La mère blogue

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  • Encore un blogue de maman? Oui... mais non. Vous ne trouverez pas ici les derniers états d'âmes de notre blogueuse, mais plutôt des nouvelles qui touchent de près ou de loin à la famille. Parce qu'avant d'être maman, Silvia Galipeau est d'abord journaliste.
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    Vendredi 11 juin 2010 | Mise en ligne à 10h24 | Commenter Commentaires (37)

    La Leche a 50 ans

    Silvia Galipeau

    Vrai, depuis quelques années, on a parfois  critiqué La Ligue La Leche. Comme d’autres groupes pro-allaitement d’ailleurs. Pour leur extrémisme. Leur acharnement pro-allaitement.

    N’empêche que ces jours-ci, l’ambiance est plutôt à la fête. Car cela fait 50 ans, voyez-vous, que la Ligue existe au Québec. J’ai rencontré la fondatrice du premier groupe à Montréal. Mon reportage est publié ici.

    Elle raconte, entre autres, le contexte de l’époque: les femmes qui allaitaient étaient la minorité. Vues comme des réactionnaires. Quand les  mères accouchaient, elles ne voyaient plus leur bébé pendant des heures. Parfois une journée entière. Pas idéal, on s’en doute, pour faciliter la première tétée. Ensuite, les nouvelles mères partaient de l’hôpital avec des sacs pleins d’échantillons de lait maternisé. Au bout de quelques semaines à peine, elles donnaient des solides à leur bébé. Parfois carrément de la viande hachée!

    Bref, ceci n’explique peut-être pas cela, mais un peu de perspective donne quand même une idée de tout le chemin parcouru …


    • Désolé, mais là on est dans l’autre extrême, c’est le biberon et le lait maternisé qui est vu comme la peste.

      À l’hôpital, dans les cours prénataux, la pression est très forte pour l’allaitement.

      C’est pas l’allaitement problème, c’est le discours.

      Ma femme a allaité nos 2 enfants plusieurs mois, en allaitement mixte et c’est le meilleur des 2 mondes.

    • C’est vrai qu’un peut d’histoire permet de remettre l’organisation en contexte:

      http://www.ifbreastfeedingoffendsyou.org/2010/05/world-war-ii-is-responsible-for-decline.html

      L’article est tiré d’un blogue ouvertement militant, mais il replace historiquement l’avènement du lait artificiel comme norme culturelle. Il nous rappelle aussi que les première militantes de La Lèche devaient faire face à des pratiques commerciales aussi malhonnêtes que d’utiliser des comédiennes pour mettre un habit d’infirmière et vendre l’idée de la “formule” aux jeunes mères.

    • J’ai allaité mes deux filles par choix et parce que ça allait bien. Je n’ai jamais fait affaire avec la ligue La Leche. Je n’ai jamais ressenti cette pression dont tout le monde parle. En fait je ne comprend pas pourquoi ici au QUébec, tout le monde se sent coupable de ci ou de ça ou tout le monde se sent avec le droit de dire aux autres quoi faire.

      C’est comme les livres sur comment élever les enfants. Il faut en prendre et en laisser. Si ça te plait et ça va bien tu le fais, si non tu ne le fais pas.

      Pour ma première fille j’ai allaité 4 mois, la 2ème ça a mieux été je l’ai fait 9 mois. Je ne me suis jamais sentie comme une mauvaise mère parce que j’ai arrêté avant 6 mois et l’infirmière qui a insité pour me “matcher” avec une marraine d’allaitement de La Leche, je l’ai gentiment mise à la porte.

      J’ai pas besoin d’endoctrinement et les conseils de ma mère (qui nous a tous allaités en des temps moins propices) me suffisaient.

    • J’ai été monitrice de la Ligue La Leche pendant 31 ans. Je n’ai jamais fait de pression sur une mère pour qu’elle allaite. J’ai aidé des milliers de mères qui venaient vers la La Leche pour recevoir de l’aide. Et quand une mère voulait sevrer, je l’aidais pour que ça se passe le mieux possible pour elle et son bébé.

      Le fanatisme dont tout le monde parle, je ne crois pas en avoir fait preuve. Mais d’avoir choisi d’allaiter mes enfants jusqu’au sevrage naturel semblait être suffisant pour me faire traiter de fanatique. J’ai choisi ce qui me semblait le mieux pour mes enfants et pour moi… ce que les autres pouvaient en dire, bien franchement, ça ne me décoiffait pas du tout!

    • Bravo à La Leche! Merci pour votre beau travail. Pour moi l’allaitement était tout naturel pour mes 4 enfants (et ça l’est toujours!), et quel réconfort de trouver de l’aide quand je rencontrais des difficultés!! Aujourd’hui j’ai la chance d’allaiter mon petit dernier de presque 2 ans, et je sais que je suis privilégiée. Merci encore, Isabelle

    • Ça devait répondre à un besoin dans le temps. Personnellement, personne n’a essayé de faire pression sur moi pour que j’allaite, ça n’aurait pas très bien été. ;-(

      Je voulais allaiter et j’ai eu l’aide nécessaire au début pour mon premier bébé…

    • J’ai allaité mes deux enfants, la dernière durant deux ans et j’en ai entendu des commentaires; ce bébé là devrait être sevré depuis longtemps, tu va en faire une peureuse en dessous de tes jupes, jusqu’à ” coudonc, tu jouis-tu?”…Quand j’ai sevré ma fille, on étaient prètes toutes les deux. Et on s’entend qu’apres un an, c’est deux boires par jour. En tout cas, tout ça pour dire que je suis pro-allaitement mais je ne pense pas que c’est donné à toute, ni à tous les bébés.
      Je m’explique. J’ai aussi travailler auprès de très jeunes mères (14 à 20 ans) dans le cadre du programme OLO, en duo avec une infirmière expérimentée. Oui, nous parlions d’allaitement, oui nous donnions de l’information mais on parlait aussi du lait maternisé. On finissaient invariablement en disant que vaut mieux un biberon donner avec calme et assurance que le sein stressée au bout et pas disponible.
      D’autre part j’ai eu connaissance de conseils complètement farfelus, de pressions indues de la part de la ligue la Léché. Je les ai toujours considéré comme des fanatiques, sans nuances et toujours à culpabiliser les mères. Je me suis très bien passé d’elles et je ne les conseille à personne, désolée. D’autres groupes font la job avec plus de nuance et d’humanité. Je ne donnerai pas d’exemple ici, ce serait trop long, mais bien franchement et même si on peut les féliciter d’avoir été des précurseures, elles ont oublié de s’adapter et d’être des femmes solidaires d’abord et avant tout.

    • @lady libellule

      C’est quoi, le sevrage naturel dont vous parlez? Je demande pcq ma dernière, du jour au lendemain, a décidé que c’était tout pour elle. Elle ne voulait plus être allaitée. C’est la seule qui a fait cela, et ça m’avait bien surprise. Et attristée aussi, je n’avais pas fini, moi!

    • Ma copine a accouché à Ste-Justine en avril. Les pauvre infirmière voyais bien que copine avais eu une césarienne et que son lait ne monterais pas mais elles auraient peut-être perdu leurs job si elles avaient amené de la formule dans notre chambre afin que notre bébé ne se déshydrate pas. Finalement, une le 3e jour une infirmière nous en a amené en cachette afin que le bébé ne soit totatalement déshydraté et finisse avec un jaunisse canon. Cela ne ‘est produit seulemnt quand j’ai mit le doigt d’une infirmière dans la bouche du bébé et qu’elle réalisa l’ampleur de la déshydratation du au niaisage d’allaitement après la césarienne dont l’anesthésie général fige tout les fonctions du corp.

      N’empêche, on louer une pompe au Jean-Coutu et le petit coco boit le lait de sa maman pareil.

      Non à la médecine de statistiqe!!!

    • tipoporapido d’abord et avant tout, y compris avant d’être une femme solidaire, une mère ne devrait-elle pas être une mère qui place son enfant en première ligne de considération?

      Du fanatisme de la ligue la Lèche, il faudrait pas passer au fanatisme solidaire il me semble.

    • Merci à la Ligue La Leche d’être là. Vous avez changé ma vie, graduellement, doucement, à travers vos écrits, vos rencontres, vos ateliers mais aussi votre écoute, votre empathie et votre respect.

      J’ai de la peine quand j’entends les gens parler contre la LLL parce que pour moi, qui la fréquente depuis de nombreuses années, je n’y ai trouvé que du support et du soutien. Jamais de jugement ou de pression.

      Grâce à la LLL, j’ai appris à me fier à mon instinct et à faire confiance en mes bébés. Ensemble, nous avons trouvé le rythme qui nous convenait.

      J’allaite toujours mon plus jeune qui a 3 ans et demi, et du jugement et de la pression, j’en reçois beaucoup! Oui, on me traite de fanatique, de brainwashée, de soumise et quoi d’autre! Comme quoi, dès qu’on dévie de la norme, il faut s’attendre à déranger.

    • Je suis marraine d’allaitement et fière de l’être. Je joue ce rôle pour la maison des familles de ma municipalité.

      Au-delà des critiques qu’on peut formuler envers le prétendu “fanatisme” de La Leche, je crois que cet organisme est salutaire pour apporter ce qui manque le plus cruellement aux mamans qui souhaitent allaiter : du SOUTIEN! Dans mon entourage et parmi les mamans que je marraine, j’arrive souvent bien vite à déceler quelles femmes vont poursuivre l’allaitement malgré les difficultés; ce sont celles qui sont encouragées dans leur démarche, soit par des proches qui ont aussi allaité ou par des organismes tel La Leche. La période post-partum rend souvent les nouvelles mères très vulnérables et sensibles au jugement, et si tout ce qu’elles se font dire quand l’allaitement connaît des ratés c’est “donne-lui donc un biberon, t’en a eus pis ça t’a pas fait mourir!”, ça devient plutôt tentant d’abandonner… La Leche et ses semblables donnent souvent la petite tape dans le dos qui fait défaut et encouragent ainsi les mères à poursuivre cette belle aventure. Bravo et bon 50e!

    • Quoi, maintenant on célèbre les anniversaires des groupes fanatiques?
      Vous êtes vraiment tombés sur la tête.

    • C’est exactement l’inverse de la situation actuelle !

      Ce que je trouve extrêmement intéressant dans toute cette histoire, c’est qu’on peut voir précisément, dans un cadre somme toute restreint, de quelle façon une idéologie devient dominante. Une fois que presque plus personne n’ose combattre les préjugés et idées imposés, les institutions et la «science» suivent le mouvement, qui paraît alors irréversible.

      Lorsque l’idéologie est à son apogée et que quiconque s’y oppose est traité comme quantité négligeable (ou pire), le balancier démarre dans l’autre direction…

    • Je n’ai jamais fait affaire avec la Leche (sauf pour profiter de leur vente de garage d’article pour enfants organisée chaque année comme levée de fond: un évènement génial!).

      Ça ne m’a pas mise à l’abri des “crinquées de l’allaitement” et oui, je me suis fait jugée quand j’ai choisi, au bout de deux mois, de donner un biberon à ma fille parce que l’allaitement ne fonctionnait plus du tout et que je ne trouvais plus d’autres solutions. Et ça, malgré le fait que j’ai tiré mon lait jusqu’à 5 mois pour que ma fille continue d’être nourrie exclusivement au lait maternel. Des phrases plates et assassines dites par d’autres mères qui ne se souciaient pas une seconde de connaître les circonstances, ou d’entendre mon point de vue.

      Et j’inclu là-dedans la conseillère en allaitement qui a bien essayé de m’aider, mais qui n’a jamais compris ma réalité. Qui me disait de ne pas m’inquiéter… que mon bébé savait quand elle avait faim. Que je ne devais pas la forcer à boire. Quand un bébé ne mange pas, pleure constament, ne dort pas et perd du poids, svp arrêtez d’essayer de me faire croire que tout va bien et que l’allaitement est toujours ce qu’il y a de mieux.

      Cela dit, j’en suis venue au constat qu’en devenant mère, tout un chacun a son opinion sur la “bonne façon de faire” et ne se gênera pas pour le dire tout haut. L’allaitement est un des aspects… Tu n’allaites pas? Ou trop peu longtemps? Tu es une mauvaise mère. Tu allaites jusqu’à 3-4 ans? Tu es une freak. Pour être dans les normes acceptables de la société, il faut allaiter au moins six mois, mais pas plus de douze!

    • J’ai allaité ma fille pendant 6 mois, exclusivement (avec une période en allaitement mixte). J’ai assisté à une seule réunion de la Leche, c’était correct, pas ressenti de pression ou quoique ce soit, elles sont là pour informer, donner des conseils, après tu fais comme tu veux. Mais bon, c’était une seule réunion, il y en a des centaines un peu partout dans le monde.

      Si vous voulez mon avis, je crois qu’il est temps que l’allaitement redevienne une affaire privée, qui ne concerne que la mère. Y’en a marre des soeurs, amies, voisines, mémés, beaux-frères, vendeuses du magasin (…) qui doivent à tout prix donner leur avis là-dessus. Mais dans notre société, il faut constamment dire ce qu’on a envie de dire au prix de la fameuse liberté d’expression.

      De grâce, revenons un peu à une certaine pudeur, et laissons les mères s’occuper de leur enfant comme elles l’entendent.

    • J’ai une amie qui a été monitrice pour La Leche, et ce groupe juge très sévèrement les femmes qui retournent au travail alors qu’ils ont de jeunes enfants. Ils prônent plutôt une femme clouée à la maison, allaitant jusqu’à ce que ses enfants aient plus que 2 ans (dentition complète, pipi dans le pot, mais encore le sein), ainsi que le “lit familial” dans lequel les bébés couchent tous les soirs avec maman, papa, junior et dieu sait qui d’autre, envoye, tout le monde sous la couette ensemble.
      Je regrette mesdames mais nous ne sommes pas des vaches à lait, et les bébés et leurs besoins nutritionels ne sont pas là pour combler les besoins affectifs des mères accaparantes qui souhaitent être fusionnées à leur enfant le plus longtemps possible.
      Ce groupe de femmes, sous la guise d’aide et support et bla bla bla se permet de dénigrer celles qui ne font pas des choix totalement médiévaux. Pour la solidarité, on repassera.

    • J’ai accouché en milieu rural il y a 32 ans. Personne à l’hôpital ne m’a encouragée à allaiter : on me mentait et on donnait je ne sais trop quoi à boire à mon bébé et quand venait l’heure de la tétée,, mon bébé n’avait pas faim. Mon médecin à qui j’avais parlé du Dr Frédérick Leboyer (”Pour une naissane sans violence”, “Shantala”) m’a demandé si je lisais Châtelaine. J’arrivais de Montréal, j’étais seule sans amie, sans famille et l’infirmier qui faisait les visites post-natales m’a parlé de la Ligne La Leche. J’ai rencontré une marraine et j’ai reçu des conseils et du soutien qui m’ont aidé à faire ce en quoi je croyais i.e. allaiter mon bébé.
      J’ai allaité pendant presqu’un an et j’ai vécu une expérience extraordinaire. Merci à la Ligue La Leche d’exister encore aujourd’hui.

    • Ce sont des antiféministes et des antimodernistes.
      Paul Laurendeau

    • Je suis allée à trois ou quatre rencontres quand j’étais enceinte. J’ai arrêté quand je me suis rendue compte que l’on vénérait une mère qui allaitait toujours son enfant de 6 ans…

      Wo.

      Je suis très pro-allaitement, y’a pas à dire. Je ne crois pas qu’il soit acceptable pour une mère de ne pas essayer l’allaitement pendant au moins 2 ou 3 semaines. Mais 6 ans?… Urgent besoin d’un psy.

    • @doumguy….développez votre pensée, je ne comprend pas trop votre intervention.
      Le fanatisme c’est d’insister fortement auprès d’une maman à bout et dont le bébé refuse le sein depuis plusieurs jours à utiliser un espèce de trayeuse munie d’une suce à l’autre bout….c’est de lui dire “arrêtez de pleurer Mme , prenez sur vous et occupez vous de votre allaitement”. C’est surtout une incompétence crasse à reconnaître que finalement ce bébé avait une malformation au niveau de la langue qui l’empêchait de téter. Quand enfin ma copine a parler à une infirmière, celle-ci a mit le doigt sur le bobo en trente seconde. Il ne pouvait tout simplement pas téter, ne pouvait pas physiquement!!! Shit, j’en garde un souvenir amer car la fille de la Léché n’arrêtait pas de dire que j’étais une bien mauvaise copine de lui dire qu’il y a des limites à se rendre malade pour allaiter! C’est ce que je disait plus tôt…ce n’est pas pour tout le monde!! J’ai plusieurs histoires du genre qui concerne de jeunes maman de 15-16 ans aussi…je le répète, il y d’autres groupe qui font la job avec un minimum de compassion pour la réalité des mères…On n’est pas toutes bien entourées, bien supportées et en mesure de prendre le temps précieux que nécessite l’allaitement. Je suis tout à fait d’accord avec larousseestdouce c’est une affaire privée!!

    • J’ai accouché de mes deux enfants par césarienne d’urgence, l’un a 36 semaines et l’autre à presque 35. De plus, mes enfants sont nés aux USA où la moyenne des congés de maternité est de 8 semaines (pour une césarienne, sinon, tu perds ton emploi). Donc, à tout juste 2 mois, le bébé se retrouve dans les bras d’une gardienne, à moins que la maman ne lâche sa job. Inutile de le dire, je n’ai pas allaité. Certaines de mes amies le faisaient mais j’avais pris ma décision. Pourquoi commencer alors que j’allais devoir les sevrer au bout de 8 semaines. En plus, à cause de la fatigue, des césariennes et du travail d’enseignante, je n’avais pas de lait. Je ne regrette pas ma décision. De grâces, laissez-les mères choisir ce qui leur convient… Allaiter jusqu’à 3 ans ou ne pas allaiter, ca ne regarde personne.

    • Je pense que comme dans n’importe quel groupe, on trouve de tout à La Leche, des plus crinquées aux plus raisonnables. J’ai fait appel à leurs services pour des difficultés d’allaitement, j’ai eu l’aide dont j’avais besoin parce que je voulais continuer d’allaiter. J’ai une amie qui a aussi consulté La Leche, et qui a pris la décision de cesser l’allaitement, et elle n’a ressenti aucune pression de continuer.

      Bien sûr, il existe des orthodoxes de l’allaitement, pour qui hors de l’allaitement, point de salut. Par contre, je trouve que l’on exagère beaucoup la supposée pression qu’ont les mères face à l’allaitement. Le lait maternisé est disponible dans toutes les pharmacies, c’est à la mère de prendre sa décision. Mais j’en vois toujours qui grimpent aux rideaux chaque fois que les résultats d’une étude qui démontre les bienfaits de l’allaitement sont publiés ! Comme si c’était “un autre moyen d’essayer de dicter à la femme quoi faire”. On ne va pas commencer à nier les bienfaits de l’allaitement pour ne pas indisposer les femmes qui décident de ne pas le faire, tout de même !

      Enfin, je dévie un peu du sujet et je m’en excuse. Mais j’en ai un peu marre d’entendre mettre toutes les conseillères en allaitement dans le même panier…

    • @monocoke: tout à fait d’accord avec vous…

      Moi je n’ai pas ressentit de pression de ligues ou d’infirmières. J’ai même eu accès à une marraine d’allaitement hyper sympatique qui m’a donné les meilleurs conseils possibles. Si ça n’avait pas existé, j’aurais eu zéro soutient. Par contre, les fanatiques se promènent allègrement dans la nature. Exemple de conversations à “renforcement positif” sur l’allaitement dans la vie de tous les jours:

      Éducatrice en garderie:
      “- J’ai allaité 2 mois mais j’ai dû arrêter parce que…
      - Oui je sais, ça prend une certaine force de caractère”

      Commis d’épicerie d’environ 16 ans:
      “-L’allaites-tu?
      - Non
      - Ah…. (visiblement mal à l’aise).. tu devrais, tu sais que ça peut être une cause de cancer du sein”

      Amie d’une amie:
      ” -Je dois retourner chez moi il va être dû pour boire bientôt
      - Tu peux l’allaiter ici ça ne me gêne pas
      - Je n’allaite plus.
      - Ah ouin… tu sais que c’est juste les premières semaines qui sont difficiles”

      Sans commentaire :)

    • @cjulie

      Tout à fait d’accord avec vous!

      Selon moi, une fois que la maman a le bébé dans ses bras, il est trop tard pour faire la promotion de l’allaitement et je trouve très triste d’entendre toutes ces histoires de professionnels de la santé dépourvus de compassion ou qui ne se mêlent carrément pas de leurs affaires. Par contre, je suis toujours un peu déconcertée quand la seule publication d’une études sur les bienfaits de l’allaitement suffit à engendrer une spectaculaire levée de boucliers. J’ai parfois même l’impression que le simple fait d’allaiter dans un lieu public est perçu comme un moyen de pression. (D’ailleurs, il m’arrive à l’occasion que des mères viennent m’expliquer les raisons qui les ont poussées à ne pas allaiter lorsqu’elles me voient en train de le faire, comme si elles sentaient qu’elles devaient se justifier à moi…)

      Je trouve pourtant que ces études sont bien formulées pour éviter de froisser les sensibilités, puisque justement elles parlent des “bienfaits” de l’allaitement et quand même pas de “méfaits” des préparations lactées. Il me semble bien que lorsque l’on parle de “bienfaits” on parle de quelque chose en plus, d’une sorte de boni, ça sonne quand même plutôt facultatif. Quand on dit que l’allaitement est meilleur que la norme, on positionne quand même l’alimentation à la préparation lactée comme norme!

      Cela m’attriste beaucoup parce que j’ai l’impression qu’à cause de cette hypersensibilité, il est loin le jour où on ouvrira finalement une banque de lait maternel au Québec, puisqu’il y en aura sûrement pour trouver qu’en rendant accessible du lait de donneur, on les culpabilise d’utiliser une préparation commerciale (quand en fait, l’accès à du lait de donneur peut faire toute la différence pour un enfant prématuré : http://www.oprah.com/omagazine/Milk-Banks-Donating-Breast-Milk-to-Save-Babies). J’ai aussi l’impression que cette réaction défensive décourage le développement d’une réelle expertise en lactation, parce que l’existence d’un spécialiste des situations d’allaitement difficile est encore perçue trop souvent comme une mesure culpabilisante par certaines d’entre celles qui ont tout simplement choisi un autre combat que celui de l’allaitement.

    • Nous vivons dans une époque où il faut être parfait, rien de moins.

      Je me souviens avoir confié à une copine que l’allaitement était difficile pour cause de mamelon invaginé. Moi, j’ai pas de problème!, elle souligne, avec un regard accusateur. Comme si j’étais responsable de la forme de mes mamelons.

      Je produisais peu de lait. Une copine qui en produisait beaucoup se vantait de sa production abondante et ne comprenait pas que moi, c’était si aride, côté lactation.

      Comme si j’avais appuyé sur un bouton OFF pour le plaisir. Comme ça.

      L’infirmière du CLSC qui me dit qu’il y a des sortes de boubliers d’allaitement. Là, j’ai mis un stop en lui disant que si je me rendais là, ce cerait le biberon. Point à la ligne. Le ton était sans appel. Elle a fait marche arrière.

      Le principe est excellent. J’ai allaité pendant 6 mois, en alternance, jusqu’à ce que ma Puce décide que c’était assez.

      La Lèche a ramené l’allaitement à la mode. Merci. Maintenant, si l’écoute de l’autre redevenait à la mode, ce serait mieux.

    • Depuis la naissance des jumeaux, ma conjointe pratique l’allaitement mixte car elle ne veut pas passer tout son temps avec un des bébé accroché au sein. Nous avons eu affaire avec une ayatollah de l’allaitement qui disait que si ma conjointe avait un peu de volonté et d’organisation, elle pourrait les allaiter. Jugement de valeur.

      Autre anecdote : je sors avec un des jumeaux dans le porte-bébé tandis que ma conjointe reste à la maison avec l’autre (en allaitement). But de la course : acheter de la préparation pour bébé.

      À la pharmacie, je regarde les différentes préparations de lait maternisé avant de faire mon choix. Une dame s’approche, se présente comme une aide à l’allaitement et me dit que le mieux pour un bébé, demeure le sein.

      Par pur méchanceté, je lui dit que oui, c’est bien mieux le sein et (en mentant) j’ajoute que si la mère n’était pas morte dans un accident de voiture, le bébé n’aurait pas besoin de préparation. Je lui demande s’il vaudrait mieux laisser l’enfant mourir de faim.

      La dame, démolie, se confond en excuse, bafouille et reste plantée là pendant que je quitte. J’espère qu’elle ne se mêlera plus jamais de la vie des autres.

    • @Simon…hahaha!!! Je pense que tu lui a envoyé tout un message!!!

    • J’adore votre histoire Simon!

    • person je crois que le problème est aussi des 2 côté et de la perception des gens.

      Il y en a que dès qu’une persone OSE dire, vous savez ….. il grimpe sur les rideau et croit que la personne ne se mèle pas de leur affaire. Vous savez dès fois les gens qui veulent vous conseillez sont pas toujours méchant et de mauvaise fois. il font probablement moins preuve d’individualisme que vous et ne veulent qu’aider du mieux qu’ils peuvent.

      Contrairement a la multinational qui vous vend la poudre a gros prix qui elle dans le fond vous faire croire ce qu’elle veut… au fond elle désire seulement votre argent. La dame qui veux vous conseiller quand a moi ne fera aucun profit sur l’allaitement de votre enfant!

      Enfin, moi ma conjointe a allaité pendant 8 mois, elle a eu de bon conseille et personne ne la forcé.

    • @simon_C hahaha, je me suis inscrite juste pouvoir vous dire bravo, vous avec eu une réaction incroyable, je suis encore morte de rire!!! Moi, j’ai reçu la visite d’une madame de la lèche à l’hôpital alors que je n’avais rien demandé et j’ai détesté son intervention et sa façon infantilisante de s’adresser à moi, comme si j’étais une incompétente p-q tout ne se passait pas comme sur des roulettes avec l’allaitement et que oui, mère indigne, je considérais l’allaitement mixte ou pire, l’affreux biberon ..

    • Bien sûr qu’une mère qui allaite un enfant de six ans a besoin de support. Pas besoin des gros bonnet de la Ligue La Lèche pour comprendre ça.

    • tipoporapido, je percevais, vraisemblablement à tort que vous considériez comme prioritaire à toute chose la solidarité aux autres femmes.

      Ma pensée est simplement que la maternité, comme la paternité, devrait emmener le parent à faire fi des dogmes et des solidarités au profit du mieux être du bébé.

      Et cela peut tout à fait passer par le biberon. Autour d’une maman l’équipe qui la supporte ne devrait jamais n’être formé que de marraine La Lèche, c’est clair. Tout un tas de situation peuvent se présenter et tantôt ce sera l’infirmière, tantôt une amie, tantôt le conjoint qui pourront faire oeuvre utile.

      Je pense que le sein est la meilleure source pour le bébé, mais je pense aussi que la science permet de suppléer lorsque différents problèmes surviennent. Alors trouve correct de faire preuve d’opportunisme pour résoudre les embêtements.

      Malgré le “fanatisme” de la Ligue, malgré le “fanatisme” des adepte du sevrage à date fixe, malgré tout les autres fanatismes pouvant trouver intérêt dans cette question, tant que l’enfant fait partie de l’équation.

      Malgré aussi l’humour un peu cabotin dont je fait parfois preuve.

    • @ Simon C. : WOW… j’adore votre sens de la réparti. Bravo pour votre intervention!

      Sous un autre angle, j’ai également eu droit à la visite d’une marraine d’allaitement à l’hôpital lors de la naissance de ma première puce. À noter que j’avais déjà décidé d’allaiter… L’allaitement a été pénible, difficile, éprouvant. J’ai passé à travers toute une gamme d’émotions et la dame de la ligue La Leche m’a fait sentir comme de la “merde” littéralement. Ma fille perdait du poids à toute allure et on m’interdisait de lui donner de la formule… Avec mes seins en sang, je voulais simplement 1 boire pour me reposer… C’est ce qu’on appelle du fanatisme pur.
      On ne peut prétendre aider une nouvelle maman à allaiter si d’emblée, on la fait sentir comme incompétente lorsqu’elle éprouve des difficultés.
      Lorsque j’ai voulu lâcher l’allaitement, une infirmière m’a enfin proposé la téterelle. Quelle découverte ! Mais selon les dires des marraines d’allaitement, j’allais détruire mes chances de réussite si j’utilisais d’autres moyens que le sein pour offrir mon lait.
      Aujourd’hui, je peux dire que j’ai fini par allaiter ma première pendant 9 mois et ma deuxième, pendant 4 mois. Malheureusement pour moi, je n’ai pas pu continuer plus longtemps puisque ma production de lait était insuffisante. Mais n’allez pas dire ça aux marraines d’allaitement ! Elles vous diront que c’est impossible… Mais demandez aux médecins qui m’ont convoqué dans leur bureau pour me dire que si je continuais l’allaitement exclusif, ma fille allait souffrir de sous-alimentation…

    • @doumguy Merci! On est pas loin d’être d’accord. Je pense aussi que le lait maternelle est le meilleur à tous les points de vue. Pour votre humour, je n’avais peut-être pas saisie!

    • tipoporapido, c’était de l’humour lourd mon histoire de soutien avec les gros bonnet…

      Mais j’avais sans doute un peu interrété votre pensée dans mon message du 11 juin.

      Comme on est pas trop coincé ni l’un ni l’autre, on a réussi à se déméler en discutant. Cela doit être vrai que le lait maternel favorise le développement du cerveau. Merci à mamaire!

    • lire interprété au lieu de interrété

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