Me revoici dans la blogosphère, après deux belles semaines de congé de Noël. Rebonjour à tous, donc, et surtout bonne année! Évidemment, je vais vous parler de ce gros dossier que j’ai publié dans La Presse (le tout est réuni ici) sur un sujet méconnu mais qui commence à faire bien jaser: la déscolarisation.
En gros, il s’agit de parents qui n’envoient pas leurs enfants à l’école, mais qui les laissent évoluer à leur rythme, à la maison. Apprendre selon leurs intérêts. Leurs envies. Ils ne font pas l’école à la maison (pas de manuel ni d’horaire ici), mais laissent plutôt les enfants apprendre à l’école de la vie, comme on dit. Il pleut? Pourquoi la pluie? Allons voir à la bibliothèque (ou à l’ordi), etc…
Vrai, à vue de nez, cela peut ressembler à de la négligence. Mais avant de pousser de hauts cris (est-ce légal? Et la socialisation? Et les notes?), faites-vous plutôt une idée sur cette philosophie, ce mode de vie, certes marginal, en lisant tout le dossier.
J’avoue trouver cela confrontant. Cela fait surtout beaucoup réfléchir. Laisse-t-on suffisamment nos enfants fouiller ce qui les intéresse vraiment? Faute de temps, est-ce qu’on brime leur curiosité, leur soif naturelle d’apprendre? Leur impose-t-on d’apprendre des inutilités? Est-ce vrai que l’école tue l’envie d’apprendre, comme disent certain?
Bref, vous, oseriez-vous plonger dans l’inconnu, et laisser votre enfant apprendre à son rythme, ce qui l’allume vraiment? Comme on le voit ici, non, ce n’est pas pour tout le monde.










allonsvoyons
11 janvier 2011
12h04
C’est bien beau que ces jeunes déscolarisés soient allumés, curieux, travaillant et réussissent bien dans leur études ultérieures, mais je crois qu’ils manquent une des grandes leçons que l’école nous donne: celle de se forcer à faire quelque chose qu’on n’aime pas! Travailler avec qqn avec qui on travaille mal! Prendre les directives de quelqu’un que l’on apprécie pas toujours! C’est des leçon de vie qui vont être très utiles sur le marché du travail!
jp_martel
11 janvier 2011
12h05
Dans un des cours de ma fille (au secondaire), il y a quelque chose de semblable. Les élèves sont encouragés à faire leurs propres recherches sur le métier qui les intéresse.
Du coup, nombre d’élèves s’intéressent fortement au métier de “concepteur de jeux vidéo” et passent tout leur temps disponible à … jouer avec des jeux vidéo.
germanicus
11 janvier 2011
12h13
Finalement, cette nouvelle idée “progressiste” ressemble à ce qui se passe déjà dans beaucoup de pays du tiers-monde: Somalie, Guatemala, etc.
C’est une excellente idée! Plus les gens seront analphabètes et incultes, plus il sera facile à quelques-uns qui ont les connaissances de les diriger, comme au Moyen-Âge.
Après tout, ça fera toujours un peu moins de concurrence aux enfants de journalistes, politiciens et artistes qui eux vont dans des écoles privées traditionnelles.
gl000001
11 janvier 2011
12h34
Pourquoi pas. Mais ça dépend de l’enfant et de sa curiosité. Ca dépend de la facilité au parent à susciter un éveil. Les profs ont l’avantage d’être ensemble et d’apprendre des autres et passer ça à leurs élèves. Le parent est un peu en vase clos (il y a des profs qui sont un peu comme ça également).
linele
11 janvier 2011
12h35
Le problème avec la déscolarisation, c’est que le premier imbécile venu peut s’improviser facilitateur, et ainsi gâcher la vie de ses enfants…
Oui, il y a de belles réussites. Oui, il y en a pour qui ça fonctionne. Oui, certaines personnes se rendent compte par elles-mêmes (par exemple la Nathalie de votre dossier), que ce mode d’enseignement ne convient pas à leur enfant.
Mais pour une personne censée qui applique cette façon de faire et en saisi bien les implications (négatives ou positives), combien y en a-t-il qui l’applique, mais ne devraient pas, pour le bien de leurs enfants ?
vivianep
11 janvier 2011
13h07
Bonjour,
Non, je ne ferais jamais ça. C’est beaucoup trop marginal pour moi. Il y a une mode de l’extrême marginalité et je trouve qu’on a tendance à s’imaginer que tout ce qui est très marginal doit être bon…
Ça n’a pas l’air complètement mauvais, en soi. Mais je ne vois pas pourquoi j’imposerais une telle chose à mes enfants, et à moi-même, alors que je peux très bien avoir les avantages de la chose, tout en évitant les inconvénients.
Inciter nos enfants à développer leurs intérêts, je suis pour! Mais les inciter à aussi développer des capacités et des compétences dans des choses qui ne les attirent pas particulièrement, ça me semble tout aussi important. Que mes enfants n’aiment pas les tables de multiplication, je m’en fous: ils vont les apprendre quand même. Qu’ils n’aiment pas les participes passés? Même chose. Dans les écoles, ils vont aussi apprendre à vivre en groupe, à se comparer, à compétitionner, apprendre à attendre leur tour, et ils vont vivre ce que notre société EST, de l’intérieur. Avec moi, ils développeront un regard critique sur tout cela, et je les y encouragerai. Je ne crois pas que notre système scolaire soit excellent, ou parfait. Mais il fait partie de notre société, et je n’ai JAMAIS eu l’intention de vivre en dehors de ma société.
J’ai lu l’article sur la jeune femme qui tient un blogue sur la question. Elle a l’air très bien, cette jeune femme. Mais je me demande comment elle aurait pu devenir autre chose que “déscolarisée, végétarienne, animiste, environnementaliste, anarchiste et hippie”. C’est tellement le parfait package-deal du parfait petit marginal… C’est pas particulièrement surprenant! Aurait-elle pu devenir ingénieur? avocate? médecin? économiste? pas sûre…
Car la supposée ouverture d’esprit dont on pourrait croire ses parents dotés, y’a rien de moins sûr! Son chemin était tout tracé d’avance… et ça, c’est pas exactement la liberté.
gofrankiego
11 janvier 2011
13h14
Bon retour,
et mes meilleurs voeux de santé et prospérité pour 2011 Mme Galipeau !
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Alors le sujet d’aujourd’hui, déscolarisation…
Pour ma part je suis trop peureuse, jamais je n’aurais fait de même avec ma fille. J’aurais eu bien trop peur pour son avenir et sa carrière. J’aurais été incapable de supporter les commentaires de l’entourage et la pression sociale, c’est écrit dans le ciel. Déjà que je suis, me dit-on souvent avec un petit air méprisant assez «spéciale» ! S’il avait fallu que je n’envoie pas ma gamine à l’école c’aurait été intenable le harcèlement que nous aurions subi.
Mais pour les autres, je crois que cela peu être une expérience fantastique et oh combien enrichissante pour les enfants. J’aurais tendance à croire que ces enfants deviendront des enfants plus calmes, plus posés, plus réfléchis… D’un autre côté je crois qu’ils se sentiront aussi plus isolés parce qu’ils n’auront pas vraiment d’amis (ies) avec partager leur temps, et que quand viendra le temps de présenter un diplôme pour obtenir un emploi ils auront aussi je présume quelques difficultés, non?
Par contre je suis en ABSOLU DÉSACORD avec Charles Caouette, professeur de psychologie à la retraite quand il dit : «responsabilisation sociale» de ces enfants, citoyens de demain. «Les rapports humains, le respect, la collaboration, la participation, c’est en groupe que cela s’apprend!»
C’est tellement faux, archi faux, ça pue justement l’irresponsabilité que de faire ds affirmations semblables. Ce n’est jamais à l’école que les enfants apprennent la «socialisation», les enfants ont d’abord leur propre tendance naturelle à être ou non sociable, pour le constater on a qu’à regarder les petits en garderie, et ensuite c’est avec leur propre famille qu’ils apprennent à composer avec leur entourage, avec leurs frères, leurs soeurs, parents proches et éloignés (tantes – oncles- cousins -cousines). Le modèle qu’ils suivront est quasiment tout le temps celui de leur famille.
L’école uniformise le comportement des enfants, uniformise également leurs goûts, (il n’y a qu’à regarder comment les gens s’habille au Québec ! Tous pareils !)L’école uniformise la personnalité, et il ne faut pas qu’il y en ait un qui soit trop différent parce qu’il va passer des années difficiles. L’école uniformise les connaissances de tous les individus dans notre société, chaque génération formée a des connaissances quasi identiques et elle uniformise malheureusement, la pensée.
Il semble bien que ce soit le prix à payer pour «réussir» socialement, comme par exemple pour faire une carrière, sinon on est condamné à vivre toute sa vie en marge de la société, à toujours être «la(e) marginale», celui (ou celle) qui est à part. Faut être solide mentalement pour jouer ce rôle chaque jour et être le (ou la) «différente», et quand on est classé dans cette catégorie on l’est dans toute les spères de notre vie soit personnelle, familiale, professionnelle, amoureuse, sportive et sociale.
La question est «Est-ce que je veux cela pour mon enfant ?»
frankididoudelidou
11 janvier 2011
13h17
C’est certainement une option à envisager très sérieusement. Le problème majeur, par contre, c’est qu’il faut absolument qu’au moins un des deux parents arrête de travailler. Mais quelle opportunité incroyable offerte aux enfants: retrouver l’apprentissage instinctif, libre, selon ses intérêts. Sortir de la machine à faire des bons petits soldats (comme tous ceux qui répondront que c’est inconcevable, que c’est maaaal, etc.).
laika
11 janvier 2011
13h25
Je trouve que ce mode d’éducation, c’est jeter le bébé avec l’eau du bain. Pourquoi est-ce qu’on ne pourrait pas les encourager à apprendre en dehors du milieu scolaire tout en conservant l’encadrement que l’école permet? Qu’est-ce qui m’empêche, en tant que parent, de faire avec lui des recherches et des découvertes au fil de ses intérêts et de ses interrogations? Bien sûr, notre rythme de vie ne nous permet pas de le faire autant qu’on voudrait… Mais je ne connais pas beaucoup de parents qui peuvent se permettre de rester à la maison pour que leur enfant puisse apprendre à son rythme. Il y a toujours moyen de faire de la place pour de nouveaux apprentissages quand on y tient, il me semble, sans avoir besoin de lui faire lâcher pour l’école pour ça.
J’ai bien hâte de voir les autres commentaires parce que ce mode de vie me laisse bien perplexe…
stephanie2009
11 janvier 2011
13h31
Si je crois qu’il faut laisser les enfants développer spontanément leur intérêt pour un sport ou un loisir, sans diriger leur choix, je crois en revanche que chacun d’entre eux ont le droit de recevoir une instruction qui leur est peut-être imposée mais qui présente l’avantage de leur permettre d’opter pour le champ d’étude et le métier de leur choix plus tard.
Priver les enfants d’école en voulant leur donner le choix risque donc en fait de restreindre dangereusement l’éventail de choix qui leur sera offert plus tard. À la limite, s’ils ont accès à une instruction à la maison de même qualité, passe encore, quoi qu’ils risquent de manquer de contact avec leurs pairs. Personne n’a la science infuse et les parents ne peuvent pas tout apprendre à leurs enfants. De plus, ce qu’ils savent déjà, il a bien fallu qu’ils l’apprennent quelque part (à l’école?)
Les enfants à qui on n’apprend que ce qu’ils ont envie d’apprendre, apprécieront sûrement sur le moment mais seront-ils aussi épanouis à l’adolescence lorsqu’ils réaliserons qu’ils doivent suivre tout un tas de cours de rattrapage et de mise à niveau pour continuer à progresser?
Il est nécessaire d’apprendre aux enfants qu’à l’occasion, on doit différer son plaisir et faire des efforts même dans les matières qui nous plaisent moins. Souvent on se croit incapable de faire quelque chose parce qu’on s’est laissé décourager par la première difficulté.
Ne privons pas les enfants du plaisir de se dépasser! On apprécie davantage les moments de liberté, qui sont plus satisfaisants, lorsqu’ils alternent avec des moment d’effort ou de travail.
vivianep
11 janvier 2011
13h56
frankidi
“Mais quelle opportunité incroyable offerte aux enfants: retrouver l’apprentissage instinctif, libre, selon ses intérêts.”
L’instinctif? apprendre selon ses intérêts, c’est instinctif? Meuh non…
Ce qui est instinctif, c’est d’apprendre les choses dont on aura besoin pour notre survie. Ce qui est instinctif, pour un parent, c’est d’enseigner à son enfant ce dont il aura BESOIN pour sa survie, pour sa vie. C’est comme ça pour tous les animaux, nous y compris.
Une mère lionne apprend à son lionceau à chasser. Si bébé lion n’aime pas ça, too bad pour lui, il va apprendre. Qu’il préfère examiner les insectes ou décortiquer une plante, le reste du clan s’en contrefiche. Les petits humanidés ont appris les bases de leur survie: faire du feu, chasser, fabriquer des abris et des vêtements. Un de la gang n’aimait pas ça? Ouin pis?
Pour moi, toutes ces théories modernes, c’est vraiment le fait de sociétés qui ont perdu tout contact avec leur réalité. Des idéalistes, quoi.
chouettemaman
11 janvier 2011
14h21
Cela demeurera un phénomène marginal, même si sa popularité a augmenté. Je ne sais franchement pas si les enfants qui ont grandi sous ce mode d’éducation sont en mesure d’occuper un emploi ‘ordinaire’ s’ils le souhaitent. Si oui, je n’y vois aucun problème. Si non, alors c’est une toute autre histoire. Veut-on qu’un enfant soit marginalisé toute sa vie s’il a envie de s’intégrer à la société à part entière ?
Mon enfant ne va pas encore à l’école mais ayant un tempérament très sociable et adorant la compagnie d’autres enfants, je crois qu’il en souffrirait. Je ne le vois pas s’épanouir à la maison. Ce n’est pas pour nous. Par contre, certains éléments de cette philosophie me rejoignent et je me vois bien les mettre en pratique à la maison, en dehors de heures d’école.
tarzile
11 janvier 2011
14h23
Non, mais je peux m’assurer que le rouleau compresseur du MELS ne fera pas trop de dégâts.
larousse_estdouce
11 janvier 2011
14h27
Je crois qu’il y a des types d’enfants qui ne sont pas faits pour être dans le moule de la scolarisation à l’école. Je crois qu’il est important que les parents de ces enfants soient informés des autres options qui pourraient mieux convenir à leur enfant.
Mais à mon avis, cela restera une pratique marginale.
davidsonstreet
11 janvier 2011
15h02
Faudrait savoir que cela est loin d’être nouveau et qu’il existe des écoles qui suivent ce principe :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Summerhill_School
nads123
11 janvier 2011
15h17
Premièrement, c’est bien beau, mais il faut qu’il y est quelqu’un à la maison à temps plein. Si les parents travaillent, ils sont où ces enfants d’âge scolaire déscolarisés? Ces parents peuvent se permettre de rester à la maison? Ils l’ont eu comment ce beau job payant? Avec l’aide d’études? L’université même? Je suis d’accord avec plusieurs commentateurs içi, que l’école offre autre chose que la ’scolarisation’. Les parents, l’école, la société, préparent les enfants à être autonome et à subvenir à leurs propres besoins une fois adultes. Je crains pour ceux qui veulent faire une carrière de pointe en science, par exemple. L’université ne sera pas généreux avec ces jeunes.
cookeryandwivery.blog.ca
davidsonstreet
11 janvier 2011
15h20
@vivianep
« Ce qui est instinctif, c’est d’apprendre les choses dont on aura besoin pour notre survie. Ce qui est instinctif, pour un parent, c’est d’enseigner à son enfant ce dont il aura BESOIN pour sa survie, pour sa vie. C’est comme ça pour tous les animaux, nous y compris »
Et qu’est-ce qu’on a besoin de savoir pour survivre aujourd’hui? Expliquez-nous donc ça.
hdufort
11 janvier 2011
15h24
Je n’ai rien contre l’école à la maison si le contenu des cours est comparable à ce qui se fait dans une école officielle.
Par contre, quand je lis dans les pages de La Presse qu’une fille de 9 ans a appris la Théorie des Cordes à la maison, là, je n’embarque pas du tout. Soit cette jeune fille est plus brillante que les Gilles Brassard et Stephen Hawking de ce monde, soit on lui a appris quelques concepts très généraux, bref de la vulgarisation très simpliste. Ce qui a une valeur pédagogique très limitée, surtout au niveau Primaire. Sinon, pourrait-elle nous faire quelques calculs de niveau doctoral et nous expliquer comment fonctionnent, de manière formelle, les espaces de Calabi-Yau?
Désolé, mais je ne crois pas aux miracles.
gl000001
11 janvier 2011
15h44
@gofrankiego
“L’école uniformise le comportement des enfants, uniformise également leurs goûts, (il n’y a qu’à regarder comment les gens s’habille au Québec ! Tous pareils !)L’école uniformise la personnalité, et il ne faut pas qu’il y en ait un qui soit trop différent parce qu’il va passer des années difficiles. L’école uniformise les connaissances de tous les individus dans notre société, chaque génération formée a des connaissances quasi identiques et elle uniformise malheureusement, la pensée”
L’école a le dos large. Le fait que je pense le contraire de vous prouve que vos affirmations sont fausses. Je suis allé au public et un peu au privé. Vous êtes allé au public et/ou privé et on ne pense pas “uniforme”.
Ce n’est pas l’école, c’est la société qui fait ça. L’école n’est qu’une petite partie de la société. Le marketing est sous-estimé dans la soi-disant uniformisation.
Je me considère assez marginal et je réussis très bien. La réussite dépend du QI, de l’entrepreneurship, de la débrouillardise … En fait, la définition de réussite varie en fonction des gens.
mawie18
11 janvier 2011
16h17
Je dirai, que ça dépend de chaque enfant!
J’ai toujours détesté l’école, du primaire à l’université! Mais, je n’avais pas le choix, alors je me suis donner un coup de pied dans les fesses toutes ses années.
Les premières ont été les plus difficiles pour mes parents, qui ont du essayer de m’encourager, chaque soir ou j’arrivais en pleurant à l’heure des devoirs. J’ai toujours été un enfant qui demandait ” plus de temps” et avait besoin de ”plus d’information concrète” pour avancé, mon rythme étant différent de celui de l’école.
Mes meilleures années sont sans contredis les 3 premières du secondaire ou j’ai fait parti d’un groupe informatique, ou dans la plupart de mes matières, il fallait être extrêmement autodidacte, j’ai adoré apprendre par moi-même et exploité ma curiosité. Probablement que ce sont ses 3 années qui ont sauvées ma vie scolaire! Ça et ma grande motivation. Parce que j’ai beau ne pas aimé l’école, j’adore apprendre, je suis curieuse dans plusieurs domaines et très autodidacte. Je suis simplement incapable d’écouter quelqu’un parler pendant des heures, ça ne sert à rien! Après 10-15 minute plus rien ne me rentre dans la tête, alors je dois rentrer à la maison et tout recommencer à zéro, en faisant 2-3 lecture et révision, c’est beaucoup, en faisant des recherches, c’est excellent. Les examens … O, les travaux longs 100%.
Je croix que chaque élève à sa façon de travaillé et son rythme, j’ai du m’adapter en fonction du miens et de celui de l’école avec les années, par contre, si je n’aurai pas été aussi motivé, j’aurai quitté les bancs d’école bien plus tôt!
prov5
11 janvier 2011
16h41
Quelques liens intéressants à ce sujet, surtout le premier.
http://www.ted.com/talks/ken_robinson_changing_education_paradigms.html
http://www.ted.com/talks/lang/eng/sugata_mitra_the_child_driven_education.html
http://www.ted.com/talks/lang/eng/charles_leadbeater_on_education.html
Dans nos pays on s’est efforcé à rendre l’école rigoureuse, ensuite pour combler le décrochage on a baissé les critères. Quelqu’un a-t-il pensé à rendre l’école intéressante?
Dans beaucoup de pays du tiers monde l’école n’est pas obligatoire et pour obtenir l’approbation des parents, les professeurs doivent rivaliser d’imagination pour rendre leur cours essentiels. Ont leur apprend donc des choses directement applicables avec un impact immédiat. Le “tiers-monde” a beaucoup changé et ce n’est pas surprenant maintenant qu’ils réussissent à voler vos jobs. Ma job, le dessin industriel s’exporte aussi maintenant.
Combien de jeunes savent comment fonctionne une carte de crédit, comment se calcul les cotisations d’impôt, comment calculer le nombre de calorie par jour, comment rédiger une plainte etc. Ce sont des exemples concret qui leur serviront toute leur vie. Ce n’est pas parce que c’est concret que c’est moins pédagogique, au contraire.
Pour se laver, Pierre rempli le bain à la moitié, ensuite Jean rajoute un tiers, finalement jaques en avale le quart. Combien il reste d’eau? C’est le genre de questions inutiles et dégeux qu’on m’a présenté dans ma jeunesse.
stephanie2009
11 janvier 2011
16h55
Malgré ses lacunes, on devrait voir l’école comme un endroit où on te fourni les outils de base pour exercer tes choix professionnels plus tard.
C’est comme un cours de dessin anatomique: tu apprends à dessiner des visages, des corps, des oreilles, des mains et des pieds pour te donner une bonne base et plus tard, tu pourras dessiner tout le monde comme des bonhommes allumettes si tu veux mais au moins tu auras le choix de le faire ou pas, tu ne le fera pas parce que tu es incapable de dessiner autrement.
hdufort
11 janvier 2011
17h32
En fait, le principal problème dans notre système d’éducation est le fait d’avoir des “années scolaires” monolithiques. En quoi le fait de “passer” ou “d’échouer” sa 4e année, par exemple, est un indicateur précis du degré de réussite de l’enfant dans chacune des matières scolaires et dans chacun des thèmes principaux de chaque matière. Ainsi, un enfant pourrait très bien réussir les deux premiers modules de mathématiques de ce niveau, qui portent sur la soustraction, puis bloquer sur la division avec reste. Il pourrait même en venir à échouer toute son année, sans égard à ses réussites dans les autres matières.
L’idéal serait d’avoir un enseignement par modules, avec des bulletins de réussite fréquents au cours de l’année. Au lieu d’avoir des classes fixes (par exemple, 6 classes généralistes de niveau 4e primaire), il pourrait y avoir des classes de modules. L’élève qui a réussi ses modules Soustraction 1 obtiendra une reconnaissance pour cette réussite, ce qui lui ouvrira la porte à Soustraction 2, par exemple. S’il échoue Division avec reste, alors il pourra reprendre ce module, ET NON LE COURS DE MATHS AU BEAU COMPLET.
L’enseignement par modules, lorsque bien organisé et bien encadré, est à mon avis un remède solide au décrochage scolaire. Il permet à l’élève d’être RECONNU pour ce qu’il réussit et de ne REPRENDRE que ce qu’il échoue.
De plus, une telle approche permettrait à certains de bénéficier de l’enseignement à la maison, pour la totalité ou pour une partie des cours et des niveaux scolaires.
Libérons-nous du moule de l’ANNÉE SCOLAIRE monolithique, qu’on doit passer, échouer ou “redoubler”. C’est très démotivant et ça met trop de pression, de la mauvaise manière. L’école est là pour enseigner, mais elle pourrait aussi mieux récompenser la réussite, plus fréquemment pendant l’année scolaire, et ainsi mieux prévenir l’échec scolaire et le décrochage.
vivianep
11 janvier 2011
17h51
gl000001, j’ajouterais à votre démonstration ceci: je serais curieuse d’interroger tous les enfants “déscolarisés” pour voir s’il y aurait pas une certaine uniformité dans leur façon de penser.
Car, comme je l’ai dit plus haut, il n’est pas surprenant d’apprendre que la jeune femme dont on parle dans l’article est, et je cite, déscolarisée, végétarienne, animiste, environnementaliste, anarchiste et hippie… J’aurais quand même été étonnée qu’elle fût une capitaliste de droite!
vivianep
11 janvier 2011
17h54
davidsonstreet, pourquoi devrais-je me lancer dans une telle démonstration?
Ce n’était pas le but de ma démonstration. Le but en était de démontrer que de croire qu’apprendre par soi-même était instinctif chez l’enfant, c’était très discutable. Il y a les “instincts” de l’enfant, mais il y a ceux des parents. Et pour un parent, ce n’est pas du tout instinctif que de laisser son enfant apprendre par lui-même. La transmission de la connaissance est à la base de notre survie comme espèce. Et ce n’est JAMAIS aux petits de toutes les espèces animales de déterminer ce qui est important à apprendre. Ça a TOUJOURS été du ressort des adultes en charge de ces enfants.
Je ne ferai pas à mes enfants l’insulte de ne les laisser apprendre que ce qui les intéresse spontanément.
jim777
11 janvier 2011
17h56
Oui on peut apprendre autrement, et comme le dit votre invitée dans l’article: “y a tellement de façons d’apprendre.”
L’apprentissage par intérêt devrait être la principale façon d’apprendre dans les écoles.
Après tout ceux qui réussissent le mieux dans la vie, sont souvent ceux qui font ce qu’ils aiment, et apprendre à découvrir ce qu’on aime, à ce que je sache, n’est pas ensigné à l’école.
L’apprentissage par intérêt serait suivi sans douleur de l’apprentissage de l’ortographe, de la grammaire, de la syntaxe, de l’Histoire, de la Philosophie, des Sciences et du Savoir en général.
En fait c’est à cette école qu’a appris un homme d’esprit universel comme Léonard de Vinci sous l’égide de son oncle, Francesco.
Et pourquoi pas à la maison ?
À l’abri du bullying,des drogues, des mauvaises influences et de tout le reste en plus ?
Avec des encyclopédies en ligne comme Wikipédia et des moteurs de recherche comme Google, qui représentent ni plus ni moins qu’une bibliothèque à domicile, de nouvelles façons d’obtenir le savoir et de se faire diplômer devraient être envisagées.
apostropheterrifie
11 janvier 2011
19h34
Premièrement, un gros MERCI à Cyberpresse pour avoir approché l’épineuse question de l’éducation alternative d’une manière neutre. Après en avoir vu bien des vertes et des pas mûres à ce sujet, c’est assez rafraîchissant.
Allons-y maintenant avec mon opinion vis-à-vis la déscolarisation.
Est-ce pour moi? Non. Je préfère de loin l’école à la maison traditionelle (et rigoureuse!), qui s’apparente plus à la ‘vraie’ école que n’importe quoi d’autre. En fait, je suis en voie d’obtenir mon diplôme de 12e année d’une école à distance accrédité aux É.U. et je compte poursuivre 6 à 8 ans d’études post-secondaires. Malgré le fait que de nombreux jeunes déscolarisés ont accédé au secteur post-secondaire aux États-Unis (et sûrement aussi au Canada), je ne me ferais pas assez confiance pour tenter l’expérience avec mes propres (futurs) enfants. Je considère les risques trop hauts, et l’école à la maison trop efficace et enrichissante pour me donner le goût de chercher ailleurs.
Cela dit, je ne suis pas du tout d’accord avec M. Caouette, qui nous dit qu’un enfant déscolarisé est ‘privé’ de ce que le gouvernement a à lui ‘offrir’, et qui essaye de nous faire croire que l’école est la seule et unique place pour apprendre à interagir avec les autres de façon constructive. Complètement faux. Bien oui, certains enfants recevant leur éducation à la maison sont mal élevés, mais si vous demandez à des parents qui ont sortis leur enfant de l’école pour les éduquer eux-mêmes, vous verrez qu’un grand nombre de ces parents veulent, tout au contraire de ce que M. Caouette nous dit, épargner leurs enfants de la jungle qui se retrouve dans tant d’écoles de nos jours. La rengaine au sujet de la ’socialisation’ que nous sert M. Caouette ne fait que promouvoir les préjugés dont tant d’enfants éduqués à la maison souffrent jour après jour. Quand un enfant se rend compte qu’il a tout le temps besoin de ‘prouver’ qu’il n’est pas un drôle de singe sans manières, ça finit par peser lourd sur de petites épaules… Ça, je l’ai appris par expérience, une expérience que je ne souhaiterais pas à personne, mais qui semble être inévitable lorsque l’on sort des chemins battus.
M. Royer parle d’encadrement et du besoin des enfants d’apprendre des adultes. Je suis partiellement d’accord. Effectivement, les enfants on besoin d’encadrement (mais pas nécessairement celui de l’école!). C’est pour cela que je ne suis pas d’accord avec la déscolarisation radicale, où les parents n’imposent plus aucunes règles (même pas pour les repas où l’heure du coucher). Par contre, les enfants déscolarisés apprenent des adultes, que se soit de leurs parents, lors de sorties éducatives, d’un prof de musique, etc. La plupart d’entre eux ne sont pas laissés à eux-mêmes, mais plutôt guident leur éducation, laquelle est facilité par des adultes.
Donc pour résumer, non, je ne crois pas que je déscolariserais mes enfants, mais de là à dire que les enfants déscolarisés n’ont pas de ‘responsabilités sociales’, il y a quand même des limites! Et au bout du compte, mon opinion reste mon opinion, et les parents devraient avoir la liberté de faire le propres choix en fonctions de leur vécu, leurs valeurs, et leur style de vie.
simon_c
11 janvier 2011
20h38
On a fait une étude avec les déscolarisés volontaires pour faire l’étude. Ça, c’est un biais important. Ceux qui ont des parents paranos, inaptes ou déconnectés n’ont pas participé aux études comparatives tandis qu’on compare avec la moyenne des enfants scolarisés.
Méchant biais.
simon_c
11 janvier 2011
20h40
J’ai de sérieux doutes sur le “sait tout de la théorie des cordes”.
Yeah right. Si il y a 100 personnes qui comprennent bien et tout de cette théorie sur cette planète, c’est bien beau.
alainqc
11 janvier 2011
22h44
La déscolarisation est un concept stupide et irresponsable. Même si l’école n’est pas parfaite, elle donne à l’enfant les connaissances générales qui sont nécessaires à sa formation. J’ai étudié des matières que je n’aimais pas, d’autres que j’adorais. Mais toutes ces matières m’ont donné des connaissances qui me permettent aujourd’hui de ne pas être ignorant des choses les plus élémentaires. Il faut apprendre de tout pour pouvoir ensuite être en mesure de faire un choix, en toute connaissance de cause, pour sa future carrière. Et puis l’école apprend à l’enfant à socialiser, on lui apprend qu’il doit faire des efforts, que tout ne vient pas facilement, surtout pas les connaissances.
Malgré leurs défauts, les écoles doivent demeurer un lieu d’apprentissage et de formation, pour TOUS, sans exception. La déscolarisation dont vous parlez est une aberration.
ncrdrg
12 janvier 2011
01h19
Franchement, c’est la proposition la plus ridicule que j’ai entendu à date au niveau d’éducation. Éduquer des petits analphabètes qui ne connaissent pas les chiffres et ne parlent pas de 2ème langue.
Bravo, c’est sans aucun doute l’avenir… si l’on veut devenir comme dans le film Idiocracy!
dominiqueb
12 janvier 2011
07h37
@ prov5
Le quart du bain ou le quart de la quantité d’eau dans le bain!?!?!?!?
Si c’est le quart du bain la réponse est 7/12
Si c’est le quart de la quantité d’eau la réponse est 15/24
Donc t’a moins d’eau si t’enlève le quart du bain.
dominiqueb
12 janvier 2011
07h47
@gofrankiego
A l’âge de pierre, l’homme des caverne portait le même uniforme, une peau. L’homme n’a pas besoin d’aller a l’école pour s’habiller pareille. Ca se fait depuis toujours. Les femmes porte des robes, les hommes des vestes de chasse. En arabie, les hommes porte des robes, les femme aussi. Et en afrique, dans les tribus, les hommes et les femmes sont nues, ou portent un peau d’animal. Moi j’appel ca la société, c’est pas l’école qui fait ca.
Uniformise la société……. wow, on est pas tous des avocats, des policiers, des ingénieurs, des enseigants,…… Y’a aucune uniformisation dans les écoles. C’est pas pcq on a le même professeur de philosophie qu’on pensent tous pareil……
Je suis la preuve du contraire de vous, pourtant j’ai également été a l’école. Je suis en complette contradiction avec vous. Comme quoi ma pensé n’est pas uniformisé.
Au lieu de chi.. sur le dos de l’école, sur le MELS ou tout autre organise responsable des problèmes scolaire, les parents devraient prendent quelques minutes pour prendre conscience de ce qu’il font tout croche avant d’accuser les autres. L’école essaye de s’adapter aux parents inadaptable. L’école ne peux satisfaire les besoins individuels.
gofrankiego
12 janvier 2011
09h54
@ dominiqueb , vivianep , gl000001
Quand je disais uniformisait !! Je lis vos commentaires et c,est vraiemnt uniforme ! Vous êtes de bons élèves, de bons produits!
Bon pour le service !
gofrankiego
12 janvier 2011
10h00
@ dominiqueb,
Je vous cite :’Au lieu de chi.. sur le dos de l’école’
ça c’est très clairement une manière de vous exprimer qui vous vient de votre secondaire… On voit bien que vous avez biens suivi !
Cela dit, pour votre bénifice voici ; il y a l’éducation que l’on reçoit et il y a celle qu’on se donne.
on sent bien dans votre discours que vous avez perdu le fil de l’idée après le mot de liaison ET !
dominiqueb
12 janvier 2011
10h02
Au risque de me tromper, j’aimerais faire réfléchir les gens sur quelque chose.
Au Québec, en 1943, est instaurée la fréquentation scolaire obligatoire pour les jeunes âgés entre 6 et 14 ans.
La Loi sur l’instruction publique, remplace, en 1988, la vieille législation qui portait ce nom. La nouvelle loi prolonge notamment la fréquentation scolaire obligatoire jusqu’à 16 ans.
C’Est en 1966 que l’école est pris en charge par le gouvernement.
Bon, maintenant que le petit cours d’histoire est fait, pourquoi maintenant?
Et bien, nous, petit peuple francophone sans education étions nés pour un petit pain. Qui avait accès a l’éducation, les religieux et les riches anglophones. Petit peuple, restons dans l’ignorance pour être mieux controllé.
La déscolarisation est un retour en arrière. Ne pas obtenir une scolarisation universelle mène un peuple a l’ignorance. Nous sommes ce que nous sommes car nos grand-parents ont été scolarisé. Avant ca, nous étions né sur une ferme, nous restions sur la ferme toute notre vie. Maintenant, un jeune né dans un petit village de Matane peux devenir médecin, notaitre ou avocat avec notre système scolaire. Et ca, gratuitement (du moins l’instruction de base) avec les mêmes chances pour tous.
Y’a des lacunes, des incompétants partout, mais la déscolarisation nous raméne en arrière et risque de nous réduire a des serviteurs comme dans les années 20-30 et 40. Garder un peuple ignorant, c’est l’avenir de la déscolarisation.
insulaire-du-nord
12 janvier 2011
10h05
Apprendre selon leurs intérêts ?
Je suis peut-être trop terre à terre mais je suis loin d’être certaine que mes garçons auraient manifesté de l’intérêt pour les fractions, la syntaxe et les participes passés … On peut fonctionner sans ça dans la société actuelle à votre avis ?
Ils auraient donc été des experts des pierres et des escargots mais ils auraient écrit au son …
justanopinion
12 janvier 2011
10h08
La seule chose à dire, c’est que ce comportement de parents 100% irresponsables est 100% ridicule.
Si vos enfants vont à l’école et vous manquez de temps après leurs cours pour les motiver, vous devriez peut-être revoir vos priorités.
Pauvres enfants… futurs BS.
mawie18
12 janvier 2011
10h10
@ncrdrg
… beaucoup d’enfants savent lire et compter avant même d’être en première année –’. Vos propos sont sans fondement.
Aujourd’hui avec internet, les jeux vidéo, les films,etc. Il est vraiment super facile d’apprendre une deuxième langue, je n’ai jamais compter sur l’école pour m’apprendre l’anglais. Je pourrai même être meilleur en japonais si j’y mettrai plus de temps chaque semaine à la maison. Les logiciels, livres et cours en ligne, il y a tant à notre porté pour apprendre!
Par contre, mon questionnement à moi, c’est comment font-ils financièrement pour pouvoir rester à la maison avec les enfants?
guylaine101
12 janvier 2011
10h54
Cela n’aurait pas fonctionné pour moi. Je suis bien trop lune et j’aurais appris à lire et je n’aurais fait que cela. Je n’ai jamais été intéressée par les chiffres, et les notions de calcul je ne les aurais jamais apprises de moi-même. Il faut parfois se faire pousser dans le derrière, se faire présenter l’information, quitte à se faire présenter la carotte d’un examen bien réussi. Parce que ce n’est pas toujours agréable d’étudier.
Désolée, mais c’est un peu utopique de penser que les jeunes vont apprendre si on les laisse aller. Et c’est bien dommage, mais il y a des notions qu’il est nécessaire de comprendre pour fonctionner dans la vie.
nemo
12 janvier 2011
10h58
Sur le fond académique, il n’y a pas de problème a ce type de ”désclolarisation”. Oui, ce sont des enfants très curieux, débrouillards, autonomes et qui peuvent dépasser de loin les connaissances d’un enfant moyen de leur âge. Souvent les parents sont instruits et poeuvent leur donner les outils nécessaires aux connaissances de base.
Le MAIS principal selon moi est sur le plan social. Quand un enfant va à l’école ils est en contact avec des pauvres, des riches, des excités, des calmes, des sportifs, des enfants vraiment malhabiles, des gens de couleur, de religions différentes, des enfants de familles traditionnelles, recomposées ou monoparentales…
Veux, veux pas les enfants apprennent ce qu’est la tolérance ou justement l’intolérance pour pouvoir se faire une idée, un sens des valeurs. Je suis désolée mais ainsi va la vraie vie. Les enfants doivent être mis en contact avec le plus dee bon possible mais du mauvais aussi pour pouvoir le reconnaître quand ça les touchera. C’est dur mais c’est comme ça la vie.
Garder ses enfants en vase clos n’est pas nécessairement la meilleure idée. Plusieurs diront que ces enfants voient d’autres personnnes mais c’est souvent des familles avec le même type de vision que la leur. En vieillissant, les enfants se lancent souvent dans des débats avec leurs parents sur ce qu’ils ont vu ailleurs: valeurs familiales, politiques ou simplement pour s’obstiner parce que ce sont des ados et les ados aiment débattre sur des sujets divers et c’est très bien comme ça. On peut apprendre pas mal sur les habitudes de vie dans des livres ou sur internet mais n’est-il pas mieux de connaître un tas de gens différents pour pouvoir se faire une idée réelle?
Une parente à nous n’a jamais été à l’école avant l’université. Elle était en avance sur son programme de beaucoup. Arrivée à l’université, elle était très très très intolérante au bruit. Elle avait vécu dans un milieu ouaté de musique douce ou très calme. Ses 5 années d’université ont été pénible pour elle. Elle ne se sentait pas à sa place. Et surtout elle a découvert un monde beaucoup plus noir que ce qu’elle avait été en contact. Ça a été un choc pour elle. Elle s’en ai remis mais 5 ans à apprendre en accéléré comment fonctionne le monde universitaire c’est très long…
Développer la curiosité pendant 1 an ou 2, peut-être, surtout si on est en voyage et on voit beaucoup de monde différent. Mais tout le primaire ou le secondaire ça doit rester marginal.
dominiqueb
12 janvier 2011
11h03
@ gofrankiego
Donc, vous devez être marginale, en marge de la société. Y’a une question de confort personnel dans tout ca.
Je ne prendrai pas cette chance avec mes enfants. Peut-être pas de futur médecin, mais certainement pas de futur chômeur.
La connaissance est une chose, et le language en est une autre. Un language franc n’est pas un manque d’éducation.
guylaine101
12 janvier 2011
11h07
@insulaire
On se rejoint! C’est exactement ce que je pense! Haha, moi j’aurais à la maison une experte en hockey, une experte en danse et une comme moi, tout le temps la tête dans les livres! ;-) L’école est nécessaire pour élargir les connaissances, et tant pis pour ceux qui s’inquiètent de l’uniformisation!
loisella
12 janvier 2011
11h12
Très intéressant, cette question. Mais je reste convaincue que l’école, malgré ses lacunes, demeure l’endroit où l’enfant fait un réel apprentissage de la vie en société qui lui sera beaucoup plus utile que les théories avancées que pourrait lui enseigner un parent, aussi fin pédagogue soit-il. Il apprendra qu’il ne peut pas toujours faire ce qu’il veut ou dire tout haut ce qu’il pense; il apprendra à travailler avec des gens qu’ils apprécient moins et à gérer sa frustration devant les inévitables injustices qu’il observera. Bref, il n’entrera pas dans l’âge adulte désemparé de ne plus être le centre de l’univers, puisqu’il aura déjà appris à l’école que le monde n’est pas axé sur ses seuls intérêts.
Et s’il veut se spécialiser en physique quantique ou en philosophie, il aura tout le loisir de le faire une fois son diplôme d’études secondaire en poche…
stephanie2009
12 janvier 2011
11h19
N’apprendre aux enfants que ce qu’ils désirent apprendre de peur de les ennuyer équivaut à ne leur donner à manger que les aliments qu’ils réclament et on se doute qu’il ne s’agit généralement pas de légumes et de fruits! Tout comme le goût pour certains aliments vient après plusieurs essais, le goût pour une matière a besoins de temps pour se développer.
Lorsqu’un enfant dit qu’il n’aime pas une matière, est-ce vraiment que celle-ci ne l’intéresse pas ou bien n’est-il pas plutôt pris dans le cercle vicieux “je n’aime pas ça parce que je ne suis pas bon et je ne suis pas bon parce que je n’aime pas ça”? Il est difficile de savoir comment ça commence! Parfois on se rend compte que la matière que l’on croyait difficile devient plus facile à mesure qu’on y consacre des efforts. La vie n’est pas faite que de plaisirs et c’est très sain que d’apprendre à un enfant à confronter les difficultés.
À l’école secondaire, mes matières préférées étaient le français, la musique, l’éducation physique et les sciences. Alors qu’au primaire, j’aimais les cours d’anglais (à mon premier cours d’anglais, je savais déjà l’alphabet, compter jusqu’à 12 et quelques mots de vocabulaire) je me suis mise à les détester férocement au secondaire parce que j’éprouvais plus de difficultés (ma prof de secondaire 1 nous laissait beaucoup à nous-mêmes). Je détestais aussi les mathématiques. J’ai tout de même finit par apprendre l’anglais, même s’il n’est pas parfait, et j’ai fais mon cours de math 536. Je ne crois pas que c’étais du temps perdu.
Il y a des tas de choses à améliorer avec l’école qui, sans être un party permanent, gagnerait à être plus passionnante, quoique ça doit quand même varier d’une école et d’un professeur à l’autre. Sans vouloir d’une école purement utilitariste qui ne vise qu’à adapter les élèves aux besoins du marché, notre société a tout de même un urgent besoins de travailleurs compétents dans différents domaines et si tout le monde décidait de déscolariser ses enfants, nous serions encore plus dans la m…, voilà!
gl000001
12 janvier 2011
11h36
@gofrankiego
Au contraire. En disant qu’on est uniforme ça prouve que vous ne savez pas lire et comprendre un texte. Il y a des bonnes différences dans les propos de Viviannep, Dominiqueb et moi.
vivianep
12 janvier 2011
11h51
gofrankigo, ça fait tellement dur ton affaire! tu te prends carrément pour un grand révolutionnaire. Tu es drôle. Heureusement que tu n’as pas trop de pouvoir.
Tu sais ce qu’on dit? Il faut garder ses amis près de soi, et ses ennemis encore plus près. Autrement dit, si tu crains notre société autant que ça, et notre système scolaire, organise-toi pour le connaître en profondeur, de l’intérieur. Fuir l’école, c’est une solution de pleutre.
vivianep
12 janvier 2011
11h57
dominiqueb: “Uniformise la société……. wow, on est pas tous des avocats, des policiers, des ingénieurs, des enseigants,…… Y’a aucune uniformisation dans les écoles. ”
Là, par contre, j’ai des réserves. Oui, je crois qu’il y a de l’uniformisation dans les écoles. Les parents servent à ça, justement: à éviter de devenir trop uniformisés, justement. Oui, il y a une pensée dominante dans les écoles, et il y a une uniformisation des idées, des courants de pensée. Mais est-ce que je crains cela? Non, parce que je suis là, à la maison, dans toutes nos discussions et dans nos échanges, pour amener mes enfants à remettre en question les idées auxquelles ils sont exposés à l’école.
gofrankiego
12 janvier 2011
12h17
@dominiqueb
«La connaissance est une chose, et le language en est une autre.»
Ce qui se conçoit bien s’énonce facilement et les mots pour le dire viennent naurellement et facilement, dit-on (ou une phrase dans ce genre là)…
«Un language franc n’est pas un manque d’éducation» Non? alors c’est quoi ? Une manière de raffinement ?
Faites-moi rire encore un peu !
cjulie
12 janvier 2011
12h42
Je ne serais pas prête à faire une telle expérience. Par contre, je trouve qu’il y a beaucoup de jugements non fondés (genre: futurs BS).
Je connais personnellement 2 jeunes adultes issus de la déscolarisation (dont un qui a passé la plupart de son enfance sur un voilier): ils sont bien équilibrés et n’ont aucun problème à socialiser. Un est musicien classique et vit très bien de son art (une rareté), l’autre, qui a éventuellement “ré-embarqué” dans le système est étudiante à la maîtrise (de loin la plus brillante de sa cohorte). Je ne veux pas généraliser à partir de 2 cas particuliers, mais disons qu’on est loin du désastre.
C’est un mouvement qui est et qui restera marginal: pas de quoi en faire un drame, pas de quoi menacer la survie des écoles. Ça prend de tout pour faire un monde, alors pourquoi pas ? En tout cas, une bonne valeur que ces enfants auront appris, c’est de ne pas juger à l’emporte-pièce ce qui est différent d’eux, ce qui n’est visiblement pas donné à tous.
davidsonstreet
12 janvier 2011
13h59
@vivianep
« Le but en était de démontrer que de croire qu’apprendre par soi-même était instinctif chez l’enfant, c’était très discutable. »
Mais vous dites que seuls les parents peuvent apprendre à leurs enfants ce qui est essentiel… Or, c’est très subjectif. Les parents enseignent ce qu’ils estiment importants en fonction de leurs valeurs. Ce qui est important dans une culture peut ne pas l’être du tout dans une autre. C’est subjectif. Ça n’a absolument rien à voir avec les animaux.
« Et ce n’est JAMAIS aux petits de toutes les espèces animales de déterminer ce qui est important à apprendre »
C’est évidemment faux. Je le précise, même si ça n’a aucun rapport, beaucoup d’espèces animales sont laissées à elles-mêmes dès les premiers instants de leur vie. C’est notamment vrai pour les tortues marines.
« Je ne ferai pas à mes enfants l’insulte de ne les laisser apprendre que ce qui les intéresse spontanément. »
Vous vous donnez beaucoup trop d’importance. Les enfants ne sont pas stupides. Des écoles de ce genre existent et les enfants qui les ont fréquentées ne sont pas moins bien pourvues que les autres.
Apprendre à lire, ça ne prend pas des années, ça prend des mois. Quand on a 9 ans et que tous nos amis peuvent lire Harry Poter parce qu’ils ont choisi de s’y mettre avant nous, c’est une bonne source de motivation! Et rien ne dit qu’on a rien fait pendant ce temps-là.
davidsonstreet
12 janvier 2011
14h05
@cjulie
« Par contre, je trouve qu’il y a beaucoup de jugements non fondés (genre: futurs BS). »
Ça fait peur en effet de voir le niveau d’aggressivité à l’égard de quelque chose qu’ils ne connaissent manifestement pas.
Bravo pour vos exemples, les parents de ces enfants doivent être très fiers!
vivianep
12 janvier 2011
14h37
davidsonstreet, je n’ai jamais dit que seuls les parents peuvent enseigner aux enfants ce qui est important. Jamais de la vie. C’est pourquoi d’ailleurs je crois en l’importance de l’école!
Et vous avez raison, je me suis trompée en parlant de “toutes les espèces animales” qui laisseraient leurs petits déterminer ce qu’ils doivent apprendre. J’ai pas pensé aux tortues de mer… ni aux escargots. Mais bon, chez une majorité de mammifères (terrestres), les parents et les autres adultes enseignent aux petits ce qu’ils doivent apprendre pour survivre. C’est encore plus vrai pour les petits d’êtres humains, dans toutes les cultures de toutes les époques. La transmission de la connaissance est à la base de notre survie et de notre évolution en tant qu’espèce.
Je crois à l’importance de transmettre des connaissances et des compétences à nos enfants, et pour certaines, que ça leur plaise ou non. Je suis bien contente que l’on ne m’ait pas prise pour un cobaye, à Summerhill ou ailleurs.
vivianep
12 janvier 2011
14h39
cjulie, encore de l’angélisme: “En tout cas, une bonne valeur que ces enfants auront appris, c’est de ne pas juger à l’emporte-pièce ce qui est différent d’eux, ce qui n’est visiblement pas donné à tous.”
Mais comment pouvez-vous dire une chose pareille? Qu’en savez-vous? Je trouve ça tellement drôle ce genre de commentaire…
Et s’ils apprennent à juger à l’emporte-pièce par eux-même, parce que ça leur plait et qu’ils ont une tendance naturelle à le faire? Alors là, ce sera nécessairement bon! hihihihihi
cjulie
12 janvier 2011
15h23
@vivianep
“Mais comment pouvez-vous dire une chose pareille? Qu’en savez-vous?”
C’est exactement ce que je pourrais répondre à 99.5% de vos commentaires.
davidsonstreet
12 janvier 2011
15h34
@vivianp
« Mais bon, chez une majorité de mammifères (terrestres), les parents et les autres adultes enseignent aux petits ce qu’ils doivent apprendre pour survivre.
C’est encore plus vrai pour les petits d’êtres humains, dans toutes les cultures de toutes les époques. »
Les humains enseignent ce qu’ils estiment être important, les animaux enseignent ce qu’ils sont « programmés » pour enseigner. Je ne vois pas pourquoi vous persistez dans cette voie. La comparaison n’est pas pertinente puisqu’ils n’ont pas le choix, nous oui.
Si les choses importantes à savoir étaient si bien définies, toutes les cultures enseigneraient la même chose, ce qui n’est pas le cas. C’est une question subjective, pas objective, contrairement à ce que vous vous faites croire.
« Je suis bien contente que l’on ne m’ait pas prise pour un cobaye, à Summerhill »
C’est gratuit et ridicule. Vous démontrez que vous ne connaissez rien à ce sujet pour dire une telle chose. Summerhill a pris son essor à une période où il était tout à fait normal, voire recommandé, de battre les enfants, même à l’école. Summerhill a essuyé de très sévères critiques parce que le personnel refusait d’appliquer cette politique. Elle était en avance sur son époque, et elle l’est encore à de nombreux égards. Ils misaient (et misent encore) sur l’amour et la confiance comme force de développement plutôt que sur la discipline et l’autorité maladive.
jim777
12 janvier 2011
15h43
@ insulaire-du-nord
Bonjour.
Vous dites:
“Je suis peut-être trop terre à terre mais je suis loin d’être certaine que mes garçons auraient manifesté de l’intérêt pour les fractions, la syntaxe et les participes passés …”
Je connaissais la syntaxe et les participes passés avant d’aller en première année, ma mère m’avait donné un petit cours de Français 101, alphabet, dictionnaire etc parce que je posais trop de questions et que je serais mieux informé dans une petite collection de livres que sais-je.
J’ai eu de très bonnes notes en Français au primaire et au secondaire par la suite, j’apprenais même de nouveaux mots à mes professeurs pour les agaçer…
Et je n’étais pas le seul dans cette situation parmi mes petits copains à l’époque
Même si un jeune enfant s’ intéresse aujourd’hui à un sport comme le Hockey ou le Basketball, l’opportunité d’en savoir davantage sur le sport ou les résultats des parties que ce soit en ligne ou dans le journal serait une motivation suffisante pour le petit d’apprendre la lecture et éventuellement l’écriture.
C’est ça, apprendre par l’exploration de champs d’intérêts.
En ce qui concerne les fractions et l’arithmétique, les statistiques associées aux sports sont un bon moyen de motiver un jeune à explorer ce champ d’études.
Ça c’est juste un exemple concernant le domaine des sports.
Mais cette méthode d’apprentissage peut s’appliquer à pratiquement nimporte quel domaine pour lequel un jeune peut manifester de l’intérêt: Entomologie (bibittes, escargots), Astronomie (les étoiles), Géologie (les cailloux, les montagnes), physique (chute des corps), Chimie (bicarbonate de soude et vinaigre) etc. etc.
jim777
12 janvier 2011
15h46
(ajout)
Ça c’est la collection “que sais-je”:
http://www.amazon.fr/Tous-Que-sais-je-Livres/b?ie=UTF8&node=660182
sgtsin
13 janvier 2011
08h07
Euh… c’est la théorie rousseauiste de l’éducation (Émile). Même Rousseau admettait que cette pratique fonctionnait un temps (jusqu’à 13 ans environ, si mes souvenirs de philo sont bons) et qu’après il fallait passer à un autre genre d’éducation, plus traditionnel. Et même là c’était les connaissance pratique de bases (lecture, écriture), le reste venait vers 21 ans, quand Émile serait devenue un homme bon et de bon sens. D’ailleurs, la maternelle et les services de garde se basent sur ce modèle.
Pour ce qui est de mon opinion personnelle, je ne suis pas philosophe après tout, je trouve que ce mode d’éducation est carrément ridicule passé la petite enfance. Premièrement, les parents ne sont pas experts dans tous les domaines (mes parents sont créationnistes!!!!), puis ils ont leurs opinions personnelles. Avec mes parents, souverainistes convaincus, j’ose imaginer les séances d’histoire (biaisée), même avec mes recherches personnelles. Après tout, Wikipedia c’est bien beau, mais il faut varier les sources, et c’est là que ca se gâte, parce que les parents sont limités par ce qu’ils connaissent, et ce en quoi ils ont confiance. Comme mes parents sont créationnistes, je n’aurais jamais eu une information non biaisées sur la théorie de l’évolution. Mes parents m’aurait probablement fournis uniquement du matériel à tendance souverainiste pour que j’étudie l’histoire: c’est ce à quoi il croient. Jamais je n’aurais eu l’envers de la médaille.
Deuxièmement, c’est à l’école que j’ai été en contact avec d’autre façon de voir les choses, et finalement avec d’autres cultures et d’autres réalité. Je viens d’un milieux ouvrier dans lequel l’éducation a une grande importance, jusqu’en secondaire 5. Après, c’est le DEP, pour aller à l’usine à notre tour. Si je n’avais pas été à l’école, je n’aurais pas un Bacc en microbiologie en poche aujourd’hui. Je serais dans une usine à quelque part… sans éducation réelle.
Finalement, je ne crois pas qu’il faille laisser tout le rôle à l’école non plus, parce que la source de biais est également très présente. Les professeurs sont humains eux aussi… ils ont leurs opinions et leur convictions. Avoir eu seulement l’école, je ne serais probablement pas en sciences, parce que je n’aurais pas eu la piqure. C’est mes parents qui m’ont montrer cela, tout comme l’informatique (je sais brancher un ordinateur et tout ce qui va autour et faire du troubleshoot de base sur linux et windows; je sais aussi qu’il n’y a pas de quoi se pêter les bretelles.) Les activités parascolaires ne sont pas non plus à négliger…
Bref, ce qui forme le mieux, c’est une coordination entre l’école et les parents. Il ne faut pas que ni l’un, ni l’autre n’abdique devant soit l’univers social ou l’univers éducatif, parce que sinon, il y a un manque important dans l’éducation
dominiqueb
13 janvier 2011
08h12
@ gofrankiego
Cas typique. Quand les arguments manquent, on attaque l’individus, son ortographe, son franc parlé, ces tournure de phrase, son éducation qu’on crois connaitre,….
J’aimerais bien vous raconter une blague pour vous faire rire, mais je suis pourri pour le punch de la fin.
frankididoudelidou
13 janvier 2011
10h45
Voici un bel exemple où la déscolarisation n’est pas seulement envisageable, mais où elle s’impose:
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201101/13/01-4359696-nadege-9-ans-papa-je-veux-me-tuer.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_vivre_259_accueil_POS2
Sans aucun jugement de valeur sur la situation de cette famille, situation que je ne connais absolument pas, si une situation semblable se produisait avec ma fille, je la sortirait de l’école c’est sûr.
cjulie
13 janvier 2011
11h37
@frankididoudelidou
Bon exemple. Une des personnes que je connais qui a connu la déscolarisation vivait un problème sévère de bullying à l’école et pensant régulièrement au suicide. Cette personne a souvent affirmé que la décision de ses parents de le retirer de l’école lui a peut-être sauvé la vie… Mais bon, il y a tellement de petits curés qui pensent connaître le bien de tous mieux que tout le monde. Continuez de juger…
questiondeperception
13 janvier 2011
19h04
Soit que la majorité des commentaires ici est issue d’un réflexe sans réflexion ou que vous n’êtes pas du tout informés!
C’est effarant et épeurant de constater une certaine pensée unique dans les façons d’être et de vivre, de qualifier de “marginal”, comme on peut aimer à étiqueter pour se rassurer soi-même, ce qui ne va pas dans le sens d’une certaine majorité, d’être autant conditionnés… La meilleure, c’est lorsque je lis ceci:
“Dans les écoles, ils vont aussi apprendre à vivre en groupe, à se comparer, à compétitionner, apprendre à attendre leur tour, et ils vont vivre ce que notre société EST, de l’intérieur.”
Wow! C’est cela qu’il faut viser, soit subir cette façon d’interagir entre êtres humains, compétitonner? Oui, c’est vrai, à l’école on prépare les enfants à une job et à ne pas riposter, obéir aux supérieurs… Toute une utopie! ou asservissement…
L’école telle que nous la connaissons aujourd’hui n’a pas toujours existé et ce n’est pas le seul endroit ni la seule façon d’apprendre; ne mélangeons pas ÉCOLE et APPRENTISSAGE!! De prime abord, les enfants apprennent d’eux-mêmes, ils ont tous une curiosité naturelle; pas besoin de structure ou système pour cela…
Apprendre à lire? Cela se fait assez rapidement. John Taylor Gatto (ancien prof émérite de New York) explique bien cette réalité:
http://lemaq.blogspot.com/search/label/john%20taylor%20gatto
Une bonne partie des entrepreneurs au Québec n’a pas de diplôme car les qualités qu’il faut pour oser partir une entreprise ne sont pas celles véhiculées à l’école, dont être autonome!
Les enfants n’ont pas besoin d’être en groupe et encore moins selon l’âge, la vie est de côtoyer des personnes de tout âge et horizon, alors ce prétexte pour signifier que la “déscolarisation” est mal et l’école bien, est de la mauvaise foi ou mauvaise observation de la société, pas toujours celle que l’on nous impose ou laisse miroiter.
Chacun ses choix! et surtout, ne pas diaboliser le contraire des siens tout bêtement parce que l’on ne connait pas…
gl000001
14 janvier 2011
08h42
@questiondeperception
Mon épouse, prof à la maternelle, se plaint justement de la déterioration de l’autonomie des jeunes. Elle leur apprend justement ça. S’habiller tout seul, penser tout seul à aller se laver les mains quand elles sont sales. Elle leur donne des trucs pour pouvoir completer leurs travaux par eux-mêmes pour ne pas être à tout bout de champ devant le prof et dire “Chu pas capabeeeeee”.
“Les enfant apprennent d’eux-mêmes”. Faux. Ce n’est pas tous les enfants. Il y en a une partie qui se contenteraient de rester sur leur chaise, de regarder les autres, jouer avec leurs lacets, se décrotter le nez ou faire des bruits de bouche. Vous avez un texte structuré. Vous devez donc avoir un QI au-dessus de 100. Pour chaque personne au-dessus de 100 comem vous et moi, il y en a une autre en-dessous de 100. En simplifiant beaucoup, le QI nous dit qu’ils auront plus de difficulté d’apprentissage. Il ne faut pas oublier cette réalité.
La déterioration de l’autonomie vient pas de l’école mais des parents. Les parents maternent trop leurs enfants. Il faut qu’ils se cassent la gueule un peu. Un “bon” stress fait lpus apprendre qu’un cocon de ouate.
Et contrairement à vous, j’ai remarqué que la plupart des commentaires ici disaient que la déscolarisation n’était pas pour tous. Ca dépend du jeune et du parent. Ceux qui l’ont diabolisé, c’est l’exception.
La réalité existe. On est dedans. Il faut préparer les jeunes pour qu’ils fonctionnent dedans. Ce n’est pas à l’école à changer la société. C’est à la société de le faire. Si la société décide qu’il faut changer, l’école fera sa part. On ne vit pas dans un monde idéal mais c’est quand même bien moins pire que dans certains pays du Moyen-Orient ou des Imams ont dit que c’était bien que les gens soient moins informés et moins éduqués. On les controle mieux comme ça.
vivianep
14 janvier 2011
10h15
“Les enfants n’ont pas besoin d’être en groupe et encore moins selon l’âge, la vie est de côtoyer des personnes de tout âge et horizon”
Hum…. mauvaise observation de la société….
“la vie est de côtoyer des personnes de tout âge et horizon”: mmmmm…. Effectivement (note au lecteur: attention, le texte qui suit contient de l’ironie): la meilleure façon de s’assurer qu’un enfant cotoie des personnes de tout âge et horizon est de le retirer de la société et de le marginaliser. J’y aurais pas pensé. C’est vrai que pour fréquenter des gens de tout horizon, le mieux, est de rester à l’écart du monde. Dans le fond, pour assurer à nos enfants la possibilité de fréquenter des gens différents de nous, faut rester entre nous et ne pas fréquenter les autres. Y’a aucune contradiction là-dedans. Ne cherchez pas. Parce que les enfants du “unschooling”, ils fréquentent des gens de tout horizon! Faut dire que dans nos écoles, y’a juste des enfants pareils. Ils ont tous le même âge, ils viennent tous des mêmes milieux socio-économiques, et y’a pas d’adultes, pas d’enfants plus âgés, pas de plus jeunes. Bref, pour vivre et goûter la variété, restez chez vous. Super.
vivianep
14 janvier 2011
10h20
gl00001, pensez-vous VRAIMENT que les parents qui optent pour le unschooling, se posent vraiment la question à savoir si c’est bon pour leur enfant? ET s’ils ont 3 ou 4 enfants, vous croyez qu’ils seraient du genre à envoyer un de leurs enfants dans les méchantes écoles, et les autres continuant l’unschooling?
Ça fait joli de dire que le unschooling n’est pas pour tous les enfants. C’est politiquement très très correct. Mais pour moi, ça ne veut pas dire grand chose. C’est tout juste une façon de ne pas trop brusquer l’amour-propre des “unschoolers”.
vivianep
14 janvier 2011
10h30
davidsonstreet, j’en reviens pas encore, mais vous avez vraiment l’air de ne pas comprendre… avez-vous été “unschoolé” vous aussi, ma foi du bonyeu?…
Ce que je dis, et je vais essayer d’y aller doucement, c’est que chez beaucoup de mammifères, de primates, et chez les hominidés depuis très très très très longtemps, les petits ne décident pas, par EUX-MÊME, de ce qu’ils vont apprendre et ne pas apprendre.
Leur curiosité se manifestera naturellement pour certains apprentissages. Mais pour d’autres, ils leur seront imposés. C’est ça qui est naturel.
Il y a l’instinct du petit, et il y a l’instinct de l’adulte. Si un adulte laisse son petit n’apprendre QUE ce qui l’intéresse à prime abord, il respecte l’instinct du petit, mais bafoue le sien, son instinct d’adulte, responsable.
Si l’idée est de donner toute la place aux instincts des enfants tout en bafouant les instincts des adultes, on n’est pas dans une situation naturelle. Et on renforce le culte de l’enfant-roi.
Je répète donc: que mes enfants manifestent une curiosité naturelle et instinctive vers certains apprentissages, je m’en réjouis et je les encourage. Mais ça ne s’arrête pas là, car moi, mon instinct parental, adulte, responsable, est de leur transmettre AUSSI des connaissances et des compétences qui ne les attirent pas spontanément.
J’peux pas faire mieux, pour que vous compreniez.
vivianep
14 janvier 2011
10h32
Pour moi, le unschooling, c’est la survalorisation de l’instinct de l’enfant, au détriment de l’instinct de l’adulte. C’est donc déséquilibré et incomplet. Je n’y crois pas.
nemo
14 janvier 2011
11h22
@ gl00001
Maria Montessori avait comme vision quand elle a créé ses écoles la pensée: ”Apprends-moi à faire seul”. D’après moi c’est un des grands héritage qu’il faut laisser à ses enfants: le plaisir de se débrouiller seul.
Malheureusement pour beaucop de parents c’est trop fatiguant de montrer, ils n’ont pas le temps. Habiller un enfant de la maternelle prend au plus 5 minutes, lui apprendre à s’habiller seul aux environs de 15 minutes. C’est drainant , fatiguant en particulier quand on a 2-3 enfants et qu’on est pressé dans le temps. C’est ainsi que les profs se ramassent avec des enfants de 7 ans qui ne savent pas faire leurs boucles et s’habiller tout seul. C’est triste.
PLus tard, ce seront les mêmes enfants qui feront faire leur lunch par leurs parents jusqu’à l’âge de 15-16 ans, ne sauront pas comment fonctionne une laveuse à linge et auront comme menu personnel des croquettes de poulet parce que c’est facile, vite fait et tout ce qu’ils savent faire. Les parents préfèrent chialer sur les enfants et le fait qu’ils ont tout donné pour eux. Moi, au contraire, je trouve que les parents n’ont rien donné à leurs enfants mis à part le goût de la facilité. Triste, triste, triste…
vivianep
14 janvier 2011
11h30
cjulie
12 janvier 2011
15h23
Réponse qui n’en est pas une.
gl000001
14 janvier 2011
11h32
@viviannep
J’espère vraiment que les parents se posent cette question. Ca va affecter la vie de leur enfant pour les années à venir (la sleur aussi). Ce n’est pas une décision à prendre à la légère.
Mais d’un autre coté, je connais des gens qui font 12 concessionnaires automobiles de 5 marques différentes avant de choisir leur char mais qui s’achètent une maison sur un coup de tête. La logique des fois !!!
Et ce n’est pas PC. Je déteste le PC. Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Peut-être que vous n’êtes pas capable de voir que quelqu’un peut nuancer ses propos. Vous en semblez bien incapable à toujours vouloir trouver l’argument extrème pour choquer.
vivianep
14 janvier 2011
11h35
frankididoudelidou, sauf vot’ respect, votre exemple ne vient pas soutenir l’idée de la valeur de la déscolarisation. Ça vient juste prouver qu’il était important de faire quelque chose. J’aurais voulu retirer mon enfant de cette école, moi aussi. Mais certainement pas pour la “déscolariser”. Il y a d’autres options bien plus valables à mon avis: faire l’école à la maison, choisir une école privée, déménager.
Qu’une petite fille souffre à l’école n’est pas la preuve qu’il vaudrait mieux pour elle d’apprendre que ce qui l’intéresse, à son rythme, à la maison, blablabla.
davidsonstreet
14 janvier 2011
11h54
@vivianep
« Pour moi, le unschooling, c’est la survalorisation de l’instinct de l’enfant, au détriment de l’instinct de l’adulte. C’est donc déséquilibré et incomplet. Je n’y crois pas. »
Ça c’est clair, contrairement à vos comparaisons farfelues entre l’humain et les kangourous… Mais je ne suis pas d’accord. Comprenez-vous la différence entre ne pas comprendre et ne pas être d’accord? À voir la manière dont vous vous acharné à essayer d’imposer vos croyances, on ne dirait pas.
« pensez-vous VRAIMENT que les parents qui optent pour le unschooling, se posent vraiment la question à savoir si c’est bon pour leur enfant »
Wow… Qui vous a trasmis cette belle ouverture d’esprit? L’école? Vos parents? Pauvre vous. Comme si l’école traditionnelle ne produisait pas son lot de catastrophes ambulantes. Comme je l’ai dit, vous vous accordez beaucoup trop d’importance; moins de mauvaise foi, plus d’humilité : c’est une recette gagnante!
L’enfant qui ne fréquente pas une école où chaque minute de sa vie est réglée au quart de tour vit quand même dans le même monde que les autres. Rien ne lui interdit de faire les mêmes activités que ceux qui fréqeuntetnt l’école traditionnelel font en dehors des cours.
Personne n’a pas besoin de se faire répéter des niaiseries à longueur de journée sur un ton moralisateur pour comprendre que savoir lire et écrire, c’est important. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’a pas besoin d’aide pour ce faire. C’est là que l’adulte interviendra. Ça demande une relation de confiance, pas d’autorité. Ça vous dépasse, hein?
Je pense que c’est ce qu’on veut dire quand on dit que ce n’est pas pour tout le monde… C’est une façon polie de dire que peu de gens arrivent à résister à l’envie de vouloir contrôler la vie de leurs enfants. ;)
stephanie2009
14 janvier 2011
11h58
Comment les enfants nés dans des sectes vivant en vase clos pourront-ils légalement être protégés des abus si on se met à permettre à n’importe qui, peu importe ses méthodes et sa formation, de retirer ses enfants de l’école, même pas pour le scolariser à la maison mais pour ne pas le scolariser du tout?..
questiondeperception
14 janvier 2011
12h47
@vivianep
“Effectivement (note au lecteur: attention, le texte qui suit contient de l’ironie): la meilleure façon de s’assurer qu’un enfant cotoie des personnes de tout âge et horizon est de le retirer de la société et de le marginaliser.”
C’est justement un exemple de ce que l’on ne connait pas! et/ou dire une opinion pour en dire une?… Tous les enfants que je connaisse ne fréquentant pas un système scolaire ne sont pas isolés chez eux à ne voir personne, au contraire! Où prenez-vous cette idée? J’espère que ce n’est pas de la mauvaise foi.
(Hmmm.. Le comédien Guillaume Lemay-Thivierge est vraiment un type qui souffre de non-socialisation…).
@gl000001
Le QI n’a rien à voir là-dedans (je ne le connais même pas, je trouve cela vide de sens, non-représentatif de qui on est et sans intérêt pour ce que l’on a à exprimer; je parle d’expérience, connaissances, observation…
““Les enfant apprennent d’eux-mêmes”. Faux. Ce n’est pas tous les enfants. Il y en a une partie qui se contenteraient de rester sur leur chaise, de regarder les autres, jouer avec leurs lacets, se décrotter le nez ou faire des bruits de bouche.”
Comment peut-on conclure que tous les enfants ne peuvent pas apprendre d’eux-mêmes (mis à part quelques exceptions comme il peut y en avoir dans presque tout) si pour une majorité, on les place très tôt en structure? Apprendre n’est pas seulement retenir des notions, acquérir des connaissances que l’on peut trouver dans les livres mais trouver comment apprendre par soi-même, se débrouiller, trouver des solutions… en observant son entourage, interagir avec des gens de tout âge sans se sentir intimidé.
Je ne suis surtout pas contre l’école, ceux qui trouvent cela bien pour leurs enfants le font et c’est bien ainsi; par contre, affirmer un paquet de trucs inexacts au sujet d’apprendre sans école est par contre ne pas avoir vécu cela, connu des gens ayant fait ce choix ou n’avoir vraiment pas lu sur le sujet; c’est dommage, on ne discute pas de façon équitable.
Pour ceux qui ne connaissent pas, le lien d’un site créé par un jeune enseignant il n’y a pas très longtemps: La Déséducation
http://ladeseducation.ca/
gl000001
14 janvier 2011
13h13
@viviannep
Ce n’est pas une question de croire. C’est une question de valeur. Ce n’est pas dans vos valeurs (ni dans les miennes) de faire ça. Parce que pour y croire, on ne peut pas faire autrement car ça a bien fonctionné pour certains et mal pour d’autres. Voila pourquoi, je nuancais mes propos plus haut.
@Nemo
A l’été de mes 8 ou 9 ans, mon copain et moi, on s’est mis dans la tête de se fabriquer un arc … par nous-mêmes. Comme les hommes des cavernes avec des outils d’hommes des cavernes. Ca nous a pris tout l’été pour raffiner les pièces. On a réussit plus ou moins. Pour avoir une corde qui aurait tenu plus longtemps, il aurait fallu tuer un animal pour faire sécher des tendons et s’en servir comme corde. On est pas allé jusque là quand même. Nos cordes en écorce tressé ne duraient pas longtemps. On a appris beaucoup et on a eu ben du fun. Pas un parent ne l’a su. Un enfant ne pourrait pas faire ça de nos jours.
vivianep
14 janvier 2011
14h08
gl000001, mettons que c’est pas politiquement correcte… mais quand même, cette réplique, on la lit et l’entend partout quand on ne veut pas se mouiller. On dit “ben peut-être que c’est bien pour un, et pas pour l’autre, ça dépend, c’est du cas par cas, ce qui est bien pour un ne l’est pas nécessairement pour l’autre…” etc. Moi, quand je lis ce genre de phrase, généralement, ce que ça me dit, c’est “fin de non-recevoir: je ne veux pas argumenter, je veux juste pas me faire d’ennemis”.
Parce que dans les faits, de dire que le unschooling n’est pas pour tous les enfants, c’est bien, mais qu’est-ce qui nous prouve que ça n’aurait pas été MIEUX pour ces enfants d’être dans le “système”? Les parents qui optent pour cette voie, ont-ils vraiment évalué la question en fonction de chacun de leurs enfants? ou bien si ça ne serait pas plutôt une question de valeurs des parents… ?
vivianep
14 janvier 2011
14h11
… et ma remarque demeure: la jeune fille dont on parle dans l’article, elle est devenue “végétarienne, animiste, environnementaliste, anarchiste et hippie”…
Ce qui est, dans le monde de la marginalité, une sorte d’ultra-conformisme! On parie qu’elle vote Québec Solidaire?
cjulie
14 janvier 2011
14h30
@vivianep
“… et ma remarque demeure: la jeune fille dont on parle dans l’article, elle est devenue “végétarienne, animiste, environnementaliste, anarchiste et hippie”…
Ce qui est, dans le monde de la marginalité, une sorte d’ultra-conformisme! On parie qu’elle vote Québec Solidaire?”
Et alors ? Est-ce que ça fait d’elle une moins bonne personne ? Moins heureuse ? Moins accomplie ? Moins “utile” pour la société ? Est-ce que ça fait d’elle une future psychopathe ? Il est où le problème ?
Vous dites aussi:
“mais qu’est-ce qui nous prouve que ça n’aurait pas été MIEUX pour ces enfants d’être dans le “système”?”
Et qu’est-ce qui prouve que certains enfants qui évoluent “dans le système” ne feraient pas mieux à l’extérieur du système ? Ça va dans les deux sens.
chouettemaman
14 janvier 2011
15h22
Et viviane, je parie que vous votez ADQ avec votre discours trèèèèèèès de droite.
Non mais…
chouettemaman
14 janvier 2011
15h53
Pardon, mon message précédent était hors sujet en apparence, une saute d’humeur. Ce n’est pas d’être mièvre que de ne pas pouvoir se prononcer fermement. Des témoignages de cas individuels peuvent offrir des pistes mais je suis certaine que des chercheurs se sont penchés sur le mode d’apprentissage. Peut-être y a t-il un profil type d’enfants qui réussissent très bien sous cette approche, d’autres non. Je préfère rester prudente et ne pas cracher sur le unschooling tant que je n’en sais pas plus.
davidsonstreet
14 janvier 2011
15h58
« Ce qui est, dans le monde de la marginalité, une sorte d’ultra-conformisme! On parie qu’elle vote Québec Solidaire? »
Et voilà, le chat sort du sac!
La démocratie selon vivianep : il y a les choix politiques des gens sérieux, c’est à dire ceux qui font comme vivianep, et les choix politiques des gens inférieurs, c’est-à-dire ceux qui ne font pas comme vivianep.
« Les parents qui optent pour cette voie, ont-ils vraiment évalué la question en fonction de chacun de leurs enfants? ou bien si ça ne serait pas plutôt une question de valeurs des parents… ? »
Et vous, avant d’envoyer vos enfants à l’école traditionnelle, avez-vous remis vos valeurs en question?
questiondeperception
14 janvier 2011
17h40
Mais quel charabia et que sont toutes ces étiquettes?! Ce n’est pas un parti se disant de “gauche” tel Québec Solidaire qui offre + de libertés individuelles et ce ne sont pas des partis dits de “droite” (mais quelle généralité, comme s’il n’y avait que noir ou blanc) qui s’ingèrent dans la vie des gens où l’État s’occupe de vous…!
Ce n’est pas une question de “pour qui on vote”, comme si les parents d’enfants non scolarisés votaient (pour ceux qui croient encore à ce système…) tous pour un même parti et ceux envoyant les leurs à l’école pour un autre… On s’éloigne du profond du sujet et faisons des amalgames inutiles.
@vivianep
“… et ma remarque demeure: la jeune fille dont on parle dans l’article, elle est devenue “végétarienne, animiste, environnementaliste, anarchiste et hippie”…
Ce qui est, dans le monde de la marginalité, une sorte d’ultra-conformisme! On parie qu’elle vote Québec Solidaire?
Encore un cliché de généralité… Le problème, encore, c’est de faire des cases avec les gens; toi tu es de gauche, de droite, végétarienne, anarchiste… Déjà, faudrait s’entendre sur les termes! et ils sont utilisés péjorativement, ce qui rend la discussion stérile et non dans le réel but de savoir, connaître, comprendre.
“Parce que dans les faits, de dire que le unschooling n’est pas pour tous les enfants, c’est bien, mais qu’est-ce qui nous prouve que ça n’aurait pas été MIEUX pour ces enfants d’être dans le “système”? Les parents qui optent pour cette voie, ont-ils vraiment évalué la question en fonction de chacun de leurs enfants? ou bien si ça ne serait pas plutôt une question de valeurs des parents… ?”
Idem, les parents envoyant leurs enfants à l’école ont-il évalué la question en fonction de chacun de leurs enfants ou ces derniers n’ont pas le choix?? ou, sans que ce ne soit ni mal ni bien, n’est-ce pas un bon endroit pas trop cher où placer ses enfants afin de travailler?
Choisissons-nous VRAIMENT tous nos actes, comportements… ou nous suivons ce qui est déjà établi, même avant de naître, sans avoir réellement réfléchi à la question? Cela concerne TOUS nos “choix” de vie, passant par ce que l’on mange, les vaccins, horaire de vie (qui est déjà très différent d’une “culture” à une autre),etc.
gl000001
14 janvier 2011
21h04
@viviannep
Il n’y a rien en effet qui peut nous dire si ça aurait été bon. C’est de l’argumentation assez pauvre tant qu’à moi.
“Les parents qui optent pour cette voie, ont-ils vraiment évalué la question en fonction de chacun de leurs enfants? ou bien si ça ne serait pas plutôt une question de valeurs des parents… ?”
A 11:32, j’ai à peu près dit la même chose et j’ai rajouté que la logique n’entrait pas toujours dans les décisions des gens.
Je vous comprend d’interpréter ce que les autres disent (tout le monde le fait) mais de là à être aussi inflexible, ça montre le peu de respect que vous avez des autres. Tout le monde dans la même boite.
@questiondeperception
Et J’avais écrit “en simplifiant beaucoup, le QI …” Il y a surement d’autres facteurs qui expliquent la capacité à apprendre. Je ne suis pas spécialiste en ça, c’est pour ça que je “simplifiais”.
Vous dites que j’ai dit “tous les enfants”, et j’ai écrit “Ce n’est pas tous les enfants. Il y en a une partie …” Equitable vous dites ?
Et il se trouve que ma soeur a fait toute une démarche pour voir toutes les alternatives avant que sa fille entre à l’école. Elle a fait beaucoup de recherche là-dessus. On en a parlé beaucoup avec ma copine de l’époque qui était psychologue industrielle. On a quand même pas mal fait le tour du sujet à l’époque. Finalement ma nièce est allé dans une école alternative.
Pour terminer, je vais dire comme Cjulie à 14:30 “ca va dans les deux sens”.
vivianep
14 janvier 2011
21h37
“Et alors ? Est-ce que ça fait d’elle une moins bonne personne ? Moins heureuse ? Moins accomplie ? Moins “utile” pour la société ? Est-ce que ça fait d’elle une future psychopathe ?”
Non! Mais ça ne fait pas de ce “mouvement” un mouvement de libération. C’est une autre sorte de petite prison intellectuelle. Celle des marginaux. Cette fille est incroyablement conformiste dans son milieu. Elle n’a rien bousculé. Je la vois plutôt être le fruit tout à fait conforme au désir de papa et maman.
“Et qu’est-ce qui prouve que certains enfants qui évoluent “dans le système” ne feraient pas mieux à l’extérieur du système ? Ça va dans les deux sens.”
Oui. C’est vrai. Alors ces histoires de “ça dépend des enfants, y’en a à qui ça convient blablablabla” c’est de la bouillie pour les chats. Ça dépend des PARENTS, ben plus que des enfants.
vivianep
14 janvier 2011
21h39
questiondeperception, ils ne sont peut-être pas isolés chez eux, ces enfants. Mais ils fréquentent sûrement d’autres enfants déscolarisés. Bonjour la variété!!
gl000001
15 janvier 2011
18h54
@questiondeperception
Votre jeune enseignant est bien brave de faire cette démarche mais malheureusement ce n’est pas très original. Le théorie de la conspiration mondiale de nos leaders politiques ou économiques, c’est du réchauffé. Il a l’originalité (peut-être) de regarder du coté de l’éducation.
Il aurait pu adopter un autre discours que celui des conspirationnistes. Il sera vu comme un hurluberlu par plein de gens. Il aurait pu écrire un livre ou partir une école selon ces idées. Ca aurait été pas mal plus utile.
questiondeperception
17 janvier 2011
18h22
@vivianep
“Non! Mais ça ne fait pas de ce “mouvement” un mouvement de libération. C’est une autre sorte de petite prison intellectuelle. Celle des marginaux.”
Mais justement, il n’est pas question de “mouvement”! C’est un choix d’apprentissage; c’est vous qui voyiez cela comme un dogme ou je-ne-sais-quoi (et ça ne pourrait pas être plus ou pire que l’école si tel était le cas!).
Tout ce qui ne suit pas ce que la société suggère/impose est considéré “marginal”… Hmmm…
et:
“questiondeperception, ils ne sont peut-être pas isolés chez eux, ces enfants. Mais ils fréquentent sûrement d’autres enfants déscolarisés. Bonjour la variété!!”
On dirait que vous vous amusez à répondre n’importe quoi pour le plaisir! (?) Aucune intention de comprendre, d’apprendre…
Ah! oui, vous en connaissez? Les enfants d’école, eux, fréquentent-ils seulement des enfants d’école?… Question vide…
Pourquoi vouloir à tout prix diviser?
On vous a bien formé pour que vous puissiez tout bêtement penser que des enfants ne fréquentant pas une école n’en voient pas d’autres apprenant avec l’école…! Voisins, amis, cours divers, cousins/cousines,etc. Vous connaissez?
@gl000001
“Vous dites que j’ai dit “tous les enfants”, et j’ai écrit “Ce n’est pas tous les enfants. Il y en a une partie …” Equitable vous dites ?”
Je n’ai pas voulu dire que vous disiez! mais de l’idée même que “tous les enfants”, ce que je crois.
Pour le site de la Déséducation, je ne vois pas en quoi percevoir particulièrement que l’on parle de conspiration ou autre! mais il y a de bonnes choses qui se disent; ne pas confondre les messages et le messager, qui n’est pas “mon jeune enseignant” ;)
gl000001
18 janvier 2011
11h40
@questiondeperception
“le jeune enseignat dont vous parliez” … “votre jeune enseignant”. La deuxième version est moins lourde. Voila pourquoi, j’ai écrit ça comme ça. C’est tout.
En général, ca rebute les gens d’entendre parler de conspiration. Vous connaissez l’expression “crier au loup” ? Ca déstabilise les gens. Ca leur enlève leur illusion de bonheur.
Les gens seraient peut-être plus sensibles à entendre parler de “nouvelles idées meilleures”. C’est plus positif.
lolamiel
23 janvier 2011
23h07
je suis surprise de lire ce qui en découle…
Comment peut-on se permettre de juger, de mettre une opinion sur ce qu’on nous n’avons pas prit la peine de réfléchir, de définir.
L’éducation maison est un choix, la scolarisation en est un autre que de remettre sont droit parental à l’état.
Faire une différence entre scolarisation, instruction et éducation est de base me semble t-il avant de remettre sa responsabilité parentale à l’état en scolarisant son enfants ?
Ce que nous en faisons ensuite, après nous être éduqués sur ce qu’implique réellement une scolarisation ou pas, nous appartient. Les deux amènent conséquences positives et négatives à nos enfants.
Il faut choisir ce que l’on veut vivre ainsi qu’assumer les variables qu’imposent notre choix.
Chaque enfants est unique, chaque enfant à sa propre perception…le ”unschooling” , est pour moi, l’art de percevoir le fruit de la nature et en ce sens, il faut redéfinir la notion de ”unschooling” et se servir du système ou non afin d’apporter la lumière suffisante à l’épanouissement de la fleure qu’est le fruit en devenir.
Il ne devrait pas y avoir de combat entre la scolarisation et l’éducation maison. L’enfant est en soif de connaissance, de développement… pourquoi ne pas le laisser libre de butiner ou bon lui semble? (entre l’éducation maison et une forme de scolarisation )Pourquoi chercher absolument à catégoriser ? Parce qu’actuellement, notre système veut catégoriser et uniformiser. Il y a tant à apprendre dans et du récréationnisme… nous oublions citoyens, parents ou pas, que nous sommes acteurs de notre propre vie, ainsi acteurs d’une société, que la réflexion et la créativité est à la base de celle-ci, non le jugement mais le système nous apporte t-il présentement les outils nécessaires afin d’être en éveil à notre créativité? En ce sens, forme-t-il un acteur de demain comme toute société à besoin ?
Ce que je tente de démontrer, est que faire un choix implique une réflexion,une démarche intellectuelle, que cela soit envers la scolarisation ou non et souvent, lorsque nous nous éduquons davantage sur ce que sont réellement les choses, nous sommes en mesure de faire des choix éclairés. Je connais de très bonnes familles de ”unschoolers” et ils connaissent le sens des mots :enfant, scolarisation, déscolarisation, conséquence, apprentissage naturel, société,liberté, ils se sont éduqués. Je ne dis pas que de choisir une scolarisation est de ne pas être éduqués, je dis simplement qu’il faut s’éduquer sur ce que nous croyons que sont les choses.
lolamiel
23 janvier 2011
23h07
je suis surprise de lire ce qui en découle…
Comment peut-on se permettre de juger, de mettre une opinion sur ce qu’on nous n’avons pas prit la peine de réfléchir, de définir.
L’éducation maison est un choix, la scolarisation en est un autre que de remettre sont droit parental à l’état.
Faire une différence entre scolarisation, instruction et éducation est de base me semble t-il avant de remettre sa responsabilité parentale à l’état en scolarisant son enfants ?
Ce que nous en faisons ensuite, après nous être éduqués sur ce qu’implique réellement une scolarisation ou pas, nous appartient. Les deux amènent conséquences positives et négatives à nos enfants.
Il faut choisir ce que l’on veut vivre ainsi qu’assumer les variables qu’imposent notre choix.
Chaque enfants est unique, chaque enfant à sa propre perception…le ”unschooling” , est pour moi, l’art de percevoir le fruit de la nature et en ce sens, il faut redéfinir la notion de ”unschooling” et se servir du système ou non afin d’apporter la lumière suffisante à l’épanouissement de la fleure qu’est le fruit en devenir.
Il ne devrait pas y avoir de combat entre la scolarisation et l’éducation maison. L’enfant est en soif de connaissance, de développement… pourquoi ne pas le laisser libre de butiner ou bon lui semble? (entre l’éducation maison et une forme de scolarisation )Pourquoi chercher absolument à catégoriser ? Parce qu’actuellement, notre système veut catégoriser et uniformiser. Il y a tant à apprendre dans et du récréationnisme… nous oublions citoyens, parents ou pas, que nous sommes acteurs de notre propre vie, ainsi acteurs d’une société, que la réflexion et la créativité est à la base de celle-ci, non le jugement mais le système nous apporte t-il présentement les outils nécessaires afin d’être en éveil à notre créativité? En ce sens, forme-t-il un acteur de demain comme toute société à besoin ?
Ce que je tente de démontrer, est que faire un choix implique une réflexion,une démarche intellectuelle, que cela soit envers la scolarisation ou non et souvent, lorsque nous nous éduquons davantage sur ce que sont réellement les choses, nous sommes en mesure de faire des choix éclairés. Je connais de très bonnes familles de ”unschoolers” et ils connaissent le sens des mots :enfant, scolarisation, déscolarisation, conséquence, apprentissage naturel, société,liberté, ils se sont éduqués. Je ne dis pas que de choisir une scolarisation est de ne pas être éduqués, je dis simplement qu’il faut s’éduquer sur ce que nous croyons que sont les choses.
vivianep
25 janvier 2011
11h48
questiondeperception, mais non, c’est vous qui ne comprenez pas…
Si l’idée est d’offrir une variété à ses enfants, pourquoi les retirer du système et les en isoler?
C’est dans la société qu’il y a de la variété, pas en marge de la société!
Car vous avez raison sur une chose: “Tout ce qui ne suit pas ce que la société suggère/impose est considéré “marginal”…”
Ben oui, c’t'affaire.