La mère blogue

Archive, octobre 2010

Des parents couchent littéralement dehors, devant l’école primaire alternative de leurs rêves, pour avoir la chance d’y inscrire leur enfant, raconte Rue Frontenac. Le fait n’est pas nouveau. On se souvient que l’école Face attirait son lot de parents archi motivés, qui venaient camper aussi la nuit, parfois plusieurs jours, à la veille des inscriptions. Face a finalement changé sa politique du «premier arrivé, premier inscrit», pour introduire  un tirage au sort. Reste que plusieurs écoles alternatives fonctionnent toujours de cette façon, incitant du coup des parents à arriver tôt, toujours plus tôt, armés de sacs de courage (pardon: de couchage, quel lapsus!) , parfois carrément de tentes.

Qu’en pensez-vous? Le feriez-vous?

Lire les commentaires (68)  |  Commenter cet article






Jeudi 28 octobre 2010 | Mise en ligne à 9h59 | Commenter Commentaires (10)

L’Halloween: testons notre paranoïa

Photo Reuters.

Photo Reuters.

À quelques jours de l’Halloween, testons un peu notre paranoïa parentale:

- vérifiez-vous la récolte de bonbons de vos enfants, histoire de vous assurer qu’il n’y a pas d’aiguille ou autre potentiel poison dans ses friandises?

- faites-vous encore la tournée avec vos enfants, genre, de 12 ou 13 ans, de peur qu’ils ne se fassent, genre, kidnapper?

- croyez-vous que le soir de l’Halloween est un soir parfait pour tous les pédophiles en chasse, bref, le soir de tous les dangers?

Bon ok, c’est un peu gros. Mais c’est pour les besoins de la cause. Parce que si vous avez le moindre doute sur la sécurité de vos enfants, bref, besoin d’une petite-moyenne-voire solide dose de gros bon sens, courez lire cette chronique de Lenore Skenazy dans le Wall Street Journal.

Je vais tout de suite vous vendre le punch: non, jamais un enfant n’est mort empoisonné par un voisin malveillant à l’Halloween (en fait, un seul enfant a été empoisonné, en 1974, et c’était son père le coupable! Il voulait se faire de l’argent avec ses assurances. Ledit père a été par la suite exécuté) . Et il n’y a pas davantage de viols ou rapts d’enfants le 31 octobre au soir. Les chercheurs ont même songé qualifier la soirée de «plus sécuritaire de l’année», tellement il ne s’y passe … rien.

Voilà, c’est dit. Sur ce, fêtez en paix!

Lire les commentaires (10)  |  Commenter cet article






Mercredi 27 octobre 2010 | Mise en ligne à 10h48 | Commenter Commentaires (72)

Tabou: l’intégration et le parent qui s’en fout

Un enseignant vient ajouter un angle très intéressant au débat de l’heure en éducationle rôle la responsabilité des parents, et surtout, la responsabilité des mauvais parents dans le parcours scolaire des élèves en difficulté.

Quoi, encore la faute des parents? Si l’intégration est un échec, c’est à cause, aussi, des parents? Peut-être bien que oui, avance l’enseignant en question, dans une lettre ouverte publiée ce matin dans le Devoir.

«Dans tout le débat entourant les enfants en difficulté et la performance du système scolaire québécois, écrit-il, un des grands facteurs qu’on néglige de mentionner, ce sont ces parents qui ne démontrent aucun intérêt pour la réussite de leur enfant ou qui ne cessent de remettre en question le travail effectué par l’école.»

Il parle en connaissance de cause:

«Combien de fois dans ma carrière ai-je côtoyé des élèves dont les parents se moquaient de leurs apprentissages? Des jeunes beaux, fins, intelligents, mais complètement abandonnés par ce qui a l’allure de géniteurs trop occupés ailleurs. Je pense entre autres à cette mère d’un enfant en difficulté qui refusait de venir discuter de son jeune à l’école et à qui on avait même offert une rencontre le soir ou la fin de semaine avec, en plus, le transport en taxi!»

Son propos a le mérite d’être nuancé:

«Il existe d’excellents parents qui accompagnent correctement leur enfant dans leur parcours scolaire, précise-t-il. On remarque souvent leur présence dans les groupes performants. C’est d’ailleurs à se demander si c’est le potentiel des enfants ou l’engagement des parents qui explique le succès scolaire de certains jeunes.»

Conclusion? «Il serait grand temps que certains parents réalisent — ou qu’on leur fasse réaliser — que l’éducation n’est pas un service mais un privilège, ainsi qu’une obligation sociale et légale. Il serait grand temps qu’on les responsabilise. Mais ça non plus, il ne faut pas le dire… C’est un autre tabou.»

Lire les commentaires (72)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    septembre 2014
    L Ma Me J V S D
    « août    
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    2930  
  • Archives

  • publicité