La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mercredi 27 octobre 2010 | Mise en ligne à 10h48 | Commenter Commentaires (72)

    Tabou: l’intégration et le parent qui s’en fout

    Un enseignant vient ajouter un angle très intéressant au débat de l’heure en éducationle rôle la responsabilité des parents, et surtout, la responsabilité des mauvais parents dans le parcours scolaire des élèves en difficulté.

    Quoi, encore la faute des parents? Si l’intégration est un échec, c’est à cause, aussi, des parents? Peut-être bien que oui, avance l’enseignant en question, dans une lettre ouverte publiée ce matin dans le Devoir.

    «Dans tout le débat entourant les enfants en difficulté et la performance du système scolaire québécois, écrit-il, un des grands facteurs qu’on néglige de mentionner, ce sont ces parents qui ne démontrent aucun intérêt pour la réussite de leur enfant ou qui ne cessent de remettre en question le travail effectué par l’école.»

    Il parle en connaissance de cause:

    «Combien de fois dans ma carrière ai-je côtoyé des élèves dont les parents se moquaient de leurs apprentissages? Des jeunes beaux, fins, intelligents, mais complètement abandonnés par ce qui a l’allure de géniteurs trop occupés ailleurs. Je pense entre autres à cette mère d’un enfant en difficulté qui refusait de venir discuter de son jeune à l’école et à qui on avait même offert une rencontre le soir ou la fin de semaine avec, en plus, le transport en taxi!»

    Son propos a le mérite d’être nuancé:

    «Il existe d’excellents parents qui accompagnent correctement leur enfant dans leur parcours scolaire, précise-t-il. On remarque souvent leur présence dans les groupes performants. C’est d’ailleurs à se demander si c’est le potentiel des enfants ou l’engagement des parents qui explique le succès scolaire de certains jeunes.»

    Conclusion? «Il serait grand temps que certains parents réalisent — ou qu’on leur fasse réaliser — que l’éducation n’est pas un service mais un privilège, ainsi qu’une obligation sociale et légale. Il serait grand temps qu’on les responsabilise. Mais ça non plus, il ne faut pas le dire… C’est un autre tabou.»


    • Je connais des parents qui ont tout fait pour aider leur enfant en difficulté à s’intégrer mais des fois, un enfant a vraiment besoin d’être dans une classe spécialisée.

      Par contre, je suis convaincue que beaucoup d’enfants – pas tous, on reste calme – avec des troubles d’apprentissage ont du mal à fonctionner correctement en classe parce qu’au fond, ils sont négligés, peu disciplinés ou peu stimulés par leurs parents. Le taux élevé d’enfants classés ‘en difficulté’ est effarant et j’ai peine à croire qu’ils sont tous ‘anormaux’.

    • Mon épouse est prof de maternelle et j’en entends souvent des vertes et des pas mûres. Je lui dit dérisoirement d’impliquer la DPJ pour les cas des parents qui se foutent de leurs enfants. Si les profs faisaient ça, la DPJ serait débordée. Oups! Elle l’est déja.

      Et je ne crois pas que ça soit un tabou. Les profs en parlent beaucoup. On entend souvent ça ici sur ce blogue. C’est juste qu’il y a un manque de moyens pour éduquer ces parents. Il y a une belle annonce là-dessus à la télé mais tout le monde zappe les annonces.

      Il y a trop de pensée magique. En ne regardant pas le problème, il ne disparaitra pas tout seul.

    • Je suis d’accord avec cet enseignant, sauf quand il dit que l’éducation est un privilège. Au Canada, l’éducation n’est pas un privilège, mais un droit. Par contre, même les droits viennent avec des responsabilités, et il semble que plusieurs parents ne prennent pas ces responsabilités au sérieux. Je me répète, mais le succès d’un système éducatif repose sur 2 choses: la qualité de l’enseignement et l’engagement des parents, et ce peu importe le programme scolaire ou les moyens matériels dont disposent les écoles.

    • @CHOUETTEMAMAN

      Bingo! :-) Vous tirez dans le mille. Mais chuuut…. Ce n’est pas bien de dire la vérité!

    • Le phénomène du “dompage” d’enfants est de plus en plus répandu. On dompe les enfants à la garderie, on dompe les enfants à l’école, on dompe les enfants au camp d’été, on dompe les enfants chez mamie et papie et tout çà le plus tôt possible le matin pour aller les rechercher 2 min avant la fermeture pour arriver à la maison a 18h45, juste le temps de faire le souper et hop, c’est le dodo…. Après on se demande pourquoi les enfants sont si désintéresser par l’école. Nos enfants nous imitent, on est leur modèle, intéresser vous à l’école et ils le seront aussi.

    • @tesl_2004

      Par sensibilité pour les parents dont les enfants ont des troubles d’apprentissage, je dois préciser que selon moi, il y a une grande distinction à faire entre un enfant très turbulent parce que ça ne va pas bien à la maison et un enfant qui a un réel trouble d’apprentissage et qu’une médication ou classe spécialisée va aider.

    • C est certain qu avec la réalité des couples en 2010, des familles reconstituées,des familles brisées etc etc etc, la problématique devient tres complexe. Ces phénomenes n aident en rien la réalité de l enfant qui se fie sur un parent souvent absent physiquement et psychologiquement. L idée n étant pas de porter un blame mais bien d établir des faits.

      Tant du coté des parents que de celui du ministere de l éducation on a tendance a se fermer les yeux et à se croiser les doigrt afin que tout se passe bien. On a meme recours avec la bonne vieille citation qui veut qu on fait pas toujours ce qu on veut avec les enfants et bla et bla et bla. Et puis le paravent venant du fait que les deux parents doivent travailler pour arriver devient presque une justification de l abandon du role essentiel dans l éducation de l enfant.

      De vouloir regrouper tous les enfants hors normes sous l appelation en difficulté est une erreur. C est du cas pas cas. Certains auraient avantage a etre intégrés a des classes dites normales mais d autres auraient besoin d etre traités individuellement ne serait-ce que temporairement.
      Oui il y a des jeunes qui ont besoin d aide mais c est probablement trop péjoratif d accepter qu il y en a qui ne sont juste pas vites et qui évoluent a leur rythme sans pouvoir rejoindre facilement le troupeau de moutons…

    • Je pense que malheureusement Chouettemaman a raison.

      En première année primaire, j’étais dans une école d’un quartier assez défavorisé (pour des raisons de pure logistique de transport), beaucoup de parents peu éduqués, au chômage, alcooliques, etc. Et je m’en souviens comme si c’était hier, il y avait beaucoup d’enfants qui avaient des troubles d’apprentissages (et de comportement). Ils étaient intégrés dans des classes régulières à l’époque avec un accès à des services d’orthopédagogie.

      L’année suivante, on m’a fait transférer d’école (la directrice ne comprenait pas ce que je foutais dans ce milieu auquel je ne “fittais” pas!) pour une autre dans un secteur plus favorisé, et comme par hasard il y avait beaucoup moins d’enfants avec des troubles d’apprentissages…Pas scientifique comme observation mais révélateur.

    • Oh wow. J’ai lu sa lettre au complet sans en manquer un mot. Que de franchise et de vérités. Je suis parfaitement d’accord avec ses propos.

    • Il dit ce que je pense
      Il serait grand temps que certains parents réalisent que l’éducation n’est pas un service mais un privilège, ainsi qu’une obligation sociale et légale. Il serait grand temps qu’on les responsabilise. Mais ça non plus, il ne faut pas le dire

      Privilège, car c’est pas partout que les enfants ont le droit à l’éducation surtout vrai pour les filles.

      J’ai un ami qui se bat présentement pour que son fils qui souffre de trouble de l’apprentissage puisse avoir des ressources. Le petit est intélligent, mais a des difficultés au niveau de langue, la lecture et l’écriture. Quand je dis que le père se bat, c’est que vraiment il a été du professeur à la directrice à la commission scolaire à une lettre à la ministre. Il veut que ça bouge, pas juste pour lui et son fils, mais pour tous les autres dans leur situation. En ce moment il fait une pétition surtout suite à la rencontre qui a eu lieu et aux conclusions qui sont sortis de là.

      L’autre soir, son fils lui a dit qu’il voyait tout ce qu’il fait pour lui et qu’il va le rendre fier un jour en écrivant correctement et que les mots ne seront plus si compliqué pour lui. Ils ont fini en larmes les deux, prêt à continuer leur combat.

      Il y a des parents qui s’en foutent, il y a des parents qui s’impliquent et il y a des parents qui se battent. C’est la même chose du côté des professeurs. En espérant dans les deux cas, qu’il y a plus de combattant qu’autrement

    • Le ton qu’emploie cet enseignant, dans son plaidoyer en faveur d’un respect total et aveugle de SA vision du problème d’un élève, démontre fort bien que parfois, les enseignants en voulant prendre certains parents de haut, en ayant comme objectifs de leur démontrer qu’eux savent et sont compétents, réduisent à néant la moindre parcelle d’intérêt que des parents pourraient démontrer vis-à-vis d’un milieu où leurs enfants passent la majorité de leur temps.

      J’ai travaillé longtemps comme professionnelle dans les écoles (plus de 30 ans) et jamais, JAMAIS je ne me suis fait répondre des âneries pareilles par des parents. Ma profession m’amenait à intervenir avec les élèves les plus durs, les plus résistants et la collaboration des parents était sollicitée et nommée comme essentielle à la réussite de leur enfant. Si on sait s’y prendre, se mettre au diapason de la famille, acceptant pafois qu’il y ait une autre version de la chose ou une autre interprétation d’une même situation, on arrive toujours à se comprendre, assez pour baliser un minimum d’objectifs à atteindre.

      Malheureusement, les enseignants emploient souvent des tons condescendants, font exprès pour utiliser des mots qui apportent de la confusion ou une charge émotive intense qui bloque la communication.

      Ça aussi c’est un gros tabou, d’affirmer que certains enseignants créent eux-mêmes les problèmes et se mettent en mode attente jusqu’à ce que ça explose et là, satisfaits, disent qu’ils avaient raison ! Pas nouveau, ils ont toujours raison.

      Je crois enfin que cet enseignant qui a le culot de dire que l’éducation est un privilège démontre une méconnaisance du système d’éducation québécois qui le définit lui comme un DROIT. À moins que, là aussi, il soit au-dessus de tout ça !

      Un peu d’ouverture et de souplesse messieurs dames, mais je suis certaine que la rudesse des propos qui répondront à ce message démontrera encore une fois que, comme avec certains parents, il n’y a rien à faire avec certains enseignants.

    • @chouettemaman

      Vous m’enlevez les mots de la bouche. Des parents non seulement irresponsables mais qui refusent d’assumer quelque responsabilité que ce soit envers leur progéniture, il y en a de plus en plus.

    • @chouettemaman

      Re-Bingo!

      Avec un pourcentage si élevé d’élèves ayant des difficultés d’apprentissage ou de comportement, ou nous sommes collectivement tarés, ou vous avez raison.

    • Dans le fond, le problème à la source est que certaines personnes n’auraient pas dû avoir des enfants, puisqu’elles ne s’en occupent pas. On devrait peut-être commencer à empêcher les personnes négligentes de se reproduire, parce que quand l’enfant est là, c’est trop tard. Pour un de sauvé, combien de négligés?

    • @chouettemaman, tellement d’accord…

      C’est pas compliqué, un enfant ça veut être aimé, qu’on s’occupe de lui dans toutes les facettes de sa vie: pas seulement dans ses besoins primaires. Un enfant ça veut un minimum d’attention. Certains iront chercher l’attention en performant mais d’autres iront la chercher en faisant des mauvais coups juste pour attirer l’attention. Ils se ramassent dans des classes spécialisées sans avoir de problèmes réels, enlevant ainsi la place à ceux qui en ont des problèmes!

      Je peux faire ici un parallèle avec le sport. Je connais quelques enfants dont les parents ne viennent jamais ou presque les voir jouer au hockey, ils ont autres choses à faire… Et je ne parle pas ici de parents qui manquent la partie à l’occasion parce qu’ils ont 3-4 enfants et qu’ils ne peuvent pas se diviser en 4. Je parle de parents qui ont souvent 1-2 enfant et mieux à faire que de suivre leur kid dans leurs activités. Ces enfants sont faciles à reconnaitre, ils cherchent souvent dans les estrades si au cas où papa-maman serait là pour lui. Et si par miracle il y a un parent, le kid devient 100 fois plus performant, écoute 100 fois mieux les consignes du coach et surtout a des yeux qui brillent.

      Imaginez l’effet que ça peut produire à l’école si ça fait cet effet dans les sports!

    • C’est certain que l’implication des parents est primordiale, et ce, pour tous les types d’élève, du surdoué au cancre.

      C’est juste très dommage que tout le monde qui a des enfants n’en soit pas conscient, ou encore s’en moque complètement.

    • Je sais que ça serait compliqué et que je simplifie les choses. Mais est-ce qu’une école pourrait, lors de l’inscription, faire signer une “engagement parental”, un document où les parents s’engage à mettre les devoirs et les leçons en priorité sur la télé et les autres activités, à suivre le cheminement de son enfant et à rencontrer le professeur au besoin. C’est sûr que ça ne va pas automatiquement transformer un parent négligeant en parent attentioné, mais ça serait un début de sensibilisation.

    • Tiens donc.

      Ça me fait penser à une discussion que j’ai eu avec deux mères, lors d’une soirée de présentation sur les toxicomanies, organisée par l’école de mon aîné.

      Depuis la maternelle que je cotoie ces mères-là. On se disait que c’était bien de nous donner des outils, comme ça, aux parents, pour bien suivre nos enfants. Et je leur ai fait la réflexion suivante: Ces soirées là, et celles sur les devoirs, ou celles sur la psychologie de l’enfant, ou comment appliquer la discipline, ou n’importe quel sujet, normalement, c’est prévu pour venir en aide aux parents qui ont de la misère, et aux parents d’enfants en difficulté. Mais quels sont les parents qui participent le plus? Les parents d’enfants qui VONT BIEN. Comme les miens, et les enfants de ces deux mères-là. Probablement qu’aucun de nos enfants n’auront de problématique de toxicomanie. Mais qui sont les parents présents? Ben oui.

      Alors je leur ai dit “peut-être que c’est justement parce qu’on est impliqué que nos enfants n’ont pas de gros problèmes!”.

    • gl0001: “C’est juste qu’il y a un manque de moyens pour éduquer ces parents.”

      Oui mais quand on prend les moyens, ce ne sont pas ces parents-là qui en profitent! c’est ce que je dis dans mon message précédent.

      Quand il y a des soirées d’info gratuites, ce sont toujours les mêmes parents qui sont là, et généralement, y’ont aucun problème particulier avec leurs enfants. Les parents d’enfants qui ne vont pas bien ne veulent pas se le faire dire, et suivre des formations pour venir en aide à ses enfants, ça revient à dire qu’un parent PEUT aider et que donc, si ça va pas bien, c’est parce qu’il ne le fait pas, ou pas comme il faut. On préfère blâmer le système, le junk food et les jeux vidéos.

    • Nemo, ce que vous racontez (au hockey) me fend le coeur. Une seule fois j’ai manqué un événement de ce genre parce qu’on est arrivé en retard, et j’en ai fait une maladie. Ah, mes enfants….

    • Bien dit monsieur l’enseignant. C’est dans les dents!!!

    • @ antonia
      Je respecte votre opinion et vous avez en parti raison.
      Mais la réalité actuel dans les écoles a beaucoup changer dans les 2, 4, 5 et 10 dernières années et ce que vous avez vécu lors de vos 30 ans d’expérience malheureusement et difficle a reproduire de nos jours et je vous dit ca avec le plus grand respect.
      Il y a un cercle vicieu. Les parents, l’enseigant, la comunauté, les parents, l’enseigant, la comunauté……..

      On connait tous le problème. On la tous pointé du doigts. Le parent pointe l’enseigant(l’école et la direction), l’enseigant pointe le parent, et le gvt pointe la communauté(la soiciété). Bon maintenant qu’on a tous pointé les problèmes, on peux-tu s’assoir ensemble? Parents, enseigants et communauté et règler une fois pour toute le problème…….

      Ca suffit de chercher les poux. Faut maintenant se mettre a l’ouvrage et travailler ensemble. L’école est l’avenir d’une communauté. Ces les étudiants d’aujoud’hui qui vont s’occuper de nous dans 15-20 30 et 40 ans….
      On se doit en tant que société de s’occuper collectivement de nos enfants. Ce qu’on voyait dans les années 70-80 qu’on ne voit plus maintenant. En fin je crois…

      Bonne journée

    • @antonia, merci pour votre commentaire, ça me fait mieux comprendre cette problématique qui est sans doute plus complexe que ce que je percevais au départ. Les enseignants sont-ils formés pour intervenir auprès de familles en difficulté ? Formés pour une bonne approche, du tact, les bons mots, la bonne attitude ?

    • C’est facile de repérer les parents rois. Il suffit d’assister aux rencontres de parents et en voilà déjà quelques un qui se mettent tout de suite à critiquer le programme de pédagogie de l’école. Les profs sont des professionnels. Ils sont le meilleur outil qu’il soit donné pour connaître l’évolution de notre enfant.

      Mais comme partout, je dirais que la plus part des parents sont des bons parents. Il ne faut que 1-2 cas sur 30 pour qu’on ai l’impression que la plus part des parents soient mauvais.

    • Ouais bon……

      Heureusement, j’étais un bon kid, et j’étais proche des parents des autres. Les mauvais coups et les impolitesses, c’était pas mon fort…

      C’est un peu stupide, mais je préférais ne pas avoir mes parents là anyways….faites-en l’interprétation que vous voulez….

      Triste, hein? Un peu I guess. Mais c’est cette vie que je vis, et dans cette vie, c’était mieux qu’ils s’occupent à leurs affaires.

      Ben oui toi. Froid de même!

    • @viviannep
      Quand on parle d’éduquer les parents à élever leurs enfants, je pense toujours à Foglia qui relatait l’expérience d’une jeune mêre ex-droguée avec la DPJ.

      Elle était sous observation par la DPJ, pour savoir si elle était capable de s’occuper de son bébé naissant. A un moment donné, elle changeait la couche et elle s’est fait reprendre vertement par la matrone (!) qui l’observait. “Elle ne faisait pas ça de la façon correcte !!!” LA seule façon, celle de la DPJ bien sur qui était légèrement différente de celle que la jeune fille avait appris de sa mêre. Tout pour que la jeune fille se sente comme une mêre indigne. Elle qui voulait vraiment s’en sortir.

      Tout ça pour dire que les “moyens” sont difficiles à trouver pour aller chercher les bonnes personnes et de bien le faire sans bafouer la dignité des gens.

    • Moi je suis persuadée que l’implication et l’intérêt des parents a une grande influence. Cela me fait penser à cette histoire (lue ici ou ailleurs, j’oublie!) de cette mère qui se plaignait que son fils n’aimait pas lire et qu’elle devait se battre avec lui pour qu’il daigne prendre un livre. On lui a demandé “et vous madame, vous lisez?”. Sa réponse: “Ah non, je n’ai pas le temps!”. Nos enfants apprennent par l’exemple. Si nous respectons leur professeur, ils en feront tout autant et, selon moi, une partie du respect c’est d’accorder notre temps et notre attention lorsque l’enseignant de notre enfant nous le demande. Ceci dit, je suis d’accord avec Antonia pour dire que ce ne sont pas tous les profs qui savent s’y prendre pour aborder les parents et les mettre “de leur côté”. Mais cela ne veut pas dire que nous ne devons accorder aucune importance à ce qu’ils disent. Il faut avoir un juste milieu. Et pour continuer dans la même lignée que vivianep, c’est assez typique que les parents présents aux rencontres d’info ou aux rencontres de parents à l’école, ce sont les parents d’enfants qui n’ont pas de problèmes, malheureusement…

      Je terminerais en vous racontant mon expérience personnelle avec l’école de mes enfants. Ils vont dans une école alternative où la sélection des enfants se fait selon le désir d’implication des parents. Tous les parents doivent remplir un long formulaire de 10 pages où on nous pose plein de questions sur notre mode d’éducation, comment on voit le rôle des profs, des éducateurs du service de garde, notre relation avec eux, comment on voit notre enfant, ses défauts, ses qualités, comment on pense s’impliquer à l’école, dans quel comité, etc. Bref, tous les enfants qui vont à cette école ont des parents impliqués et présents. Je peux vous dire que l’ambiance dans cette école est extraordinaire. On a qu’à se promener dans les couloirs de l’école lorsque les classes ont commencé pour voir le calme et le respect qui se dégage. Et ces enfants sont très respectueux entre eux, mais aussi avec leurs enseignants. Bien sûr, ce n’est pas parfait et je ne veux pas dire par mon commentaire que les écoles alternatives sont supérieures aux autres écoles. Mais selon moi, cet exemple démontre bien comment l’implication des parents peut faire toute une différence sur les comportements et les apprentissages de leurs enfants.

    • @chouettemaman
      Les profs ont une certaine formation de ce coté. Mais il y a des intervenants du CLSC qui sont là pour aider à parler aux parents. Et dans les quartiers défavorisés, il y a des agents de milieu qui sont encore plus au fait des problèmes souvent plus reliés aux ethnies.

    • l’ecole ces long,ces plates et ont s’emmerde voila sur quoi les enseignant devrai travailler….attirer l’attention des jeunes pour que les jeunes soi motiver a y aller et apprendre ….
      par exemple les prof au grosse lunette ns donne pas envie d’ecouter mais plutot de rigoler,un prof a l’allure cool et super cool donnerai au jeunes une vision moins plate de l’ecole ( car pour certains jeunes l’ecole ces pour les nerds pas pour les cool )
      donc faut juste rendre l’ecole COOL et amusant…voila !!!

    • Un autre facteur qui a un impact, c’est le rapport que les parents entretenaient eux-mêmes avec l’école….Ceux qui avaient des rapports problématiques avec l’école, les personnes en autorité, qui se souviennent de mauvais enseignant ou tout simplement de mauvaises expériences multiples se présentent comme parents avec moins (ou pas) d’ouverture et transmettent souvent à leurs enfants cette vision de l’école…

      @Vivianep
      Mon expérience me fait abonder dans votre sens. Pendant plus d’une vingtaine d’années, j’étais en charge de 500 à 600 élèves de 4e secondaire par année. A la rencontre du début d’année qui était particulièrement importante, entre autre parce que les deux tiers des élèves étaient nouveaux à l’école, je pouvais compter sur un gros maximum de cent personnes. Comme souvent les deux parents se présentaient, j’estime que je revoyais ainsi les parents de 70 élèves environ.

      Pourtant j’envoyais l’ordre du jour à l’avance et j’abordais les questions éminemment pratiques et les plus courantes comme le dossier CEGEP pour lequel les notes de 4e secondaire comptaient plus que celles de 5e sec., les questions de discipline, les services offerts par l’école, notre dispositif d’encadrement disciplinaire et pédagogique etc.

      Par contre, il m’est arrivé souvent de recevoir des appels de parents, le lendemain de la rencontre, qui me disaient n’avoir pu venir et “Est-ce que je pourrais leur résumer la rencontre en deux minutes?”. Affligeant…

    • @chouettemaman et les autres

      Si seulement c’était si simple, j’en serais la première réjouie! Notre grand de 7 ans aime beaucoup l’école, mais a des difficultés à s’intégrer parfaitement dans le cadre d’une classe normale. Heureusement, nous sommes biens entourés par des profs patients, éducatrices spécialisées et direction qui accpepte de déployer les évaluations psychologiques pour aider l’intégration malgré une looongue attente de diagnostic.

      Et malgré tout, je me demande toujours ou j’ai failli quand je reçois un message désespéré d’une intervenante qui veut comprendre tel ou tel comportment…je ne le sais pas moi non plus…j’ai beau donner le meilleur de moi-même, ça reste qu’il y aura toujours des bons jours et des moins bons ou personne ne sait vraiment quoi faire.

      Pourrais-je donner plus, probablement. Sans abandonner, nous avons appris à ne plus trop s’inquiéter avec les comportements étranges, car nous avons vraiment essayé tout ce qui nous venait à l’idée. J’aimerais tellement ça pouvoir tout régler avec une dose d’amour supplémentaire, mais mon amour ne semble pas si magique…

      Dans le fond, ça fait du bien de vous lire, car je vois bien que nous n’avons pas une problème d’intéret, mais un brillant petit garçon qui est un peu différent des autres et qui fera son chemin à sa façon.

    • mon conjoint me disait que ce qu’il aimait c’était les mauvais profs. Ça le poussait à trouver des moyens pour rendre la matière intéressante et performer malgré le manque évident d’aide et de ressource… comme quoi les enfants ont aussi leur « travail » a faire pour leur propre succès. (Attention je ne cherche pas à minimiser le rôle du parent et de l’enseignant, mais juste dire qu’il y a encore plus de personne responsable pour le succès d’un enfant et de fait, lui-même)

    • @nobodyknows

      Vous avez raison, pour certaines personnes il est plus important d’honorer son rendez-vous chez le garagiste ou chez le coiffeur qu’un rendez-vous avec l’école…

      @alary1982

      Que le prof ait des lunettes, soit grosse, hippie ou punk, reste que la matière est la même… L’apparance n’a rien à y voir…

    • @chamax merci pour votre témoignage. Comme je l’écris, je n’inclus pas tous les enfants ni tous les parents dans la même catégorie. Certains enfants ont véritablement du mal à s’intégrer, peu importe les efforts des parents et des éducateurs. C’est délicat d’écrire sur ce sujet et de rester dans les zones grises. Mais certains enfants en difficulté le sont bel et bien parce qu’ils sont mal encadrés par leurs parents…

    • Je n’ai pas lu un seul commentaire sur l’impact négatif des enfants en difficulté “intégrés” sur les bons élèves. Plusieurs pensent qu’ils ont résolu le problème en inscrivant leurs enfants dans une école privée ou un programme international. Attention! Charest a toute une équipe ministérielle, vous le savez, et une de ses formidables ministres voudrait bien forcer l’intégration partout, y compris dans la classe de VOTRE enfant. Histoire de bien niveler par le bas. Vous vous croyez en sécurité? Eh bien non.

      Bah, il y aura sûrement une exception pour les enfants de cette formidable équipe ministérielle, justement… il vous suffira d’y inscrire votre enfant, si vous le pouvez.

    • @antonia : J’ai été surprise de votre commentaire. Ayant plusieurs amis dans le domaine de l’enseignement, en plus de gens de ma famille, je peux vous dire que les exemples comme ceux fournis dans le texte sont monnaie courante dans plus d’un milieu. Les exemples pleuvent. Et pour bien les connaitre, je suis certaine qu’aucun d’entre eux ne regarde le parent de haut. Au contraire. En fait, ce qui m’étonne le plus de votre témoignage, c’est que vous prétendez ne jamais vous être fait répondre des “âneries” par des parents. Pour vrai? Il doit y avoir une forte majorité du corps enseignant qui vous envie!

      Sincèrement, je crois que l’auteur du texte ne parle pas de tous les élèves en difficulté, mais bien des élèves en difficulté à cause de l’inaction et de la fermeture des parents, ce qui est fort différent. Déjà, le titre de son article le spécifie.

    • @nemo
      p-e mais l’approche est differente entre un prof gros laid avec des fond de bouteille ou un jeunes sportif qui est cool et bien habiller ca montre que l’ecole aident a reussir sinon avec un prof moche ont ce demande pourquoi aller a l’ecole car on ne veux pas etre ressembler a ca ds la vie

    • @alary1982

      Et lorsque vous serez sur le marché du travail, si votre boss a “de grosses lunettes” et “n’est pas cool”, que va-t-il se passer ?

    • @alary1982

      Je ne veux pas m’éloigner du sujet ici. Mais.

      En sec 4 j’avais comme prof un petit gros avec une coupe de cheveux à la René Lévesques. Quand il s’emportait sa ”couette” savamment relevée sur le dessus de son crâne lui tombait sur les épaules parce qu’il gesticulait et se promenait sans arrêt. J’ai détesté l’histoire en sec.2, je préfère de loin les sciences. Mais en sec 4 j’ai bu toutes les paroles de ce prof, comme 99.9% de ma classe, de l’autre classe et del’autre classe… Même qu’il y a quelques années, à notre conventum, tout le monde a parlé avec nostalgie de ce prof.

      Il était loin, très loin d’être cool. En plus, c’était mon tuteur d’étude (à mon école nous avions un tuteur pour l’année). Rigoureux pourrait bien le définir.

      À l’inverse, j’ai eu en sec 3 un prof de bio qui a bien failli me faire changer de vocation. Il était cool, mais cool! Finalement je n’ai rien appris d’intéressant avec lui. Oui, on n’avait pas de devoirs et il majorait les notes, j’ai pêté des 95% toute l’année pour me rendre compte l’année d’ensuite que je ne savais rien.

      Avoir u prof cool c’est bien mais des fois ce n’est pas le meilleur à long terme…

    • @alary1982, comment pouvez-vous savoir que c’est long et platte, si vous n’avez pas fréquenté l’école? Clairement, vous n’avez pas appris à écrire correctement.

    • @alary 1982

      Excusez-moi mais j’ai oublié. Un prof cool, peu importe s’il est rigide, sévère rigoureux ou non, si on a le sentiment qu’il s’occupe de nous, il sera cool dans notre tête. Ce prof d’histoire me demandait toujours les résultats de basket (je jouais à l’époque) et avait toujours des questions à ses sportifs et comme il disait SON musicien (le seul de notre classe à jouer du piano dans de petits concerts).

      Je crois qu’un parent cool est seulement un parent qui prend la peine de s’intéresser à son jeune et à ses amis sans faire partie de sa gang. On se garde une ”petite gêne” quand même!

    • Je crois sincèrement que la réussite scolaire d’un enfant passe par un bon encadrement scolaire des parents, mais aussi par un travail d’équipe avec l’enseignant.

      Mon fils, d’un naturel paresseux car habitué de réussir sans effort, débute en math SN (anciennement math forte). Il a échoué son premier examen, lamentablement, avec un beau 51%. Tout de suite l’enseignante à communiqué avec moi pour m’en aviser afin que nous établissions un plan de match pour aider mon fils. Elle n’a pas attendu de voir, elle n’a pas attendu à la fin de l’étape pour voir ce qui arrivait. Non, elle l’a fait immédiatement quand elle a vu qu’il y avait un problème. Nous avons travailler en équipe avec fiston pour lui montrer une méthode de travail. Il doit aller en récupération avec son professeur et moi je m’assure qu’il effectue tout le travail demandé et de lui offrir du calme durant sa période de devoir à la maison.

      Résultat de l’implication de tous? Un beau 85% à l’examen de fin d’étape, une note au-dessus de la moyenne de la classe. En passant, c’est une école publique qui m’offre ce beau service. Une grosse polyvalente de plus de 2 000 élèves.

    • Quand mon plus vieux a commencé la première année, son enseignante (lors de la rencontre avec les parents) m’avait “séduite” en disant “vous avez des enfants, ben ca vaut la peine de vous en occupper”. J’avais trouvé ses parôles raffraîchissantes dans ce monde où il faut toujours faire attention à ce que l’on dit, de peur que (oh, mon dieu!) les parents se sentent coupables.

      Quand l’auteur de la lettre mentionne que l’éducation c’est un privilège et non un service, c’est probablement parce qu’il veut que l’on réalise qu’en envoyant nos enfants à l’école on ne peut pas lui déléguer la totalité de leur apprentissage. Nous avons toujours, en tant que parents, un rôle dan la responsabilité de leur éducation.

      @alary1982
      Il est vrai que nous vivons dans une société si superficielle que l’apparence d’un professeur peut en effet jouer un petit rôle dans la volonté de certains enfants à apprendre. Parcontre, si le professeur enseigne bien et que son attitude envers les élèves est bonne, l’obstacle du “look” est vite franchi par ceux qui ont l’esprit ouvert. Et, qui sait, peut-être ont-ils ainsi droit à une belle lesson de vie: ne pas juger les gens selon leur apparence!

    • Antonia, vous avez eu une chance de coucou si vraiment PERSONNE ne vous a envoyé promener. Vous faisiez quoi en enseignement, parce qu’il n’y a pas qu’enseigner, on s’entend…

      Entendu par un prof de mon entourage qui appelait des parents pour leur dire que leur enfant ne fichait strictement rien en classe et je vous fais grâce des jurons:

      “J’te dis pas comment faire ta job, viens pas me dire comment élever mon kid”.

      “Quand il est à l’école, c’est ton es** d’problème, viens pas m’écœurer avec ça chez nous.”

      “Entre toé pis mon flo, je prendrai toujours pour le flo”, j’veux rien savoir de tes explications”

      ” De toutes façons, l’école kossadonne”. J’ai pas d’études moé pis j’arrive pareil.

      “Encore en journée d’études? Va falloir que je m’occupe des enfants d’abord?” (???)

      Et bien entendu, tous les problèmes de ces pauvres parents sont dus au fait que cet enseignant est un “cr**** d’importé”.

      Quand il enseigne dans des quartiers moins “chauds”, il est apprécié. Étrange non? Au privé aussi. Il a un petite Vietnamienne comme élève qui a les connaissances en maths d’un universitaire chevronné et elle le “challenge” toujours de lui trouver des problèmes bien croustillants à des années-lumière de ce que les autres enfants pourraient même LIRE: ses parents la poussent à réussir.

      Au Québec, on aime ça cracher sur le succès. Même le nôtre.

    • @antonia
      Que de haine envers les enseignants!

    • Je suis d’accord avec vivianep, les parents qui s’impliquent ne sont souvent pas ceux dont les enfants en ont le plus besoins. Mon fils, EHDAA, a toujours reçu beaucoup de soutient de ses profs, ils lui ont toujours témoigné de l’attachement et une grande tolérance. Je pense que le fait que nous soyons présents et responsables a eu un effet positif. Comme l’a dit quelqu’un, on ne le dompait pas à l’école pour s’en débarrasser. Nous avons toujours apporté notre soutient à ses enseignants et au personnel de soutient, partagé les informations(même si c’est parfois difficile) et fait de notre mieux. Le système étant ce qu’il est, nous sommes quand même devant un constat d’échec face à l’intégration aveugle et sauvage qui règne dans nos école.
      @quuneideecommeca
      Votre ami peut aussi s’adresser au comité EHDAA de sa commission scolaire. Ce dernier est composé de professionnels, de parents et d’enseignants. Il n’est pas décisionnel mais a une influence sur le conseil des commissaires et le comité de parent. Son histoire me touche beaucoup. Le mien, de fils, me dit souvent combien il apprécie que je soit là; ” toi maman, tu me laisse jamais tomber…” En effet, même si des fois, le système m’y pousse à force de m’obliger à me battre.
      @tous
      Il y a des parents qui se déresponsabilisent, des professeurs insensibles et des directions pas d’allure. Dans l’ensemble, par contre, je pense que tous font leur gros possible. Je me souvient d’une mère dont la fille a toujours été au régulier et qui a été transférée dans une école adaptée. Première rencontre avec l’équipe école(je l’accompagnait en tant que travailleuse sociale), elle était nerveuse et sur la défensive. L’équipe école commence à lui faire part de ses observations…toutes positives! Ma cliente, en larme dans l’auto sur le chemin du retour, n’avait jamais reçu ce genre de commentaire , elle croyait que sa fille de 15 ans était une bonne à rien. Et là, tout à coup on lui mentionnait toutes ses forces…je peux vous dire que je pleurait avec elle!

    • @chamax…Ouf! Je vous comprend, ce n’est pas évident de devoir expliqué ce qu’on ne comprend pas soi même! Bonne chance, sincèrement!

    • @alary1982
      Vous êtes super Alary. Superficiel !!! Un de mes meilleurs profs (intéressante, motivante, cool pourquoi pas) était petite, boulotte et pas belle. Ouain Pis ? Ce n’est pas son champ d’étude qui l’a transformée comme ça !!!

      Un de mes amis au secondaire était petit, malingre et avait un nom à coucher dehors. Pas cool pour vous. Aujourd’hui, il a pris du coffre. Il est presque costaud et beau bonhomme. Il est marié à un pétard. Et il est prof d’histoire. Il a essayé d’être le prof cool. Ca marche pas !!! Maintenant, il est le prof exigeant qui n’accepte pas de demi-mesures et ça marche.

      Comme Cjulie dit “Qu’est-ce qui va arriver ?” Vous allez vous retrouver le c** sur une pelle. A la porte. Et être votre boss, je vous ferais reprendre votre texte jusqu’à plus de fautes ni raccourcis-textos-paresseux. 23 fautes dans le premier texte et 14 dans le deuxième. C’est honteux.

    • Waw, Alary1982, édifiant! Vous avez vraiment atteint le bon gros succès de fric, dans la vie, hein? En tout cas, je sais à quoi je ne souhaite pas voir mes enfants ressembler…

      @gasston Effectivement, j’ai lu cela dans La Presse ce matin… Misère. Il y a des examens d’admission dans ces écoles. Que va-t-on faire? donner le double du temps à certains? donner le droit au dictionnaire et à la calculatrice? En quoi cela serait-il ÉQUITABLE?

    • alary1982: “L’École c’est long c’est plate et on s’ennuie”.

      Super belle attitude.

      Mon fils aime l’école et il est cool, ça parle au yable.

    • On a déjà eu les «pédagogues fous» du MEQ. On a maintenant une ministre qui se prépare à lancer des briques dans le piano. Attention aux fausses notes. Au fait, a-t-elle des enfants, elle?

      Mau**t que je suis content de ne plus faire partie des parents qui ont des enfants à l’école. Le mien est déjà adulte. Et en plus, chanceux comme je suis, je suis passé par l’école avant l’arrivée des «pédagogues fous». Le pactole, je vous dis.

    • D’abord, je suis absolument d’accord avec vous que les parents jouent un rôle majeur dans le parcours scolaire de leurs enfants. Pendant que j’agrandissais, mes parents démontraient toujours de l’intérêt à mes travaux et m’encourageaient à chaque moment. Grâce à eux, je sentais que mes efforts à l’école avaient de la valeur à par de mes notes et cela m’a motivé de continuer avec mes études.

      Bien que mes parents fussent un facteur important dans mon succès, je trouve que mon caractère était le catalyseur dans la réaction étant ma réussite scolaire. Selon moi, ceci est quelque chose souvent oublié quand les parents des enfants en difficulté font l’objet d’une surveillance. Tandis que l’absence d’un parent peut avoir plusieurs répercussions négatives sur l’enfant, cela n’est pas la seule raison pour leurs difficultés. L’esprit de l’enfant, ses amis et même l’environnement à l’école peuvent avoir autant d’effet sur leur succès imminent.

      Bref, nous nous trouvons dans une situation difficile concernant l’éducation des enfants. Devrons-nous rejeter la faute sur les parents des enfants en difficulté ? D’après moi, la réponse est : quasiment. Même un enfant avec un mauvais esprit peut se détourner avec du renforcement chez soi. Comme vous avez dit, l’éducation est un privilège et les parents devraient faire tout ce qu’ils peuvent pour que leurs enfants puissent profiter de cette expérience.

    • @ tous
      p-e que je fait des fautes d’ecriture mais au moins moi j’ai parti ma compagnie et je pourrai certainement en aider quelques un qui travail a 10 $ de lheure en leur offrant un job a 25$/hre car j’ai su foncer et mettre de l’ardeur et pour ca j’ai des resultat monnetaire une famille rempli de bonheur et jamais j’ai a attendre mon cheque de paye pour payer me dettes car j’en est pas et ca ce pas mal mieux que de savoir conjuguer des verbes….
      @ tous ceux qui savent ecrire je vais engager 2 ou 3 personne qui ne savent pas ecrire comme moi et il feront plus d’argent que vs et surement seront-il plus heureux que vous d’avoir trouver quelqu’un qui ne les jugent pas sur leur orthographe mais bien sur leur competences….
      l’ecole ces bons mais a un certains point regarder autour de vs et beaucoup d’entrepreneur n’ont meme pas de sec 5 et ont gagne mieux notre vie que vs qui avez passer une parti de votre vie a user votre fond de cullote pour quelque dollars par semaine….pathetique…
      et vivianep si votre fils aiment l’ecole tant mieux en autant qui ne finnissent pas emballeur chez maxi !!!!

    • Trop souvent les parents des enfants ayant des difficultés ont eux-mêmes vécu des difficultés scolaires.

      J’ai fait des contrats de suppléance au secondaire entre mon bacc et la maîtrise. J’ai vu et vécu les conditions de travail et je me suis dit que jamais je ne ferai ce travail. J’ai le souvenir d’un père, à la rencontre de parents, qui s’installe devant moi, la casquette bien enfoncé, ruminant une grosse gomme.

      Sa première phrase ressemblait à ceci : «J’chus pas v’nu icit depuis mon s’condaire pis là j’t’obligé mais y’en a pas un maudit qui va m’obliger à enlever ma casquette cette-fois-cit.»

      C’est le seul souvenir que le gars avait de l’école : un lieu où on le brimait et une place d’affrontement. Je n’étais plus surpris que son fils soit si impolis. Son père, lui-même mal élevé, lui avait présenté l’école comme un adversaire à endurer.

      Je lève mon chapeau aux enseignants qui se démènent avec ce genre de parents, avec des professionnels non-enseignants condescendants, des commissaires inutiles, un ministère idéologique, des conseiller pédagogiques qui sont en fait de mauvais profs voulant fuir les salles de classe, des bâtiments insalubres des obligations toujours plus lourdes.

      Je n’aurais jamais été capable de faire ce que vous faîtes.

    • alry1982 mélange l’école et la télévision…ou un show rock!

    • Interressant,
      J’ai fait lire l’article a des enseigants/directeurs a la retraite et également a des enseigants/directeurs qui travaillent encore.
      Ils sont tous d’accord pour dire que c’Est vrai mais avec certaine nuance. C’est vrai autant aujourd’hui qu’il y a 30 ans, mais la différence, c’est le ratio par classe qui est différent. Le ratio est plus élevé aujourd’hui (qu’ils disent) qu’il y a 30 ans et le ratio change également en fonction de la cote de défavorisation du milieu.

      Y’a rien de scientifique dans mon étude. Reste a mettre ca sur papier, faire une étude plus large, y faire probablement tavailler une maison de sondage sérieuse pour rendre les résultats plus puissant. Peut-être que la revue actualité pourrait la faire cette étude au lieu de publier un rapport sur les meilleurs écoles…….

      Mais bon, faut toujours trouver un coupable, mais selon moi, il est pas faux de dire que tout part de la maison….. après ca, si tout va bien a la maison, il est ou le problème alors!?!?!?!?!?

    • Loubia,

      Vos citations sont à hurler. On “sait” que ça existe, mais ça reste difficile à croire. Ces parents-là sont carrément responsables des difficultés et des échecs de leurs enfants.

      Tout ce qu’on réussit à faire, par contre, c’est de créer de nouvelles définitions de maladie, syndrôme, handicap, trouble, de nouvelles définitions tellement larges et tellement vagues qu’elles finissent par inclure absolument tout ce qui peut mal aller dans l’éducation d’un enfant. Un enfant est négligé par ses parents et se développent mal? Syndrôme Machin. Yé, on a un diagnostique! Alors c’est donc pas de la faute des parents… on va vous aider… même qu’on va faire la job à votre place, pauvre vous-autres.

      Quel idéal vise-t-on? Qu’il n’y ait plus de “pas bon”, plus de “poche”, plus de paresseux, plus de pas vite, plus de pas beau, plus de pas fin, plus de mal élevé, plus d’agressif. Juste des enfants avec un syndrôme ou une maladie qu’on va finir par identifier…

      Alors finalement, la vie, c’est une maladie.

    • “Diagnostic”…

    • dominiqueb, essayez donc de prouver hors de tout doute que tout va vraiment bien à la maison.

      C’est pas parce qu’on est bien intentionné qu’on est nécessairement compétent.

    • Alary: “@ tous ceux qui savent ecrire je vais engager 2 ou 3 personne qui ne savent pas ecrire comme moi et il feront plus d’argent que vs et surement seront-il plus heureux que vous d’avoir trouver quelqu’un qui ne les jugent pas sur leur orthographe mais bien sur leur competences….”

      Mais avez-vous seulement idée à quel point je m’en balance que vous fassiez plus d’argent que d’autres? Avez-vous seulement idée le nombre d’abrutis que je vois qui font plus d’argent que d’autres? Mon pauvre, vous êtes riche de fric, mais ça s’arrête pas mal là. Votre vision du monde, de la société, de l’humain, est tellement pauvre!

      Quant à mon fils, emballeur chez Maxi, ça m’étonnerait. Mais je l’envoie au privé, voyez-vous. Et mon objectif est lequel? Qu’il fasse suffisament d’argent pour faire vivre sa famille (et idéalement, qu’il puisse offrir à ses enfants une mère présente…). Mais surtout, qu’il soit un être intéressant, conscient, informé, ouvert, documenté, curieux, riche de connaissances et de vision, perspicace, bon parent… Bref, qu’il finisse garagiste ne m’énerve pas. En autant qu’il soit riche intellectuellement, intérieurement.

      “quelqu’un qui ne les jugent pas sur leur orthographe mais bien sur leur competences….”

      C’est bien joli, ça. Mais me faire faire la morale sur le “jugement” par un type qui parle d’un prof à lunettes en fond de bouteille… c’est quand même drôle! Vous voyez, Alary1982, ce que je souhaite à mon fils, c’est qu’il soit assez conscient et intelligent pour se voir aller lui-même et qu’avant de dire n’importe quoi comme ça, il se serait ravisé.

    • @tabarly
      Pas que je me souvienne, mais je garde en tête votre sujet!

    • c’est certain que les parents ont un impact sur la réussite des enfants. certaines études ont démontré que des enfants qui ont été en contact avec des livres avant l’entrée à la maternelle sont avantagés. des choses aussi simples que d’aller à la bibliothèque, lire des histoires aux enfants et faire du coloriage et bricolage aident les enfants à l’école. ça permet le développement de leurs habiletés et de les préparer à l’école. c’est sur que certains enfants ont des troubles neurologiques ou de développement, même s’ils ont des parents impliqués, mais je crois que le rôle des parents dans le développement des enfants est essentiel pour leur éducation.

    • @alary1982
      Mon conjoint a un secondaire 2, entrepreneur en construction, il gagne bien sa vie, merci. Par contre il déteste avoir à écrire car il n’est pas fier d’avoir si peu de connaissance en français et ça l’achale.
      Contrairement à vous, et malgré les difficultés de notre fils, il lui envoie le message qu’il doit aller à l’école et s’améliorer. Il y quelques années, il a voulu apprendre une troisième langue et a révisé la grammaire au complet pour ce faire. Le meilleur exemple pour mes enfants; il n’y a pas d’âge, ni de condition social, ni de salaire qui donnent des connaissances, seulement l’effort et le travail. Votre raisonnement ne tient pas la route…vous connaissez le terme parvenu??? Il vous va comme un gant!

    • On peut mener un cheval à la fontaine, mais on ne peut le forcer à boire.

      Je pense que le premier problème est là: l’école est OBLIGATOIRE. Et cette obligation découle directement de notre prise de conscience, en tant que société, de l’importance de l’éducation. Les penseurs de la Révolution Tranquille ont mis en lumière la nécessité d’une éducation de qualité comme condition incontournable à l’essor d’une nation digne de ce nom. Au début des années 60, la création du Ministère de l’Éducation avait des visées socio-économiques autant que politiques. Il fallait changer les mentalités. La Loi sur l’Instruction Publique a été imposée à cet effet. Pourtant, il est clair qu’il n’y a pas eu réussite à cet égard. Nos pratiques ont changé, certes, mais la majorité ne comprend toujours pas le caractère sacré de l’éducation. Quand on prend les choses pour acquises, on risque de manquer l’essentiel. Or, comme le disent plusieurs personnes, l’école est un privilège. À mon avis, quiconque est forcé de faire quoi que ce soit sans d’abord en comprendre l’importance ne peut considérer comme un privilège ce qu’il devra faire.
      En tant que société, il est temps de se remettre en question et de prendre (à nouveau) des risques. Retirer l’obligation de fréquentation est risquée. Par ailleurs, ceux qui choisiraient de se prévaloir du privilège de l’éducation pour leurs enfants mettraient les bases de la motivation nécessaire à fournir les efforts qu’il faut consentir pour tout apprentissage. Mais je rêve probablement…

    • @vivianep Ouf…que de préjugés concernant “les enfants à syndrôme ou à maladie” comme vous le dites. Étant moi-même maman d’un garçon autiste, je trouve vos propos choquants, blessants. C’est tellement plus facile de juger et de se comparer pour se valoriser hein? Parce que c’est ce que vous faites sans cesse: vous valoriser en dénigrant les autres. Justement, il faut cesser un moment donné de trouver des excuses à notre enfant, tel que “il est plus paresseux, plus lent, plus rigide, moins intelligent, moins allumé, etc…” et d’accepter que notre enfant peut avoir un syndrôme quelconque ou un handicap. A partir de là, une fois le diagnostic prononcé, ça ne peut qu’aller mieux en prenant les moyens nécessaires afin de stimuler leur développement. Et vous savez quoi? J’ai tellement appris à travers ça….chaque petit développement est une réussite pour nous…Sachez vivianep que vous n’êtes pas une mère parfaite, et que vos enfants ne le sont pas non plus….Soyez donc reconnaissante de ne pas avoir à vivre ça plutôt que de “chi..” sur ceux qui sont différents de vous.

    • nancy76,

      Je sais parfaitement qu’il y a des enfants qui ont des problèmes tout à fait réels. L’autisme n’est pas une lubie.

      Mais je continue, même si ça choque, de me demander si on n’est pas en train de chercher à mettre un nom scientifique et médical sur tous les problèmes de l’enfance parce qu’on ne peut plus, de nos jours, envisager qu’il puisse y avoir un problème dans le parentage.

      Certains syndrômes sont devenus des fourre-tout à déculpabiliser les parents.

      Mon plus jeune est tête en l’air, a de la difficulté à se concentrer en classe, et il a de la misère à suivre les consignes, parfois, il met un temps fou à effectuer un travail simple. Je suis persuadée que j’ai quelque chose à voir là-dedans. Mais quand je parle de ça à des amis, que me dit-on? TDAH? On a le recours au TDAH tellement rapide!

    • @alary1982
      Je suis loin de vous envier. Avez-vous pensé qu’on peut aussi être riche et instruit?

    • @nancy76
      Je suis maman d’un EHDAA, qui a aussi d’autres et multiples diagnostics. Je suis de l’avis de vivianep parce que je trouve choquant de voir tous les problèmes sociaux(pas médicaux) passer dans le même panier que ceux de mon fils, qui sont bien réels. J’ai l’impression que vivianep met le doigt sur une réalité. Bien des gens mettent tous les enfants dans le même panier et, oui, certain parents s’inventent, socialement, un diagnostic pour se donner le beau rôle. C’est effrayent, mais je pense que ça existe et que ça nous nuit, vous et moi.

    • @vivianep

      Ce que vous dites me fait rappeler un épisode de mon enfance.
      On m’avait envoyer faire des tests d’audition car je ne portais très peu d’attention lorsqu’un professeur me parlait et que comme j’étais jamais concentré, lorsqu’on me parlait, j’avais évidemment l’air confus car je n’écoutais pas.

      Mais lors des tests, surprise! Ouïe parfaite. Bien oui, je me concentrais! Je suis donc d’accord avec vous. C’est trop facile de blamer le comportement sur un problème de déficit d’attention au lieu d’essayer de corriger le problème. Peut-être il n’est pas intéressé tout simplement. Alors il faut travailler pour trouver un moyen de le motiver, de l’encourager à porter plus attention.

    • @vivianep
      Je pense que vous mettez le doigt sur quelque chose d’important. Un enfant a un trouble de concentration ? TDAH ! Je connais même des jeunes qui veulent absolument être médicalisés parce que leurs amis le sont… C’est décourageant.

      Et pendant ce temps, les enfants et les parents qui ont VRAIMENT besoin de ressources sont laissés de côté…

    • @tipoporapido
      @vivianep
      Je vous seconde. Plusieurs intervenants ont l’étiquette facile…

      Mon plus jeune a eu ses premières années du primaire assez rock and roll… C’était ”le tannant de la classe”. Il se levait sans cesse, gesticulait, était assez compétitif… Il avait le don de mettre les profs à bout. Bref, mon chum et moi étions découragé, ce n’était pas la manière qu’il était élevé. Malgré tout, il avait de bonnes notes. LA QUESTION: qu’est-ce qui ne fonctionne pas chez lui? Certains profs ont même avancé l’hyperactivité malgré qu’il ne correpondait pas tout à fait à cette définition. Aux sorties d’école par exemple, mon fils est un ange et toujours le premier intéressé… Il a aussi une grande capacité de concentration.

      Une année, il a eu le meilleur prof du monde. Après plusieurs appels, elle nous fait venir à son bureau. On parle un peu, beaucoup et elle nous dit que notre fils est peut-être kynesthésique. Bon, encore un étiquette! Elle nous dit que le problème n’en est pas un et qu’il existe des moyens simples pour qu’il fonctionne sans causer de problèmes en classe. Sans pilules? Sans psy? Évidemment, qu’on essaie!

      J’ai fait beaucoup de recherches et nous essayons d’appliquer les conseils d’apprentissage que j’ai trouvé. Mon fils a des outils pour l’aider. Par exemple quand il veut trop bouger, il a une balle anti-stress qu’il presse dans la paume de sa main. Ça le relaxe et ça lui permait d’attendre la récré. Bref, mon chum et moi avons fait nos devoirs pour l’aider au max. Depuis ce temps tout va super bien à l’école. Ses notes de bonnes sont devenues excellentes en peu de temps.

      Petite anecdote, je suis moi-même kynesthésique. Ça m’a permi de comprendre beaucoup de chose sur mes années d’école et sur ce que j’aime et je suis.

      Je ne voulais pas spécialement parler de mon fils et de nos multiples tranches de vie. Mais je suis convaincue qu’il existe pas mal de cas comme lui par classe. Sûrement que quelques un prennent des pilules pour rien… Plusieurs sont sans doute en attente d’un diagnostic qui pourra les entraîner dans une spirale d’intervenants spécialisés sans qu’ils en aient besoin enlevant la place à ceux qui en ont VRAIMENT besoin.

      Un gros merci à ce prof, il nous a rendu la vie pas mal plus facile à nous mais surtout à notre fils…

    • Je n’avais jamais entendu parler de kynesthésie! merci Nemo.

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