
Cours de danse. Photo AFP
Drôle de question, en effet. Elle fait pourtant réagir bien des internautes depuis quelques jours (ici, ici, et ici, entre autres). Depuis qu’une auteure du Wall Street Journal a publié un essai fort controversé sur le sujet, en fait. Intitulé: «Why Chineses Mothers are Superior» (pourquoi les mères chinoises sont meilleures/supérieures), Amy Chua (qui publie ces jours-ci un livre sur la même question) y défend une thèse inusitée. En gros, selon elle, si les parents occidentaux en arrachent avec leurs enfants rois, c’est qu’ils n’ont rien compris. Pour élever un enfant, il ne faut pas y aller de main morte. Pas de sorties, de petits amis la fin de semaine. Encore moins de télé, de jeux vidéo, ou d’inutiles activités parasco. Au programme: les études. Point barre. Surtout, surtout, écrit-elle, ne jamais laisser un enfant échouer. Et par échouer, elle entend «avoir moins qu’un A». Le mot d’ordre: être le meilleur. Rien de moins.
Dans le concret, en tant que mère, elle crie beaucoup, menace, manipule. Tu joueras ce morceau de piano fillette, même s’il faut que tu le répètes toute la nuit. Ce n’est pas en abandonnant que l’on fait des virtuoses. Il n’y a pas de miracle: ce n’est qu’en pratiquant que l’on devient bon.
Son point de vue peut sembler radical. N’empêche que l’auteure a passé beaucoup de temps à comparer l’éducation parentale occidentale et chinoise. Elle retient une différence majeure, quant à la fameuse question de l’estime de soi. Elle écrit:
«Western parents worry a lot about their children’s self-esteem. But as a parent, one of the worst things you can do for your child’s self-esteem is to let them give up. On the flip side, there’s nothing better for building confidence than learning you can do something you thought you couldn’t.»
En gros: en protégeant à tout prix l’estime de soi de nos enfants, croit-elle, peut-être ne les laissons-nous pas aller au bout d’eux-mêmes. Se dépasser. Au contraire, les mères chinoises martèlent sans cesse à leurs enfants de persévérer, de travailler plus fort. Quoi de mieux, conclut-elle, pour l’estime de soi, que de réussir là où l’on croyait échouer?
Qu’en dites-vous?

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hdufort
12 janvier 2011
11h21
J’en dis que leurs enfants sont aussi obèses et dépressifs que les nôtres.
gl000001
12 janvier 2011
11h22
Il faut avoir un juste milieu peut-être ?
C’est vrai qu’il faut se planter des fois pour mieux apprendre.
guylaine101
12 janvier 2011
11h26
J’en dit qu’elles font de terribles mères. La vie n’est pas qu’accomplissement et rendement. Il faut aussi prendre le temps de regarder pousser les fleurs et observer les petits oiseaux.
C’est une question d’équilibre!
vivianep
12 janvier 2011
11h47
Franchement, à prime abord, je serais tentée de dire que ce sont des cinglés… mais c’est vrai qu’ici, on exagère en sens inverse avec la perpétuelle menace de la perte de l’estime de soi…
Oui, il faut leur apprendre à persévérer, oui, il faut insister pour qu’ils n’abandonnent pas, et oui, il faut les brasser, les pousser, les brusquer. Ça, c’est pas du tout en vogue, en Occident! On voit la tendance contraire, entre autre dans cette manie qu’ont les pays occidentaux de vouloir criminaliser la fessée… débile.
Mais bon, jamais je ne prendrais leur style parental pour modèle. C’est la folie inverse. Avoir un A-, ou un B, c’est vraiment pas la fin du monde. Et ne pas être la/le meilleur(e) en tout, ça non plus c’est pas dramatique. Et cette femme semble oublier tout ce que les enfants apprennent en jouant librement, entre eux. Ils en font des névrosés autant que nous, nous en faisons des moumounes.
michele32
12 janvier 2011
11h58
Sans être aussi extrême que cette mère chinoise, je suis plutôt d’accord avec elle. J’ai toujours mis beaucoup de pression sur ma fille aînée pour qu’elle ait les meilleures notes possibles. Je crois qu’elle a une capacité X et je veux qu’elle s’en serve et pas qu’elle se contente d’être à 80% de celle-ci.
Ça aide certainement à avoir une bonne estime de soi.
Tant pis pour les autres s’ils se contentent de moins…
cjulie
12 janvier 2011
11h59
J’imagine que c’est mieux pour ceux qui rêvent de voir leurs enfants devenir de petits robots, bien entraînés, performants et malheureux. Quand je vois l’état mental des étudiants universitaires chinois, je n’envie pas leur éducation, pas une cenne.
minotte
12 janvier 2011
12h04
Entendue de ma soeur qui enseigne au CEGEP : un étudiant qui avait eu tout faux sur une question d’examen n’a pas arrêter de la harceler pour avoir au moins la moitié des points parce qu’il avait pensé à la bonne réponse même s’il ne l’avait pas écrite !
Disons que les mères chinoises sont à l’extremité du spectre et que la mère de cet étudiant du CEGEP doit être l’autre extrêmité… Un juste milieu est de mise pour éviter de transformer les enfants soit en robot soit en grand insignifiant.
delhornissimo
12 janvier 2011
12h13
J’en dis que rien n’est gratis dans cette vie. Qu’il faut s’esquinter pour atteindre l’excellence. Et que c’est là que le bonheur se trouve: dans les activités bien faites. Une chirurgie parfaite, le Printemps de Vivaldi sans faute, un résultat de recherche qui nous fait avancer.
Autre chose: ce ne sont pas tous les chevaux qui sont doués pour aller aux courses. Dans une même famille, même éducation, il se trouve un ou deux enfants qui ont la “drive” et les autres l’ont moins. Même si les parents livrent un message identique pour tous.
Les Chinois? Ils doivent bien avoir leur pourcentage de “cruches” et de paresseux eux aussi…
Nous n’avons jamais trop su ce qu’ils pensent. Cette Amy Chua, son échantillonnage est-il signifiant? Et son essai, l’a-t-elle imaginé sur sa table de cuisine en pensant à sa propre mère et à ses soeurs? Comparer des comparables, avec un échantillonnage statistiquement valable… Est-ce ce qu’elle a fait?
cannibalcupcake
12 janvier 2011
12h15
Être élevé dans la peur, c’est pas mieux…
sentinelle
12 janvier 2011
12h21
On ne peut sous-estimer les mérites de cette méthode: le taux d’admission à l’université et leur taux de réussite académique sont remarquables. Contrairement à la culture nord-américaine, les sciences y sont valorisés. Toutefois, il est démontré que cette approche forme des étudiants moins créatifs et innovateurs. Je crois également qu’il s’agit d’équilibre.
gofrankiego
12 janvier 2011
12h21
Rien.
Le radicalisme est aussi stupide que le laxisme.
francisk123
12 janvier 2011
12h21
Équilibre…quel équilibre?
La réalité, c’est que les méthodes utilisées par les mères chinoises peuvent sembler excessives mais elles produisent des résultats. Simplement à regarder la vitesse de développement de la chine et on comprendra ce que je veux dire.
Évidemment, en Chine, le niveau de compétition entre élèves est complement démesuré compare au Québec mais le principle est le meme. Plus tu performes, meilleur seront les chances de réussir. Au Québec cependant, la culture de la “réussite à tout prix” est mal vue par certain (c-à-d ceux qui n’aboutissent à rien ou pas grand chose) et les parents ont peur de trop pousser leurs enfants, d’être trop sévère, d’exagérer, etc toute les excuses sont bonnes…il y a toujours qq un pour venir dire : ben voyons — La vie n’est pas qu’accomplissement et rendement. Il faut aussi prendre le temps de regarder pousser les fleurs et observer les petits oiseaux. — malheureusement…la vie de nos jours qu on le veuille ou non est accomplissement. On a deux choix, l’accepter ou philosopher.
J’ai deux enfants et je les ai poussés très fort pour réussir à l’école avec beaucoup de supervision quand ils étaient plus jeune et par la suite, le tout se faisait seul, par habitude. La rapidité de leur progrès a toujours étonné leurs professeurs. Sûrement pas plus intélligent que la moyenne mais beaucoup plus travaillant et vous savez quoi…miracle ! Ils ont des A (au cégep et à l université). Et ils travaillent tout les deux pour payer une parties de mes dépenses et ils sont parfaitement heureux avec un avenir brilliant devant eux et ils apprécient tout ce que nous avons fait pour eux en tant que “parents sévère” parceque aujourd’hui, ils se comparent et ne peuvent qu’être fier.
Mais tout ca demande beaucoup d’efforts et c’est tellement plus facile de regarder les fleurs pousser.
gofrankiego
12 janvier 2011
12h22
Pauvres enfants !
linele
12 janvier 2011
12h29
Ok pour les pousser à ne pas abandonner au premier écueil… Mais je ne serais pas une mère heureuse à pousser sans cesse sur mes enfants de la sorte… J’aime bien l’idée qu’ils puissent s’amuser aussi!
julietrudeau
12 janvier 2011
12h29
Heu… je crois qu’elle a une vision romancée des parents chinois, ou qu’elle n’est jamais allée en Chine ! Je n’ai jamais vu d’enfants aussi mal élevés que lors de mon voyage à Beijing. Des enfants obèses, capricieux, prompts à crier après leurs parents qui eux, les regardent avec adoration. L’enfant unique chinois est suradulé par des parents mielleux qui le considèrent comme une pure merveille ! Ceci est vrai pour les plus jeunes.
Les plus vieux ont davantage été poussés par leurs parents. Plusieurs d’entre eux se suicident lorsqu’ils ne sont pas admis dans l’université de leur choix. Est-ce mieux ?
Ceci étant, je suis d’accord avec le fait que les enfants, pour construire leur estime de soi, ont besoin de réussir des tâches qu’ils croyaient de prime abord trop difficiles pour eux. D’où l’importance de les pousser à accomplir leur maximum. Il importe de leur inculquer l’importance du dépassement de soi pour la réussite. Mais en fonction de leurs capacités ! Pour certains, avoir des A, c’est un minimum attendu. Mais pour d’autres, un B ou même un C est tout un exploit ! Et pour moi, avoir un C dans une matière où l’on a de la difficulté et où on a travaillé d’arrache-pied a beaucoup plus de valeur qu’un A reçu les deux doigts dans le nez.
C’est pourquoi il me semble que le processus est plus important que le résultat. Je suis bien placée pour le savoir : je n’ai eu aucune note en bas de A pour tout mon cursus universitaire (du bac au doc). J’ai eu de nombreuses bourses d’excellence. Mais je n’ai aucun mérite : j’évolue dans le milieu universitaire comme un poisson dans l’eau. Cela ne m’apporte donc aucune fierté.
Pour mes enfants, c’est la même chose : que mon plus vieux sache lire depuis l’âge de 4 ans, bof. C’est un intellectuel qui aime apprendre. Mais quand il a réussi à faire son premier panier dans une partie de basket wow ! Quelle réussite ! Il a mis des heures à se pratiquer chaque jour avec le panier devant la maison. Quant à ma fille, c’est le contraire. Elle peut bien compter tous les paniers d’une partie, elle est née avec un ballon dans les mains. Mais chaque B de son bulletin est célébré comme il se doit !
justanopinion
12 janvier 2011
12h31
90% d’accord (les sports… c’est important)
C’est comme ca que j’ai été élevé.
Pas de sorties la semaine. Piano + Saxophone + Sports (karate, soccer, ski, natation, etc.).
Merci à mes parents qui ont pensé à nous, avant de penser à eux.
C’est une des raisons pourquoi leurs enfants sont en bonne santé, à comparer les enfants nord américains qui sont énorme.
Rigueur (beaucoup de rigueur) et amour (beaucoup d’amour). Thats it.
Des parents irresponsables et égoistes qui se trouvent plein de raison pour ne pas s’occuper de leurs enfants, il y a presque juste ca, en amérique.
guillaumetd
12 janvier 2011
12h49
J’affirme qu’il s’agit d’une grande généralisation malsaine. On retrouve toute sorte de parent en Asie, Afrique, Europe etc.. Des parents contrôlant il y a en a partout.
Ce n’est pas les Chinois qui ont inventé la discipline. Pour ce qui est de réussir, la satisfaction est de réussir pour soit même et pas pour un autre. C’est de cette façon qu’on devient un leader et non un suiveux.
Si on suit sa logique, on peut se demander pourquoi les Chinois ne dirigent pas les grandes entreprises (j’exclue ici Yahoo qui est dirigé par un Chinois extravertit) ?
En conclusion réprimé une personne, c’est le condamné à être bon et non excellent.
chouettemaman
12 janvier 2011
12h50
Je ne doute pas que l’approche chinoise est supérieure pour former des petits prodiges et des enfants qui auront beaucoup de succès sur le plan professionnel. Mais qu’importe, je n’admire pas spécialement la société chinoise, trop totalitaire et compétitive à mon goût, et cette approche ne concorde pas avec mes valeurs. Oui, à la discipline, l’essai-erreur, l’apprentissage des conséquences, la détermination, le respect de soi et des autres, non à un mode parental basé sur la peur de l’échec et l’humiliation.
Franchement, je trouve l’auteure de l’article plutôt horrible, obsédée avec la réussite. Il y a quelque chose de terriblement égocentrique à être à ce point obsédé par le succès de ses enfants.
mamankiller
12 janvier 2011
13h04
Le taux de suicide est assez élevé dans cette région du monde. Peut-être justement à cause de cette rigidité et cette performance à tout prix. Je crois qu’entre le protéger à tout prix et être rigide, il y a un juste équilibre à atteindre et évidement, ca varie d’un enfant à l’autre.
Elles sont pas meilleures que nous, elles font comme nous, le mieux pour leurs enfants, selon leur éducation.
yves17
12 janvier 2011
13h08
Faut croire qu’on en a trop acheter quand on etaient jeune, on a cree un monstre Chinois.
Comment ca se fait qu’on a pas compris ca avant, et nos gouvarnements qui multiplies les reformes quand on a juste a achete le livre de la petite Chinoise quand a achete quand nous etions jeunes, maudit quand l’a pas nous autres.
Je vends tout et je demenage en chine demain avec la marmaille, je prends meme pas de chance qu’on soit influence negativement en restant pres de gens incompetents parentalement et des enfants illettrer et mal elever.
Excuser pour les fautes j’ai pas etudie en chine mais la releve sera sauve grace a notre demenagement.
bonne journee la!
cielbleu
12 janvier 2011
13h09
Moi j’ai été élevé à la dure. Ado, je détestait mon père pour cela. Maintenant que je suis adulte, tout les jours je le remercie. Je n’ai jamais touché à la drogue, à l’alcool ni même fumer. Je garde la tête haute dans toute situation et rien ne me fais peur. Quand je me casse la guele, je me relève et me remets au travail. Les enfants sont faits plus fort qu’on le pense.
yves17
12 janvier 2011
13h11
Ha oui j’oubliais, j’ai pas lu le livre mais ceux qui l’ont achete pourrait m’aide. Pensez vous que ce serait mal vu si on emennaient le TV 50″ la-bas ou si on devraient la donne a quelqu’un d’inculte icitte.
ilea
12 janvier 2011
13h33
@cielbleu
Je n’ai pas été élevée à la dure, mais dans le respect de ma personne. J’ai toujours aimé mes parents, je les aime toujours. Je continue en utilisant vos mots: “Maintenant que je suis adulte, tout les jours je le remercie. Je n’ai jamais touché à la drogue, à l’alcool ni même fumer. Je garde la tête haute dans toute situation et rien ne me fais peur. Quand je me casse la guele, je me relève et me remets au travail”
Je termine mon doctorat en génétique et c’est moi qui enseigne à tous les Chinois qui remplissent les salles de cours à McGill… Comme quoi différentes approches peuvent mener à des résultats appréciables…mais certaines sont plus agréables à mes yeux…
chouettemaman
12 janvier 2011
13h44
@cielbleu : Vous avez peut-être été élevé à la dure mais votre texte contient beaucoup de fautes de français, comme quoi une éducation rigide n’est pas parfaite.
@julietrudeau, c’est vrai que nous tendons à percevoir, à tort si vous avez raison, les jeunes chinois comme étant très disciplinés. Merci pour la nuance.
isacyb
12 janvier 2011
13h47
Je trouve que ces “techniques” s’apparentent plus à du bullying qu’autre chose. Faire des enfants pour se fabriquer des petites victimes à torturer, je trouve ça… spécial. Je n’ai rien contre le dépassement de soi et la discipline, au contraire, mais il y a moyen de faire ça de manière plus positive et saine.
gl000001
12 janvier 2011
13h55
@justanopinion
“presque tous”. Très grosse exagération. Vous êtes bon là-dedans vous.
Vous voyez ce que l’extrème donne ? Ca donne vous qui ne connaissez pas grand chose du monde et qui tombe vite dans la facilité de la généralisation.
Les chinois, c’est pareil. Une société très uniforme qui perpétue l’uniformité par sa politique interne, par le travail, par l’école, par les parents.
nemo
12 janvier 2011
15h12
Il y a une grande différence entre performer et honorer ses engagements. On ne peut pas performer dans tout ce qu’on entreprend mais il faut absolument honorer tous ses engagements.
Si notre enfant joue du piano par plaisir, il faut qu’il aille à tous ses cours et qu’il pratique un minimum. Si notre enfant veut gagner des concours de piano, alors là il faut qu’il pratique dans presque tous ses moments de libre, qu’il fasse le maximum pour réussir. Ce n’est pas donné à tout le monde côté caractère comme côté habileté. Même chose avec le hockey. Je ne connais pas grand garçon du midget espoir qui ne se sont pas entrainés tout l’été en prévision d’être le meilleur à l’automne, d’être celui qui sera choisi.
Parfois comme parent il faut pousser ses enfants. Mais les tyraniser, décider pour eux dans quoi ils excelleront je suis totalement contre. Pire, décider qu’ils excelleront dans tout est totalement utopique. Mais laisser son enfant abandonner à la première difficulté. n’est guère mieux. Ce n’est pas dans l’excellence que le caractère se forge mais bien dans l’adversité. Pour certain, jouer du Midget A sera la récompense ultime de durs labeurs comme pour d’autres jouer du Midget A sera la preuve qu’ils ont arrêtés de se battre. Même chose pour l’école, pour le piano et pour toutes activités où il y a des gagnants et des perdants.
Pauvres enfants chinois tyranisés avec le culte de la performance. Mais, pauvres enfants de chez nous qui apprennent souvent à abandonner à la première difficulté.
nads123
12 janvier 2011
15h18
Mon conjoint, qui est chercheur à l’Université, a toujours des tonnes de demandes de Chinois pour venir étudier et travailler dans son labo. Il a fait deux principales constations. 1) Il est difficile de cerner les capacités réels de ces jeunes Chinois. Les baromètres d’évaluation sont très différentes et souvent les résultats ou les compétences décrites sont ‘gonflés’. 2) Mais ces jeunes se défoncent pour faire de leur mieux et travaillent très fort, contrairement aux étudiants Occidentaux qui ont souvent une attitude un peu syndicale concernant leurs efforts. Mais à part ça…
Est-ce que les Chinoises sont des meilleures mamans? Je ne suis pas convaincue. Je suis certaine qu’il y a d’autres enjeux qui ne sont pas évalués et dans quoi elles ne performent pas mieux que nous.
cookeryandwivery.blog.ca
edata
12 janvier 2011
15h26
En laissant les jeunes expérimentés touchez à tout et se requestionner davantage, ne créons nous pas des jeunes plus créatifs, innovateurs et ouverts sur le monde. N’est-ce pas le édfis des entreprises d’ici face aux robots humains chinois.
De plus, ne disons pas que nous ne les poussons pas à performer. Les profs doivent prendre 25% de leur temps a faire des évaluations plutôt qu’à simplement travailler.
La réussite se vit aussi en amérique du nord. Anthony, un jeune sportif qui travaille fort pour être meilleur au football. Rosalie qui se défonce au conservatoire pour jouer du violon. Étienne qui a lu presque 12 000 pages de romans à 10 ans.
Ce qui manque dans notre culture c’est une homogénéité de l’effort demandé aux jeunes. Quand un professeur à comme réponse d’un parent le fait que son fils ne fesait pas ses devoirs ceci: “Pesez donc le sac de Julien, il est tellement pesant, vous exagérer”. Dans une autre classe, la mère change d’école l’enfant, car le prof est trop exigent. Au secondaire, un parent dit à la professeure que sa fille manque de l’école parce qu’elle n’aime pas ça l’école point barre…
Dites vous que le problème vient réellement des parents, mais de quelques parents qui ralentissent les jeunes mieux encadrés. Cette discrimination est vraiment installée pour éviter de détruire l’estime des élèves plus faibles.
Certains élèves arrivent en maternelle avec 3000 heures (30 minutes par soir seulement, pendant 5 ans) de stimulation à la lecture et d’autres avec seulement 35 heures. Il y a une marge énorme et les parents en sont responsables.
Sommes-nous une société qui valorisons la réussite. Nous avons un des PIB les plus faibles dans les pays industrialisés. Nous prenons notre retraite le plus tôt au pays. Combien de fois les pauvres parlent négativement des entrepreneurs qui réussissent. Nous avons le taux d’entrepreunariat le plus faible au Canada.
Nons des enfants à notre reflet.
poudingchomeur
12 janvier 2011
16h15
Imaginez 2 secondes avoir été élevé par des parents affectueux, respectueux, intéressés à votre personnalité, facilitant vos intérêts, vos forces …le tout dans une chaumière sécurisante ou règne l’harmonie.
Et maintenant, imaginez l’adulte que vous seriez aujourd’hui …
Et maintenant, imaginez la société dans laquelle nous viverions…
andcar
12 janvier 2011
16h36
Allô taux de suicide plus tard?????!!!!!
Voir en référence le Japon!
Je ne suis pas d’origine asiatique mais hispanique, ma mère mettait bcp de pression sur mes notes.
Ma moyenne était de 95% à l’école.
Je n’ai JAMAIS été heureuse là-dedans et à 18 ans, j’ai abandonné mes études en médecine.
J’ai aujourd’hui un BAC en Arts et Lettres.
Je crois dans tout ça qu’il faut un équilibre. Ces femmes dans cette études sont aussi pires que toutes autres mères qui exagèrent dans une façon de discipliner ses enfants!
Aaaaaaah ces études!!!!! Souvent c’est du n’importe quoi!!!!!
loubia
12 janvier 2011
16h38
Ce n’est pas en Chine qu’on se suicide si on perd la face? Ce n’est pas en Chine que bien souvent, on prend les enfants pour des toutous savants qui étudient, pratiquent des sports ou ont des activités enrichissantes pendant chaque minute de veille?
Ils ont des résultats académiques pour montrer que le bourrage de crâne ça marche: oui! Ceux qui ne se sont pas lancés en bas d’un 20e étage sont les meilleurs de leur discipline, je veux bien! Ils sont OBLIGÉS d’être hautement compétitifs à cause de leur TRÈS nombreuse population qui se dispute les postes à pourvoir, et ils peuvent se permettre d’aller chercher les as dans toutes les disciplines, artistiques, scientifiques, sportives ou autres. Question de survie, faut être le top du top.
Mais est-ce que ça les rend heureux? Ils divorcent moins, se suicident moins, ont moins de dépressions et de problèmes en général? Les enfants sont mieux élevés?
Être un toutou savant, savoir parler deux langues à 18 mois, savoir marcher à 10 mois, être propre jour et nuit à 11 mois, lire et écrire couramment à 4 ans, être citée en exemple tout le temps, manger des volées parce qu’on est première de classe avec 90% au lieu de 95%, c’est lourd, ça détraque et ça crée des montagnes de rancœur. Se faire hurler dessus et ne jamais entendre de mots d’affection ni d’approbation aussi. Un bon petit chien-chien bien obéissant et terrorisé.
Mais entre cela et le total laisser-aller qu’on voit ici, il doit y avoir moyen d’avoir un juste milieu non?
Les enfants ont besoin de deux choses: d’amour, c’est primordial, et d’encadrement, tout aussi important. Je ne vois rien de ces deux qualités dans la société chinoise ni dans la nôtre. Toutes les deux aiment mal leurs enfants. Toutes les deux les encadrent mal, l’une par excès, l’autre par paresse.
Pauvres enfants. Belle société de demain.
ysengrimus
12 janvier 2011
16h43
Par delà la différence superficielle (autorité v.s. laxisme) c’est la similarité qui me frappe en fait, et celle-ci réside dans l’ingérence parentale accrue. Quand est-ce que les ti-pit vont chercher des bibittes dans le bois avec tout ca? Les parents sont partout, de nos jours. Moi je veux pas que mon enfant soit le “meilleur” je veux qu’il soit heureux. Et lui ficher la paix fait partie du programme…
Cette méthode n’est pas specialement “chinoise”, du reste. Elle est, comme la Chine, tout simplement ancienne. C’est un autre type de lutte des anciens et des modernes, rien de plus.
Paul Laurendeau
vinny53
12 janvier 2011
17h03
Je trouve particulièrement étrange ce débat. Est-ce que les chinois réussissent mieux académiquement que nous? en général oui. Sont-ils complètement dédié à leur travail? je dirais oui aussi.
Maintenant il faut voir au détriment de quoi cette réussite est faite. Ayant connu moi-même plusieurs chinois ayant fait leur étude en chine, je peux dire que la plupart m’ont dit avoir eu une enfance difficile et pas du tout plaisante. En effet, en ne permettant jamais l’échec ou même que l’enfant aie des difficultés, on amène une pression énorme sur ces jeunes. Il est certain qu’ils ne pourront réussir en tout, détruisant complètement leur estime d’eux-mêmes. Ce n’est pas pour rien que les maladies mentales et les suicides chez les jeunes sont monnaie courante là-bas. En plus, an bannissant, tout contact social, nous arrivons avec des enfants complètement renfermé et ayant de la difficulté à interagir dans la société. Tout ceux qui ont des amitiés avec des personnes chinoises devrait avoir remarquer la même chose: il est très difficile d’établir un contact avec eux.
Donc bien franchement, le modèle chinois militaire est une absurdité dans le développement de l’enfant tout comme l’exemple de laissez faire l’enfant était absurde quelques billets auparavant. Tout est dans la répartie, y me semble que c’est pourtant simple.
antonia
12 janvier 2011
17h09
J’ai travaillé durant plusieurs années dans divers services scolaires et sociaux.
Laissez-moi vous dire que si le terme “meilleures mères” s’appliquent à des adultes qui sont violents, qui n’hésitent pas à appliquer des corrections physiques complètement folles (du genre à genou sur des billes) et qui détruisent ainsi toutes les plus petites pensées chez leurs enfants qui pourraient leur laisser croire qu’ils sont compétents, alors Bravo ! nous avons atteint des sommets.
La société chinoise est une milieu fermé, hypocrite qui ne se livre pas facilement. Et contrairement à d’autres cultures qui se méfient des intervenants, les familles chinoises nous rejettent le plus souvent parce qu’elles nous méprisent et qu’elles nous croient inférieurs.
Ne jamais, JAMAIS, tenter de ressembler à ce peuple, ne jamais, JAMAIS tenter de rejoindre sa culture … Nous ne connaîtrons jamais le taux de suicide qui découle de cet encadrement débile !
gebgeb
12 janvier 2011
18h10
Je crois que l’idéal se situe, non pas au milieu entre la manière chinoise et celle plus laxiste nord-américaine, mais un peu plus vers le côté chinois des choses.
Il est plus facile de réussir sa vie lorsque sait s’organiser, qu’on respecte ses engagements, qu’on est à l’heure, qu’on est efficace et qu’on utilise au maximum les connaissances acquises à force de travail souvent acharné.
J’ai trois jeunes enfants et je peux témoigner du manque de beaucoup de parents à ce niveau. Des enfants vont à leur cours de patin lorsqu’ils en ont envie. Des enfants vont à l’école lorsqu’ils en ont envie. Des enfants arrivent en retard tous les matins. Des enfants ont régulièrement des devoirs non faits. Des parents font les devoirs et les travaux de leurs enfants. Des parents couvrent pour leurs enfants lorsqu’ils n’ont pas fait ce qu’ils avaient à faire.
Croyez-moi, la grande majorité des parents actuellement penchent du côté du laxisme et par beaucoup. C’est plutôt désespérant. De surcroît, les parents qui sont plus encadrant et plus exigeants sont dénigrés et sont taxés de sévères et de castrants.
Je crois fermement que ces chinois nous surprendront un jour en envahissant le marché d’une main d’oeuvre et d’experst habitués à livrer la marchandise et à travailler fort pour obtenir du succès. Pendant ce temps, nos enfants à l’imagination si abondante mais à l’éthique de travail déficiente joueront les subalternes.
astyanax
12 janvier 2011
18h13
Avec une telle culture de la performance, une population gigantesque et une économie florissante depuis au moins vingt-cinq ans, comment se fait-il que la Chine participe aussi peu au développement technologique, artistique et humain?
charloudelidou
12 janvier 2011
18h25
Et pourtant en Chine on assiste a une montée des suicides chez les jeunes adultes…
jacquesr1957
12 janvier 2011
19h48
Hum! Très beau sujet de débat pour la société québécoise! Dans le même sens d’idées et ce n’est pas la première fois que je le dis, je crois encore que si toutes les écoles au Québec, tant secondaires que primaires mettaient en priorité dans leur projet éducatif une démarche disciplinaire, ferme (les règles et les conséquences sont clairement définies) et souple (on doit jaser beaucoup avec l’élève, les parents, et, parfois, demander à l’élève ce qu’il ou qu’elle en pense, quelle conséquence il ou elle proposerait, parce qu’il ou qu’elle a décidé d’agir ainsi…), eh bien je suis toujours convaincu qu’il s’agirait d’un excellent moyen pour contrer le décrochage scolaire et que, conséquemment, le taux de diplomation augmenterait significativement!
Jacques Robert
glepage
12 janvier 2011
20h19
Mon 2 cents de chercheuse en psychologie:
L’important est de mettre l’accent sur l’effort, le travail et la constance.
Plusieurs parents mettent l’accent sur le “talent” de l’enfant, or plus on avance dans les niveaux d’éducation (ou dans le sport ou le travail) il faut travailler plus davantage pour obtenir un résultat qui s’obtenait précédemment avec moins d’effort. C’est souvent à ce point que ceux qui se croyaient talentueux prennent une grosse débarque (dans leurs résultats et dans leur estime de soi).
Parallèlement, l’amour et l’appréciation du parent pour son enfant ne doit pas être contingente à la performance de l’enfant, car cela aura davantage d’impact négative sur ce dernier en cas d’échec.
Pour ce qui est de comparer les mères chinoises et occidentales, je ne suis pas prête à dire que les premières sont supérieures aux secondes. Par contre, elles auront sans doute (peut-être malheureusement de manière contrôllante) inculqué la culture du travail, de l’effort et de la persévérance à leurs enfants. Cela est un atout important et cela manque de plus en plus aux enfants (certains ont déj< atteint l'université et le marché du travail) occidentaux qui veulent dans A sans trop se forcer.
jim777
12 janvier 2011
22h20
Dans vingt ans, quand les petits Chinois décrits par l’auteure de cet essai seront adultes, on se demandera:
-Comment ça se fait que la Chine est la première économie mondiale
-Comment ça se fait que nos entreprises se font acheter par des capitaux Chinois
-Comment ça se fait que pour réussir en affaires, apprendre le Mandarin est un atout
-Comment ça se fait que les principaux producteurs d’énergie verte et de voitures électriques sont Chinois
-Comment ça se fait que les Chinois ont un programme spatial vers Mars et une base lunaire
-Comment ça se fait qu’au Québec on est pas capable d’en faire du pareil.
Je peux fournir des hyperliens qui décrivent comment ces changements sont déjà amorcés pour ceux que ça intéresse.
L’avenir d’une nation appartient à ses enfants.
On a beau être en désaccord avec la manière Chinoise d’élever les leurs, mais ce sont des principes de base qui ont fait leur preuves tout au long de l’Histoire de nos civilisations, des Spartiates de l’Antiquité aux Asiatiques en passant par les Juifs.
Et ces principes de base font cruellement défaut au Québec.
gl000001
13 janvier 2011
07h44
@guillaumetd
“réprimer une personne, c’est le condamner à être bon et non excellent.”
Excellent résumé.
maude05
13 janvier 2011
08h38
Ma meilleure amie est mariée à un chinois. Un vrai enfant roi, pareil à tous les autres enfants rois de la planète. Idem pour sa nièce. Pffff… c’est partout pareil !
Donc les mères chinoises ne sont pas si supérieure que ça à mon avis ! La seule différence, c’est que les enfants sont élevés à la dure. Mais sa les empêche certainement pas de manipuler leur parents !
Faut dire aussi que les chinois détestent l’échec. Ils sont très très fiers de leur pays. Donc l’auteur romance peut-être un peu sa vision des familles chinoises…
gl000001
13 janvier 2011
09h35
@jim777
Ils seront tout ça à cause de leur poids démographique. Point à la ligne. Ca ne sera pas du à leur éducation.
charloudelidou
13 janvier 2011
09h44
@maude05
C’est l’impression que j’ai aussi…après tout l’auteure n’est pas seulement observatrice, elle élève elle-même ses enfants ‘A la chinoise’. Je trouve qu’il y a un peu d’auto-lancage de fleurs dans son attitude.
fredvincent
13 janvier 2011
09h51
Je lis les commentaires et je crois sincerement qu’il y a un changement drastique dans la façon d’éduquer nos enfants. Fini les écoles alternatives et autre connerie du genre où l’enfant décide tout comme dans les années 80. On ne le voit pas encore, mais je crois que les parents de jeunes enfants aujourd’hui ont compris ce qu’étais l’équilibre. Tout ceux à qui j’en parle sont fort sur la discipline sans non plus en faire une obsession. Je crois fermement que notre jeune génération sera une des plus performante et créative que le Québec aura connu dans une vingtaine d’années..
stephanie2009
13 janvier 2011
10h01
J’ai toujours été pour plus de fermeté et de discipline à l’école, comme à la maison d’ailleurs, mais le but de l’éducation d’un enfant devrait viser à en faire une personne heureuse et épanouie qui a des rapports respectueux et harmonieux avec les autres. Il n’y a rien là d’incompatible avec une bonne instruction. Même chez les animaux, le jeu fait partie des éléments essentiels au développement. Tout est une question d’équilibre.
Les enfants n’existent pas pour satisfaire l’orgueil des parents ou leur permettre de compétitionner entre eux. Ils sont des individus à part entière et ceux à qui on a refusé le droit d’être des enfants risquent de passer leur vie à essayer de rattraper ces années perdues. J’ai déjà entendu une mère dire, dans l’émission “Wife Swap” que le bonheur de ses enfants n’était pas une priorité! Pas une seule fois je n’ai vu ses 4 enfants sourire lors de la première semaine de l’échange (lorsque la nouvelle “mère” doit respecter les règle de la maison). J’étais estomaquée!
Le problème avec une éducation faite uniquement de dressage à l’excellence mais aussi au conformisme et d’obéissance aveugle c’est qu’il habitue l’enfant à ne jamais prendre d’initiative, à adopter des comportements presque robotisés et à se méfier de sa propre créativité. Il n’apprends pas la compassion, il apprend plutôt à mépriser ceux qui réussissent moins bien que lui et à les voir comme des ratés, bref à les voir comme il se voit lui-même lorsqu’il échoue.
Il n’apprend pas comment gérer un échec puisqu’on ne lui permet pas de considérer que ça fait partie de la vie. Son estime de soi n’est pas liée à ce qu’il est mais comment il performe. Au moindre échec, tout s’écroule! Le taux de suicide chez les jeunes en Chine va finir par rejoindre celui du Japon.
Beaucoup de découvertes et d’inovations en sciences, en médecine, en architecture ou en arts, n’ont été possibles au cours de l’histoire que parce que des gens ont osé penser différemment et remettre en question les modèles de leur époque. Une société ne peut pas fonctionner éternellement si tout le monde se contente de suivre le troupeau.
jeanfrancoiscouture
13 janvier 2011
10h08
Attention à «l’excellence». Ce que nous voyons «des chinois», ça n’est que la portion que l’on nous montre, la portion qui se situe à la moyenne plus trois sigmas. Ce qui se situe sous la moyenne, on ne le voit pas.
Si on appliquait à la lettre la loi des grands nombres et que nous utilisions un vrai échantillonnage représentatif, il y a de fortes chances que les résultats donneraient un portrait se rapprochant de ce que l’on peut voir ailleurs dans d’autres sociétés humaines. Une courbe à peu près normale de talents, de succès, d’échecs etc.
Bien entendu, si la courbe n’est pas parfaite et se déplace même tout juste un peu au dessus de la moyenne, vu la population qui s’en va vers le milliard et demi, cela donne forcément un sacré paquet de gens avec des caractéristiques supérieures.
C’est ceux-là qu’on voit aux Olympiques, en affaires, en arts.
On ne peut conclure seulement à partir d’un échantillon composé exclusivement de premiers de classe.
rightman
13 janvier 2011
10h09
C’est drole, les Chinois arrivent ici, ouvrent un dépanneur, et leurs enfants deviennent ingénieurs et médecins. Pendant ce temps, les petits québecois décrochent au secondaire, vont a l’UQAM étudier en art, etc…
Ca sera beau la société de demain, on sais qui ca sera, la classe des travailleurs manuels!
charloudelidou
13 janvier 2011
10h22
D’ailleurs venant de son article de Wikipédia: ‘Chua, in response to questions about her book, admitted to SFGate that she is a workaholic who “is…not good at enjoying life’
Ca explique 2-3 affaires
chouettemaman
13 janvier 2011
10h49
Je travaille dans un milieu où il y a beaucoup d’étudiants étrangers, dont des étudiants chinois. Ces derniers sont très travaillants et bien formés. Par contre, ils manquent d’imagination et de créativité et ont terriblement peur de l’autorité. Quand quelque chose ne va pas bien, ils n’osent pas en parler à leur superviseur et ce n’est pas sans conséquences négatives. Certains mentent pour cacher un échec.
Je crois donc qu’il y a un moyen d’élever les enfants dans une saine discipline – ne pas être d’accord avec Mme Chua ne signifie en rien dénigrer une éducation rigoureuse – mais de manière aimante et douce.
D’ailleurs, j’ai lu la biographie Wikipedia de Mme Chua vers lequel vous pointez un lien Mme Galipeau. Elle me semble un type A pur et dur, axée sur la performance à tout prix. On tendra sans doute à être ou non d’accord avec ses propos selon notre propre personnalité.
Je suis étonnée de retrouver ici des partisans de Mme Chua qui se sont présentés comme des partisans du nonschooling dans l’article précédent. C’est absurde car l’approche de Mme Chua ne laisse qu’une place limitée à la réflexion personnelle, à la liberté de pensée.
gl000001
13 janvier 2011
10h59
@fredvincent
“Fini les écoles alternatives et autre connerie du genre où l’enfant décide tout comme dans les années 80″
Ce n’est pas ça un école alternative. Il y a beaucoup de supervision et ils apprennent plus de chose qu’au régulier.
@rightman
Ceux qui arrivent ici sont ceux qui ne pouvaient pas fonctionner là-bas parce qu’ils résistaient à l’uniformisation. Ils ne sont peut-être pas représentatif du reste du peuple chinois.
jim777
13 janvier 2011
11h34
@ gl000001
Bonjour.
Vous dites:
“lls seront tout ça à cause de leur poids démographique. Point à la ligne. Ca ne sera pas du à leur éducation.”
Le poids démographique de la Chine n’est évidemment pas nouveau. La Chine a toujours été une des pays les plus peuplés de la planète.
Simple question de logique.
Ce qui est nouveau c’est le manque de compétitivité de l’Occident.
Qu’est-ce qui a changé en Occident et au Québec depuis 40 ans ?
La manière d’élever les enfants basée davantage sur l’estime de soi que sur la compétitivité comme c’est décrit dans l’article ci-haut.
Je maintiens que c’est pour ça que la Chine nous a rattrappé et va bientôt nous dépasser économiquement et autrement.
Comme bien d’autres pays d’ailleurs.
djodrylapointe
13 janvier 2011
11h42
Je ne crois pas qu’élever un enfant à la dure, à coups de pieds dans le cul et claques sur la gueule, ou bien en les privant de tout divertissement, forme un être humain compétent socialement, bien dans sa peau, heureux et créatif. Je crois que ça en fait simplement un drone obéissant et efficace.
Je suis pour rehausser la culture de l’effort. Comme une lectrice dit plus haut, j’étais première de classe sans me forcer jusqu’à l’université; et quand il a fallu que je me force, que j’étudie tous les soirs, que je n’avais pas de méthode… j’ai fait une dépression. Je travaillais en même temps, aussi. Je me suis battue, et après un changement de programme, j’ai fait un baccalauréat en psychologie (matière exigeante). Je n’avais pas des A partout, mais j’ai réussi à obtenir une moyenne assez élevée pour être acceptée à la maîtrise en orientation. Cela dit je crois fermement qu’il faut éviter d’asseoir l’enfant sur ses lauriers, parce que ça fait que nous n’avons pas vraiment le goût, la faim de l’effort. Je ne blâme aucunement mes parents; ils ont fait ce qui leur semblait idéal et je suis une personne saine et stable. Cependant, je dois dire que je n’ai pas fait de doctorat car je n’avais pas tant envie de me «forcer». Et que j’ai pris une pause de la maîtrise parce que j’étais «tannée» et «fatiguée» de ne pas avoir de «vie.»
Est-ce que ça fait de moi quelqu’un de lâche et dysfonctionnel? Non. Je suis performante dans ce que je fais, et j’ai l’intention de décrocher ma maîtrise. Je crois aussi qu’à chaque personne son rythme.
C’est sûr que quand on voit qu’un enfant a un talent particulier, on peut et même doit l’encourager à devenir encore meilleur, mais je ne pense pas que le forcer indéfiniment s’il n’aime pas ça est une bonne chose. Aussi, ça ne vaut pas le coup de lui bourrer son horaire d’activités parascolaires et de plages d’études; il faut équilibrer le tout, de même que valoriser l’effort et ne pas laisser l’enfant se contenter de peu, mais sans «virer fou» avec ça et avec la discipline.
Pour ma part, je crois que Mme Chua est bien présomptueuse de prétendre une telle chose, et par ailleurs tout ce qui a été dit sur le taux de suicide, les enfants-rois et les notes gonflées existe; ces données se retrouvent partout, et pas seulement dans la presse publique; aussi dans des recherches et journaux scientifiques poussés.
Je trouve vraiment triste de voir les commentaires aigres de personnes trouvant que les enfants d’ici «ne font pas d’effort», «traînent», «étudient l’art» (comme si c’était une tare!!!) etc. Un peu d’ouverture d’esprit ne ferait pas de tort… allez faire un tour dans les écoles internationales aussi, prenez un échantillon plus vaste que votre petit monde de connaissances privées…
Charloudelidou, chouettemaman,stephanie 2009 et gflepage je suis avec vous.
Dominique J Lapointe
mawie18
13 janvier 2011
12h01
J’aime bien cette article : http://www.nctm.org/resources/content.aspx?id=1560
En gros, selon moi, c’est toute la société qui fait la différence!
D’abord, ça ne concerne pas juste les parents, les système scolaires sont tout à fait différent.
Et oui, j’ai tendance à pensé, qu’ici on a ”peur” de pousser nos enfants un peu plus loin. Mes parents l’on toujours fait et je leur en suis très reconnaissante, j’étais pourri a l’école, sans ”coup de pied au cul” je n’aurai jamais eu de diplôme, j’ai du travaillé d’arrachepied, d’ailleurs les professeurs me l’ont souvent dit à la fin de mon secondaire!
Les activités hors école aussi sont importantes! (intra ou extra scolaire) ça permet d’être en forme et de laissé son esprit ailleurs. 90% de mes amis, gars comme fille, ne faisaient aucun sport ou activité pendant l’année scolaire, il est pourtant prouvé que ça peu aidé à l’école (très encourager au Japon d’ailleurs).
Dans plusieurs pays occidentaux, comme au Japon, on peut aussi remarqué une certaine ”rebellion” des jeunes face à l’autorité. Comme il y a eu ici d’ailleurs, le père n’a plus la même place dans un famille, rare sont maintenant les jeunes qui ont ”peur” de leur père, alors que cette situation, mes parents l’on vécu!
Et noter, que tout semble plus ‘’simple”, lorsque que chacun est bien discipliné et fait ce qu’il a a faire. Le peuple japonais en est le meilleur exemple, dite toujours ”oui”, car le non est inacceptable. J’ai l’impression de voir un société organisé comme une fourmilière, chacun a son rôle et personne ne doit rouspéter, et remarquer comme tout ce fait si bien. Le système scolaire chinois et absolument basé sur le même principe que celui de sa société toute entière. C’est toute une culture qui doit être questionné et non une pogné de parents ou d’enseignants!
Et surtout, c’est faire face à ce qu’on veut privilégié en tant que société…
Pour ma part, je suis sure qu’il existe un juste milieu !
marie-zaza
13 janvier 2011
12h15
Je trouve qu’on mélange les pommes et les oranges. On ne peut pas comparer les chinois en Chine avec les enfants d’ici, tout comme on ne peut pas comparer des enfants défavorisés avec des enfants mieux nantis ou encore des enfants d’immigrants chinois établis ici depuis longtemps et d’autres qui arrivent tout juste.
Et en général, ceux qui arrivent ici ne sont pas ceux qui ne pouvaient pas fonctionner là-bas ! C’est plutôt, si j’en juge leur niveau de vie et la marque de leur voiture, ceux qui réussissent, ont de l’ambition et sont déjà bien établis qui viennent ici. Tant mieux pour nous car cela rehausse la valeur des maisons et fait rouler notre économie en plus de nous garantir des citoyens travaillants et qui contribuent à la société.
De part de mon expérience personnelle… mes enfants vont dans une école très multiculturelle et la population asiatique est très élevée. Dans les classes de maternelle, il y a généralement 3-4 enfants sinon plus qui ne parlent pas le français à leur arrivée et qui ont des parents chinois tout juste débarqués, qui baragouinent à peine l’anglais. Ces enfants, sont d’habitude, dès Noël, fonctionnels en français et excellents dans toutes leurs matières dès la première année. Les grands frères et soeurs quand ils en ont, aidents aux devoirs et à la communication école-parents. Dixit la directrice de cette école primaire publique de quartier. Et dixit mes enfants qui sont amis avec ces petits chinois qui sont charmants comme tout, bien élevés, travaillants et persévérants. Dans ma ville québécoise très chinoise, les chinois sont généralement polis bien que discrets, ils font beaucoup de marche et de vélo et d’excellents voisins.
Oui, leurs enfants jouent peut-être plus de piano que du ballon, étudient les maths le samedi plutôt que de jouer à la Wii mais en général, leurs mamans sont très gentilles aussi. Et n’oublions pas le rôle très actifs que jouent les grands-parents ! Dans mon école québécoise très chinoise, rare sont les petits chinois qui restent au service de garde. Les grands-parents les récupèrent tout de suite après l’école.
Bref, tout ceci pour dire que c’est difficile de comparer les deux approches mais qu’enseigner la valeur de l’effort et la persévérance voudra toujours plus, à mes yeux que valoriser la culture du laisser-faire et de la liberté totale à tout prix. Un enfant encadré est un enfant heureux.
isadora
13 janvier 2011
12h32
Alors, me vient cette question: réussir dans la vie ou réussir sa vie?? Dans n’importe quoi, l’extrêmisme est dangereux, et le cas des mères chinoises présenté ici en est un de ces exemples!
chouettemaman
13 janvier 2011
13h05
Sur les chinois qui viennent ici : je ne sais pas ce qu’il en est pour l’ensemble des professions et métiers, mais dans le secteur universitaire, les étudiants qui viennent étudier ici sont parmi les meilleurs de leur cohorte en Chine. L’élite quoi. Et cette élite travaille jour et nuit mais souffre d’anxiété et dit tout le temps oui à son superviseur, même si la vraie réponse est non.
Sur la performance nationale : on dit que le pays le plus heureux du monde est le Danemark. Bon, qu’en est-il vraiment ? Mettons que oui. Si on trouve une forte proportion de gens heureux au Danemark, je ferai remarquer que, sauf erreur de ma part, on n’y a pas de programme spatial élaboré ni de plan pour envahir le monde économiquement parlant.
Fini pour moi le débat, j’ai beau ne pas être une type A enragée comme Mme Chua, je dois bien travailler! ;)
gl000001
13 janvier 2011
13h51
@marie-zaza
Il y a une différence entre les chinois capitalistes de Hong-Kong qui ont fui le régime communiste pour venir s’établir ici avec leur fortune, et les autres plus pauvres qui viennent de la Chine communiste. Presque pas la même culture.
astyanax
13 janvier 2011
14h09
«Sur la performance nationale : on dit que le pays le plus heureux du monde est le Danemark. Bon, qu’en est-il vraiment ? Mettons que oui. Si on trouve une forte proportion de gens heureux au Danemark, je ferai remarquer que, sauf erreur de ma part, on n’y a pas de programme spatial élaboré ni de plan pour envahir le monde économiquement parlant.»
Très bien dit Chouettemaman!
J’ajouterais que si le «modèle chinois» était à ce point performant et séduisant, le monde entier se battrait pour aller vivre là-bas et la Chine connaîtrait un phénomène migratoire comme celui que l’Amérique a connu entre 1850 et 1950.
Soyons un peu sérieux: qui parmi nous voudrait aller vivre en Chine? Qui voudrait devenir chinois? Pas moi en tout cas…
fabuline
13 janvier 2011
14h14
Me vient à l’esprit un ”vieux” documentaire de Denys Arcand: Les vrais perdants.
loubia
13 janvier 2011
14h51
“Ca sera beau la société de demain, on sais qui ca sera, la classe des travailleurs manuels!”
À plus de $40 l’heure pour être mécanicien, plombier, électricien ou menuisier, je ne vois aucun mal aux métiers manuels MOI.
Et Jim777: je n’ai pas peur des Chinois, dans un avenir rapproché en tout cas. Produits cheap qui ont tué bébés et animaux, qui leur fait tomber des centres commerciaux et des hôtels sur la tête et qui font que quand vous mettez les pieds dans l’un de leurs dépanneurs ici, sauf exception RARE, ils travaillent avec le manteau d’hiver sur le dos dans les locaux pas chauffés par souci d’économie, ou encore, c’est un véritable four en été, pour encore économiser sur la climatisation et… accessoirement sur les frigos où vous achetez votre lait et vos viandes froides avariés parc que mal réfrigérés par souci de sauver une cenne. Tant qu’ils auront cette culture du dollar à tout prix et de couper sur la qualité du produit, je n’ai pas vraiment peur d’eux-autres! Ici, nous avons des standards de confort différent et notre idée de la qualité et surtout de la propreté est bien différente.
Acharnés et travailleurs? Je suis d’accord. Est-ce que toute cette belle énergie est bien utilisée et rend les gens heureux? Je suis moins certaine.
noumie
13 janvier 2011
14h57
Vous me faites ,tous, bien rire .
Quelles sont les valeurs de nos sociétés d’aujourd’hui ?
L’argent,la performance,assouvissement de l’ego et autres insipidités
Ne vous en faites-pas, que vous soyez riches,intelligents,accomplis et meilleurs que les autres (si il ce peut ?!? lol) ou que vous soyez pauvres,paresseux,en-dessous de la moyenne ou simplement aphatique, ça ne change rien du tout
Nous ne sommes que des poussieres qui perdent notre temps a ce comparer a d’autres poussieres
Heureusement que nous allons tous mourrir…
Pathétique et archaique , le genre humain en 2010
A quand une note/valeur du potentiel d’exploitabilité de nos étudiants (enfants)
Ha j’oubliais , ca existe déja…
gl000001
13 janvier 2011
15h39
@noumie
C’est quand même incroyable qu’avec votre vision dantesque du genre humain, vous soyez encore capable de rire.
@astyanax
Excellente remarque. J’irais peut-être visiter pour voir leur ancienne culture, mais la nouvelle ne m’impressione pas.
vivianep
14 janvier 2011
09h59
michele32, ça ne vous gêne pas d’écrire ça? Vous êtes satisfaite?
Et s’il était plus sain pour une personne de se contenter d’être à 80% de ses capacités, disons en mathématique, pour que cela nous permette d’être plus flexible, de s’investir dans autre chose, d’avoir un peu de temps pour souffler?
Autant je trouve le parent québécois insipide en général, autant là, votre maternage me pose problème. J’ai dans mon voisinage rapproché des parents comme vous que j’observe, et dont j’observe bien sûr les enfants. Ce n’est pas si reluisant que ça… Ils réussissent bien, à l’école! oh oui… mais globalement, leur personnalité, ce qu’ils dégagent… bref, moi, je ne serais pas du tout satisfaite si je voyais mes enfants se développer ainsi.
vivianep
14 janvier 2011
10h02
gl000001 hahahaha merci pour la rigolade grâce à votre réponse à noumie… Je ne sais pas trop quoi penser de son petit discours… comme nous retourerons à la poussière, autant rester inactif et végétatif…
noumie
14 janvier 2011
12h53
Pas rester inactif et vegetatif quand même (a moins que ce soit par choix , qui serai-je pour juger du choix des autres) Non ,l’important c’est d’être intègre avec soi-même Faites ce que vous avez envie,pas ce que les autres voudrait que vous soyez ou accomplissiez, pas ce que vos avez la capacité de faire ou ce que la société attend de vous mais seulement de faire et d’être ce que vous avez envie de faire et d’être Comme ça ,tous les autres pourrons voir ce que vous etes vraiment
Ne vous en faites pas ,ce n’est pas encore criminel d’etre riche,égoiste,mégalomane,narcissique,condesendant
Si vous voulez apprendre quelque chose a vos enfants ,apprener leur partage,l’altruisme et le respect des autres
Ce serait déja un bon début pour nos sociétés
P.S. HEh Non la terre ne tourne pas a l’entours de moi … ni de vous d’ailleurs
davidsonstreet
14 janvier 2011
16h47
@rightman
« Ca sera beau la société de demain, on sais qui ca sera, la classe des travailleurs manuels! »
Alors comme ça, les personnes que vous payez pour faire faire les travaux que vous incapables de faire vous mêmes sont des ratés?
Vous êtes-vous déjà demandé ce que ces personnes pensent de vous?
davidsonstreet
14 janvier 2011
16h50
@vivianep
« On voit la tendance contraire, entre autre dans cette manie qu’ont les pays occidentaux de vouloir criminaliser la fessée… débile. »
Un autre chat qui sort du sac!
davidsonstreet
14 janvier 2011
16h56
@fredvincent
« Fini les écoles alternatives et autre connerie du genre où l’enfant décide tout comme dans les années 80. On ne le voit pas encore, mais je crois que les parents de jeunes enfants aujourd’hui ont compris ce qu’étais l’équilibre »
Un prof de math hyper exigeant du secondaire nous avait dit ceci :
« vos parents n’ont rien eu et à cause de ça, ils vous ont tout donné. Vous, vous aurez tout eu et à cause de ça, vos enfants n’auront rien parce que vous garderez tout pour vous »
J’avoue avoir été choqué à l’époque (1987?), mais à vous lire je constate qu’il avait raison.
johnrice
17 janvier 2011
16h15
euh…et les pères là-dedans?!?!