Silvia Galipeau
C’est LE sujet de préoccupation du moment: pis, la rentrée, comment ça se passe? Soyons francs: les enfants sont parfois angoissés (des trucs pour les calmer ici), fatigués (des trucs pour les remettre dans le rythme de la routine là), et puis les parents pas nécessairement archi organisés …
En un mot: tous les ingrédients pour que ça pète, malheureusement, sont présents: un enfant qui pleure, un parent exténué qui craque…
C’est justement dans ce climat de fébrilité qu’a atterri sur mon bureau ce livre: Rester zen, malgré ses enfants, tout récemment traduit de l’anglais. Et c’est aussi dans cette perspective je-ne-suis-pas-zen-du-tout-ces-jours-ci que je l’ai dévoré…
L’auteure, Hollie Smith, une journaliste anglaise, possède cet humour très British qui donne à la lecture une légèreté, un détachement, juste ce qu’il faut pour dédramatiser des situations par ailleurs potentiellement dramatiques. Bref, juste ce qu’il faut pour en rire.
Elle rappelle une foule de trucs pour garder son calme, des astuces que l’on connaît tous, mais qu’il ne fait jamais de tort de répéter: identifier les situations explosives (ex: la couleur de l’assiette qui n’est pas la bonne), se préparer pour les désamorcer (ex: changer l’assiette), se simplifier la vie (ex: n’avoir que des assiettes blanches, pour tout le monde), etc…
Si vraiment, vous êtes au bout du rouleau (votre enfant se roule par terre, parce que, du haut de ses sept ans, il VEUT l’assiette bleue, situation purement fictive, il va sans dire), comptez jusqu’à 10 avant de réagir. Respirez, expirez, prenez-vous un «temps mort», mettez-vous dans sa peau. Et quand vous prenez enfin la parole, prenez soin de parler doucement, lentement, en vous concentrant sur le sujet présent (l’assiette, et non le comportement de toute la dernière semaine, disons).
Autre truc pratique: songez à ce que ferait votre ami, ce parent modèle (s’il n’existe pas, inventez-le!) dans cette situation. L’auteure rappelle aussi qu’il n’est jamais mauvais de faire quelques entorses aux règles, de temps en temps. Enfin, conseil à garder en tête dans ces matins de course folle: rappelez-vous que les enfants n’ont pas vraiment d’horloge interne. De sens du temps. Rien ne sert donc de répéter: on va être en retard. Pourquoi pas, par contre, vous donner le droit de «glandouiller» (dans la limite du raisonnable) comme eux?
À noter: le livre est truffé d’anecdotes de parents, qui tous, racontent ce qui les fait monter aux rideaux, comment ils se calment, bref, leurs trucs pour rester zen. Non, vous n’êtes certainement pas seuls à vous servir un petit verre de vin, certains soirs de haute tension …
Et vous, comment gardez-vous votre zenitude ces jours-ci?
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