Silvia Galipeau
Cela fait quelques jours que je veux vous parler de ce sujet, mais il m’a fallu le digérer longuement. Alors voilà, c’est dit: non, les enfants ne rendent pas heureux. C’est faux. C’est du moins la conclusion assez tabou merci à laquelle arrive le New York Magazine dans un article fascinant quoique troublant, publié ici, la semaine dernière.
Pour arriver à cette conclusion dérangeante, l’auteure du texte cite une foule d’études scientifiques qui arrivent toutes à la même conclusion: les parents ne sont pas plus heureux que la moyenne. Au contraire. Ils sont même souvent plus malheureux que la moyenne. Plus stressés, plus épuisés, plus désillusionnés…
Un exemple? Un économiste a sondé en 2004 plus de 900 mères travailleuses, pour savoir quelles activités quotidiennes les comblaient le plus: le soin des enfants arrivait en 16e place, loin derrière la cuisine, la télé, l’exercice, et les conversations téléphoniques!
Pourquoi si peu de bonheur à élever leurs enfants? La journaliste émet l’hypothèse qu’aujourd’hui, notamment dans les familles de la classe moyenne, les parents ont tellement d’attentes qu’ils ne peuvent qu’être déçus: non, avoir des enfants, ce n’est pas toujours rose. C’est souvent dur, pas toujours gratifiant. Et régulièrement épuisant.
Pour beaucoup de parents, c’est presque un «travail», écrit même l’auteure.
D’autres études suggèrent que les parents modernes, qui ont souvent des enfants sur le tard, sont aussi plus conscients de tous les sacrifices qu’ils font pour avoir des enfants. De ce qu’ils abandonnent: les temps libre, la liberté, l’autonomie.
Sans surprise, l’article a suscité une foule de réaction (ici et ici, notamment). Heureusement, parce que franchement, sinon, c’est trop déprimant! On répond à l’auteure que le bonheur ne se mesure pas au quotidien (non, la discipline, répéter tout le temps les mêmes consignes, ce n’est certainement pas ça, le bonheur). Surtout, que le bonheur, ça n’est pas un objectif, mais un état. Ça se vit. C’est comme ça.
N’empêche, tout cela porte à réfléchir. Pour vous, c’est quoi le bonheur en famille? Le vivez-vous souvent? Honnêtement? Diriez-vous que vous êtes globalement plutôt heureux d’être parent?
Que de grandes questions en ce petit lundi …










jellyandbean
12 juillet 2010
12h11
J’ai 33 ans, je suis maman de 3 enfants et infirmière. Oui, ma famille me comble de bonheur. Devenir mère m’a transformée. C’est parfois épuisant, certes. Et oui, dans nos premières années, j’ai dû faire des sacrifices. Mais voir grandir ma marmaille, c’est ce qu’il y a de plus beau pour moi. Aurais-je été aussi heureuse sans enfant? Je ne le saurai jamais. Suis-je plus heureuse qu’une femme qui a fait le choix de ne pas avoir d’enfant? Je ne le crois pas! Toutefois, je crois que malheureusement, il y a beaucoup de gens qui ont des enfants en ayant cette pensée magique qu’ils seront plus heureux… Foutaise! Avoir des enfants, ça bouscule une vie, un couple. Il faut être solide et bien équilibré.
pomme-poire
12 juillet 2010
12h11
Difficile sujet, en effet.
Étant mère de deux jeunes garcçons, je crois qu’il va falloir plusieurs années avant de vraiment savoir si ce choix m’a rendue plus heureuse.
J’aurais tendance à répondre par l’affirmative, pour le temps présent.
Et je suis convaincue que mes parents, malgré toutes les épreuves traversées avec nous et à cause de nous, leur trois filles, auront été plus heureux avec nous que sans nous.
matantekifume
12 juillet 2010
12h17
une femme qui a des enfnats et qui travaille N,est pas heureuse, la pluaprt des femmes professionnelle que j,ai rencontrées, souvent celibataire sans enfant, sont malheureuse…
les femmes au foyer ou qui previlegie les enfnats au lieu d’un travail ”d’homme’’sont plus souvent heureuse.
je dirais meme que els femmes voilees sont plus heureuses que les femmes professionnelles…on peut le voir juste avec le taux de suicide au Quebec par exemple….la femme et l’homme ‘Moderne’ est depressif….suffit de voyager en Asie, en Afrique, etc….pour voir que des gens pauvres, qui ont une vie parfois tres rude, sans aide gouvernemental ni tele HD, sont plus souriant et plein de vie…
On a transformé les femmes en hommes….cest evident qu,elles sont malheureuse car elle ne peuvent ni atteindre au niveau social et au bonheur masculin pour la grande majorite….ni accomplir vraiment le role biologique de la femme: avoir, elever des enfants…mais continuons a entretenir les mensonges, les feministes sont tres bonnes pour se mentir a elles memes. De toutes facons elles aiment souffrir et jouer les victimes malheureuses…encore la faute de l’homme…
basel
12 juillet 2010
12h19
Il importe peu comment je peux être épuisé, tanné, en manque de temps/argent, ou même en manque de sommeil. Il suffit d’un sourire et l’amour sincère de mon fils pour me rendre le papa le plus heureux du monde. Tous les matins il saute dans mon lit pour me réveiller, et franchement, je ne voudrais JAMAIS revenir au temps où il n’existait pas.
Je ne parle que pour moi, mais il me semble que je ne dois pas être le seul à me sentir comme ca…
nemo
12 juillet 2010
12h24
C’est évidant que les enfants ne rendent pas heureux! Comme avoir une blonde, un chum! Le bonheur c’est nous-même qui le faisons. Par contre les enfants ajoutent grandement à notre bonheur!
Même si j’adore mon travail et ne pourrait pas m’en passer, le moment que je préfère dans la journée est le souper où tout le monde échange sur sa journée. Des fois on rit, des fois on chicane et des fois, c’est cahotique… Mais c’est comme ça que j’aime. Et quand il y a des amis à la maison, c’est un plus!
Quand les enfants étaient bébé c’était le matin très très tôt. J’ai des enfants et bébé c’était pire qui se lèvent très tôt naturellement. J’en ai vu des soleils se lever en faisant des pyramides de cubes ou en écoutant la télé collé-collé…
Cette semaine, mon plus jeune est allé se faire gâter au chalet de sa tante. Au menu, canot, kayak, baignade, jeux de société et plongée en apnée. Ben , à chaque matin mon réflexe est d’aller fermer la porte de sa chambre en pensant qu’il n’est pas levé encore…
C’est certain que la maison est plus tranquille et il y a moins de supervision à faire (mon autre fils aura bientôt 13 ans et est plus autonome) mais voyez-vous il manque une part importante dans la maison…
fefille
12 juillet 2010
12h44
Je suis présentement en grande réflexion à savoir si je veux des enfants ou non.. ? Ce qui me passe par la tête, c’est toujours “un peu plus tard ou bien l’année prochaine. Je me demande si je repousse une grosse décision ou bien si je ne veux réellement pas d’enfants. J’essaie de peser le pour et le contre et malheureusement, il y a beaucoup plus de contre. Les responsabilités de plus devoir déménager dans plus grand et LA question, est-ce que je serai plus ou moins heureuse ? OUf, pas facile. Je ne suis pas sortie du bois !!!
ysengrimus
12 juillet 2010
12h50
Attention, il y a une subtilité ici. Avoir des enfants ne rend pas malheureux. Simplement, cela ne se substitue pas aux aspirations au bonheur que l’on requiert pour soi.
Tu voudrais que ton enfant soit violoniste? C’est que c’est peut-être pour toi le moment de te mettre à la contrebasse, ce gros violon au son si grave et si vibrant du fond de toi…
Tout en laissant ton babi faire son propre trip, un petit brin…
Paul Laurendeau
menoplz
12 juillet 2010
12h58
@basel
Bravo! C’est bien dit.
Cela me fait penser que quand tu as des enfants tu ne peux pas peser sur le snooze dix fois le matin en te levant et quand tu te lève tu n’a pas le temps de prendre conscience de ta situation et philosopher un peu en somnambulant en pyjamas dans la maison, il faut que tu opère… la prise de conscience vient après.
mcdoux
12 juillet 2010
12h59
Je suis d’accord avec jellyandbean. J’ai aussi 33 ans et je suis une mère comblée de deux enfants. Nous songeons même à un troisième vers la fin de l’année. Oui c’est épuisant. On répète les mêmes choses à longueur de journée et on doit faire avec les sautes d’humeur d’enfants qui ne savent s’exprimer en mots… et encore. Sauf que de les voir grandir et s’épanouir n’a pas de prix. Un gros câlin avant le dodo avec un “je t’aime maman” soupiré dans l’oreille… et j’oublie tout le reste!
Sauf que je suis d’accord avec l’article aussi. Il faut d’abord être heureux AVANT d’avoir des enfants. Heureux pour soi-même, mais aussi heureux en couple. Avoir des bases solides, parce qu’elles seront solidement ébranlées avec des enfants. Plusieurs pensent à tort qu’avoir des enfants contribuera au bonheur du couple, ou le créera. Ces gens s’enlignent tout droit vers un échec.
blitz
12 juillet 2010
13h06
Avoir des enfants c’est tout un contrat. Faut être fait fort. Ajouter à ca deux parents qui travaillent à s’en arrcher le coeur et qui tôt où tard finiront par se séparer par ce que plus de place pour se retrouver. J’aime beaucoup mes enfants mais pas sur que je recommencerais si c’était à refaire.La vie de parents est trop exigeante et pas assez valorisante. Faut pas avoir peur des mots.
madmaf
12 juillet 2010
13h07
Le rôle des enfants n’est pas d’apporter le bonheur à ses parents mais de leur donner une raison d’exister.
Si le lien est fort, le bonheur suit. Si le lien se brise en cours de route, le bonheur est, disons, moins évident…
guylaine101
12 juillet 2010
13h12
Je pense moi qu’on mélange les sujets… c’est sûr que les enfants, c’est du travail, il faut s’en occuper, les élever, mais à longue échéance, c’est un projet de vie aussi, qui a une vraie part de grand bonheur qu’on ne voit pas toujours quand on a le nez collé dessus. Et c’est sûr qu’il y a les “petits bonheurs” que seuls les enfants peuvent nous amener… les calins, les caresses, l’amour tout simple.
mrjinx
12 juillet 2010
13h15
100% plus heureux avec des enfants… malgré les nuits blanches, les moments difficiles, les crises de ma fille, le terrible two, les couches, les rhumes a tous les mois a cause de la garderie, et les sacrifices que j’énumérai pas ici parce que ca serait trop long, je ne retournerai jamais à ma vie d’avant. Je suis un papa comblé et y’a pas une journée ou je regrette ma décission d’avoir des enfants. C’est vraiment elle qui fait que je me sens complet.
danielolivier
12 juillet 2010
13h15
Malgré toutes les vicissitudes de la vie, entendre ma fille rire pour tout et pour rien, la regarder (elle est tellement jolie) et la taquiner pour la faire pester un peu vaux bien les milles maux de la vie.
J’aurais laissé une empreinte sur cette terre avant de trépasser et essayer de donner le meilleur de moi-même. Et pour ceci il faut faire l’effort de se remettre constamment en question face à l’éducation que l’on veut donner et changer sa propre carte de la vie (lire : Le chemin le moins fréquenté de Scott Peck).
Ma relation avec mon épouse a aussi été mise à rude épreuve. Nous avons trimé dur pendant plusieurs années professionnellement. Nous avons du déménagé de Montréal a Gatineau pour trouver « l’Eldorado » et nous l’avons trouvé je crois en toute humilité. Mais cela ne se fait pas sans heurt. Il a fallu que je change beaucoup de mes défauts. Quand le budget n’était pas toujours à son meilleur je criais pour tout et pour rien. Il a fallu que j’apprenne la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer par certain moments et cela fait de moi un être meilleur chaque jour pour les êtres qui compte sur moi émotivement.
Ma sœur qui n’a pas d’enfant, est célibataire et qui a presque 47 ans en fait une dépression. Je sens qu’il y a beaucoup d’hommes et de femmes célibataires en Amérique qui vivent ça. Ça ils ont oublié d’en faire mention. Ou encore je crois dur comme fer que les bonheurs d’une famille saine sont des bonheurs immensément plus grands que ceux qui n’ont pas d’enfants. Mais il faut travailler fort pour obtenir ce bonheur qui ne s’achète pas.
Pour connaitre le bonheur il faut travailler sans relâche à l’intérieur de soi et il faut trouver l’être qui y met les mêmes efforts. C’est une Grace de Dieu que d’avoir ses êtres sur le chemin de notre vie si éphémère.
C’est ça le bonheur pour moi.
Je ne regrette pas d’avoir passé des moments très difficile. Le meilleur est à venir croyez-moi.
Daniel Olivier
glepage
12 juillet 2010
13h16
Ouch, si la télé te rend plus heureuse que tes enfants, faut faire des changements drastiques dans l’aménagement de sa vie et de ses valeurs.
Pour moi, le plus important c’est le bien-être général qui compte, l’objectif ultime plutôt que le bonheur passager.
Même si je suis en manque chronique de sommeil depuis deux ans et qu’il faille quotidiennement encadrer, rediriger, expliquer et répéter, entendre mon fils dire maman et me faire un joli câlin est un bonheur inégalable.
Même si après il m’arrache les lunettes ou me tire les cheveux! ;)
Je l’aime mon ti poupou d’amour de tous les jours!
weeza
12 juillet 2010
13h17
Je suis d’accord avec nemo. Non, les enfants ne font pas le bonheur. Tout comme l’argent ne fait pas le bonheur…
Une brillante carrière ne rend pas heureux.
Un conjoint merveilleux ne rend pas heureux.
Être mince et belle ne rend pas heureuse.
Mais pour quelqu’un d’heureux à la base, disons quelqu’un de doué pour le bonheur, toutes ces choses (et bien d’autres) peuvent contribuer au bonheur.
Je suis aussi d’avis que beaucoup ont des attentes irréalistes face à la maternité, tout comme par rapport à l’amour. Le prince charmant, le cheval blanc, le romantisme au quotidient qu’on voit dans les films d’amour, etc… on s’entend pour dire que ce n’est pas ça la vie de couple, non? Idem pour les enfants. Ben non, ils ne sont pas toujours cutes et adorables… Mais la vie, c’est avec ses imperfections qu’elle est belle! C’est ce qui la rend intéressante.
danielolivier
12 juillet 2010
13h23
Vous vous imaginez si ma fille et mon épouse n’existerait pas? Je ne ferais aucun effort. Alors oui ma fille et mon épouse me rende heureux. Ils me forcent à me dépasser parce que je ne pourrais pas faire ça tout seul face a un mur de solitude.
Daniel
luc_dubois
12 juillet 2010
13h29
Comme disait la chanson : Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?
Faut distinguer le bonheur et être heureux. Le bonheur, pour moi, est un instantané dans le temps.
Être heureux est une continuité dans le temps.
Si, par nature, tu n’as pas le bonheur facile, avoir des enfants ne changera rien à ta condition.
Avoir des enfants ajoute à ton bonheur, mais n’est pas, en lui-même, une garantie que tu vas l’être. Si tu penses comme cela, tu es dans la me….
Ya des moments ou j’aime mon enfant à la folie et la seconde d’ensuite, je veux le lancer par la fenêtre. (3 ans et demi).
Avoir des enfants nous fait découvrir le meilleur et le pire en soi.
traducta
12 juillet 2010
13h36
Si on aime les enfants en partant (et que l’on est bien informé de ce que ça implique de les élever) et que l’on s’est souvent imaginé en avoir, ils peuvent grandement contribuer au bonheur, mais il faut être parfaitement lucide sur le fait que ce n’est pas toujours rose. Ce que je déplore, ayant longuement mûri la question avant de décider que ce n’était pas pour moi, c’est que nous vivons dans une société nataliste qui prône la maternité comme une réalisation suprême (à coup de publicités aux moments Kodak). Les filles sont conditionnées depuis l’enfance à jouer à la poupée pour les inciter à reproduire le cycle. On est incités à avoir des enfants sans trop se poser de questions (ai-je les capacités mentales, physiques, monétaires, etc.), tant qu’on produit de nouveaux électeurs et de nouveaux consommateurs. J’ai moi-même été critiquée par une jeune maman qui ne comprenait pas que je n’en veuille pas. Je sais qu’élever des enfants n’est pas ce à quoi j’aspire, parce que je sais pertinement que je serais malheureuse. Si j’apprécie jouer avec mes neveux 5-10 minutes aux 2-3 semaines, je ne m’imaginerais pas m’en occuper 24 heures sur 24. L’avènement de la pillule a simplifié et compliqué les choses. La question ne se serait pas posée avant: on se marie, on fait des enfants, et c’est comme ça. Maintenant, on peut choisir si et quand on en a, ce qui fait notre bonheur, etc. On peut les avoir plus tard, mais dans une société de consommation où l’on est habitué de commander tout exactement à notre goût, on se crée des attentes sur ce que la maternité et le comportement des enfants devraient être. C’est là que je pense que beaucoup frappent un mur, parce que l’arrivée de l’enfant au moment qui nous convient boulverse tout. Beaucoup déchantent et la qualité de vie peut en prendre un coup. La distinction est là: si on fait un choix éclairé en sachant pertinement dans quelles montagnes russes on s’embarque, on risque moins d’être déçu. Si on suit des moments Kodak et que la réalité ne correspond pas à nos attentes, on ne peut malheureusement pas faire marche arrière et retourner le petit comme on retournerait un article acheté. De là viennent les récriminations.
juliedesj
12 juillet 2010
13h40
Je suis d’accord avec nemo: notre bonheur, nous le faisons, et nous le choisissons. Certaines personnes ont le bonheur plus facile que d’autre, parce que ça leur vient naturellement, ou parce qu’ils l’ont appris (oui, ça s’apprend!).
Depuis que j’ai ma fille dans ma vie, je n’ai jamais été malheureuse. Même quand son père et moi avons rompu quelques temps lorsqu’elle avait 9 mois, je n’étais pas malheureuse. J’étais capable de trouve le bonheur dans les moments passés avec elle, dans les sourires, dans les premiers mots, les premiers pas…
Ce que je répète souvent: je ne suis pas heureuse tout le temps, mais je suis heureuse souvent. C’est une question de perspective. Ma fille est la plus belle chose qui me soit arrivée, et sans faire mon bonheur à elle seule, et y contribue grandement.
Soit dit en passant, je suis professionnelle et je travaille à temps plein, et je ne suis pas malheureuse de cette situation, comme certaines personnes l’entendent. Mon travail contribue aussi à mon bonheur. Je crois que pour être une bonne mère, il faut trouver moyen de s’accomplir ailleurs également, que ce soit par le travail ou par un autre type d’implication.
minini
12 juillet 2010
14h27
Et bien pour moi le temps passé avec les enfants aurait été en 1ere position.
Quand je rentre le soir je n’ai envie que de 2 gros calins, et oui, mes enfants me rendent heureuse. Je suis sure a 100% que de ne pas avoir d’enfants m’aurait rendue profondément malheureuse, et si j’étais seule a choisir j’en aurais 2 ou 3 de plus avec plaisir.
C’est sur que c’est difficile, mais je ne pense pas que facilité rime avec bonheur
cjulie
12 juillet 2010
14h33
On est heureux à partir du moment où on décide d’être heureux. Si on fait des enfants dans l’espoir de devenir heureux, c’est certain qu’il va y a voir une grande déception.
Mais bon, comme je suis certaine que cette conversation va encore finir avec les récriminations envers les mères qui travaillent, j’arrête ici…
blablablabla
12 juillet 2010
14h43
Je crois que le bonheur dépend des attentes et du niveau de contrôle qu’on a sur la situation.
En tant que professionnelle sans enfant, j’étais heureuse parce que j’avais l’option de changer ce qui ne me plaisait pas. Une fois le bébé venu, pendant des mois, j’avais l’impression que je n’en faisais jamais assez, que ce n’était jamais assez bon.
De retour au travail, je retrouve un certain équilibre et contrôle. Et si mon fils pouvait bien tourner, je sais qu’à la fin de ma vie, je n’aurai aucun regret.
sprebins
12 juillet 2010
15h27
@matantekifume
Non mais, j’peux pas croire qu’en 2010, y’en a encore qui n’en reviennent toujours pas que les femmes puissent travailler et se réaliser dans un tel mode de vie. J’ai élevé ma fille seule, occupant parfois deux emplois, et puis non, je n’en veux pas aux hommes. J’ai eu de grands moments de qualité avec ma fille, qui m’ont rendue très heureuse, probablement davantage que si j’étais demeurée à la maison à me morfondre dans mon « rôle biologique » et à me dire que c’est tout ce que la vie me réserve. Ma fille s’en est très bien tirée et moi aussi. Elle a eu une maman qui était toute là quand c’était le temps et qui ne regrette pas de lui avoir offert une meilleure qualité de vie dans un rôle qui lui était plus approprié.
rodlemeg
12 juillet 2010
15h31
Honnêtement, je ne vois pas pourquoi il faut être surpris…
Je dis à mes propres enfants (23 et 20 ans) que, personnellement je ne reviendrais jamais en arrière: coacher deux enfants m’a amené les plus grandes satisfactions de ma vie, tout à fait au premier rang et très loin devant la sacro-sainte carrière…
Mais j’ajoute toujours que mes amis et parents qui n’ont pas d’enfants n’ont pas l’air moins heureux que nous, bien au contraire….
Faire des enfants est le choix le plus important de notre vie, mais ce n’est pas nécessaire pour être heureux , et il faut analyser ce qu’on veut faire de sa propre vie…
siocanrf
12 juillet 2010
15h40
Les enfants, c’est un investissement à long terme avec des hauts et des bas. Si cela n’apportait pas de bonheur alors que l’on m’explique la nostalgie de revoir les photos de bébé ou pourquoi je m’arrête dans le passage et prend le temps d’oublier le temps présent pour regarder les photos encadrés de mes enfants ou pourquoi alors que je regarde la télé mon regard s’égare encore une fois vers les mêmes photos. Pourquoi lorsque je m’assois à côté de mes fils au cinéma, je ne peut pas m’empêcher de les caliner.
Je les aime et je ne voudrait pas qu’il cesse d’exister. C’est eux qui m’ont refait découvrir l’utilité de me lever tôt et la joie de passer droit un samedi matin pour me lever 30 minutes plus tard.
missivedutexas
12 juillet 2010
15h55
Si le gouvernement a son mot à dire, on s’assurera que les enfants n’apporte pas le bonheur.
Mais il nous fera la vie belle en échange.
It also aims to stress the importance of efficient population control by means of collecting and analyzing the latest data so as to make an impact on decision-making and improve people’s lives.
http://news.xinhuanet.com/english2010/china/2010-07/08/c_13390039.htm
fredvincent
12 juillet 2010
16h15
C’est drôle, mais depuis que je suis marié et que j’ai des enfants, mon énergie à décuplé. J’ai mis de côté une carrière qui m’ennuyait, me suis lancé en affaire et tranquillement pas vite je suis en train de me foutre millionnaire. Est-ce que j’aurais fais tout ça si je n’aurais pas eu de femmes et d’enfant? Probablement que non et je serais encore dans mon tit-appart en train de rêver de trouver l’ame soeur et de me demander c’Est quoi le sens de la vie….
Alors oui, avoir des enfants rend heureux même si aujourd’hui je suis complètement brulé car mon petit dernier a pas dormi de la nuit…
danielolivier
12 juillet 2010
16h19
««La vie est difficile.» C’est par cette affirmation que Scott Peck, psychiatre mondialement connu et respecté, commence son livre. Si nous souffrons autant, le problème n’est pas lié à la difficulté de la vie mais au fait que nous croyons qu’elle devrait être facile. Cette attitude, en partie due à notre éducation et aux idées fausses que la société transmet, entraîne dépression, maladies, échecs et névroses. Scott Peck nous invite à ne plus fuir ce qui fait mal en utilisant des subterfuges ou des excuses. A travers les récits de ses patients et des exemples issus de sa propre vie, il nous enseigne ce que personne ne nous a jamais appris : des leçons fondamentales pour grandir, aimer, s’engager et être plus fort. Le chemin le moins fréquenté vous permettra de faire des pas de géants dans votre vie en vous offrant des clés d’évolution psychologique et spirituelle.»
Le chemin le moins fréquenté
Scott Peck
[Essais]
J’ai Lu, 378 pages, 2290342548
loubia
12 juillet 2010
16h50
Rendre les enfants responssables se son bonheur ou de l’absence de celui-ci, c’est lourd à porter en bebitte pour un enfant!
Les enfants peuvent apporter de la joie, du plaisir, de l’amour en quantité mais si on n’est pas soi-même heureux, les enfants ne nous apporteront pas ce bonheur qu’on pourchasse tous.
Pas plus qu’il ne va ressouder un mariage condamné à mort.
Et un enfant n’est pas non plus responsable de nos échecs, de notre tristesse, de notre “vie ratée”.
Faudrait vraiment séparer les deux visions: un enfant n’égale pas bonheur automatique et mariage éternel. Par contre il PEUT égaler joie, fierté, plaisir, amour et plein de belles choses. Même si on est soi-même malheureux comme les pierres.
zazzie
12 juillet 2010
17h01
Je ne vois pas ce qu’il y a de surprenant à ce constat !
Je sais que plusieurs croient que le bonheur est caché sous une “solution magique” (dont la richesse, la beauté, la super carrière, le mariage … ou les enfants)
Mais je m’avoue très, très surprise que vous puissiez croire que d’avoir des enfants rend une personne heureuse. Je ne vous connais pas mais vos billets laissent entrevoir quelqu’un avec une belle tête et les deux pieds sur terre ! :-)
Peut-être que c’est un élément particulier de l’étude qui vous surprend, et non la conclusion générale …
Quoi qu’il en soit, s’il s’agissait d’avoir un enfant pour devenir heureux, je me ferais engrosser demain matin !
Sériseument, une maternité ou une paternité bien vécue doit forcément contribuer au bonheur d’un individu, mais je ne crois pas qu’on puisse s’avancer davantage. Remarquez, c’est déjà beaucoup !
hdufort
12 juillet 2010
17h09
Si vous n’êtes pas déjà heureux, accompli ou bien dans votre peau, n’attendez pas à ce que les enfants vous apportent magiquement l’un ou l’autre. N’attendez-vous pas, non plus, à vous accomplir à travers eux ou à leur léguer vos propres ambitions.
Par contre, si vous les appréciez à leur juste valeur, en tant que personnes à part entières et ayant besoin d’un guide pour cheminer dans leur vie (votre rôle), alors ils vous combleront de bonheur et de fierté.
Je connais des gens qui ont fait des enfants pour toutes les mauvaises raisons: pour sauver leur couple, pour combler un vide ou un manque dans leur vie, pour “atteindre” un état de fierté virile, ou pour catiner et habiller un joli bébé. Pour sauver le couple, cherchez un psy. Pour combler un vide, trouvez-vous un hobby, de nouveaux amis ou un animal de compagnie. Pour la fierté virile, un nouveau tracteur tondeuse devrait faire l’affaire. Pour le catinage et l’essai de tout petits vêtements cute, commencez par vous pratiquer sur des poupées, si vous en êtes encore à ce stade-là.
bugzy1963
12 juillet 2010
17h30
A chacun son bonheur et le miens passe par mes deux enfants. Pas seulement par eux, mais ils en font parties.
Tous les éléments qui s’ajoutent pour créer notre mode de vie est autant d’ingrédients qui peuvent nous aider à avoir des moments de bonheur ou le détruire. Pour moi mes enfants, ma conjointe, mon travail, mes amis, etc sont tous des ingrédients. Bien entendu, si je misais tout sur mes enfants, mon bonheur serait en dent de scie.
J’ai toujours eu comme principe que mes enfants me sont prêtés. Mon rôle comme parent est de faire l’effort de leurs apprendrent à faire des efforts.
Je les aimes comme la prunelles de mes yeux, mais mon amour peur eux n’est pas mon bonheur. Ma fierté de les voirs grandir, de me respecter, de les voir curieux, me donne du bonheur.
missivedutexas
12 juillet 2010
17h39
Tenez, les amis de Sa Majesté entre dans l’coup aussi:
The UK’s Royal Society is launching a major study into human population growth and how it may affect social and economic development in coming decades.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/science_and_environment/10578484.stm
sapinette12
12 juillet 2010
18h11
Mes enfants ont 34, 32, 31 et 29 ans…
J’étais maman au foyer. Je faisais TOUT moi-même: le pain, les conserves, les pâtes, le fromage, les yogourts, les jouets, les vêtements, le jardin potager et j’en oublie ! Je ne peux pas m’imaginer plus de bonheur… retrospectivement. Et je ramais, mes chéris !
Mais aujourd’hui, je sens accomplie. J’ai réussi ce que j’ai entrepris et j’en ressens ENCORE du bonheur aujourd’hui. Mais voilà, je ne me posais pas de questions alors sur les “sacrifices” les “désagréments” etc.
Le bonheur c’est peut-être plutôt cela, non ?
allergiealabetisehumaine
12 juillet 2010
20h00
Si des gens trouvent trop difficile la vie de parents, eh bien… il fallait tout simplement y penser avant de se reproduire!!!
samsuffi
12 juillet 2010
21h26
Comme ça va faire plaisir aux pro-avortements d’entendre enfin que les enfants ne sont pas source de bonheur! Ça fait des dizaines d’années que les pro-avortements crient sur tous les toits et médias que tu peux de faire vider le ventre de ton bébé, même une journée avant sa naissance, le service est gratuit et à volonté au Québec, là où réside sur terre un peuple pro-avortement, dit québécois de souche.
Pour les autres couples, ceux qui veulent vraiment des enfants que leur confie l’Univers, je vous donne en référence ce merveilleux petit livre de Deepak Chopra: “Les 7 lois spirituelles du succès”. Les enfants de Chopra étaient déjà millionnaires à l’université. Par la même occasion, mon message contient beaucoup d’énergie Reiki pour vous et vos enfants. Les enfants sont une très grande source de bonheur!
sebarpin
12 juillet 2010
23h10
samsuffi ,
Zzzzzz comme toujours.
“Ça fait des dizaines d’années que les pro-avortements crient sur tous les toits et médias que tu peux de faire vider le ventre de ton bébé, même une journée avant sa naissance, le service est gratuit et à volonté au Québec, là où réside sur terre un peuple pro-avortement, dit québécois de souche.”
ces drole j’ai vu aucune pube pro-avortement a TVA. Et en passant il y a aucun médecin qui pratique l’avortement au delà de 5 mois a moins de risque pour la mère!
De plus tu est très hors sujet, un magnifique troll comme toujours. Raël est avec toi!! Que la force soit avec toi!!
sebarpin
12 juillet 2010
23h13
Moi j’étais heureux avant d’avoir ma fille et je le suis toujours avec ma fille. Donc elle n’a pas nécessairement augmenter ou diminuer mon bonheur. Le bonheur ces relatif.
jolico
13 juillet 2010
00h38
Il y a des gens pour qui leurs enfants sont un bonheur, il y en a pour qui ce n’est pas le cas. Même ceux pour qui leurs enfants sont leur bonheur, le temps peut changer les choses. Une de mes amies a consacré beaucoup de son temps à ses enfants et maintenant, elle trouve ça difficile de ne jamais être capable de les voir tous en même temps. Il y a aussi des gens qui pensent que les enfants sont de la “colle à ménage” et qui en ont quand leur couple bat de l’aile: les enfants ne sont pas de la colle à ménage. Si votre couple chambranle, ce n’est vraiment pas le temps d’avoir des enfants!
insulaire-du-nord
13 juillet 2010
07h03
@ matantekifume
Les femmes voilées sont plus heureuses que ce que vous appelez les femmes modernes d’aujourd’hui ?
Allez donc dire ça sur la tombe de la jeune musulmane de seize ans qui a été tuée par sa famille en Ontario parce qu’elle voulait aller au cinéma avec ses amis.
Essayez d’en convaincre l’iranienne qui a reçu des coups de fouet pour avoir eu une liaison avec un homme alors qu’elle était veuve. Ça la réconfortera sûrement, elle qui a une sentence de lapidation qui lui pend au dessus de la tête.
la_laura
13 juillet 2010
07h22
J’ai toujours envie de vomir quand j’entends la chanson de Brel : un enfant.
Faut savoir que c’est complètement débile de rechercher le bonheur au travers nos enfants.
Quand ils étaient petits je trouvais ça harrassant: garderie, boulot, maison. Faut dire qu’ils ont 18 mois de différence et qu’ils sont trois.
J’ai sous estimé grandement l’adolescence. L’horreur ! Je fais le taxi à la semaine longue. Un que je dois reconduire chaque matin d’été à 4 hrs 30 au boulot. L’autre les soirs et les fins de semaine, et le dernier me concocte un emploi à temps partiel dans la ville voisine. ( malheureusement pas de transport en commun dans mon coin )
Ces petits chéris, purs produits de leur génération veulent travailler pour quoi faire…consommer !
Sans compter leurs airs de boeufs perpétuels, leurs revendications en à plus finir, les sorties, les chums et les blondes etc…
Je sens que je vais virer sur le ” top” bientôt.
Le désir d’enfant , c’est de souhaiter accompagner un être humain à grandir et franchement, je me demande bien ce que peuvent faire de leur vie ceux qui décident de ne pas en avoir.
louloujulo
13 juillet 2010
08h07
Les gens cherchent le bonheur partout, c’est avant tout à l’intérieur de nous-même qu’on doit le trouver. Enfin, avant d’avoir des enfants, il faut se questionner sur la vie qu’on a versus les conditions favorables pour vivre pleinement en famille. Pourquoi avoir 3 enfants, travailler très fort pour avoir une grosse maison, une piscine, l’auto de l’année etc. si au bout du compte, on a pas le temps de prendre le temps avec nos enfants et de trouver du temps pour le couple? Lorsque j’ai décidé d’avoir ma fille, j’ai changé de boulot et j’ai fini par dénicher le boulot qui me permettait de gérer mon temps pour aller la chercher à l’école à la fin des classes, prendre le temps de faire les devoirs, de cuisiner avec elle et de souper toute la famille ensemble, et s’ajoute à ça, des activités ensemble. Pour les finances, on gère ça serré et nous sommes raisonnables. La vie passe très vite, la petite enfance aussi, alors, profitons-en pendant que ça passe et organisons nos vies pour ne pas toujours courrir après sa queue!!! Ils deviennent grands si vite…Alors, de mon côté, merci la vie de m’avoir offert ce beau cadeau d’une jeune fille qui a maintenant 11 ans…
daniel69
13 juillet 2010
08h25
L’argent ne fait pas le bonheur. Les enfants ne font pas le bonheur. Les chaörs ne font pas le bonheur. Bon! Je me suicide… ;-)
Je crois que certains ne réalisent pas qu’une partie du bonheur est dans le «faire» et non l’«avoir». C’est sûr que la cerise sur le gateau est de voir nos enfants réussir leur vie, quand on est encore là…
@samsuffi,
Ah, pis, laissez faire. Ça vaut pas la peine…
kainfury
13 juillet 2010
08h36
En résumé:
Avoir des enfants n’apportent pas le bonheur: il le renforce , évidemment si l’on en veut.
Il faut déjà être heureux pour pouvoir profiter des joies d’être parent, sinon il ne s’agira que d’un bonheur temporaire, jusqu’à ce que les enfants deviennent indépendants.
n.brosseau
13 juillet 2010
09h24
Je crois que la réalité ce résume plus de cette façon:
- Coût d’un enfant (de sa naissance à sa majorité) : 180 000$ en moyenne (selon le conseil du bien-être social du Canada en 2004)
- Nombre d’heure passé à s’occuper de son enfant en âge scolaire par semaine en moyenne: au moins 40 heures.
- Nombre de temps passé à se soucier et à se stresser que son enfant va bien : De sa naissance à nos derniers jours.
- Recevoir l’amour quasi-inconditionnelle de son enfant, pouvoir profiter de la vie avec lui et le voir grandir pour devenir un homme (ou une femme) : Ça n’a pas de prix !
bobcorkum20
13 juillet 2010
09h48
Les enfants n’apporte pas le bonheur, nous devons leur apporté. Les enfants sont le reflet de leur entourage.
Comme je dis souvent: je ne venderais pas me enfants pour 1 million, mais j’en acheterais pas d’aurtres pour 1$.
lynypixie
13 juillet 2010
09h58
Les enfants, ça apporte le meilleur et le pire en nous. Autant ils peuvent faire exploser nos coeurs de bonheur, autant on pourrait les jeter sur le bord de la rue des fois.
Le bonheur, enfants ou pas, il faut être capable d’aller le capter. C’est ça qui compte. Des heureux et des tristes, il y en a de toutes les sortes, dans toutes les spères.
dirdir08
13 juillet 2010
10h01
Je suis père de 2 garçons, 8 mois et 4 ans et je suis plus heureux et plus fatigué et plus stressé qu’avant. Les enfant multiplient tout, les plaisirs, les difficultés, le manque de temps…
Mais ils sont source de joie.
Il serait intéressant que l’article découpe par tranche d’age des enfants, peut être que des ado sont moins source de joie que les jeunes enfants ?
Michel
antilope
13 juillet 2010
10h03
Les enfants ne font pas le bonheur, c’est tout à fait vrai. Notre bonheur c’est nous qui le créons. On peut être heureux avec ou sans enfants. La venue d’un enfant trouble notre vie et quand les miens étaient petits je me suis dit…ho boy!! il est ou le formulaire de retour? Ça n’a duré qu’un temps. Parce qu’avoir des enfants ce n’est pas une formule magique pour accéder au bonheur. Faut savoir trouver notre bonheur pour eux. Je ne retournerais jamais en arrière, mes enfants je les adore, je ne serais pas qui je suis sans eux. Suffit d’être réaliste. J’aime les moments passées avec eux et j’aime les moments sans eux. L’équilibre est important et dire que les enfants font notre bonheur est comme de dire que l’argent fait le bonheur, rien ne fait notre bonheur, à part nous.
Ceci-dit…..le rôle biologique de la femme n’est pas de faire des enfants, c’est peut-être à cause de se lavage de cerveau que certaines ne sont pas heureuses avec leurs enfants, sans pression sociale, elles n’en auraient peut-être pas eût.
@ samsuffi Il n’y a pas de mouvement pro-avortement, c’est pro-choix.
stephanesirois
13 juillet 2010
10h10
Effectivement, c’est un sujet encore assez tabou de nos jours. Ça l’est parce que beaucoup de gens entretiennent encore la mentalité archaïque selon laquelle tout le monde devrait faire des enfants, que c’est leur responsabilité envers la société, et qu’avoir des enfants ne peut qu’augmenter le niveau de bonheur de tout parent…sans exception.
Alors là désolé, mais c’est ce que j’appelle une programmation sociale, tout simplement. L’idée n’est pas de démontrer qu’un enfant ne peut pas être la source d’une joie immense pour certaines personnes et contribuer très positivement à leur vie, car c’est très souvent le cas et je l’admets sans problème. L’idée, c’est que c’est faux de croire que ce sera le cas pour tout le monde sans exception, et c’est justement ce que semblent appuyer les études dont parle l’article.
Les raisons pour ne pas avoir d’enfants ne sont pas moins bonnes que celles pour en avoir. Tout ce qui compte, c’est simplement de ne pas aller à l’encontre de nos désirs et besoins réels. Chaque personne est différente et trouve son bonheur d’une façon qui lui est propre, et si un enfant représente une source de joie importante pour bien des gens, il pourra, de la même façon, devenir un OBSTACLE à l’épanouissement d’autres personnes, qui auront choisi de ne pas respecter ce qu’elles étaient et désiraient vraiment pour elles-mêmes, et ce, MALGRÉ l’amour sincère qu’elles porteront sans aucun doute à leur progéniture.
passeur
13 juillet 2010
10h23
Voilà un sujet qui ne manque pas de faire réagir les lecteurs à preuve le nombre de commentaires émis. Est-ce que poser la question sur le bonheur et les enfants fait du sens. On pourrait en faire une litanie de même nature; bonheur et vieillir, argent, travail, maladie, mariage, maison, etc. Chacun y trouve sa réponse. Des gens qui n’ont pas d’enfant peuvent-ils être heureux? Bien sûr. Et ceux qui en ont, peuvent-ils être malheureux? Bien sûr.
nomadesse
13 juillet 2010
10h31
Beaucoup ont dit ce que je pense aussi.
Les enfants ne rendent pas malheureux. Mais ils ne rendront pas heureux quelqu’un qui ne l’est pas déjà. Comme le conjoint. Comme le travail. Ou l’argent. Les voyages.
Si le bonheur n’avait qu’une seule solution, on la connaîtrait toute et on sauterait dessus. Heureusement, c’est à chacun de nous de trouver l’harmonie entre nos petites sources de joie pour capter les moments de bonheur. Souvent composés d’un conjoint, d’un enfant, d’un animal domestique, qui sait?
kainfury
13 juillet 2010
10h45
Je crois qu’Ysengrimus réussit à bien résumer la situation, de façon très concise.
Voir:
ysengrimus
12 juillet 2010
12h50
thegipper
13 juillet 2010
10h53
Cette étude n’est aucunement une surprise. Les principales sources de stress et de problèmes pour 95 des gens sont: l’argent, le manque de temps et le manque de flexibilité dans leurs horaires.
Or, avoir un ou des enfants ne fait qu’amplifier ces sources de stress.
oriane
13 juillet 2010
10h56
Tant de causes! Mais pour commencer “Quelle tristesse”
Dans la pyramide de Maslow, la base est : assurer sa survie (manger, avoir un toit, dormir, ect) D’une part, aux emplois incertains, beaucoup sont retournés à la peur, l’insécurité. L’insécurité de la relation (mariage ou pas) Laissez un emploi convenable pour s’occuper à plein temps des enfants…. Très risquer!
Notre société friande de consommation nous pousse à consommer tout azimut. Tous ont besoin d’un toit mais qui a BESOIN d’une maison à 300,000? On a tous besoin de manger; mais des scampies? Boire oui! Du champagne! NON! ect..
Avoir un enfant c’est être en relation, intime, psychique, instinctif. Plus on se détache de son propre corps plus on a des problèmes relationnels avec les enfants.
Pour “Être en relation” ça prends du temps ! Même devant le meilleur des repas, si vous n’avez que 5 minutes pour AVALER où sera le plaisir ? (même chose dans nos autres relations d’ailleurs…
Toujours dans cette pyramide de Maslow, beaucoup plus haut, on trouve « Besoin de s’actualiser »
Autrefois la mère était valorisée par ses enfants. Mais souvent elle pouvait être la servante de ceux-ci ou la Reine-Mère qui contrôlait son petit univers avec une poigne de fer. Du genre (J’ai tout fait pour toi = j’étouffais pour toi et les enfants aussi d’ailleurs)
Maintenant les femmes on compris qu’elle sont des individus à part entière et qu’elle doivent aussi se développer en tant qu’individus… mais top c’est comme pas assez !
La société du “Me Myself & I” donne de drôle de résultats… La wonder Women a réaliser qu’elle ne peut tout faire mais où couper…
Il y a débat de société mais aussi choix personnels
Dans plusieurs sociétés c’est encore un cadeau d’avoir un enfant, dans d’autre le discourt n’a pas changé mais ça gruge en dessous mais dans la nôtre, de plus en plus on affiche…. QUOI?
Notre stress, notre lassitude, notre fermeture à l’autre… notre manque de vision de l’avenir, notre égocentrisme……
Une société qui ne fait plus d’enfants est une société qui se meurt… lentement mais sûrement!
lesdeuxpuces
13 juillet 2010
11h01
Regarder la télé, faire la cuisine, magasiner… Des plaisirs instantanés, sans doute, mais du bonheur?!? Le bonheur, c’est un projet de vie, avec tout ce que ça implique d’efforts et de renonciations pour y arriver… et pour moi, un projet de vie sans enfants, c’était inconcevable. C’est sûr qu’il y a des moments difficiles où j’aurais envie d’une autre existence, mais l’amour et la fierté que je ressens pour mes deux filles est le sentiment le plus profond que j’aie connu, et ça, ça transcende tout le reste.
maphilou
13 juillet 2010
11h15
Le bonheur se trouve à l’intérieur de soi que nous ayons de enfants ou pas.
Certains le trouvent, d’autres pas.
C’est aussi simple que ça!
(j’ai 4 enfants et je me considère heureuse)
lune78
13 juillet 2010
11h16
L’erreur que beaucoup de gens font, c’est de s’imaginer qu’avoir un enfant comblera un vide dans leur vie, que ça leur apportera le bonheur et la plénitude qu’ils recherchent depuis si longtemps. Pas étonnant qu’ils soient déçus par la suite. Le fait est que rien ni personne ne peut nous apporter le bonheur, sauf soi-même. Oui, un enfant ça change une vie, mais la façon dont il changera notre vie ne dépend que du parent. Si le parent perçoit l’arrivée d’un enfant comme la fin de la liberté et de l’autonomie, alors évidemment, il sera malheureux. Il faut savoir trouver le bonheur en soi et non le chercher ailleurs, surtout pas chez un enfant.
traducta
13 juillet 2010
11h38
@la_laura : trop drôle. Vous chiâlez contre vos enfants, et après vous vous demandez pourquoi certaines personnes ne veulent pas la même vie que vous. Votre description me donne encore moins envie d’en avoir. Ça semble plutôt la description d’une dépression nerveuse, pas l’illustration du bonheur.
janic_naud
13 juillet 2010
11h40
Salut. J’ai un bébé. Il s’appelle Dix-Heures-De-Sommeil-Par-Nuit. Le soir quand je veux aller à un concert avec des amis, il est la, bien relaxe et me dit: “vas-y, amuses-toi bien papa”. Je l’amène souvent au cinéma et il pleure jamais.
Avec Dix-Heures-De-Sommeil-Par-Nuit je peux partir faire un voyage le weekend sans m’inquieter et quand je reviens, ma maison est dans le même état qu’elle l’était quand je suis parti.
Vraiment, Dix-Heures-De-Sommeil-Par-Nuit a changé ma vie. Je n’échangerais pas ce mode de vie parental pour rien au monde.
killmonster
13 juillet 2010
11h44
ca dépend comment ont le voie, je suis pères de 2 filles qui ont maintenant 14 et 17 ans , il faut comparer le pommes avec les pommes et les poires avec les poires. Les enfants du 21 ieme siècles ne sont plus comme les enfants d’après guerre entres 1950 60 et même 70. Les jeunes aujourd’hui veulent toutes , et l’exigence à un prix , le fric , le temps , la patience , et surtout la santé, vous ne pouvez plus dire à un enfant reste là et ne bouge plus , dan le temps les repas de famille se faisait régulièrement autour d’une table ont parlé de tout et de rien , aujourd’hui les enfants sont coller sur ITOUCH ,FACEBOOK etc.. , ne savent pas parler à un adulte encore moins le comprendre tout ce qui voient c’est que leur personne et le centre du monde par rapport au reste de la vie , et ne me dites pas le contraire je n’y croirait pas , trouver moi beaucoup d’ados qui participe encore à une faite de noël ou 1er de l’an ou même à son propre anniversaire avec toute la famille père , mère grand parents , et la santé quand les 2 parents travaille comme des acharnées pour payée le études , la bouffe et sorties argent de poche et j’en passe sans la plupart des fois une gratification de ses progénitures , c’est sur quand un des parent a les moyens , femme de ménage ta autres en sa possession tous reste beau et possible mais le reste je ne ‘y crois pas , oui j’aime les enfants par dessus tout , mais ce n’est pas tous ce qui existe au monde arrêter de mentir et regarder vous dans un miroir et poser vous la même question , je ne pense pas que 99% des gens y répondrais oui , c’est vrais que cette étude dit vrais , mais le final c’est de savoir si à 80 ans les enfants que vous avez tellement aimée cherries etc.. vous le rendent réponse dans quelques années .
vivianep
13 juillet 2010
12h07
Je pense que les gens confondent “plaisir” et “joie” avec “bonheur”. Le bonheur, pour moi, c’est bien plus profond, et ça n’est pas toujours joyeux, toujours gai, toujours trippant.
Le bonheur, pour moi, c’est de savoir, profondément, que je suis à ma place, que je vis et que j’assume mes responsabilités et que je fais VRAIMENT de mon mieux, consciemment, sans faux-fuyant, sans mensonges envers moi-même.
Je suis heureuse. Je vis le bonheur au quotidien. Même les jours où je pleure et où je suis fatiguée. C’est fort, hein?
Je me souviens d’une époque où ma vie était faite, au quotidien, de plaisirs et de rigolades. Et pourtant, je n’étais pas heureuse.
Donc, pour moi, “bonheur” et “famille” sont indissociables.
piedoq
13 juillet 2010
12h09
mais pourquoi lisez vous tous ces magazines à la con
linele
13 juillet 2010
12h12
@samsuffi
Non mais vraiment, ce qu’il ne faut pas lire comme inepties… Vous êtes TOTALEMENT à côté du sujet… Les pro-avortements ne sont pas des “anti-enfants”. Si vous pensez le contraire, c’est que vous êtes encore plus débile que vos billets ne le laissent paraître (et c’est pas rien…)
vivianep
13 juillet 2010
12h13
“On est heureux à partir du moment où on décide d’être heureux.”
Yeurk…. Pensée magique 101. Complètement en désaccord avec cette petite phrase facile.
gastronomique
13 juillet 2010
12h47
Parents, je vous lève mon chapeau ! Je n’ai pas d’enfant et j’approche la fin de la période où je pourrais en avoir. Je ne sais pas encore si j’en veux et je me dis que ça signifie probablement que je n’en veux pas. Quand j’entends les filles de mes voisins se chicaner à longueur de journées, j’ai même tendance à remercier tous les saints du ciel de ne pas être mère. Je n’ai pas eu une expérience familiale intéressante et je ne suis donc pas portée à me lancer dans cette aventure. Mais ceci dit, enfant ou pas, je m’organise pour être heureuse !
gall
13 juillet 2010
12h53
Qui cherche le bonheur le perd. “Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.”
sebacote
13 juillet 2010
13h00
@janic_naud
Dix-Heures-De-Sommeil-Par-Nuit va grandir, lui aussi. Quand vous serez bien agé(e), il s’appellera Dix-Heures-De-solitude-Par-Jour.
orithia
13 juillet 2010
13h24
Jsuqu’à tout récemment, je ne désirais pas vraiment d’enfants — soit je ne me sentais pas prête, ou encore je ne voyais pas mes ex-conjoints être pères. Alors vous m’auriez dit il y a 1 an que je serais la ‘belle-mère’ de 2 petites puces de 4 et 7ans, je vous aurais rit au nez. Mon conjoint et moi-même sommes très impliqués auprès des filles et même si elles ne sont pas “miennes”, j’éprouve un grand sentiment de fierté et un sentiment d’accomplissement lorsque je les vois réussir ce que la semaine d’avant elles étaient incapable de faire. Et je ne peux m’empêcher de fondre lorsque la plus jeune demande à me parler certaines fois au téléphone avant que son père ne lui souhaite bonne nuit (ce qu’il fait à tous les soirs).
Oh bien sûr, vous pourrez argumenter que nous ne les avons que le weekend (TOUS les weekends, pas un sur 2), n’empêche que plus les mois passent, plus je vois ce qui m’a manqué sans que je le sache. Et plus je me remets en question pour ce qui est de la maternité.
Mais je ne me leurre pas, je sais ce que cela implique un enfant (ma plus jeune soeur est née alors que j’étais adolescente et j’étais le 3è parent dans la maison, non par choix mais par nécessité). Peut-être même que le fait que j’aie une bonne idée de ce qui m’attend a influencer mon choix jusqu’ici, mais je crois que bien épaulée (et pour ça, j’ai pleinement confiance en mon conjoint) j’arriverais à laisser de côté les petits et gros désagréments pour apprécier l’essentiel.
Et donc ma réflexion continue…
janic_naud
13 juillet 2010
13h40
@SebaCote
C’est correct, au moins de cette façon je ne m’attends pas à avoir un bâton de vieillesse, contrairement aux nombreux parents désillusionnés qui pensent que leurs enfants vont réciproquer leurs soins quand sera venu l’âge d’or.
wyztix
13 juillet 2010
13h43
Je serais curieux de faire une correlation de cette etude avec une etude sur la raison d’avoir des enfants des-dites meres.
Selon moi, il est plutot la le probleme: les meres veulent des enfants…. sans savoir pourquoi. Ou en ayant malheureusement le mauvais pourquoi. L’enfant d’un autre est toujours agrable. On joue avec, on s’amuse, etc. Mais lorsque c’est le notre, on est oblige de voir l’envers de la medaille. Alors si une mere veut un enfant parce qu’elle aime ceux des autres… on a un GROS probleme.
Selon moi, les enfants n’apportent pas le bonheur a cour terme, mais bien a long terme. C’est lorsqu’ils ont LEURS enfants que nous pouvons gater et traiter comme nous aurions voulu traiter les notre (sans la discipline etc.) que nous atteignons vraiment le bonheur.
Quant a moi, le bonheur est dans la liberte. Alors la correlation enfants = bonheur est une abheration.
moniottawa
13 juillet 2010
13h47
Je crois que ce n’est pas donné à tous et à toutes d’avoir des enfants. Il ne faut pas surtout compter sur les autres pour avoir du bonheur, il est là, à notre portée et c’est à nous de le saisir. Les enfants peuvent donner des joies comme ils peuvent contribuer à de grosse peines, ce ne sont pas des garanties au bonheur. Faire des enfants pour parer une certaine solitude pour notre vieillesse est tres égocentrique.
impressionnisme
13 juillet 2010
14h12
Les enfants ne FONT pas le bonheur : ils SONT le BONHEUR !
tipoporapido
13 juillet 2010
14h22
“Pour vous, c’est quoi le bonheur en famille?” Les fous rires sans raison, une réussite quelconque de l’un d’eux…les avoirs tous dans mon lit certains matins…la liste est longue!
J’ai toujours voulu des enfants, n’en avoir pas eu, j’aurais été frustrée. Me rendent-ils heureuse? À eux seuls surement pas, mais ils contribuent à mon bonheur ça c’est certain!!! Certains amis ont choisit de ne pas en avoir et ne sont pas malheureux…je constate par contre qu’ils ont besoins de plus de choses pour se sentir bien et sont souvent très égocentrique. Donner du temps à leurs vieux parents leur semble injuste…c’est sur, ils ne pensent qu’à eux. Quant à nous avoir une famille, impliquait de demeurer proches de nos familles d’origine. C’est un prolongement et mes enfants prennent plaisir à aider leurs grand-parents et à faire partie d’une grande famille avec tous les rituels que cela comportent!! On ne manquerait pour rien au monde les fêtes de famille ou on se retrouve à 25-30 personnes, quand ce ne sont pas des retrouvailles à plus 200. Ça les rend très, très heureux et moi aussi!!!
sulnet
13 juillet 2010
14h34
Bonjour,
J’ai trois jeunes enfants. Un garçon de 5 ans, une mignonne petite file de 2 ans et 3 mois et notre petite dernière a trois semaines. Chaque moment où je la tiens dans mes bras est un petit morceau de bonheur. Elle est née à la maison, grâce au merveilleux travail de sages-femmes.
Je comprends parfaitement que beaucoup de parents soient surpris par ce que leur demande le rôle de chef de famille. La vie d’aujourd’hui ne nous prépare pas vraiment (pas du tout je dirais en fait) à cette responsabilité.
Malheureusement, le seul modèle familial qui existe c’est toujours celui de la famille traditionnelle (mariage/couple + bungalow). Mais pour la plupart d’entre nous, l’église n’est plus là pour nous guider à travers les nombreuses difficultés qui surviennent.
Surtout je crois en fait que ce mode de vie n’est plus du tout approprié à notre époque. Il n’y a pas encore vraiment d’autre modèle non plus. Celles et ceux qui ne se retrouvent pas dans le modèle traditionnel unifamilial (une bonne majorité selon moi) sont plutôt comme des poules sans tête. On s’accroche à tout ce qu’on peut trouver qui nous aide à se sortir du pétrin. Il n’y a rien d’autre d’établi, de bien organisé, de solide, de fiable.
Le message que la société nous a offert ces dernières années (je dirais depuis les années 80) c’est que faire des enfants c’est un paquet de troubles. En fait, ce serait même plutôt un excellent moyen de gâcher sa vie! Il est évident que de moins en moins d’entre nous sommes prêts à risquer de gâcher nos vies pour faire un enfant.
Un pourcentage de femmes probablement jamais vu dans l’histoire humaine ne vit pas présentement l’expérience de la maternité, ici au Québec (je crois que c’est 40%). Pour maintenir le niveau de croissance essentiel à la survie de notre système économique, nous dépendons maintenant de l’immigration. Or l’immigration c’est pour une bonne partie des gens désespérés de leurs conditions de vie ailleurs, qui cherchent ici un asile paradisiaque. Inutile de dire que beaucoup sont amèrement déçus après que l’idylle des premières années de découverte se soit consumée.
Je vois trois axes sur lesquels notre société devra tendre pour ramener un peu d’harmonie dans tout ça. D’abord, il faut mettre en place le revenu inconditionnel de citoyenneté. Je suis en train de passer à travers un fameux petit bouquin qui présente cette dernière bataille du regretté Michel Chartrand. Il s’agit de s’assurer que tous ont au moins droit à un revenu suffisant pour subvenir à leurs besoin minimums, c’est-à-dire ceux que devrait nous garantir la charte des droits humains, sans égard à leur situation personnelle.
Avec le revenu de citoyenneté, les parents recevraient automatiquement ce qu’il faut pour subvenir à leur besoins. Cela les aideraient durant les premières années de leurs rôle de chef de famille. Aussi, chaque enfant se verrait attribuer un revenu de citoyenneté dès la naissance. Alors la pression financière sur les parents diminuerait d’autant. Surtout cela permettrait de faire disparaître cette statistique effroyable et honteuse sur la pauvreté des enfants. Par exemple 60% (soixante!) des femmes monoparentales vivent sous le seuil de la pauvreté. Et imaginez… leurs enfants aussi!!!
Ensuite, il faut ouvrir la notion de famille. La parentalité doit cesser d’être une responsabilité individuelle uniquement, et devenir une responsabilité partagée. Par exemple, les Centres de la petite enfance pourraient devenir des Centres de la famille. Ils seraient responsables de la gestion de maisons multi-familiales. Un enfant devrait se voir attribuer une place dans une Maison multi-familiale. Ses parents viendraient partager les tâches éducationnelles et familiales avec les autres parents et surtout avec les éducatrices (ou éducateurs) responsables de la maison où leur enfant est établi. Des parrains et marraines viendraient aussi prendre part au nouveau modèle familial en partageant les responsabilités rattachées à un enfant particulier.
Ce n’est pas à l’enfant de se déchirer entre les résidences de chacun de ses parents. C’est aux parents de venir s’occuper de leurs enfants dans sa résidence à lui. Il faut assurer à l’enfant dès sa naissance un endroit stable et sécuritaire où il pourra grandir en toute sérénité. “Les 6 premières années de l’enfant sont les plus importantes”, entendons-nous un peu partout? Mais bon dieu, que faisons-nous comme société pour assurer que ces années cruciales établissent une base solide pour chaque enfant?
Finalement, il faut déstigmatiser la sexualité dans notre société. Il faut permettre à la sexualité d’exister légitimement hors du couple et de la famille. Le fait que la satisfaction sexuelle des individus soient trop souvent directement lié à leur rôle de parent est une source de détresse majeure pour beaucoup de parents, j’en suis certain.
la_laura
13 juillet 2010
14h37
@ traducta : ça s’appelle de l’ironie.
la_souris
13 juillet 2010
14h53
Je n’ai pas d’enfants, pas l’intention d’en avoir non plus. L’horloge biologique n’a toujours pas sonné et je crois que ça ne se produira jamais non plus… mais ce qui m’en a réellement convaincue? Voir aller mes amis qui en ont (manque d’énergie, manque de temps, manque d’argent, problème dans leur couple, problème avec leurs enfants…)!!! Le supposé “bonheur d’accompagner quelqu’un à grandir”, je ne le connais pas, donc ça ne manque pas à ma vie.
Je ne ressens pas de vide dans ma vie. Mon besoin d’amour et d’affection est comblé différemment.
Je ris quand je vois des gens demander ce qu’un couple sans enfants peut bien avoir à faire de son avenir… Voyager? Cuisiner? Sortir? Rénover? Écrire? Danser? Faire du yoga? Jouer? Faire du bénévolat? En voulez-vous d’autres?
Quand à la supposée solitude de la vieillesse… Il faut être naïf pour croire que vos enfants vont automatiquement combler votre solitude, ce n’est pas toujours le cas. Il n’y a pas d’âge pour avoir des amis et/ou un amoureux et on développe une technologie intéressante, dans ma tête à moi, cet argument ne tient donc pas.
Il n’y a pas de recette précise pour le bonheur. L’absence d’un ingrédient ne rend pas le résultat indigeste pour autant.
matantekifume
13 juillet 2010
15h12
@insulaire du nord
le bonheur est une illusion, celle des femmes voilees, ultra-religieuses, est une illusion tres forte….celle des femmes qui travaillent, elevent des enfants seules (une femme sur deux au quebec avec 1 seul enfant est monoparentale selon les statistiques quebecoises sur le site du gouvernement) est une illusion qui est vite dementie par la realité. ce qui explique l’étude ci-haut nommée. ces femmes croient obtenir un bonheur en remplissant le role d’homme (metier, reussite sociale, independance, etc…) et de femme (avoir des enfants, etc…)…puis elles constate que faire els deux cets impossible. D’ailleurs ca explique pourquoi les garderies sont si populaire. Une technicienne en garderie me disait que beaucoup de parents laissent les enfants en garderie 7 jours sur 7…au moins 50 heures semaines
Les musulmans ne tuent pas systematiquement leurs femmes et enfants, et de notre cote nous avons beaucoup beaucoup d’exemples de:
- viols
- pedophilie (roman polanski, guy cloutier, etc)
- femmes battues
- femmes dont les maris veulent qu’elles aient implants mammaires
- etc…
On est loin du Paradis terrestre pour els femems qui doivent etre de plus en plus jolies, rester jeunes, achter des produits de beauté, obtenir de la chirurgie plastique, etc….
Trouvez-moi une chanteuse de moins de 30 ans qui n’est pas une ”pitoune”, une actrice maintenant? une lectrice de nouvelle?…de plus en plus rare.
Par contre, faite le sondage, je suis sur que les femmes d’arabie saoudite sont plus heureuses en moyenne qu’au quebec. Encore une fois on ne parle pas de droits ou d’egalite vis-a-vis l’homme…on parle du bonheur, une illusion. Ici, femmes et hommes sont simplement desabusés, desillusionnés. L’illusion ne marche plus et les gens sont constamment decus. simple et evident.
traducta
13 juillet 2010
16h04
@la_laura : vous oubliez qu’Internet ne permet pas de transmettre le ton de la voix.
montrealaise
13 juillet 2010
16h18
@ tous
Cessez de dire que vous etes heureux. Le gouvernement va finir par taxer le bonheur.
insulaire-du-nord
13 juillet 2010
16h18
Bien oui matantekifume, ça suinte tellement le bonheur dans les pays musulmans que plus de 5000 soldats nord-américains sont allés se faire tuer depuis douze ans pour préserver leur état de plénitude et entre autre, pour permettre aux femmes de pouvoir sortir de leur maison et espérer pouvoir étudier jusqu’à douze ans.
En passant, la charia pour les musulmanes, vous connaissez ? Lisez un peu, ça fait du bien.
P.S. Ils ont aussi des pédophiles là-bas mais les stats n’en parlent pas. Vous savez pourquoi ? Parce que ce sont les rares personnes qui osent les dénoncer qui se retrouvent en prison.
P.P.S. Une de mes amies de la police militaire est allée en Irak. Savez-vous ce qui est à la mode ? Une chirurgie qui permet de resserrer le vagin et de reconstruire l’hymen. Parce qu’un mari qui doute de la virginité de sa nouvelle épouse le prend très très mal semble-t-il et que sa colère est assez spectaculaire merci. Elle a aussi ramassé à la petite cuillère un bon nombre de femmes victimes de viol et qui sont tenues de continuer à vivre avec leur agresseur, souvent un membre de sa propre famille.
C’est vrai que ça a l’air tentant en maudit de porter la burqa.
freddyboy1
13 juillet 2010
17h04
Je serais surpris de savoir combien de parents regrettent d’avoir eu des enfants. C’est quasi-impossible que tout le monde soit satisfait de son choix, d’un sens comme de l’autre.
Évidement, ça prend une bonne dose de courage, ou d’alcool, pour admettre que d’avoir des enfants, finalement, ce n’était peut-être pas aussi excitant et valorisant qu’on l’aurait cru…
snooze
13 juillet 2010
17h10
@tous
J’ai lu je crois l’ensemble des commentaires ici. C’est très intéressant de lire les différentes opinions sur ce sujet des gens comme moi qui ne sont pas des experts ou des sociologues qui s’enfargent dans des sophismes et des neologismes a pu finir.
Mais ce qui me frappe le plus, sincèrement, c’est le Saint Graal de sens a leur vie que représente les enfants ici en occident. Et aussi par le fait que plusieurs voudraient que le rôle de parent soit plus “valorisé”.
J’ai longtemps travaillé dans des pays en développement ou dans des petites communautés très isolées et les taux de natalité approchaient le 50% (!!!) y’avait des enfants partout. Tout le monde avait des enfants. Ca fait juste parti de la vie. Et ca ne donnait en aucun cas “un sens” a la vie des parents. Les enfants y sont élevés par la communauté.
C’est nous ici qui avont fini par tout distortionner et tout disproportionner.
Non, les enfants ne rendent pas heureux. Ca permet de vivre de belles grandes émotions certe mais qui ne sont pas réservées qu’aux parents, désolé.
thegipper
13 juillet 2010
17h33
Je me demande comment ça se passe dans les familles oèu un des parents a un handicap. Je me demande si cela affecte leur bonheur d’avoir ou non des enfants.
Par exemple, est-ce que les familles dont un des parents est amputé ou nain sont aussi heureuses que les autres? Est-ce que ce type de malheur permet de transcender les malheurs quotidiens.
jessak
13 juillet 2010
17h38
Aux parents qui se plaignent de leurs ados: Vous les avez élever! Ce n’est ni la télé, ni l’école, ni rien d’autre que vous qui les avez élever.
Vous critiquez qu’ils vous prennent comme un taxi, qu’ils demandent mer et monde, qu’ils passent leur temps sur leur IPhone: vous les avez entraîné comme tel!
Dès mes 16 ans, mon père m’a poussé à aller travailler. Je travaillais 24 heures semaine durant mes deux dernières années de secondaire. Je devais marcher 30 minutes pour m’y rendre été comme hier, peu importe mon horaire. J’ai payé de mes poches mon ordinateur. J’ai payé ma connection internet. J’ai même payé mes études secondaires!
Bref, si vous répondez aux crisettes de vos ados par un oui, bien sûr, qu’ils vont en profiter. Dites non. Mettez vos limites et faites-vous respectez.
P.S J’ai maintenant 25 ans, une adulte responsable et indépendante. Et oui, je veux des enfants :)
allergieabetisehumaine
13 juillet 2010
18h06
Il n’y a rien de pire, ni de plus faux, que la damnée “doctrine” de la Pensée Unique québécoise.
Heureusement, à la lecture des tous les messages, on peut constater que certaines personnes y échappent.
Donc, c’est simple = que ceux qui trouvent du bonheur à avoir des enfants… en aient et pour les autres… pas de problème à être heureux non plus.
NOUS NE SOMMES PAS TOUS ISSUS DU MÊME MOULE!
vivianep
13 juillet 2010
19h56
Snooze, que de contradictions dans votre petit message…
Dans les pays que vous avez visités, presque toutes les femmes ont des enfants. Et ensuite, vous dites que ça ne donne pas un sens à leur vie. Hum… J’aimerais savoir à ce sujet ce qu’en pense une femme de ce pays et qui est stérile!
Ici, on se demande si ça donne un sens à notre vie parce qu’on a le choix. Alors que pour eux, ça va de soi, avoir des enfants. C’est une évidence. Si c’est une évidence, il me semble évident que ça donne un sens à la vie!
Pour ce qui est de votre conclusion, elle est hautement discutable.
vivianep
13 juillet 2010
19h59
freddyboy1, si avoir des enfants n’est pas valorisant pour le parent, le problème n’est pas d’avoir des enfants… le problème est que ces enfants-là ont eu des parents poches!
thegipper
13 juillet 2010
20h07
@jessak
excellent post sur la responsabilité individuelle. personnellement, je ne veux pas d’enfants mais je suis rassuré de voir que des femmes telles que vous proposent d’élever une progéniture équilibrée
juan-marco
13 juillet 2010
20h29
Qui croit encore que le bonheur s’obtient automatiquement par tel ou tel moyen ???
Pour être heureux il faut surtout en avoir l’aptitude : la personnalité adéquate et une histoire de vie qui n’éteint cette personalité soit à petit feu soit par un seul évenement.
Il n’y a aucune recette.
Dommage qu’il faille rappeler cela en 2010 !
ghistos
13 juillet 2010
20h31
Malheureusement, etre heureux, c’est un peu comme gagner a la loterie. La transmission du bonheur n’est pas un hasard mais plutot génetique. Un cerveau qui se comporte bien, de bonne connection aux niveaux des neuro transmetteurs et le tour est joué. Pour la personne qui parlait de l’Asie et de l’Afrique et du bonheur des femmes… je l’invite a si rendre.
cruncher_20
13 juillet 2010
21h06
Le probleme c’est qu’aujourdh’hui on a le choix… Voir la conference Paradox of choice par Barry Schwartz si vous voulez comprendre ce que je veux dire.
madamecoucou
13 juillet 2010
21h16
D’après le billet, dans les tâches quotidienne, s’occuper de nos enfants tombe en 16e place. Je dit oui à cela car je préfère cuisiner, parler à mes amis que m’occuper des tâches quotidiennes reliés aux enfants. Par contre, les autres activités passés ensembles sont pour moi une source de bonheur.
Revoir la vie au travers leurs yeux, se souvenir des petites choses qui rendent la vie tellement mystérieuse selon eux. Toutes ces choses qui sont si simples et qui me permettent de vivre un bonheur très enfantins, mais qui représente le bonheur tout simplement.
Alors, selon les tâches quotidienne, s’occuper de mes enfants n’est pas vraiment source de bonheur, mais tout les autres moments sont plus qu’une source de bonheur.
cruncher_20
13 juillet 2010
21h18
AUjourd’hui l’egocentrisme l’emporte souvent et on prefere avoir de l’argent pour voyager que le depenser sur son enfant… Il y a un vide emotionnel evident lorsque notre bonheur passe par des realisations superficielles… Voyager, sortir ? Comme si cela etait impossible a faire lorsqu’on a des enfants ? Les choix sont differents et je crois que si l’idee d’avoir des enfants vous indifferes on peut expliquer cela par : Un narcissisme (jeune ou egoiste), vous n’avez pas une personne avec qui partager se defi, vous etes malheureux et etes effraye que votre enfant le sois.
La seule experience veritable partage par l’ensemble de l’humanite et qui relie tout etre biologique est cette capacite a procreer.
Avoir des enfants ne rends pas plus heureux, mais a quelque part, etre indifferent a l’idee d’etre parent me semble directement relier a un sentiment negatif.
raoul914
13 juillet 2010
21h51
Comme les religions sont moins populaires qu’avant, les gens cherchent un sens a leur vie et avoir des enfants en est un beaucoup plus gratifiant à long terme que d’accumuler des biens matériels ou les conquètes amoureuses. Beaucoup de personnes le réalise lorsqu’ils arrivent dans la trentaine, moi le premier…
guybo07@yahoo.ca
13 juillet 2010
22h39
J’admire tes parents Jessak. C’est ça l’amour.
Le bonheur? Difficile à dire, mais quand j,ai bordé mon petit de 3 ans tantôt et qu’il me dit ”t’aime maman”…ben ca me comble. Et d’un autre côté, lorsque je n’avais pas d’enfant, assise au parc avec un bon livre, sans me préocupé de personne, ben c’était le bonheur aussi.
Avoir un ou des enfants, c’est passé à autre chose dans la vie, un nouveau chapître de la vie. Nous c’était planifié alors notre fils ajoute des moments de bonheur ici et là, quotidiennement.
alexandreducharme
13 juillet 2010
23h02
Ma copine et moi avons 3 beaux enfants qui grandissent dans l’amour.
Le bonheur se voit dans leurs yeux.
Le reste, c’est du bla bla.
tipoporapido
13 juillet 2010
23h12
@matantekifume, vous en fumez du bon!!! Il vient d’Afganistan???
la_laura
14 juillet 2010
06h49
@jessak : c’est ça, on en reparlera quand tu auras des ados . Mettons que tu as un flot à 30 ans, tu auras 45 ans quand il aura 15. Ça te met en 2030. Faudra ben que tu vives avec ton époque et tes ados n’auront rien à voir avec ta propre adolescence.
g.t.t.
14 juillet 2010
07h45
Un peu de psychologie a dix cent.
Chère mère blogue.
Pourquoi cette déprime à la publication de cette étude? Ne me dite pas que vous êtes de ces personnes (surtout des femmes) qui crois que la seule raison de notre existance sur cette planètes est la procréation?
Le genre de personne qui vous demande sans cesse “c’est pour quand les enfants?” Qui répète sans cesse dans des rencontres amicales, “Avoir un enfant est la plus belle chose dans la vie etc”
Ca vous déprime pourquoi cette étude?(je le sais très bien)
Le bonheur est dans le pré…Pas besoin d’une étude pour savoir ça.
stephanie2009
14 juillet 2010
08h44
L’étude qui a porté sur 900 mères (un petit échantillon) n’est qu’une étude parmi celles citées par le New York Magazine. Les conclusions de l’article sont que les PARENTS ne sont pas plus heureux que les autres personnes, pas que les mères qui travaillent ne sont pas heureuses parce qu’elles travaillent. Les femmes d’autrefois ne devaient jamais se plaindre, n’en concluons pas automatiquement qu’elles n’auraient pas eu matière à le faire!
Si problème il y a, on l’a peut-être pris à l’envers. Et si c’était justement ce conditionnement social, qui nous martèle encore que chaque femme doit obligatoirement trouver le nirvana et combler tout ses besoins affectifs et sociaux dans la maternité qui menait à la désillusion (et à une pression indue sur les enfants!), une fois que la réalité vient crever la bulle?
Des mères au foyers malheureuses et épuisées, il y en plus qu’on pense et le pire c’est qu’elles n’ont pas nécessairement droit à plus de compassion que celles qui travaillent lorsqu’elle parlent de leur fatigue car, officiellement, elles n’ont QUE ça à faire, s’occuper de leurs enfants. Elles se sentent isolées, culpabilisent beaucoup et se demandent “Mais pourquoi ne suis-je pas heureuse? N’ai-je pas fait ce tout ce qu’il fallait?”
N’infantilisons pas les femmes en prétendant qu’il n’y a qu’une recette pour être heureuse. C’est à elles et à elles seules que revient, tout comme pour les hommes, la responsabilité d’identifier au fond d’elles-mêmes les causes de leur insatisfaction, tout comme les sources de leur bonheur. Il n’y a que dans les livres de recettes qu’on obtient toujours les même résultats avec les même ingrédients.
vivianep
14 juillet 2010
09h44
@allergieabetisehumaine : ce que vous énoncez dans votre message n’est rien d’autre que le grand message unique québécois des 30-40 dernières années. C’est ça, la “pensée unique”!
syl20_65
14 juillet 2010
10h58
Pendant ce temps la, notre gouvernement vient de mettre en place des usines à bébé qui sont sensé rendre des couples infertiles heureux. Allons donc comprendre…Il voulait surement parler des requins de la finance qui salivent à la vue du plat de bonbons, tiré des poches des contribuables, qui s’offre à eux.
“Il n’y a rien de pire, ni de plus faux, que la damnée “doctrine” de la Pensée Unique québécoise.”
Encore la damnée auto-flagellation…
norm05
14 juillet 2010
12h43
Dès qu’un enfant naît, il est assez vieux pour mourir dit Rilke. Pour dire que le malheur est déjà tapi à la porte dès notre naissance. Chaque enfant apporte son pain dit le vieil adage comme il apporte sa part de bonheur par son unicité.
Pour un parent et je le suis 6 fois, le bonheur c’est que nos enfants soient heureux en s’accomplissant pleinement. Évidemment ce chemin de l’épanouissement est parsemé d’embûches et peu y parviennent à voir le visage de plusieurs personnes en vieillissant c’est à croire que bien peu y parviennent.
Disons que rien d’extérieur apporte le bonheur, pas plus les enfants, que n’importe quel autre moyens chimiques qui sont de plus en plus proposés.
Le bonheur c’est tout le monde ensemble que nous allons y arriver… lorsqu’il y a un malheureux et nous l’expérimentons sur la rue à la rencontre de ces gens qui nous demandent des sous… le trouble se jette sur nous ou l’indifférence qui n’est pas beaucoup mieux pour le coeur et le sourire.
Donc, j’espère que vous atteindrez tous le bonheur autant que vous êtes car vous participerez à me rendre tellement plus heureux et mes enfants aussi.
guylaine101
14 juillet 2010
14h39
@lamèreblogue
Suggestion : est-ce que vous pourriez mettre un article sur la procréation assistée? Il me semble que ça serait un sujet intéressant… Si cela vous tente, bien sûr… ;-)
zuzube
14 juillet 2010
15h11
J’en reviens pas! Non plutôt ça ne m’étonne pas tout ce prechi-precha des bonnes femmes du Québec. Je n’ai jamais voulu avoir de sacres mômes de ma vie et j’me suis tjrs faites ecoeurer par vous autres: t’es egoiste, tu vas changer d’idée, penses a tes vieux jours, quand c’est le tien c’est différent et patiti et patata. Non! J’en ai jamais eu ou désiré de Beubé , j’ai 47 ans et ne le regrette pas. Allez-vous comprendre que c’est pas tout l’monde qui prend son pieds dans la maternite???? Pas étonnant que des groupes comme ” No Kidding ” ne poignent pas ici, avec une bande d’éthérées qui peuple notre belle province!
traducta
14 juillet 2010
15h23
Je parie que le prochain sujet traité ici sera la gratuité de la FIV… Je vous le dis tout de suite, je refuse de payer pour ça. On est surendettés, il n’y a pas assez de ressources pour tous, il y a bien assez de monde comme ça et on veut drainer davantage le système qui est à bout. Vous voulez des enfants, payez-les vous-mêmes. Ça vous coûtera 200 000 $ pour en élever un. Si vous n’êtes pas capable de payer pour la FIV, c’est que vous n’avez pas les moyens d’avoir un enfant.
larousse_estdouce
14 juillet 2010
21h32
@ payer vous mêmes vos études secondaires, quand même faut le faire. Au cégep, je suis d’accord mais c’est aux parents de subvenir aux études d’un jeune du secondaire…Vous auriez payé vos études collégiales que vous seriez devenue toute aussi responsable à mon avis! Enfin…
Aux auteurs de ce blogue: je suis surprise que la conclusion de l’article du NY Magazine vous ait étonnées. Non, les enfants à eux seuls ne font pas le bonheur. C’est stressant, épuisant, difficile de s’occuper d’un enfant. Ma fille a 2 ans et même si je l’adore, je ne peux pas dire que mon degré de bonheur ait augmenté depuis le jour de sa naissance. Plusieurs difficultés auxquelles j’ai du (ainsi que mon conjoint) passer au travers n’ont pas (encore) compensé le fait d’avoir une adorable choupette en santé.
Récemment, j’ai demandé à mon conjoint: “Es-tu heureux?”. Il m’a répondu: “Ça serait mentir si je disais oui…disons que j’ai connu de meilleurs moments”. Idem pour moi. Mais comme j’ai déjà lu quelque part, le bonheur, c’est juste du chagrin qui se repose.
LaRousse
einstaz
15 juillet 2010
08h30
remplacer le mot enfant par le mot moto.
voila le secret du bonheur!
maddiemalone
15 juillet 2010
11h10
Pour ma part ma fille a été une surprise nous l’avons eu à 21 ans moi et mon conjoint. J’ai maintenant 23 et je ne peux pas dire que c’est nécessairement elle qui m’a rendu heureuse, mais lorsque je suis triste, fatiguée ou en colère je pense à son rire ou son sourire et tout me semble possible.
Je crois que certaine femme de la génération précédente telles que ma mère qui est directrice d’école primaire ( travaillant plus de 60 heures semaines) on priorisé davantage la carrière et que les hommes de cette génération n’ont pas assez aidé leurs femmes avec les différentes tâches qu’impliquent un enfant. Une femme ne peut tout faire et je crois sincèrement que cela est en train de changer pour nous.
Mon conjoint partage avec moi toutes les tâches ménagère, il s’occupe de presque tous les repas, j’ai ma propre entreprise et je travaille à la maison ce qui me permet de mieux concilier travail et famille.
Je suis d’accord avec plusieurs qui disent que le bonheur est extérieur aux enfants mais je crois que si l’on désire le bonheur il faut apprendre à voir la beauté qui nous entoure et à repensé notre manière de vivre en tant que couple et en tant que famille si on reste dans les méthodes de nos parents et dans l’ère de la super-woman on se dirigera assurément vers le burn-out ou plus souvent le divorce.
doumguy
15 juillet 2010
11h39
Sont heureux, les gens qui sont doués pour le bonheur. Avec ou sans enfants, avec ou sans fortune, avec ou sans prestige, statut social, pouvoir ou autre futilité.
jessak, je me risque à une prophétie: Dans quelques années, lorsque tu auras eu tes enfants, ton discour aura évolué. Si la recette était simple, tous la réussirait. Malheureusement on oubli qu’éduquer n’est pas faire du pain. L’éducateur à devant lui un être doté de sa propre volonté, de ses propres caractéristique. Mais avec enthousiasme, générosité et amour tu vas faire toi aussi de ton mieux et tu auras des succès et des échecs. À la fin il y a fort à parier que ce sera une des plus riches expérience de ta vie.
blackened
15 juillet 2010
15h48
Le mot-clé dans cette histoire, c’est “tabou”. Comme si c’était impossible qu’un enfant nous apporte des emmerdes. Combien de fois ai-je entendu des parents se plaindre de leur situation et à toutes les fois, il fallait qu’ils finissent leur propos par un « …mais avoir des enfants apporte des joies tellement incroyables » pour tempérer leurs sentiments négatifs. Comme s’il fallait se sentir coupable de nos insatisfactions de parents! Ou pire encore, voir des parents se faire rabrouer parce qu’ils ont osé se plaindre de leur situation. Avoir des enfants est tellement merveilleux, voyons! Vous êtes chanceux, arrêtez de vous plaindre! Et après, on se demande pourquoi des parents font des dépressions. En plus d’apprivoiser leur statut, ils doivent souvent composer avec la honte de trouver ça difficile!
Non, les enfants ne rendent pas heureux, mais ils peuvent effectivement nous apporter de nombreuses joies et contribuer à notre épanouissement. Que nous, les parents, puissions être un peu plus indulgents envers nous-mêmes et que les autres démontrent un peu plus de compassion envers notre désarroi nous aiderait sans doute à assumer notre rôle et à y trouver notre bonheur.
teddybear
16 juillet 2010
19h41
Me semble que si le bonheur était d’avoir des enfants, la DPJ serait pas déborder d’ouvrage.
pascouli
28 juillet 2010
11h43
Quand je pense que deux petites choses comme un spermatozoïde et un ovule niché dans mon ventre on à l’unissons formé un petit être qui y a grandit à l’intérieur de moi, c’est le miracle de la vie! Sortie de mon ventre cette petite chose toute dépendante de moi au début à grandit sous mon regard ébahit. Il a appris à marcher une chute et un pas à la fois, il a appris à parler, à s’exprimer. Je l’ai accompagné au travers tout les événements de sa vie, ses apprentissages pas toujours facile, ses découvertes grandioses, ses émerveillements de la vie qui l’entour, il m’a fait me remettre en contact avec ma propre vie et retrouver ma propre capacité d’émerveillement. Ces petits être ont aujourd’hui grandit ils ont 20, 18 et 14 ans, je les élevé en mère monoparentale (le père est toujours présent dans leur vie), j’ai dû faire des choix, mais qui n’en fait pas et pour rien au monde je ne serait passé à coté de cette étonnante aventure qu’a été et est toujours de partager leur vie. Changer des couches, donner des bains et consoler les nuits de cauchemar fait partie du contrat et je dois dire que c’est bien peu de chose quand je pense à l’émotion qui vibre en moi quand je les regarde. Je dis « Oui au bonheur », mes enfants m’ont apporté et m’apportent encore beaucoup de joies intenses.