmi mes proches beaucoup de gens qui sont dans cette situation et même si je pense que bien souvent ils auraient pu, j’ai quand même de l’affection pour eux et dans bien des cas, ils font une bonne job de parent.

      J’en ai contre ceux qui présentent cela comme un modèle idéal, qui ne le remettent pas en question, qui ne s’interrogent pas sur l’impact que cela a sur les enfants, sur les femmes, sur les hommes, sur l’identité de tout ce beau monde, et sur la société en général, sur l’environnement, etc.

      Je sais que ce n’est pas donné à tout le monde d’adopter un mode de vie comme le mien. Mais pourquoi est-ce ainsi? Parce que nous sommes rendus trop avancé dans le “progrès”! Il y a pas 40 ans de ça, c’était facile de faire ce choix. Que s’est-il passé?

    • @vivianep

      Je me suis occupée de mon fils pendant mon congé de maternité ET j’ai étudié à TELUQ. Il n’y a aucune contradiction. Une fois que je l’ai mis au lit, j’avais quelques heures avant qu’il ne se réveille encore.

      De retour au travail, je m’occupe de mes enfants en rentrant le soir et une fois les enfants au lit, j’étudie. Je suis toujours aux études parce que c’est le fun et c’est un passe-temps que je trouve peu dispendieux.

      1 cours = environ 10 hrs/semaine de lecture et travaux. J’ai mes heures de lunch et tous les temps morts au boulot pour étudier aussi. C’est environ 90 min/jour de temps pour moi que je passe a ma facon.

    • vivianep

      3 février 2011
      20h50

      Non, une mère à la maison ne doit pas consacrer tous ses moments d’éveil à se pâmer sur ses enfants. J’ai vu le documentaire dont tu parles, et je te rassure, je suis bien loin de ça! Mais j’avoue que je ne suis pas une personne totalement épanouie ou sereine. Mais ça, ai-je vraiment besoin de l’avouer? Malheureusement, l’idée que les personnes qui sont vraiment bien dans leurs choix sont nécessairement zen, c’est peut-être un peu facile… Je suis certaine d’avoir fait le bon choix en m’investissant dans l’éducation de mes enfants et dans la gestion de mon foyer et en réapprivoisant la féminité traditionnelle, car je suis convaincue que je serais bien malheureuse dans mon “autre” vie. Et cette vie, de mère à l’ancienne, elle me procure de nombreuses satisfactions et une profonde fierté. Mais ça ne veut pas dire que, ce faisant, j’ai réglé tous mes bobos à l’âme. Eh non…

      ______

      Merci enfin pour ce témoignage madame. Un peu d’humanité et d’humilité ! Bravo !

    • larousse_estdouce

      euh?
      Je ne fais que donner mon opinion, témoigner de ce que moi j’ai vécu.

    • vivianep

      4 février 2011
      19h39
      Chouettemaman,

      Ce n’est pas tant que j’en veux aux parents qui font leur gros possible et qui, apparemment, n’ont pas le choix. J’ai parmi mes proches beaucoup de gens qui sont dans cette situation et même si je pense que bien souvent ils auraient pu, j’ai quand même de l’affection pour eux et dans bien des cas, ils font une bonne job de parent.

      J’en ai contre ceux qui présentent cela comme un modèle idéal, qui ne le remettent pas en question, qui ne s’interrogent pas sur l’impact que cela a sur les enfants, sur les femmes, sur les hommes, sur l’identité de tout ce beau monde, et sur la société en général, sur l’environnement, etc.

      Je sais que ce n’est pas donné à tout le monde d’adopter un mode de vie comme le mien. Mais pourquoi est-ce ainsi? Parce que nous sommes rendus trop avancé dans le “progrès”! Il y a pas 40 ans de ça, c’était facile de faire ce choix. Que s’est-il passé?

      _________

      Hé bien vivianep, si vous voulez bien vous ouvrir un peu à ma réalité de mère au boulot qui aime son enfant par dessus tout, je veux bien débattre respectueusement et avec honnêteté des questions que vous soulevez car elles sont plus que pertinentes. Mais de grâce, souvenez-vous que derrière les pseudos de la plupart des participants réguliers ici (on oublie les trolls) se cachent probablement des gens sensibles, sincères et fous de leurs enfants quand ils en ont. Et quand des gens sensibles se sentent attaqués, ils se referment. Un peu d’humanité et voilà de beaux échanges en perspective! J’aime croire que les débats de qualité sur des blogues comme celui-ci ne sont pas inutiles.

    • Blablabla, prendre des cours quand nos enfants sont un peu plus grands ne me pose pas vraiment de problème, sauf peut-être si la maman en plus travaille à temps plein, ce qui semble être votre cas. Vous faites évidemment comme bon vous semble, mais je crois que ça ne va pas. Mais suivre des cours durant son congé de maternité, même quand bébé dort, alors là, je suis carrément contre, quoi que vous en disiez. Je crois que ça va à l’encontre de l’état d’esprit dans lequel devrait être une nouvelle mère, c’est à dire dans un état de disponibilité de corps et d’esprit.

      Chouettemaman, tu as raison: je crois que les parents qui participent à ce blogue aiment tous leurs enfants et je crois qu’ils sont tous mus par de bonnes intentions. Je crois aussi que les bonnes intentions ne font pas les bons parents et que dans certains cas, il y aurait du travail à faire de ce côté. Je vais faire un effort pour m’exprimer calmement et plus respectueusement, mais ce n’est pas toujours facile quand on est en profond désaccord.

    • @vivianep

      “Mais suivre des cours durant son congé de maternité, même quand bébé dort, alors là, je suis carrément contre, quoi que vous en disiez. Je crois que ça va à l’encontre de l’état d’esprit dans lequel devrait être une nouvelle mère, c’est à dire dans un état de disponibilité de corps et d’esprit. ”

      À ce compte, une jeune maman ne devrait pas non plus regarder la télé, lire des livres ou les journaux, ou encore avoir une vie sexuelle…

      J’ai terminé mon doctorat pendant mon congé de maternité, et je peux vous assurer que j’étais totalement disponible physiquement et intellectuellement pour mon bébé. En quoi est-ce que nourrir mon cerveau pendant que bébé dort est nocif pour mon bébé, plus que de faire la vaisselle ou regarder une niaiserie à la tivi ? Suivre un cours à distance, ce n’est quand même pas comme s’entraîner pour un marathon, c’est plutôt relax comme activité.

    • vivianep

      Très intéressant mais je ne suis pas d’accord ou encore je ne vous comprends pas.

      Qu’est-ce que ça change que je travaille ou pas ? “Ca ne va pas” , parce que … ? Pendant les pauses au bureau au lieu de faire semblant de m’intéresser aux histoires plattes de mes collègues je préfère étudier. Au lieu de rien faire pendant les temps morts au boulot, je préfère étudier. C ‘est une meilleure utilisation de mon temps et en plus j’ai l’air occupée!

      Peu importe ce que je fais, je suis TOUJOURS disponible pour mes enfants, ils restent la priorité pour mon conjoint et moi.

      Prendre des cours, regarder la télé, regarder dans le vide, tricoter, lire des livres et ou des journaux, faire le ménage, manger, prendre une douche, méditer, parler au téléphone, passer du temps avec son conjoint etc … quand un bébé dort, pour moi, cela revient au même.

    • blablabla,

      Il y a pourtant une énorme différence entre les activités que tu cites: étudier, lire des livres, regarder dans le vide, etc. etc. Étudier suppose une implication dans le temps, et une implication régulière. Regarder dans le vide ou lire, c’est terminé dès qu’on a … terminé. Je pense qu’une mère qui travaille à temps plein est déjà une mère trop absente et pas assez disponible, en corps ET en esprit. Si en plus on s’investit dans des études, alors là, l’esprit…

      Encore moins acceptable de mon point de vue lorsqu’on est mère d’un tout-petit. Le seul sujet d’étude devrait être son bébé. Mais la femme moderne a telllllllement peur d’avoir l’air trop “mère”. On l’est, mais on veut pas avoir l’air de l’être trop…

    • @vivianep

      J’ai lu les quelques commentaires du blogue, dont bien-sûr les vôtres. Ce qui retient le plus mon attention, c’est que vous arrachez votre chemise dès qu’il est question qu’une mère occupe son temps libre comme elle en a envie – incluant étudier – au lieu de le recycler pour s’occuper de ses enfants (qui font quoi… qui sont couchés?? à l’école???? en tout cas…).

      Je ne sais pas… mais il me semble qu’à chaque fois que je fais un tour sur ce blogue, j’en retiens que vous prenez sûrement beaucoup de temps pour lire et commenter chaque blogue et commentaires de vos opinions dictatoriales.

      Alors ça m’emmène à cette question: est-ce que passer autant de temps sur un ou des blogues est plus élogieux que d’utiliser son temps libre à préparer son avenir?

      Juste comme ça…

    • Je sais pas, jijirose, mais j’ai l’impression que vous n’avez absolument pas besoin de ma réponse!

      Mon commentaire demeure: prendre des cours quand on est en congé de maternité et qu’on a une seule rachitique année à consacrer à notre enfant, c’est aberrant.

    • @vivianep:

      “Je sais pas, jijirose, mais j’ai l’impression que vous n’avez absolument pas besoin de ma réponse!”

      Non en effet… car poser la question c’est y répondre :).

      Pour une année je ne sais pas. J’ai tenté le coup entre le 6ième mois et le moment que je suis retournée travailler… et j’ai laissé tomber. Dans mon cas je n’avais pas assez de temps pour moi. Mais à chacun ses limites. Par contre j’ai cru remarquer qu’après un an j’avais hâte de retourner travailler car l’éternelle routine des enfants – du ménage – Souper je trouvais ça franchement déprimant et réducteur. Alors la maman qui cherche à s’activer les neurones pendant cette période, c’est parfaitement compréhensible.

      Mais, hey… à chacun ses limites et ses passes-temps…

    • jijirose, votre dernier message est complètement écoeurant pour moi, et ça ne fait que renforcer l’image négative que j’ai de la mère moderne.

    • @ jijirose: je partage très bien votre point de vue. Et on ne cherche pas à “être moderne”, quand on en a marre, on en a marre et la différence aujourd’hui c’est qu’on le dit tout haut! ;-)

    • Wow ! J’ai 90 minutes de temps libre moi ! Je pense qu’on a oublié de me le dire :-) Pour ma part, j’ai fait le choix d’avoir un enfant et je l’assume. Mais je comprends tout à fait celles qui n’en veulent pas. À voir tous ces enfants négligés ou maltraités, je préfère de beaucoup que quelqu’un ait le courage de dire “Non merci !” que de faire un enfant qui se retrouvera à la DPJ ou qui aura de sérieux manques. Je pense donc qu’il est un peu inutile de juger le choix des gens…

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